Cité Barbusse – l’enfer de l’héroîne

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16 réponses

  1. thierryb dit :

    L’occupation des halls est une véritable plaie: cela arrive aussi dans certaines résidences, et il est très difficile de faire agir les habitants, notamment lorsqu’on demande de signer une pétition demandant l’action de la police, première chose demandée par le commissariat: « il faut une demande de plus de quatre personnes ».(expérience vécue récemment, eh oui, dans une résidence en plein centre-ville).
    De plus, malgré une tentative de dialogue avec les adolescents, on sent bien que leur discours est tout prêt: « On n’a pas de local (ils ne sont pas de la résidence), il fait froid, on ne fait pas de mal (fumette et boisson toute la nuit, pas de deal pour l’instant) », refus de dire leur nom, énervement très marqué lorsqu’on explique que cela va créer des tensions…
    Le pire, c’est l’espèce de fatalisme qui semble considérer qu’un groupe d’adolescents à le droit d’établir ses règles sur un lieu où vivent ds adultes, des familles, des personnes agées qui ont besoin de calme…Je n’ose imaginer ce qu’est la vie dans les cités ouvertes à pire occupation…

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  2. jason dit :

    « Nous leur avons proposé d’occuper les halls et de faire une pétition comme nous le faisons dans d’autres cités pour essayer de les chasser. Mais ils ont refusé », poursuit Chantal Delahousse
    C’est un peu léger comme solution…
    Pourquoi est-ce léger ??

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  3. hélène dit :

    Ainsi que le dit Thierry l’occupation des halls est une plaie, et j’oserais dire par mon propre vécu, que c’est tout de suite qu’il faut agir sans pour autant jouer les  » y-a qu’a et les font qu’on « 

    Une petite phrase qui me hérisse le poil : « certes un peu de trafic de cannabis en bas, mais rien de comparable à ce qui se passe aujourd’hui », justement c’est là que tout commence.
    Ces petits points de deal sont répérés par les gros dealers, qui ont le terrain tout préparé, pour agir, et le piège se referme, sans que l’on ait eu le temps de le réaliser.

    Le discours de ces adolescents je l’ai entendu mille et une fois c’est du tout préparé et bien rodé.

    Je livre mon expérience, à croire que là ou j’habite nous avons eu beaucoup de chance, nous étions plus de trente à aller déposer plainte, les uns après les autres, auprès de la police.
    Il nous a fallu beaucoup de ténacité, de persévérance à remuer ciel et terre, c’est de cela il y a quelques années. Nous aurions bien aimé à l’époque, avoir une aide extérieure comme celle qui est proposée aujourd’hui.

    Aux rares locataires de cette cité Barbusse qui ont franchit le pas et osé dénoncer la situation dans laquelle ils vivent, je leur dirais de ne pas baisser les bras et, courage.

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  4. Stéphanie dit :

    A Jason,
    Vous vivriez ce que vivent ces gens au quotidien, ne trouveriez-vous pas un peu léger que l’on ne vous propose que de faire une pétition et d’occuper les halls ? Moi, oui ….

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  5. nounous dit :

    Il y a quelques mois de cela je vous ai laissé un commentaire car le 3, rue de la Charronnerie était devenu un lieu pour dealers. Je n’ai reçu aucune réponse, aucun soutien de votre part. Depuis nous avons quitté saint-denis. Je vous invite à pousser la porte du 3, rue de la Charronnerie afin que vous puissiez voir ce que devient un immeuble squatté par des dealers. Bon courage. 12 ans que nous vivions dans ce quartier ils nous ont eu, nous avons capitulé ils ont gagné.

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  6. stephanie dit :

    Nounous, permettez-moi de vous trouver un peu injuste.

    Votre commentaire, transformé en article, a été diffusé le 28 février 2010. Vous avez notamment eu un retour de Sam qui vous demandait de prendre contact avec nous via notre adresse mail, et qui vous donnait les exemples du 29 rue Delaune et 3 rue Dézobry où nous avions réussi à faire changer les choses avec les habitants. En février, votre décision de partir semblait prise et je ne crois pas me souvenir d’un échange de mail.

    Sans Crier Gare essaie dans la mesure de ses moyens (qui ne sont pas si importants que cela) d’apporter du soutien aux habitants qui vivent des situations difficiles, et il est vrai que le blog est l’un de ces soutiens mais nous ne pouvons faire plus. 

    Désolée que vous ayez du quitter Saint Denis.

