Arte – Théma/ »Femmes, pourquoi tant de haine ? »

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25 réponses

  1. Stéphanie dit :

    Je partage l’avis de Thierryb.
    J’ai moi-même été très perplexe hier soir. Mon intention était de n’en voir que le début (ce genre de reportage me met généralement sous pression et ce n’est pas très bon avant d’aller dormir ;-)….) mais j’ai ressenti comme un malaise à la connaissance de sa non-diffusion.
    Toutefois, j’ai entendu ce matin sur France Info qu’ARTE le diffuserait bien après s’être assuré que personne n’était en danger.

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  2. Jason dit :

    ARTE soit la meilleure chaîne du PAF, décide d’annuler la diffusion d’un reportage pour la protection des intervenants ??
    Il y a eu des menaces peut-être ?
    Enfin, ce reportage passera avec les visages floutés.

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  3. Jason dit :

    PS : j’ai lu la critique du télérama, extraits = « C’est qu’en bas des tours, l’opinion qui semble prévaloir est que Sohane a bien cherché ce qui lui est arrivé. Les garçons le disent; les filles aussi. »
    Cela résume parfaitement notre société et encore plus notre vie en banlieue (de merde).

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  4. thierryb dit :

    Article rue89

    À lire, si vous avez les nerfs, une retranscription de certains propos du documentaire, qu’il ne faut sûrement pas extrapoler à l’ensemble des jeunes qui vivent en banlieue, néanmoins, il y a deux mondes qui ne font que cohabiter, à mon avis, et des croyances, des pratiques, des représentations du monde inimaginables dans la France d’ il y a seulement vingt ans et visiblement partagées par beaucoup, et de tous horizons.

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  5. EcouterDanielLeconte dit :

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  6. Sam dit :

    Je n’ai pas vu l’émission, je m’apprête à regarder la redif…mais ce que j’ai lu, regardé et écouté me laisse sans voix.

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  7. Catherine dit :

    J’ai lu l’article de Rue89 et vu les vidéos, je ne trouve pas les mots ! Le retour en arrière est inimaginable… La violence et le non-respect aussi ! Révoltant….

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  8. Sam dit :

    Je ne connais pas les cités et je ne sais pas ce qu’endurent les filles mais je veux juste dire qu’aucune relgion digne de ce nom ne tolère la maltraitance ni la barbarie. C’est si facile de légitimer l’intolérable en faisant référence à un culte … méthode vieille comme le monde et aucun culte n’y échappe.

    Il faut libérer la parole dans les cités et cesser de regarder ces mâles en rut qui maltraitent les filles comme victimes de la société…

     

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  9. thierryb dit :

    Oui, encore un pavé ;-( !
    Tu parles des mâles en rut, ce qui semble corroborer la vision traditionnelle qui veut que les femmes doivent se protéger du regard des hommes, toujours libidineux. Je me permets de te dire que je me sens, en tant qu’homme, particulièrement offensé d’être considéré ainsi.(nothing personal, je discute le problème 😉 )

    C’est faire fi de l’éducation , de la civilisation. Il n’y a pas de « nature » masculine ou féminine. Il y a une construction des comportements dans l’ Histoire.

    Ne pas oublier que si le mariage a été institué en Occident il y a environ mille ans par l’Eglise, c’est pour organiser ce qui s’apparentait plus à des rapts ou des arrangements. Cela a régulé les représentations, sinon les comportements…
    D’autre part, il y a une spécificité française, et peut-être européenne: les cours royales , durant l’Ancien Régime, ont laissé toute leur place à l’expression des femmes dans le champ intellectuel et parfois politique (en sous-main). D’où habitude de la présence féminine dans l’ espace public…

    Deuxièmement, d’un point de vue plus social: la violence contre les femmes « parce que femme » provient tout de même en partie d’un discours d’infériorisation tenu par les religions du Livre. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps, on « prenait femme » et qu’elle devait obéissance à son mari.
    Bien sûr les religions ont évolué dans leurs discours et leur pratiques ( pas toutes et pas tout le temps), mais enfin et surtout :
    le grand mouvement qui, depuis les suffragettes, la participation des femmes à l’effort de guerre en 1914/18, le droit de vote, le mouvement féministe des années 60/70, le travail pour 90% des femmes en France, cela avait produit une société qui commençait à se pacifier de ce point de vue et les hommes violent étaient stigmatisés et SE SENTAIENT COUPABLES.
    C’est à ce combat-là qu’on peut se référer, combat que les jeunes filles d’aujourd’hui ne connaissent plus, car il a disparu des programmes scolaires aussi et elles n’ont pas de grandes sœurs pour leur en parler quand elles viennent d’ailleurs. Alors les garçons!…

    Or ces jeunes, qui sont déculturés surtout, invoquent, FILLES ET GARÇONS, la religion par habitude, bêtise, ignorance, peut-être (c’est le problème des religieux). Ils adoptent le modèle méditerranéen, quasi archaïque, qui veut que le lien social repose (et avec lui l’honneur des hommes) absolument sur la virginité des filles. On remonte là aux représentations liant le sang au destin du groupe (tragédie grecque, sacrifice, etc).
    Ce qui est choquant, c’est qu’ils ne se sentent pas coupables, que ce discours-là est souvent associé à un refus de la théorie de l’évolution, un fondamentalisme antiscientifique exprimé fortement dans les classes, un rejet de l’histoire et de la philosophie, « science du diable , des athées et des juifs » (j’ai entendu ça en cours!).
    Depuis le milieu des années 90 tous les éducateurs qui travaillent en banlieue ont sonné l’alarme sur ce glissement d’une forme de civilisation à un discours OBSCURANTISTE REVENDIQUÉ. Surtout chez les adolescents (ça se calme un peu après)
    Il faudra se demander, comment dans un pays aussi évolué, une partie (heureusement) de la population, qui a accès pourtant au soin et à l’ éducation, s’est retrouvée à tenir des propos qui étaient déjà jugés abominables vers la fin du 18e siècle. Misère sociale=misère morale? Trop simple, visiblement.

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  10. Sam dit :

    « Tu parles des mâles en rut, (…) Je me permets de te dire que je me sens, en tant qu’homme, particulièrement offensé d’être considéré ainsi. » L’émission fait référence au reportage « la cité du mâle » : j’ai repris donc le terme « mâle ». le mot « rut » que j’utilise volontairement renvoie au côté primitif qui transpire des témoignages de ces hommes. J’espère avoir été claire cette fois-ci.

    « ce qui semble corroborer la vision traditionnelle qui veut que les femmes doivent se protéger du regard des hommes, toujours libidineux »  : ???!!! je ne partage pas du tout cette vision et ce n’est pas du tout mon propos.

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  11. Thierryb dit :

    Sam j’espère vraiment ne pas t’avoir vexée. Je me doute bien que TOI, tu ne partages pas ce point de vue traditionnel. Je voulais dire que cette expression exprimait ce point de vue. J’ai du écrire trop vite entre deux chaises. Ça peut arriver de dire les choses maladroitement.

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  12. Sam dit :

    @Thierryb
    Plutôt surprise qu’on oublie le message que je souhaitais faire passer au détriment d’une expression.

    Ceci dit, tu sembles bien connaître les cités…pas moi 😉

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  13. thierryb dit :

    Je n’oublie pas ton message ( je suis à l’origine de l’article…, donc peu suspect de ne pas vouloir libérer la parole). Je signale en passant que j’ai été adhérent de Ni putes ni soumises il y a quelques années et en me relisant, alors que je suis trop prompt à m’excuser, je vois que j’avais dès le départ écrit, légèrement: « (nothing personal, je discute le problème ) ».
    Je connais pas les cités de l’intérieur, Sam, je vis ici depuis 25 ans et j’ai des élèves des cités depuis 25 ans, je travaille à l’INRP sur les problématiques liées aux représentations du monde chez les élèves, je suis concerné par ce qui se passe, j’ai déjà aidé une élève à aller en internat pour échapper à ces pressions, y compris familiales, alors, voilà , j’avais envie de pointer que ces petits mâles enfermés dans leur monde archaïque font aussi du tort aux autres hommes.
    Mais l’essentiel de mon propos, c’était dans la suite: je rappelais l’importance de poursuivre l’émancipation des personnes par rapport à des carcans aliénants. je m’inquiétais que des populations de jeunes ayant accès à la modernité s’enferment dans une vision des femmes humiliante pour eux-mêmes.

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  14. Sam dit :

    Je partage totalement et me sents en tant que femme très concernée.

    Le contexte « cités » semble particulier avec ses codes et ses « valeurs » décrétées sous couvert de culte, traditions… 

    Comment revenir aux valeurs essentielles, les valeurs républicaines ? C’est là où les politiques doivent assumer leurs rôles sans complaisance.

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  15. Jerome ROuge dit :

    encore une fois, notre bien-aimé Daniel Leconte et sa boite de prod, Docs en stock, nous sort un reportage bidonné.
    que ce soit les militants d’extreme-gauche, le communisme, ou l’islam en France (et en général d’ailleurs) il ne se prive jamais de malhonneté, de grossiers raccourcis, bref il surfe sur les préjugés. Puis nous fait le coup de pub du coup de pression (la démocratie en danger etc…) et de la République en Danger.

    A lire sur Telerama :
    La déprogrammation, le 31 août, du documentaire-choc “La Cité du mâle”, sur Arte, était officiellement expliquée par des raisons de sécurité – on y voit des garçons de Vitry-sur-Seine tenant des propos violents et ultra-machistes. Nabila Laïb, journaliste qui a enquêté en amont de ce reportage, accuse la production de “bidonnage” et nous explique que la réalisatrice, Cathy Sanchez, a sorti de leur contexte les propos des interviewés pour les faire coller à un script tendancieux écrit avant le tournage.

    Lien vers le site de Telerama.

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  16. thierryb dit :

    Je ne me souviens que trop des débuts de Ni putes ni soumises, quand des gens bien intentionnés venaient dire aux organisatrices de réunions sur les violences faites aux femmes qu’elles « stigmatisaient » les jeunes hommes de banlieue et leur culture…
    Donc on va bien sûr soutenir les propos de crétins parce qu’ils sont exploités et accuser le méchant Leconte, bourgeois probablement socialisant (c’est pire que la droite, attention!) qui a le tort de ne pas être révolutionnaire…de manipulation — bien sûr la fixeuse Nabila Laïb n’a pas changé de discours parce qu’ elle doit donner des gages à son environnement immédiat…
    Et on va donc accuser tous ceux qui dénoncent des comportements (et pas des groupes) d’être racistes, entretenant ainsi la bouillie idéologique, comme le tract récent du NPA aux élèves de nos lycées qui mettait sur le même plan, je cite: « une femme musulmane à qui on a refusé l’accès à une banque parce que voilée « , et « les jeunes tués d’une balle dans le dos par la police », affirmant que les jeunes de banlieue, identifiés dans le tract par « leur » religion— Depuis quand à gauche on identifie les gens par leur religion?!!!— étaient les premières victimes, ce qui m’a permis d’entendre un groupe de lycéens crier « à bas la France! » le jour de la rentrée…Je ne reconnais plus l’extrême gauche qui avait une analyse marxiste dans celle qui voit des victimes partout. L’antiracisme, et le rejet du sexisme peuvent se passer de ces amalgames, non?

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  17. habitant dit :

    Je n’ai pas vu le reportage d’Arte car un peu marre de voir des reportages où on voit que de la frustration dans les cités. (j’y vis). Cela fait quarante ans qu’on voit les mêmes choses….Comme ça fait des années qu’on parle encore d’intégration dans les banlieues avec des documentaires qui en deviennent malheureusement la caricature de la caricature, comme ça fait des années qu’on parle de zep, zup, etc. Comme si travailler ou vivre en banlieue relevait de l’héroïsme ou de l’humanitaire. Une fois qu’on aura fait rentrer dans sa petite tête que les banlieues, l’immigration sont la France, il y aura un peu moins de conneries de faites, de récupération douteuses et un peu plus de joie de vivre.
    Cela serait aussi intéressant de voir d’autres assoc qui défendent le droit des femmes dans les reportages.

