Billet d’humeur sur les prospectus de la mairie de Saint-Denis !

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9 réponses

  1. Thierry dit :

    Tout est une question d’équilibre, n’est-ce pas ?
    On ne peut concentrer dans une ville autant d’habitat sociaux au risque de tomber dans l’excès inverse…il faut équilibrer avec les différentes communes de la région.
    Saint-Denis ne peut accueillir toute la misère de l’ile de France…non elle ne peut plus.
    Oui au métissage social !! On ne peut continuer à accuser les classes moyennes qui viennent s’installer ici de bobos…ah la discrimination sociale, y en a qui se doute de quoi je parle !!
    Il faut du métissage, et du sang neuf aussi et surtout cette classe moyenne qui amène une richesse incontestable.
    C’est vrai que la ville compte beaucoup sur l’état, à lire le compte rendu de la démarche quartier si le quartier de la Gare ne reçoit pas l’avis de l’état pour l’inscrire MOLLE (loi Boutin sur le logement) la ville ne semble pas avoir envisagé d’autres solutions.
    Alors lutter contre l’habitat insalubre en comptant uniquement sur l’état pour ce type de quartier c’est un peu facile. Qu’a prévu la ville en terme de budget pour faire du logement sa priorité avec les moyens dont elle dispose et non en fonction des moyens hypothétiques d’autres pouvoirs publiques ?

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  2. alain dit :

    qu’une ville fasse le choix de la solidarité et du multiculturalisme n’est pas plus choquant qu’une autre fasse le choix de la xénophobie, du repli sur soi et de l’embourgeoisement.

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  3. Sam dit :

    @ alain,

    Hum…un peu réducteur comme choix, n’est-ce pas ? 😉
    Entre les deux « modèles » il y a tout un monde…
    Quand on concentre les difficultés à un même endroit, on ne peut pas toutes les affronter…c’est le cas à Saint-Denis.
    Je suis comme Thierry je suis pour la diversité sociale…comme pour la diversité au sens large ! Désolée mais je ne suis ni raciste, ni bourgeoise 🙂 Et oui rebeue je suis..et fille d’ouvrier par dessus le marché !
    En parlant des dionysiens issus de la classe moyenne qui viennentt s’installer à Saint-Denis, et j’en fais partie, on les traite souvent de bobos (Ah c toujours rassurant de coller des étiquettes, n’est-ce pas ? 😉 )…je cite un dionysien qui a écrit quelque chose d’intéressant à ce sujet que je vous invite à lire ou à relire si vous connaissez déjà :

