Chiffres et insécurité à Saint-Denis

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25 réponses

  1. citoyen93 dit :

    La position de la mairie concernant la problématique de l’insécurité n’a pas varié depuis des années.
    Elle n’a absolument pas envie que les choses changent.
    Les mécontents et empécheurs de tourner en rond n’ont qu’à débarrasser le plancher.
    C’est d’ailleurs ce qui se passe.
    Les communistes ont intérêt à maintenir ce type de situation car électoralement parlant c’est plus porteur car plus de sécurité c’est l’assurance de la venue d’une autre population qui ne vote plus communiste depuis des lustres.
    On est dans des petits calculs électoraux de boutiquiers et il ne faut pas aller chercher plus loin des explications.

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  2. suger dit :

    Les données officielles, reprises dans le dossier du « Nouvel Obs. », semblent finalement très largement sous-estimées la situation selon l’enquête de l’Observatoire national de la délinquance, enquête menée par l’INSEE, que s’est procurée l’AFP ce samedi et qu’un article du site du « Monde » présente ce dimanche soir.
    On apprend ainsi que 4,7 millions de Français ont déclaré avoir été victimes de vols et de tentatives de vols en 2009, soit trois fois plus que les chiffres officiels de la délinquance qui les estiment, à partir de plaintes notamment, à 1,5 million cette année-là.
    De même, près de 1,2 million disent, toujours en 2009, avoir subi des violences physiques ou sexuelles (hors cadre de leur ménage) soit cinq fois plus que les statistiques officielles qui font état de 200 000 à 250 000 faits de cette nature tous les ans.
    L’enquête complète devrait être publiée ce mardi.

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  3. citoyen93 dit :

    L’insécurité est un vrai débat de fond car cela fait appel à des vecteurs, des variables sociales et économiques.
    La réponse purement répressive est à mon avis une impasse et ne réglera rien sur le fond.
    Dans le même temps, une présence policière est indispensable.
    Au niveau de la prévention, si l’on prend les trafics de drogue et la toxicomanie, il faudrait une volonté politique au niveau national mais aussi local.
    Avez vous vu des affiches de prévention à Saint-Denis sur les dangers de la drogue et de la toxicomanie ?
    Je sais d’avance que la mairie va nous expliquer que ce n’est pas son travail et que cela relève du domaine des missions de l’état ce qui n’est pas faux. Mais dans le même temps la mairie a aussi un rôle à jouer.
    Y a t’il des intervenants payés par la mairie ou Plaine commune pour animer des débats sur les dangers de la toxicomanie dans les lycées, collège ou école.
    Non rien à ce sujet ou presque.
    La mairie préfère dépenser de l’argent dans de la communication par le biais de journaux dans les boites aux lettres.
    Sur la question de l’emploi et de l’insertion professionnelle, on est dans une même logique. Saint-Denis est le 2ème bassin d’emploi de la région IDF mais la population Dionysienne n’en bénéficie pas faute d’adéquation entre offre et formation.
    La mission locale Objectif emploi est très atone sur ces questions et cela contribue a un sentiment de frustation chez les jeunes qui les poussent dans une logique d’actes délictueux et par voie de conséquence dans la violence.
    Il faut tout de même savoir que Saint-Denis est une des villes de la région IDF qui reçoit le plus de subventions et différentes aides de la part de l’état et je pense que ces aides sont très mal utilisées voir totalement gaspillés alors qu’une vrai politique de prévention contriburait à moins d’insécurité.

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  4. goldo dit :

    Mais oui l’argent est dépensé dans la comm,samedi j’ai reçu 4 lettres de la mairie pour nous donner des info. Les 6 étaient les mêmes. 2 pour nous puisque nous avons deux noms différents,deux pour l’amicale. Peut-être faudrai-il qu’il mette a jour leurs fichiers. De l’argent gaspillé.
    Pour en revenir a la sécurité,a l’instant j’étais dans le tram,j’ai croisé une de mes voisines et et elle venait de se faire agresser et on lui a piqué son portable.Elle devait aller porter plainte. Je lui ai proposé de l’accompagner mais elle devait d’abord aller chez elle et moi je ne pouvais pas après. Voilà l’insécurité continue et c’est celà qui dégoute les gens et développe le racisme. Elle m’a dit » encore un noir,mais qu’estce que c’est cette france et je n’en peux plus de St Denis ». Quand j’entends ça,je me dis qu’il n’ya pas que moi qui me sent maltraitée. Peut-être que le dire dérange mais le sentiment d’insécurité que nous vivons tous les jours est une forme de maltraitance.