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  7. Sam dit :

    @Nounous
    Sans Crier Gare se bat aux côtés des habitants qui le souhaitent et jamais à leur place. Que pouvions faire de plus que de vous proposer de nous contacter, de nous donner plus de précisions concernant vos difficultés et de nous accompagner voir le préfet ?
    Nous n’avons jamais eu de retour de votre part, sans doute que vous aviez déjà quitté Saint-Denis…

    @Thierryb

    Dans le contexte de notre quartier, j’en ai fait signer des pétitions et avec du recul cela n’a rien apporté à notre quartier. Le plus efficace est de porter plainte pour : intrusion dans un espace privatif, dégradation de biens…bien penser à prendre systématiquement des photos des dégradations éventuelles.

    Qui doit porter plainte ?

    1- Le plus de résidents possible. Si vous êtes 3 ou 4 (toi, ton ange et deux autres voisins) c’est déjà pas mal.
    Pour éviter de passer votre soirée au commissariat, le plus simple est que l’un de vous porte plainte au commissariat en citant les 2/3 autres voisins en tant que témoins. Ces derniers, seront convoqués à leur tour pour confirmer le dépôt de plainte.
    2- Le président du conseil syndical peut également porter plainte au nom du conseil syndical. Si jamais au commissariat on vous refuse ce dépôt de plainte, c’est courant, il faut porter plainte par lettre écrite (c’est plus rapide) auprès du procureur de la République. Cela donne toujours lieu à une suite.
    3- En tant que membre de Sans Crier Gare, tu peux porter plainte au nom de notre association. Nous pouvons le faire ensemble par lettre écrite auprès du procureur de la République. Pour cela, il me faudrait les dépôts de plainte individuels.

    Si vous pouvez cumuler ces trois types de dépôts de plainte, c’est encore mieux pour contraindre les forces de l’ordre à renforcer les contrôles et à prendre en considération vos nuisances.

    En parallèle, il faut adresser un courrier (le mail est suffisant) au nom de votre conseil syndical pour les destinataires suivants (Je te communiquerai les différentes coordonnées) :

    – la municipalité (Mr Paillard, Mme Haye et les élus de votre quartier),
    – Commissariat (commissaire et nous avons un contact qui est très réactif)
    – Préfecture (délégué de préfet et son conseiller).

    Ensuite, il faut contacter les élus pour trouver une solution – c’est un peu leur boulot – car l’occupation des halls par des ados est un phénomène que la police seule ne peut résoudre.

    Enfin, une réunion aura lieu en janvier prochain avec le préfet. Sans Crier Gare sera accompagnée d’un comité d’habitants, je te tiens au courant pour que votre résidence soit représentée par une personne de votre choix si la situation ne s’améliore pas.

    Ces démarches peuvent paraître décourageantes, mais nous sommes bien rodés. Il est tout de même important que vous soyez 3/4 actifs sur votre grande résidence pour vous relayer et mieux vous organiser. Pour rappel, dans notre quartier le 3 rue Dézobry avait connu une situation intenable pendant 4 mois avec du deals. Grâce à notre mobilisation auprès de cette copro, qui était très réactive, elle est de nouveau paisible depuis février dernier.

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  8. goldo dit :

    Oui, Sam a raison, regroupez-vous à plusieurs si vous y parvenez et n’hésitez pas à dénoncer les faits en déposant plainte. Nous sommes une association de locataires regroupée en amicale et collectif de quartier, pour quelqu’uns d’entre nous adhérents à Sans Crier Gare . En ce qui nous concerne nous réagissons à chaque événement qui nous semble grave ou important à signaler et ce que vous décrivez en fait partie. Bon courage.

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  9. Thierryb dit :

    Merci Samira pour cette précieuse feuille de route! Nous espérons interrompre l’occupation des lieux avant que ça dégénère en lieu de deal. J’ai rencontré un ancien habitant de cette résidence : le deal a existé, avec de fortes nuisances (occupation bruyante, dégradations , agressivité…) il y a quelques années (5/10). Plusieurs habitants sont partis ; il y a eu des dépressions chez les plus fragiles et ceux que les troubles du sommeil ont malmené. Finalement la pose d’une clôture a amélioré nettement les choses. Mais depuis des mois, les négligences de certains habitants, le remplacement de l’usage des clés par le coup de pied et le forçage des portes d’ entrée rend la résidence poreuse à la Cité Peri- en plus ces dégradations commises par certains habitants eux -mêmes coutent cher à ceux qui doivent entretenir les lieux.

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  10. hélène dit :

    Dans le cas de la cité Barbusse, la situation semble grave et, toutes les propositions de solution ne peuvent pas être considérées comme légères mais, l’appréciation se fait sur le terrain. Les rares (significatif) locataires dénonçant cette situation ont peur des pétitions et, je le comprends, une fuite est toujours possible, une occupation (que nous, nous aurions bien aimé avoir) de personnes extérieures peuvent les désigner etc……..

    Ce que je lis en filigrane, c’est que vraisemblablement ce sont des « éléments intérieurs » qui ont permis l’installation d’individus dangeureux, donc fils de …. donc peur de rétorsions, et c’est humain.

    A regarder la photo publiée dans le Parisien, une résidentialisation de cette cité me semble guerre possible,compte tenu de la configuration des lieux.

    Dans ce cas précis il n’y a vraiment que l’intervention de la police qui puisse mettre un terme
    à cette situation, elle sera sûrement plus difficile sans l’appui des habitants.

    De toutes les façons, je me garderai d’avis péremptoire sur cette question, toutes les idées données peuvent être les bienvenues, à chacun d’évaluer la possibilité de les mettre en action.

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  11. JOJO93 dit :

    Je pense que tant que la ville sera sous le régime communiste, la situation ne changera pas et ne fera qu’empirer , Mme delahousse a d’autre chat à fouéter , au lieu de s’occuper de la drogue elle fera pas mal de s’occuper des dyOnisiens qui sont nés à St Denis qui n’ont pas de logement je pense que ce combat sera plus dans ces attributions …………… j’ESPERE QUE BIENTOT LES COMMUNISTES VONT PARTIR CAR C UN GROS RAS LE BOL………………….

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  12. seb93 dit :

    bonjour, je viens de lire ce billet et nous commençons à avoir des problèmes au 91 rue gabriel péri, depuis environ un mois la même chose semble arriver petit à petit on croise de plus en plus souvent des jeunes qui viennent fumer ou trafiquer dans la petite cour sur laquelle donnent 3 entrées d’immeubles, de plus en plus aussi de dégradations (lumières, boites aux lettres, poubelles..). la nuit dernière l’une des portes d’entrée a été fracturée. de retour du commissariat où on m’a expliqué ce qui était en train de se passer, j’ai rencontré plusieurs voisins qui n’ont pas envie de laisser la chose empirer. NOUS AVONS BESOIN DE VOS CONSEILS. merci

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  13. Sam dit :

    @seb93

    Je t’envoie par mail quelques contacts utiles à alerter dès que possible. Tu peux passer me voir en semaine, ne peux plus trop sortir, et on voit ce qu’on peut faire pour vous aider.

    En attendant, tous les incidents et dégradations doivent systématiquement faire l’objet de photos et dépôts de plainte.

    Pour info, Alain est à la tête d’un collectif d’habitants dans votre secteur. Je te mets également en relation avec lui.

    Premier conseil : ne pas rester isolés !

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  14. JOJO93 dit :

    je vous conseil de faire apel a des grands freres voir sécu pour plus d’information contacter moi

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  15. thierryb dit :

    Pourquoi faire appel à  » des grands freres »?
    La loi commune est au-dessus de la loi du clan, du groupe, de la famille. Pas besoin d’une protection mafieuse pour ne pas être occupé ou agressé!!
    Vous savez encore ce que c’est, à Saint-Denis, la loi commune?
    On discute tranquillement mais directement avec ceux qui occupent les halls, mais jamais je ne me plierai à une quelconque autorité de « grands frères »!! D’où ça vient cette façon de penser? Nous ne sommes pas des caves qui ont besoin de protection; jusqu’à nouvel ordre (et j’espère bien que ça ne changera jamais) nous sommes tous des citoyens égaux devant la loi.
    Je me souviendrai toujours quand, dans un lycée de la ville que je ne nommerai pas, on a cru bon d’ embaucher des « grands frères » comme surveillants pour canaliser les plus jeunes: au bout de quelques mois, les trafics et les clans étaient formés. Or on n’est pas à Naples.
    On passe par les représentants de la Loi, et par la justice, si nécessaire.
    Désolé JoJO93 si les termes sont forts, mais je ne supporte pas cette annexion privée de ce qui est par essence public et fait partie des acquis de la démocratie:la loi.

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  16. montjoie dit :

    @seb93
    Des nouvelles depuis votre intervention ici concernant le 91 Gabriel Peri ?.

    Ici sur le Président Wilson, au 172 plus précisément, un immeuble situé entre le restaurant « La Presse » et un kebabiste « Instant Gourmand » quelque chose a attiré mon attention. Je passais aujourd’hui vers 14h devant ce n° pour me rendre à la pharmacie située juste à coté, lorsque 5 individus types crackers (pas de chez Belin….) sont sortis assez rapidement pour s’éparpiller aussitôt. J’espère que c’est ma nature suspicieuse qui me joue des tours et que cet immeuble n’est pas gangrené par les toxicomanes.

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