    « Les Bobos et les Popos

    C’est une réaction lue dans le journal « Le Monde », édition électronique.
    Suite à l’article sur les résultats de l’élection municipale à Saint-Denis, un lecteur écrit  (sous le pseudo « VraiDyonisien »):
    « Malgré les bobos qui manient plus les injures que les idées, Saint-Denis reste la ville populaire que j’aime. »
    Extraordinaire affirmation, qui paraît résumer la pensée politique de certains « intellectuels » de cette ville.
    Le bobo contre le populaire.
    Ainsi le dernier outrage à la mode serait d’être « bobo », ou « boboïsant ».
    Je le dis tout net : je suis bobo et fier de l’être.
    Bobo… J’ai beaucoup de défauts, un peu à contre courant. Alors que s’étend le règne de l’argent, je crois encore que le capital culturel est plus important que le capital financier, alors que les ghettos (de riches ou de pauvres) se constituent, je crois encore au métissage, alors que Monsanto assoit son empire, j’achète chez Carrefour mon chocolat Max Havelaar « développement durable » et surveille la composition des étiquettes (OGM ou non), alors que les petits commerces ferment les uns après les autres, j’achète encore mon café chez Miguel, parce que consommer, c’est choisir qui soutenir, et encourager. Je crois en des causes un peu perdues,  mes enfants n’ont pas de Playstation et je ne les ai jamais emmenés chez MacDo (qu’on se rassure, des amis bien intentionnés s’en sont chargé), je crois que le combat de demain est un combat écologique – et l’écologie n’exclut pas le social-…
    Je suis abonné à Télérama et au Courrier International… que des défauts disais-je… Je discute même avec mes voisins de la LCR, fort sympathiques et presque aussi bobos que moi.
    J’oubliais… Mon plus gros défaut : quand je le peux, je mange bio !  Voilà l’injure suprême au « populaire ». Mais on ne se refait pas: je préfère soutenir les petits paysans plutôt que l’agriculture industrielle (j’ai une excuse : un de mes cousins est paysan bio dans le Gers …). Voilà comment  je « boboïse » à mort.
    À l’opposé du « bobo », certains citoyens de cette ville placent donc le « populaire ».
    Encore faudrait-il s’entendre sur la signification du populaire.  Même si la photo est un peu floue, avançons quelques images: la solidarité du groupe, la camaraderie, les chansons d’Edith Piaf , le travail pénible et mal payé, la dignité malgré la pauvreté, rebelle quelquefois, gréviste s’il le faut , levant le coude à l’occasion, les dimanches sur les bords de Marne… Il est magnifique le « populaire »  (et mon grand-père en était, lui qui soit dit en passant a payé ses idées communistes de six ans de prison dans l’Espagne franquiste), mais existe-t-il toujours ?
    Ce « populaire » sent la nostalgie à plein nez, et la nostalgie peut-être dangereuse (TF1 fonctionne à la nostalgie). Elle permet de jeter un écran de fumée sur le présent. C’est une petite pilule, un peu anesthésiante, un peu euphorisante… comme le petit vin blanc… Ceux qui vantent et vendent ce « populaire », avec le brin de démagogie qu’il faut, je les appellerai les « Populistes Populaires », soit les Popos.
    Mais il faut se rendre à l’évidence, malgré la force de la nostalgie :
    aujourd’hui le Saint-Denis populaire n’existe plus. Ou sont les bistrots populaires ? Il n’y a plus d’ouvriers à La Plaine…
    Saint-Denis n’est pas bobo… ni popo.
    Saint-Denis doit être réinventée.
    Ce chantier peut-être lancé, mais cessons d’agiter devant la réalité le voile des images du passé.
    Premier défi de ce chantier ? La démocratie. À Saint-Denis, ville de 95000 habitants, le maire est élu avec 7800 voix.
    J’ai fait une petite recherche parmi toutes les villes françaises qui ont entre 90 000 et 100 000 habitants.  Saint-Denis est – de très loin – la ville qui élit son maire avec si peu de voix. C’est un record de France. C’est aussi une ville où le maire, pendant la campagne électorale, ne se déplace pas à un débat public.
    Crise démocratique. Comment la régler ? Surtout pas en jetant l’anathème sur une partie de la population – qui va voter et s’intéresse au débat démocratique. Avec cette pensée secrète, très popo : si les bobos ne sont pas contents, qu’ils s’en aillent.
    J’ai envie de dire : encore un effort camarade popo, vous finirez par boutter les bobos hors de la ville.
    Vous serez alors entre vous … Un îlot de popos.
    À moins que ce ne soit… un ghetto.



    Thierry DE LESTRADE »

    A méditer sans modération !

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  4. Thierry dit :

    Il ne faut surtout pas passer d’un extrême à un autre car nous savons tous ce que ça donne. Je suis venu à Saint-Denis car j’ai été séduit par la ville et par son gros potentiel.

    Je fais partie de ceux qu’on traite de bobo et alors ? ça ne veut rien dire. Pour construire cette ville, il faut arrêter de monter une classe sociale contre une autre.

    alain m’a tout l’air d’un sympatisant communiste, je n’ai absolument rien contre ce parti mais ce qui est fait dans cette ville ne fait pas honneur au PC. Votre commentaire n’a rien d’original c’est ce qu’on entend souvent quand on parle objectivement des difficultés de Saint-Denis.

    Certes il est plus aisé pour la municipalité d’assoir sa politique avec une population pauvre…la paupérisation et la misère semble être un bon argument.

    Il faut dire que la peur de la classe moyenne est la peur de gens qui la ramènent, revendiquent, ne se laissent pas endoctriner, et on ne sont peut être pas susceptibles de voter par militantisme ou par sympathie ou par coutume !

    Je n’ai confiance en aucun parti politique dans cette ville…

    Alors restons objectifs et jugeons sur des actes !

    En matière de logement, il faut arrêter de compenser le manque d’HLM en IDF.

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  5. françoise dit :

    tout d’abord quand on parle des classes moyennes,faudrait-il encore savoir qui en fait partie.
    Comment la détermine-t-on ? Quels sont les critères qui permettent de dire que l’on est dans la classe moyenne ?
    Je fais partie de la classe moyenne et je ne me sens pas bobo.
    Heureusement qu’elles existent ces classes qui paient des impôts, elles permettent la solidarité envers les autres.
    Mais des fois elles en ont assez d’exister que pour cela.

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  6. alain dit :

    st denis comme d’autres ville du 93 a fait partie de ce qui s’appelait la banlieue rouge.
    habitant depuis 20 ans la communauté d’agglomération je ne songe jamais retourner vivre dans le village ou j’ai été élevé (un village de même pas 300 habitants ou il n’y a rien ) à 70km de paris.
    ici j’ai construit ma vie, j’ y élève mes enfants (ado et pré ado scolrarisé dans le public), j’aime mon environnement et tout ce qui se trouve à proximité, la culture, les transports, les assos, et la richesse culturelle et les gens .je travaille ne suis ni pauvre, encore moins riche.
    alors sortez un peu de chez vous, vivez un peu et arreter de ronchonner.
    saint denis me choque moins que neuilly sur seine, si il y a trop de social ici c’est qu’il n y a en pas assez ailleurs.

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  7. Linda dit :

    Banlieue rouge…Nostalgie, nostalgie !!
    D’accord avec vous, question culture et richesse humaine. On a une offre culturelle intéressante et variée à Saint-Denis et les dinysiens sont très attachants.
    Concernant le tout social, pas d’accord. Il faut de tout pour faire un monde alors la mixité sociale est la solution.
    Ne serait-ce que pour une question de coût.
    Non au ghetto de pauvres (Saint-Denis) et non au ghetto des riches (Neuilly/Seine).
    On ne peut pas au nom d’un idéal conduire une ville à la faillite !

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  8. Stéphanie dit :

    Mais que fait-on des « popo bobo » (ou des « bobo popo » si on préfère) ??
    Non parce que ça existe je vous le promets : j’en suis la preuve vivante !!!
    Naissance dans le 93 (où j’ai toujours vécue), d’un père ouvrier et d’une mère employée. Ayant fait des études (merci papa, merci maman !) je suis maintenant ce que l’on appelle un cadre moyen.
    Alors ?? Eh bien …. les « bobos » ne veulent pas de moi parce que je ne gagne pas assez bien ma vie (j’adorerai manger bio mais vous avez vu les prix !!!!!), et les « popos » me trouvent trop « bobo » parce que j’affectionne le tri sélectif. Allez comprendre ….

    Blague à part : il faut souhaiter que St Denis devienne (ou reste, selon les points de vue) une ville où toutes les classes sociales se côtoient et tentent de vivre en harmonie.

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  9. thierryb dit :

    En tout cas,ça fait plaisir de se reconnaître des pairs dans ce blog. Je travaille depuis 25 ans ici et je viens d’y acheter, contre une partie de mes amis (et de moi-même… )
    Ce blog fait partie (avec plein d’autres choses, bien sûr) des éléments qui m’empêchent de me sentir isolé, de réfléchir plus calmement parfois et d’espérer une évolution dans ce laboratoire de la France de demain qu’est la ville!

    Voilà, juste un mot positif en cette belle journée- bon, il faut dire que j’écris depuis le bord de la Sèvre, loin de la place du 8 mai, ça aide peut-être… 😉

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