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  5. Sam dit :

    @Goldo,

    Nous nous connaissons depuis des années mais ton commentaire me laisse perplexe.

    j’ai croisé une de mes voisines et et elle venait de se faire agresser et on lui a piqué son portable (…) Elle m’a dit » encore un noir,mais qu’estce que c’est cette france et je n’en peux plus de St Denis ».

    Cette voisine a définitivement mis une couleur sur la délinquance. Que pense-t-elle des gens de couleur qui sont victimes – tout comme elle – et qui se battent pour vivre en paix ?

    Quand j’entends ça, je me dis qu’il n’ya pas que moi qui me sent maltraitée. Peut-être que le dire dérange mais le sentiment d’insécurité que nous vivons tous les jours est une forme de maltraitance.

    Peux-tu expliciter ta propre opinion à ce sujet ?

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  6. goldo dit :

    ma propre opinion est que les gens se font agresser.Malheureusement c’est souvent des gens de couleurs et de ce fait ça créee un amalgamme , les gens ne savent plus faire la difference. en ce qui me concerne je n’ai rien contre les gens de couleurs ni tout autre étranger. Je sais très bien que ces personnes là peuvent être aussi victimes et que ce n’est pas ça le problème.Quelque fois ce peut-être mes ces personnes là qui portent secours a des victimes. Pour exemple,une fois j’ai vu une femme se faire arracher son sac au terminus du Tram par un homme de type africain mais ce sont aussi d’autres personnes de couleurs qui ont essayé de rattrapper le voleur.
    Quand je vois parfois ce qui circule comme blagues sur internet concernant l’émigration,je vois bien que le Front National est en train de récupérer des voix. Il suffit d’être a l’écoute de toutes sortes de gens pour que celà n’échappe pas.

    Je fais que répéter ce que j’entends de plus en plus souvent par plein de personnes mêmes celles qui n’habitent pas En Ile De France.
    quand a la maltraitance,je me dis pour que plusieurs personnes arrivent a dire celà c’est qu’il ya un malaise et que c’est le fait de ne pas être entendus des pouvoirs Publics de L’Etat et de la ville qui le créent.C’est l’Etat qui est responsable de ce constat. Quand les gens vivent sereinement,sans souffrances au quotidien,ils sont beaucoup plus tôlérants et n’ont pas a désigner un ou des boucs émissaires.
    Je crains la montée du FN,voilà ce que je voulais dire.

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  7. édith dit :

    Le problème, quand on relaie une info, c’est que le lecteur a souvent du mal à discerner si le relayeur est, ou non, d’accord avec l’info qu’il relaie. C’est la perplexité de Sam-lectrice par rapport à Goldo-relayeuse, ici.

    Ce que j’ai compris de ce que Goldo relaie, c’est un niveau d’insupportation tel (sa vie quotidienne, pour aller vite) que cela balaie les éventuelles précautions qu’il aurait certainement fallu adopter quant à l’info relayée. C’est compréhensible, je perçois Goldo comme complètement excédée par ce qu’elle vit, du moins au travers de ce qu’elle inscrit ici sur ce blog.
    J’observe toutefois qu’elle a pris soin de mettre des guillemets à la phrase qui rend Sam perplexe. J’en déduis qu’elle rapporte cette phrase particulière en prenant ses distances avec. La phrase précédente, généralisante, l’indique d’ailleurs : <Voilà l’insécurité continue et c’est celà qui dégoute les gens et développe le racisme>.
    Puis, suit l’exemple particulier entre guillemets, parole de la voisine choquée par son agression.
    Je ne pense pas du tout que la <voisine a définitivement mis une couleur sur la délinquance>, je suppose qu’elle était juste exaspérée.

    Reste la question du relai et de la diffusion de ce type de parole un peu bête (le racisme procède de la bêtise, en premier lieu !), en effet…

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  8. Jason dit :

    Citoyen93 =>
    « La mission locale Objectif emploi est très atone sur ces questions et cela contribue a un sentiment de frustation chez les jeunes qui les poussent dans une logique d’actes délictueux et par voie de conséquence dans la violence. »

    Mais oui bien sûr, c’est la faute de ceux qui ne nous aident pas !!! C’est la faute de la municipalité, des français, de l’Etat…
    Mais les parents les jeunes eux-mêmes quelle responsabilité ont-ils ?
    Tant que vous aurez des discours d’excuses, la délinquance se sentira dans son droit. la preuve en est votre commentaire.

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  9. Citoyen Jason dit :

    @ Citoyen93 :
    pour le reste je partage votre avis !!

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  10. citoyen93 dit :

    Mon discours ne s’inscrit en rien dans une logique d’excuse et rien ne justifie la violence générée par des hauteur X ou Y.
    Posez la responsabilité des parents ou du jeune me semble une évidence.
    La problématique que j’évoque est une problématique de fond. Le jeune n’est jamais que le reflet de ce que l’on projette.
    Pour faire court je dirais que s’il y avait un peu plus de mixité sociale, un peu moins de ghetto, un peu plus de perspectives d’avenir, un peu plus d’encadrement de la part d’adultes, un peu plus de surveillance aussi et un peu plus d’insertion, de ré-insertion et d’éducation on aurait surement moins de délinquants dans les rues.

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  11. Sam dit :

    @Goldo

    en ce qui me concerne je n’ai rien contre les gens de couleurs ni tout autre étranger.

    On peut être une personne de couleur sans être étrangère. Les martiniquais et guyanais sont des gens de couleur et sont bien français. Et au cas où on ne l’aurait pas remarqué, je suis bien une personne de couleur et je suis française !

    Les mots sont importants surtout si on craint les amalgames et la montée des extrêmes. 

    @édith
    Bien dit.
    Comme tout le monde, j’entends également beaucoup de bêtises autour de moi et sur plusieurs sujets. Mais quel est l’intérêt de les relayer si je sais que ce sont des bêtises ?

    Pas toujours simple de modérer les commentaires.

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  12. suger dit :

    Même si c’est difficile, car il s’agit d’une atteinte quotidienne à nos libertés fondamentales (droit de se déplacer, de recevoir des amis ou de la famille, de faire appel à un médecin ou une infirmière, etc…, en toute sécurité), il faut garder la tête froide pour aborder la question de l’insécurité. Et tenter de mesurer statistiquement le phénomène peut parfois y aider.
    Il faut notamment être attentif aux termes employés car les mots peuvent tuer. Il y a en ce moment sur le BondyBlog, à partir d’un article un peu simpliste sur « la peur des jeunes à capuche », un déferlement de commentaires dont certains font froid dans le dos. Les responsables de ce blog sont irresponsables de laisser s’exprimer ainsi la haine raciale et les provocations identitaires et religieuses. Hélas, d’autres blogs sont bien pires et les sites de presse (ex. : Le Parisien) ne sont pas toujours à l’abri de ces débordements faute d’une modération rigoureuse.

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  13. romain dit :

    Je ne vois pas pourquoi vous ne classez pas Saint-Denis dans les villes où il n’y a pas de personnes de passage. Oubliez-vous le stade de france?

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  14. thierryb dit :

    Je trouve aussi, comme Suger, que la modération du Bondy blog laisse à désirer; on y trouve des propos qui tomberaient sous le coup de la loi, à propos des étrangers, ou de l’immigration. Rien à voir avec celui-ci, où les débordements sont inexistants.

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  15. citoyen93 dit :

    Il y a au final peu de commentaires sur les causes de l’insécurité et c’est tout de même l’intérêt de cet article.

