Chronique des habitants de la rue Fontaine – Semaine 46 (Du 09/11/2009 au 15/11/2009)

Vous aimerez aussi...

14 réponses

  1. Sam dit :

    7 bulletins en 7 semaines. Sans compter les innombrables plaintes..
    Soit environ 2 mois que les pouvoirs publics sont au courant de manière détaillée de ce qui se passe rue Fontaine.

    Alors le 18 novembre est la réunion tripartite (riverains/mairie/commissariat), si pas d’actions immédiates…il faut passer un cran au-dessus. Il faudrait envoyer toutes les chroniques au procureur et au médiateur de la république afin d’illustrer l’inertie de la police et de la municipalité.

    0

    0
  2. azazello dit :

    Je n’hésiterais pas à inclure le Ministre de l’intérieur et surtout les médias

    0

    0
  3. Titi dit :

    Voila ma réflexion sur la stratégie future pour pousser les pouvoirs publics à stopper leur laxisme :

    – Prendre contact avec la production de l’émission « l’Effet Papillon » , lien vers le site C+, qui est capable de traiter l’information autrement. Un œil Canal Plus sur la planète et ses problèmes de sociétés

    – Suite au reportage de Canal Plus par Paul Moreira, appelée « l’Insurrection Silencieuse », il serait utile de prendre contact avec la prod de Paul, afin de trouver le nom de la personne qui a formé certains personnes spoliées (dans ce reportage) par des groupes industriels et qui leur a expliqué comment utiliser l’insurrection calme et posée auprès des pouvoirs publics.

    – Utiliser les moyens actuels de communication publicitaires sur internet pour avertir les internautes de la situation délabrée de notre ville (en redirigeant sur les pages du Blog de l’Association Sans Crier Gare par exemple pour le contenu informatif). A cet effet, il serait possible de mettre en place des campagnes de mots clefs, autour de l’horizon web touchant à Saint Denis (sur thématiques Tourisme, Culture, Social, Politique, etc…).

    – Se tourner vers de nouvelles façons de mettre en lumière le travail de nos élus et donc de mettre en exergue les combats que nous citoyens jugeons essentiels, pas ceux que leur bureau de communication a choisi de « marketer ». Certaines pistes sont à trouver du coté de cet article :

    readwriteweb avec un collectif français qui travaillent sur le site cf. post sur NosDéputé.fr OU encore via le site de journalisme communautaire qu’est Agoravox (http://www.agoravox.fr/)

    – Finalement porter plainte auprès du Procureur de la République pour abandon par la Mairie dans le combat contre l’insécurité, l’incivilité et la lutte contre trafic en tout genres (drogues, contre-façon et prostitution).

    0

    0
  4. Thomas dit :

    Lundi 16 novembre : Peu de monde aujourd’hui rue Fontaine.

    Vers 13h, une seule personne erre et cherche les habitués. Ce qui ne l’empêche pas de rester toute l’après-midi.

    Vers 17h, une dizaine d’autres squatters la rejoignent pour boire, fumer et dealer. Les encombrants passent ce soir dans le secteur. Plusieurs chaises et un matelas sont entreposés devant la porte du 2 rue Fontaine. Il ne leur en faut pas plus pour s’installer dans un salon improvisé…
    Des morceaux de verre provenant de bouteilles d’alcool sont répandus autour du 2 rue Fontaine.

    0

    0
  5. Thomas dit :

    Mardi 17 novembre : À midi, un individu apparemment ivre cherche vainement à rentrer au 1 rue Fontaine. Précisons que la porte vient d’être changée et que le système d’ouverture est équipé d’un Vigik et d’un interphone. Impossible d’entrer donc. Désespéré, l’individu se dirige vers l’arrière-boutique du Franprix et… vomit !

    Grâce à un lourd investissement financier, le 1 rue Fontaine aura au moins échappé à ça.

    La rue étant quasi déserte aujourd’hui (nous n’avons dénombré que quatre individus, qui s’adonnaient malgré tout au deal), nous pouvons voir l’état de la chaussée : sale avec des restes de boissons sucrées de la veille qui font coller le bitume.

    0

    0
  6. Thomas dit :

    Mercredi 18 novembre : À midi, cinq habitués sont dans le hall d’entrée d’Exotic Center, rue de la République. On les retrouve dans l’après-midi au sein d’un groupe d’une dizaine de personnes rue Fontaine. En fin de journée, c’est une vingtaine d’individus, également des habitués, qui stagnent devant Jenny coiffure, le 2 rue Fontaine et derrière un camion tagué qui, régulièrement et pour toute la journée, stationne impunément entre le 2 et l’arrière-boutique du Franprix.

    0

    0
  7. goldo dit :

    Mais pourquoi n’écrivons-nous pas un livre sous forme de nouvelles avec tout ce que nous vivons dans cette ville ?
    Reprenons nos commentaires et publions-les. Peut-être que celà rapportera de l’argent à Sans Crier Gare 😉

    C’est certainement une idée délirante mais des fois c’est avec ces idéees là que l’on crée des choses.
    Une autre ville comme celà il n’ye n a pas. Peut-être que la lecture attirerait des curieux ?!