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  18. thierryb dit :

    « Une fois qu’on aura fait rentrer dans sa petite tête que les banlieues, l’immigration sont la France, il y aura un peu moins de conneries de faites, de récupération douteuses et un peu plus de joie de vivre. » Oui!
    Dit encore une fois, comme ça, ça va aider. Et puis la joie de vivre, voilà un programme parfait (sans rire!).

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  19. Anne dit :

    Pour la joie de vivre, la pêche et l’empathie, allez tous voir le film Benda Billi ! Très très fort!!!
    Le film sera à l’écran de St-Denis à partir du 15, avec la présence d’un des réalisateurs la soirée du samedi 18
    http://www.lecranstdenis.org/film-1
    Voir la bande annonce
    http://www.mk2.com/videos/bande-ann

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  20. lost dit :

    je ne sais pas si le reportage que nous n’avons pu voir est truqué et quel besoin aurions nous d’en débattre , j’ai lu les commentaires fait par des ados sur rue 89 et j’entends les jeunes parler dans les transports ou dans la rue ,je sais aussi l’obligation de certaines familles de déménager quand elles ont dénonces le viol de leur fille, j’ai vu le sujet sur la reconstitution de l’assassinat de la jeune fille brulées et ces méres qui hurlaient contre la famille de la victime …. et c’est effrayant.
    Je voudrais aussi qu’on arrête de trouver des excuses à ces comportements ignobles, à cette inhumanité…La misère ne doit plus être une excuse, nous devons nous sentir responsables de nos comportements à chaque instant, ,les pères, ,les mères, les familles sont responsables des messages livrés à nos enfants .Il faut juste qu’on dise non.
    Dans rue 89 le garçon dit « je sais que c’est pas pareil chez vous (à paris) chez nous on a une autre idée de l’honneur » (ou quelque chose d’approchant) NON on a les mêmes fondements les droits de l’homme sont les mêmes partout.
    Les filles et les garçons sont sur les bancs des écoles ensemble, aucune autre loi que celle de l’égalité n’est admissible.

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  21. habitant dit :

    Un témoignage sur le lien ci-dessous :

    http://www.elle.fr/elle/Societe/La-

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  22. habitant dit :

    Voici un extrait du témoignage de Kahina extrait du magazine ELLE:

    « Les banlieues sont toujours autant délaissées et méprisées par les pouvoirs publics, rongées par le chômage, les violences sociales.
    Les préjugés de tout ordre persistent à avoir la peau dure.
    Non décidément, j’ai du mal à croire, réalisable, l’idée d’un monde égalitaire entre les femmes et les hommes, entre les plus privilégiés et les moins privilégiés d’entre nous.
    C’est la vie, il y en a déjà d’autres des Sohane et des laissés pour compte, mais j’ai décidé, au moins par respect pour toutes celles et ceux qui ont perdu leur vie dans la lutte pour la dignité humaine et le principe d’égalité, qu’à mon tour, à ma manière et mon niveau, je tendrai la main à celles et ceux qui souffrent des mêmes oppressions masculines et sociales, comme on l’a fait pour moi, comme on l’a fait pour Sohane il y a quelques années. »

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  23. édith dit :

    Un décryptage intéressant – et apparemment documenté – de la manipulation ambiante, sport très couru en ce moment : http://www.ecrans.fr/La-cite-des-li
    …qui rejoint le commentaire de Jérôme Rouge ci-dessus.

    Il y aurait donc eu vraie anguille sous roche au différé de sa diffusion ?…
    Pour une fois j’ai tendance à croire Libé, tellement ce « reportage », dont j’ai vu un bon morceau, m’a paru nauséabond et orienté, parcellaire et stupide.

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