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  16. suger dit :

    Quelles sont les causes de l’insécurité ? Le sujet est vaste, mais, peut-être, peut-on s’interroger sur les raisons d’une plus grande insécurité dans une ville comme Saint-Denis par rapport à des villes comparables. Pour ma part, je suis frappé par l’absence quasi-totale de sanctions des « incivilités » par la municipalité. Prenons un exemple d’actualité. Voici les règles à suivre pour les déchets (il paraît que c’est la Semaine européenne des déchets) édictés par Plaine Commune :

    « En cas de non-respect des jours de collecte, vous vous exposez à une amende de 50 euros.
    En cas de présence permanente des bacs sur la voie publique, vous vous exposez à une amende de 50 euros.
    En cas de dépôt d’encombrants en dehors du jour de collecte, la facture de leur enlèvement sera à votre charge.
    En cas de dépôts sauvages sur la voie publique ou privée, vous vous exposez à une amende de 350 euros minimum. Si ces déchets ont été amenés en voiture, l’amende sera de 1 500 euros. En cas de récidive, l’amende est portée à 3 000 euros.
    La sortie et la rentrée des conteneurs doivent être effectuées de telle sorte que ceux-ci ne demeurent pas sur la voie publique pendant la journée et le week-end. Une fois sortis, les bacs ne doivent pas gêner le passage des piétons et des poussettes, ni nuire à l’hygiène publique.
    Les objets encombrants déposés sur le trottoir le jour de collecte ne doivent pas excéder 5m3.
    Il est interdit de fouiller dans les bacs et de répandre leur contenu sur la voie publique.
    Les déchets ménagers alimentaires doivent être déposés dans le bac dans des sacs fermés.
    Les bacs ne doivent pas être surchargés.
    Les bacs doivent être propres et bien entretenus. »

    Vous avez bien lu !… Y-a-t-il eu au moins une fois une amende exigé ? J’en doute et jamais la municipalité ne signale la moindre sanction. Donc, si pour des régles aussi banales rien n’est exigé, comment les règles de vie collective, les lois, peuvent-elles être prises au sérieux par une partie de la population, notamment la plus jeune qui est en voie de « socialisation », d’apprentissage des normes, comme disent les sociologues ?

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  17. thierryb dit :

    De plus, et cela est dit sans aucun mépris, ce texte de Plaine Co, sensé être injonctif, clair, pédagogique en somme, est parfaitement illisible pour la plupart des concitoyens de Saint-Denis!
    Les gens ne respectent pas les règles, d’une part parce qu’ils ne les connaissent pas (maîtrise insuffisante de la lecture) , d’autre part parce qu’ils le ne veulent pas (incivilité revendiquée).
    Je suis persuadé qu’il faudrait une campagne annuelle d’explication par quartier ou résidence,devant public, à l’oral, avec objets et schémas simples à l’appui, pour aider les gens à y voir clair.
    Je reste néanmoins inquiet du niveau de civisme général: dans ma résidence nous avons expliqué les règles de dépôt de déchets, poubelles, etc: certains continuent de détruire l’aspect des zones collectives (espaces verts,entrée) en déposant ce qu’ils veulent quand ils le veulent, considérant comme intolérable toute remarque insistant sur le bien commun. Du moment que certains sont payés (et paient!) pour ranger cela, nous dit-on. Alors dans la rue, cette mentalité -là…
    Je crois qu’il y a tout de même un lien direct entre le degré d' »intégration sociale »—on me comprend bien , je parle du lien social, pas de l’origine des uns ou des autres; une corrélation n’est pas une relation de cause à effet—dans la collectivité et le respect des règles, le niveau de sécurité attendu, les nuisances qu’on est prêt à accepter.
    Ici, force est de constater l’extrême dénuement d’au moins 50% de la population et l’écart entre les normes attendues et le comportement social de beaucoup. Quand on ne reconnaît pas le lieu où l’on vit comme un « chez soi » qu’on partage avec d’autres, on le néglige. C’est ce qui se passe, je crois – et je ne parle pas des prédateurs qui profitent de cette situation, rendant au passage le sentiment d’appartenance encore plus problématique!

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  18. citoyen93 dit :

    Le problème de la sanction est au centre des préoccupations.

    Lorsque je vois sur toute la longueur d’un boulevard des voitures stationnées en double file et qu’aucun agent de police n’est présent pour verbaliser je pense que cela renforce le sentiment d’impunité. Le stationnement sauvage est une grosse problématique sur cette ville.

    La propreté et l’incivisme d’individus qui déposent n’importe où des poubelles, des encombrants est également un des fléaux de cette agglo. Là aussi, il y a absence de sanction.

    La problématique la plus préoccupante est le trafic de drogue qui explose sur ce territoire et qui est souvent géré au plus bas de l’échelle par des mineurs. Des réseaux ont compris tout le bénéfice qu’ils pouvaient en retirer et se sont organisés autour de ce commerce. Ils vont même jusqu’à acheter des appartements pour organiser les trafics. Les squats sont évidemment de bonnes plateformes de vente sachant que la police a beaucoup de difficultés à investiguer ou du moins à casser ces petits réseaux mafieux.
    Cela pourrit littéralement la vie des quartiers.

    La municipalité occulte totalement le problème à croire qu’elle s’en fout.

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  19. Sam dit :

    L’insécurité prolifère quand les pouvoirs publics désertent certains territoires…et encouragent ainsi la création de « zones de non droit ».

    Le quartier de la gare est un exemple intéressant. Il y en a d’autres à Saint-Denis mais je préfère parler de ce que je connais.

    Malgré les difficultés reconnues et si médiatisées, les moyens mis en place par les pouvoirs publics dans ce quartier sont en-dessous des besoins et des difficultés. Les choses avancent depuis un an mais tout est fragile et peut partir en « sucette » très rapidement.

    Côté autorité municipale :
    1. Les ASVP ne viennent pas verbaliser le stationnement anarchique, et pourtant
    2. Les gardes d’environnement ne sont pas remplacés depuis juin dernier. Le secteur situé autour de l’école maternelle Brise Échalas n’est plus sécurisé. Les alertes ont été remontées par l’école, les parents d’élèves et riverains…mais la situation continue de se dégrader.
    3. On attend toujours le remplacement des 4 gardes de l’environnement par 4 policiers municipaux …
    4. On entend parler des médiateurs de nuit depuis des années…toujours rien !
    5. Le quartier est sous entretenu et reste un lieu connu par les artisans indélicats qui y déposent leurs dépôts sauvages…
    La municipalité ne semble exercer aucune autorité dans notre quartier. Les délinquants (notamment des mineurs de plus en plus agressifs) ont bien reçu le message, ils agissent en toute impunité en narguant les riverains. 

    Côté autorité policière :
    1. La police ne se déplace que s’il y a du sang (manque de véhicules, d’effectifs…)
    2. Les actions coup de poing ne suffisent pas. Puisque juste après, la pression est aussitôt relâchée : aucun moyen n’est mis en place pour maintenir la paix dans les zones « nettoyées » et d’autres bandes renaissent des cendres et reprennent le business.
    3. Les différents corps de services de l’ordre (CRS, police ferroviaire, police d’agglomération, commissariat…) sont cloisonnés et ne semblent pas travailler ensemble. On est souvent contraint de refaire l’historique…je vous laisse deviner le suivi.
    5. Absence de policiers qui font un travail de police, à savoir : être sur le terrain, faire du renseignement, aller à la rencontre de la population pour maîtriser certaines situations, anticiper certaines dérives…

    @Citoyen93
    Est-ce que la municipalité s’en fout ? Je ne le crois pas…elle est plutôt dépassée.
    Côté Etat, il serait temps de mettre en place une police de proximité (UTEQ) qui soit fidélisée à un territoire…les CRS dans leur camionnette sont inutiles.

    Comment sortir de ce cercle vicieux ? Solliciter sans relâche, autant que nécessaire et en nombre les responsables aux commandes. Et leur laisser le temps de l’action.

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  20. citoyen93 dit :

    Merci pour toutes ces informations qui donnent un éclairage édifiant sur une situation plus qu’alarmante.

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  21. thierryb dit :

    Ce panorama est en effet extrêmement encourageant 🙁
    Je vais contribuer à ensoleiller le tableau, pas pour râler mais parce que je suis en train de vivre professionnellement est un symptôme de l’état de la banlieue :
    A propos de mineurs présents en soirée et agressifs, nous traitons en ce moment des cas (dans le cadre de mon établissement) de mineurs dont nous savons qu’ils se livrent à des actes au minimum de nuisance dans ton quartier le soir. Si vous saviez l’extrême difficulté pour obtenir un suivi social ou psy (moyens…?), alors que les parents ont totalement abdiqué (il s’agit souvent de jeunes que leurs parents ont tout simplement mis dehors ou qui considèrent qu’ils ne peuvent rien faire de plus, dans un contexte d’enfants ballotés entre ici et ailleurs (loin, ailleurs…très loin)…
    Bien souvent, on sait que faute de moyens autre que l’insertion scolaire, ces jeunes virent à la délinquance ou aggravent leur profil psycho-social (je reste sobre) et nous essayons de les garder, au risque qu’ils détériorent encore plus le climat des classes, et nous épuisent. J’avoue, depuis 25 ans, n’avoir jamais vu une telle quantité de cas graves sur un début d’année; c’est un signe, et un effet direct, de la misère matérielle qui nous entoure. Je me sens très pessimiste sur la possibilité de poursuivre une vie décente ici, jamais je ne me suis senti aussi impuissant à modifier l’état d’esprit des jeunes dont une partie dit ouvertement participer régulièrement à des activités…que l’on devine.
    Le taux d’absentéisme vire au rouge, alors qu’ils n’ont que 15/16 ans, et l’école n’est plus au centre des préoccupations, comme chez tout ado ayant une vie équilibrée. Par ailleurs, mais c’est un autre sujet, l’enfermement communautaire et les préjugés les plus absurdes prolifèrent. Je suis inquiet, on l’aura compris. Je ne dois pas être le seul…

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  22. Sam dit :

    @Thierryb

    Je ne souhaite décourager personne mais présenter factuellement les défaillances des pouvoirs publics.

    Il y a de nettes avancées que nous nous sommes battus pour obtenir depuis environ an et qui sont loin d’être négligeables :
    1. Le 29 rue Delaune – ancien épicentre du crack – est tiré d’affaire
    2. Le 3 rue Dezobry squatté par les dealers est également tiré d’affaire,
    3. Le garage rue Saint-Clément, squat de fumeurs de crack cet été, a fermé
    4. L’église de l’Estrée n’est plus souillée par dealers et consommateurs de crack
    5. Certains commerces douteux se tiennent désormais à carreaux
    6. La rue Brise Échalas et les abords du canal ne connaissent plus de trafic
    7. La réouverture de l’antenne de police du parvis de la gare…etc.

    Dans notre quartier, nous sommes un noyau dur (essentiellement des femmes) à nous battre sans relâche pour chaque rue, chaque immeuble, chaque garage ou contre les commerces douteux…et ça marche.

    Mais le manque de moyens est criant et à tous les niveaux. Dès que les projecteurs ne sont plus braqués, les effectifs et moyens sont retirés et déployés ailleurs. La municipalité reproche à l’État le manque de policiers – ce qui est vrai – mais cet argument est valable aussi pour les services municipaux (police municipale, ASVP, balayeurs, personnel d’entretien…). On ne peut pas affirmer haut et fort qu’un quartier est la priorité municipale et le laisser sans aucune autorité depuis juin dernier (date de retrait des gardes de l’environnement).On nous a informé que nous devrions avoir 4 policiers municipaux qui sont en cours de recrutement. Très bien, mais qui sécurise le secteur et les abords des écoles pendant ce temps ? …personne.

    De même la police ne peut pas mettre les moyens pour mener une longue enquête judiciaire et faire une descente – très fructueuse au passage – et se contenter de mettre des camions de CRS de temps à autre sur le secteur « nettoyé »…c’est le cas de la place des Tilleuls.

    Chacun devrait balayer devant sa porte, se remettre en cause et mettre les moyens et à long terme pour que le travail de fond finisse par venir à bout des différents trafics et sortir cette zone de l’abandon.

    Notre association se bat sans relâche et sans se décourager pour mettre en évidence toutes ces carences et exiger les moyens adaptés. La réactivité des pouvoirs publics n’est pas toujours à la hauteur, surtout côté municipalité. Curieusement, quand on fait du bruit (presse), les moyens sont débloqués immédiatement. Alors on ne se gêne pas de le faire quand c’est nécessaire…comme une sorte de piqûre de rappel.

    « Je vais contribuer à ensoleiller le tableau, pas pour râler mais parce que je suis en train de vivre professionnellement est un symptôme de l’état de la banlieue :
    A propos de mineurs présents en soirée et agressifs, nous traitons en ce moment des cas (dans le cadre de mon établissement) de mineurs dont nous savons qu’ils se livrent à des actes au minimum de nuisance dans ton quartier le soir. »

    Il ne manquait plus que ça pour compléter notre tableau 😉
    La délinquance des mineurs s’amplifie de jour en jour et dégrade notre secteur. On se demandait d’où venaient ces ados qui ont pris leurs habitudes autour de l’école Brise Echalas et son square depuis les derniers pillages en marge des manifs contre la réforme de la retraite. Les riverains et l’école traversent une période très tendue et nous nous sentons impuissants. Les nuisances sont : squats de halls d’immeubles, dégradation des biens privés, harcèlement, …Cela se dégrade de jour en jour car dans notre quartier aucune autorité n’est présente.
    Le retrait des gardes de l’environnement a pourtant suscité des alertes des riverains depuis septembre dernier. Rien n’est fait pour le moment…faut-il attendre des mois pour réagir ?

    La réactivité est, dans un tel contexte, essentielle pour éviter que ça parte rapidement en « sucette ».

    J’ai vu ces ados hier vers 16H30 dans un hall d’immeuble. Ils étaient une quinzaine, dont 4 filles, et semblaient tous être de la même communauté. Certains semblaient petits (12-13ans) et d’autres plus grands (14-16ans). Que font-ils à cette heure-ci de la journée dans les rues et halls d’immeubles ? N’y a-t-il pas de services sociaux (associations, instituts…) que la municipalité peut solliciter ?

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  23. citoyen93 dit :

    Le désengagement de l’État commence à porter ses fruits.
    Les associations qui font un travail de fond sur des projets d’insertion, de réinsertion manquent de moyens financiers. Les crédits ont été sabrés et ces structures qui avaient une réelle utilité ont mis la clé sous la porte ou ont perdu en efficacité faute de moyen.
    J’en avais déjà parlé, la réponse purement répressive mène à l’impasse, il faut tout un arsenal qui va du suivi psy en passant par la formation, l’insertion, la réinsertion, la prévention, etc…
    Sarko et son équipe font des effets d’annonce dont le seul but est de satisfaire son électorat mais cela ne va pas plus loin et de toutes façons il n’y à rien à espérer de cette équipe politique qui va mener ce pays à une véritable catastrophe sociale.
    De l’aveu même de certains policiers qui ont témoigné à visage couvert, Sarko est resté bloqué sur une politique du chiffre qui on le voit ne mène à rien.
    Rappelez vous ce qu’il avait dit dans un commissariat de Toulouse sur le fait que les policiers n’étaient pas payés pour jouer au foot avec les gamins des cités.
    On le voit le résultat aujourd’hui.

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  24. thierryb dit :

    @sam
    tu ne décourages personne, en tout cas pas moi, disons que je suis découragé…un jour sur 7 😉
    Citoyen 93 pose bien le problème. Le choix de société qui est fait actuellement détruit les solidarités. Bonne fin de semaine!

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  25. Sam dit :

    Bonne nouvelle, deux gardes de l’environnement sont revenus aujourd’hui dans le secteur vers 16h00. Le secteur semblait plus apaisé, en tout cas jusqu’aux alentours de 19h.
    Le problème n’est sans doute pas tout à fait résolu, mais ça fait toujours plaisir d’être entendus. Merci !

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