    Bon j’arrête de délirer ce doit être une déformation professionnelle 🙂

    0

    0
  8. Thomas dit :

    Vendredi 20 novembre :
    Environ quarante personnes squattent la rue Fontaine en fin d’après-midi. Ils sont postés devant l’entrée du 2, il est donc impossible de rentrer dans l’immeuble sans zigzaguer entre ces indésirables. Comme souvent, il faut aussi demander pardon pour atteindre la porte. Plusieurs personnes sont accoudées sur les rebords de fenêtres de l’appartement du rez-de-chaussée pour boire, comme dans un bar. Une voiture est garée devant le bâtiment. Ils sont tellement nombreux à s’appuyer dessus qu’il est impossible de reconnaître la marque du véhicule !
    Des enfants sont également présents dans ce joyeux bordel. Aussi, deux jeunes sont surpris en train d’effectuer une transaction de stupéfiants dans le hall du 2.
    Un responsable de la police est appelé sur sa ligne directe. La situation est exposée en insistant sur la volonté de mutualiser les efforts, évoquée lors de la réunion tripartite commissariat / riverains / mairie de mercredi soir. Une patrouille est dépêchée sur les lieux.

    Vers 19h, seules quatre personnes stagnent rue Fontaine. Le noyau dur du groupe s’étant réfugié devant le KFC de la rue de la République. Ils finiront la soirée devant le 80 rue Gabriel Péri. À noter que le salon de coiffure Jenny est resté ouvert jusque tard dans la soirée.

    0

    0
  9. goldo dit :

    C’est bien car moi je suis passée à 18h il y avait je ne sais combien de personnes. Le problème c’est le déplacement de ces individus.

    C’est comme rue Charles Michels maintenant ils sont rue du Port à la hauteur de la résidence sociale où vivent beaucoup de personnes en difficultés qui auront du mal a réagir.

    Nous allons avec Cathy tenter de rencontrer le monsieur qui était à la réunion de quartier. Ne restons pas isolés,continuons la solidarité,ça manque dans cette société. Ce phénomène a au moins l’avantage de créer du lien.

    0

    0
  10. Sam dit :

    Le compte-rendu est à l’image de la réunion, il est anecdotique…difficile de restituer le fond autrement.
    Un petit ajout, Akila travaillant au centre de loisir de l’école maternelle Brise Échalas a répondu à un habitant qui affirmait que les renforts de police n’a duré qu’une semaine et qui laissait entendre que rien n’avait changé.
    Elle a répondu qu’on ne peut pas laisser dire cela et a souligné l’effet positif des derniers évènements sur le quartier.
    Elle a rappelé brièvement les nuisances passées et a affirmé que les abords de l’école maternelle sont mieux sécurisés notamment par la police municipale.

    0

    0
  11. Thomas dit :

    Samedi 21 novembre :

    En début d’après-midi, toute la bande d’habitués se retrouve entre les deux stands de fleuristes postés au début de la rue Fontaine. La journée s’annonce bonne…

    Plus tard, dans l’ascenseur, une notice de préservatifs Durex traîne par terre. Bingo, une capote usagée est retrouvée dans le local du vide-ordure du cinquième étage.

    capote_21nov09.jpg

    0

    0
  12. LEON dit :

    J’étais hier soir à ANGERS pour une présentation d’histoires tirées d’un manuscrit de la fin du Moyen-Age, et j’arrive à St DENIS ce dimanche à 14h, avec l’impression d’avoir changé de monde, en fait non, c’est simplement un autre « moyen-âge », sans doute le pire. Un groupe pas très nombreux picole et fume devant la sortie poubelles d’Exotic center, juste à côté de l’immeuble. L’entrée est encombrée par un sac de plastique posé sur la marche de l’escalier. D’un coup de pied j’expédie le sac sur le bitume de la rue. Un des membres du groupe, alcoolisé et shooté, s’insurge : « tu as donné un coup de pied dans la nourriture! » Et il remet le sac sur la marche.
    Je lui demande fermement et tranquillement de l’enlever en lui disant que :
    1- Je ne savais pas que ce sac contenait de la nourriture
    2- Rien n’indiquait que ce sac n’était pas un sac poubelle, d’où mon coup de pied.
    3- Sac de nourriture ou sac de déchets, il encombrait un escalier qui fait partie intégrante du lieu privé qu’est l’immeuble, et RIEN ne doit y être déposé, car RIEN ni PERSONNE ne doit gêner le passage de ceux qui entrent ou qui sortent.

    Le ton monte un peu : selon ma technique habituelle, je répète simplement les trois points très clairs ci-dessus, en me mettant peu à peu à l’unisson des décibels d’en face. A la troisième fois, les trois points semblent entendus. Un autre membre du groupe s’approche alors et me demande « d’excuser son copain » et il me montre du bras l’arbre au pied duquel s’entassent déjà quelques ordures en me disant « qu’il mettra ça plus loin ». Dans l’axe de l’arbre, il y a aussi l’entrée du 2, et je pense à ce que je viens de lire sur cette entrée… Je rentre chez moi tout de même un peu étonné de la faible durée et de la conclusion de ce qui fut presque un dialogue, mais avec le sentiment (amer…) qu’ANGERS est déjà loin. Je suis… à St DENIS !

    0

    0
  13. Denise dit :

    Samedi en fin d’après-midi, les gros bisounours qui traînent en bas de l’immeuble du 2 s’amusaient à se jeter du pop corn à la figure!!!!
    Inutile de dire qu’ils ont laissé leurs détritus par terre tout comme leurs cadavres de bières !!

    Denise

    0

    0
  14. goldo dit :

    Mais oui dès qu’on quitte St Denis pour aller dans une autre ville, on se demande ce que l’on fait à St Denis.

    Et lorsqu’on revient c’est très dur et ça entretient notre rage dedans. Joli jeu de mots qui peut se traduire à St Denis par joli « jeu de maux » tellement on a mal de voir notre ville se dégrader.

    0

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *