Citoyen93 – Manifester c’est facile, réfléchir bien trop dur

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39 réponses

  1. édith dit :

    Loin, très loin de la réforme des retraites… Le Monde et ceux qu’il fait parler disent ici très bien le pourquoi de la descente dans la rue : http://www.lemonde.fr/societe/artic

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  2. thierryb dit :

    Ah, on discute sur le fond, là…Lançons-nous! :-/
    Frugalité écologique, désendettement, pourquoi pas, mais dans un monde où ces efforts, qui peuvent déboucher sur autre chose que le règne de la marchandise, sont répartis, tous comme les bénéfices (enfin, c’est un choix politique, on peut aussi considérer que le pauvre l’est parce qu’il est bête, qu’il est bête parce qu’il est pauvre; Dieu, la génétique ou mon expérience au bar du coin en faisant foi). Après tout l’égalité en droit n’est pas l’égalité en tout (ça aussi, ça se discute, chaque mot se discute, alors sur un blog… 🙁
    Par ailleurs, il existe des économistes sérieux qui expliquent que les régimes de retraite et de sécurité sociales ne seraient pas en déficit si les cotisations étaient payées.
    « La rue perd toujours le sens des réalités « …Peut-être peut on inverser ça: c’est parce qu’ils ont le sens des réalités (des écarts de richesses excessifs) que des gens descendent dans la rue. 😉
    « nos concitoyens vivent en moyenne au-dessus des possibilités de la planète »: ils vivent aussi pour 10 millions d’entre eux à la limite ou en plein sous le seuil de pauvreté.
    Alors, je te demande, comment organiser la décroissance hormis se fournir à l’AMAP du coin et sans provoquer un chômage massif?
    En construisant une croissance fondée sur des critères qui restent en partie à inventer? Beau challenge!
    Par ailleurs, si on regarde les programmes de géographie des classes de lycée, ils prennent largement en compte ces problématiques de développement, de mondialisation et de lien entre le droit et l’économie, donc il doit y avoir pas mal d’élèves conscients des principaux enjeux, ou c’est à désespérer. Voilà. Le fond est un peu … de surface. J’ai bon? 😉

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  3. hélène dit :

    O K 2 fois avec Edith

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  4. Anne dit :

    ok 2 fois au carré pour Edith.
    ++ j’ai trouvé le nom du futur café associatif : « au café du commerce ».
    Allez, remontons l’austérité généralisée à plus tard.

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  5. noelle23 dit :

    pour faire une réforme des retraites qu’une majorité de français auraient approuvés la larme à l’oeil ( car c’est sur que c’est un sacrifice..!!) ; il aurait fallut de la cohérence dans les propos du gouvernement et du courage politique de tous nos représentants élus ; en effet :
    – que doit dire ‘ le gentil peuple’ lorque l’on sait que les députés, ceux là mêmes qui nous font la morale, ont refusé de voir réformer leur mode de calcul de retraite !! ??
    – que doit dire ‘le peuple ‘ quand les effets de la crise des banquiers ‘plein aux as ‘ ont été principalement supportés par les plus défavorisés ??..et que les dividendes repartent de plus belle quand une entreprise ‘restructure’ ou délocalise…
    – que doit dire ‘le peuple’ qui voit un gouvernement sans aucune ligne politique cohérente ces dernières années ?
    eh, bien, je suis d’accord avec thierryb : le peuple rammène les politiques au réél et au concret !! comme on dit : charité bien ordonnée commençe par soit-même !!
    il faudrait avoir, de tous bords, des représentants capables de montrer ‘ l’exemple’ avec une vraie réduction des trains de vies des ministères, une vraie remise en cause de leur statut en temps de crise…pas que les efforts sur les mêmes et cela depuis pas mal d’années !!!
    on aura bien compris que ce débat sur les retaites se transforme en ‘ défouloir de tout ce qui ne va pas ‘ mais : à qui la faute ???

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  6. citoyen93 dit :

    @Thierryb,
    J’aimerai connaitre le nom de ces économistes qui expliquent « que les régimes de retraite et de sécurité sociales ne seraient pas en déficit si les cotisations étaient payées ».
    Prenons Bernard Maris (Oncle Bernard) qui n’est pas particulièrement de droite ou d’autres économistes crédibles, ile ne disent pas mieux en ce qui concerne le réglement de la problématique des retraites.
    Pour ce qui est banquiers et de la finance en général oui je partage le point de vue qui est de réguler de façon directive en imposant une taxation.
    Keynes ne disait pas mieux dans les années 30.

    @noelle23
    Le calcul des retraites des députés peut effectivement faire partie des points à aborder, je ne suis pas contre. A ce sujet je constate d’ailleurs que les députés de droite comme de gauche se gardent bien d’en parler et préfèrent éluder la question.
    Posons la question à Braouzec qui cumule à lui tout seul un grand nombre de mandats.
    Pour ce qui de la délocalisation qui est un drame humain sur le plan social, la France ne fabrique plus ou presque et tout le secteur industriel a foutu le camp.
    Prenons l’exemple du secteur de la machine outil qui était encore dans les années 60 un secteur ou les français se défendaient.
    Il n’y a plus une entreprise à l’heure actuelle en capacité de fabrication.
    Il faudrait une véritable politique de relance qui n’est pas envisageable tant que nous aurons des déficits abyssaux.

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  7. hélène dit :

    Histoire d’en rajouter un peu plus dans la division :
    D’après des informations radiophoniques, les Grévistes à Marseille de la SNCM
    ont obtenus la retraite à 55 ans.

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  8. suger dit :

    « La Croix » du 19 octobre 2010 a demandé aux principaux partis politiques quelle serait leur attitude en cas de succès aux élections de 2012. Reviendraient-ils sur les bornes d’âge ? Proposeraient-ils une réforme alternative ? Leurs réponses :

    Le PS : allonger la durée de cotisation

    S’il revient au pouvoir en 2012, le PS promet d’annuler la réforme pour mettre en œuvre ses propres solutions. Après «une grande négociation», la nouvelle réforme devrait être votée en 2013, a assuré Martine Aubry sur France 2 la semaine dernière, avec comme promesse phare le retour du droit au départ à 60 ans.
    Mais cet engagement est toutefois très encadré, car le PS accepte désormais l’augmentation de la durée de cotisation prévue dans la réforme Fillon de 2003, soit 41,5 années à l’horizon 2020 pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Mieux : lors d’un rendez-vous en 2025, une nouvelle augmentation est envisagée, limitée à la moitié des gains de l’espérance de vie.
    Le retour de la retraite à 60 ans est une mesure destinée d’abord à ceux qui ont commencé à travailler tôt, défend Marisol Touraine, la spécialiste du dossier au PS. En revanche, tout le monde sera concerné par le retour à 65 ans de l’âge de départ sans décote.
    Le PS met aussi en avant la nécessaire prise en compte de la pénibilité. Le travail de nuit, à la chaîne ou dans certains secteurs comme le bâtiment devrait donner lieu à une majoration des annuités permettant de partir plus tôt.
    Pour assurer l’équilibre de sa réforme, le PS propose la recherche de nouveaux financements. «Contrairement au gouvernement, nous ne faisons pas porter la quasi-totalité de l’effort sur les seuls salariés», assure Marisol Touraine. Le PS envisage une augmentation modérée des cotisations patronales et salariales de 0,1 % par an entre 2012 et 2021. Il entend surtout taxer les stock-options et les bonus et annonce ainsi 25 milliards d’euros prélevés sur le capital à l’horizon 2025.

    Le MoDem : une « fusion » de tous les régimes

    Sur le long terme, François Bayrou plaide depuis longtemps en faveur d’une «refonte universelle» englobant tous les régimes de retraite (y compris les régimes spéciaux) avec la mise en place d’une retraite à la carte, par points, où le montant augmente avec le temps de cotisation.
    C’est ce qu’il lancerait en 2012, une fois élu à la présidence de la République. En attendant, le MoDem croit encore possible d’amender cette semaine, au Sénat, l’actuelle réforme des retraites. Ce que le parti de François Bayrou ferait à court terme dépend donc de ce qui sera définitivement voté.
    Chargé des relations sociales, du travail et des retraites dans le « shadow cabinet » de François Bayrou, le sénateur du Pas-de-Calais Jean-Marie Vanlerenberghe insiste sur deux points. Tout d’abord, introduire une année de bonification pour dix ans d’exposition à des travaux pénibles. Ensuite, élargir le dispositif carrières longues aux salariés qui ont commencé leur vie professionnelle avant 20 ans, et non 18 ans comme prévu dans le texte gouvernemental.
    Enfin, le MoDem au pouvoir repasserait à 65 ans l’âge de la retraite sans décote – les 67 ans prévus par le gouvernement ne commençant à s’appliquer qu’en 2016.

    Sur le site du journal, on trouve aussi les points de vue des Verts, du PC, du FN et des Villepinistes.

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  9. thierryb dit :

    @citoyen93
    « @Thierryb,
    J’aimerai connaitre le nom de ces économistes « 
    Vous êtes à coup sûr plus calé que moi en économie. Je me fie aux raisonnements qui confortent certaines valeurs, comme tout le monde (le dire m’évite prétendre à la vérité).
    Bon, j’ai ça à proposer, ce n’est pas de la propagande, le raisonnement est intéressant, j’ai pas mal entendu Jean-Christophe Le Duigou http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-C… là-dessus, mais cela ne convaincra que ceux qui veulent bien…:
    http://www.unas.cgt.fr/index.php?po…!

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  10. suger dit :

    @Thierryb : Le lien avec le site de la CGT ne fonctionne pas. Peut-être le texte de J-C Le Duigou a-t-il été retiré ?…

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  11. citoyen93 dit :

    @suger,
    Ok sur les propositions des socialistes mais ce qui me gène dans ces propositions c’est qu’ils se privent de leviers qui permettraient de relancer des secteurs sinistrés.
    Taxer les stock options et plus largement la finance me parait sain et incontournable mais ces levées de fonds pour ma part devraient être destinées à financer une politique de relance sur le plan industriel mais aussi la recherche, les universités, l’enseignement technique et la redynamisation de régions ou l’exode rural est massif.
    Vous êtes justement contre le tout libéralisme ce qui est également mon cas mais un état fort est un état capable d’impulser une dynamique et pour cela il faut de l’argent.
    On en revient toujours au même point.

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  12. cyril dit :

    J’adore le titre de ce billet, tellement subtil et prometteur de sérénité dans les débats …  

    Sans revenir sur toutes les erreurs , juste quelques petites remarques : 

    Lorsqu’on examine une situation d’endettement on regarde certes ce que l’on doit à d’autres (1) mais également ce que les autres nous doivent (2) et les richesses propres que l’on possède (3). Cela vaut pour un ménage mais également pour un pays. 

    Généralement lorsqu’on parle de dette de la France et de son poids pour l’avenir on en reste souvent au point (1). Il s’agit donc d’une analyse incomplète. Pour être plus exact il faudrait passer d’une mesure de la dette brute à une mesure de la dette nette. 

    Autre petit détail, il serait bon de rappeler que la  charge de la dette est avant tout un problème intra-générationnel avant d’être inter-générationnel. Les générations futures comme présentes comprennent des créanciers et des contribuables… Par ailleurs, les titres de la dette sont très souvent détenus par des nationaux. Les mêmes qui bénéficient bien souvent du bouclier fiscal … 

    Enfin bref, il y a tant de choses à dire … mais encore une fois ce que j’adore le plus dans ce billet c’est le titre. 

    Cyril

      

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  13. suger dit :

    @citoyen93 : Il y a aussi le projet du Modem… L’avantage est qu’il renvoie à un système déjà expérimenté en Suède et qui semble donner satisfaction là-bas. Mais ne rêvons pas : il suppose aussi que les revenus des retraités soient légèrement diminués pour assurer le financement du système. D’autre part, l’aménagement des postes de travail est une condition pour permettre la poursuite d’activité des seniors qui le souhaitent, notamment pour améliorer le montant de leurs pensions de retraite.
    Mais il est vrai qu’en 2012 le choix se limitera probablement entre projet du PS ou maintien de la réforme en cours. Et le système de la retraite à points, bien que soutenu par nombre d’économistes (de gauche et de droite modérés) restera dans les cartons… Bref, comme Cyril (mais peut-être pas pour les mêmes raisons), j’adore le titre de ce billet car je l’approuve entièrement !

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  14. citoyen93 dit :

    @Cyril
    Je ne suis pas du tout d’accord avec l’analyse sur le fait que la charge de la dette est avant tout intra-générationnel avant d’être inter-générationnel.
    Elle grossit au fil du temps et son poids devient totalement incontrôlable et c’est cela que l’on laisse à nos enfants.
    Concernant le point sur les créanciers et les contribuables, ceux qui prêtent sont des banques, des assurances. On peut effectivement dire que les actionnaires de ces banques et de ces assurances peuvent bénéficier du bouclier fiscal.
    En 2009 ils étaient aux alentours de 19000. Je ne pense pas que le problème soit là on focalise la dessus, on fantasme beaucoup mais finalement le problème n’est pas là.
    Très très réducteur tout ça et un peu simpliste.

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  15. cyril dit :

    J’adore. 

    Oui ce sont près de 44% de la dette de l’État que les résidents français détiennent. Or comme la propension à épargner augmente avec le revenu (loi économique) ce sont généralement les plus aisés qui placent leur argent en bons du trésor via leurs banques (très bonne tactique pour diversifier ses placements en mixant des titres à haut rendement et haut risque comme les actions et à faible rendement et grande sécurité comme les bons du trésor). Ce qui pose un problème évident de redistribution et renvoie au débat de la très faible progressivité de notre impôt. 

    Donc pour être juste lorsqu’on parle (dans les discussions « café du commerce ») de la dette laissée à nos enfants il faudrait déduire également le montant des créances correspondantes. 

    Rappelons que l’on ne parle ici que de la dette brute ce qui est incomplet. L’État lègue également à « ses enfants » un patrimoine et pas seulement des dettes. 

    Par ailleurs lorsque l’investissement réalisé par l’emprunt rapporte plus que ce qu’il a coûté on ne peur pas dire que l’État s’est appauvri. L’horizon temporel d’un État n’est pas celui d’un ménage. 

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  16. citoyen93 dit :

    Les chiffres que tu avances sont complétement faux.
    J’ai pas envie de jeter des chiffres au visage mais les 44% que tu mentionnes sont totalement faux.
    Pour être exact près de 70% de la dette est détenue par des investisseurs non résidents.
    Avant de balancer des chiffres vérifie un peu tes sources et évite par la même occasion ce ton condescendant très agaçant voir insultant.

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  17. noelle23 dit :

    @citoyen93 :
    sur les délocalisations : il est vrai que nos dirigeants ont peu à peu délaissé les filières industrielles pour développer les filières tertiaires notamment sous l’impulsion des gouvernements de droite malgrè les discours affichés de Sarkozy sur la maintien des industries en france…le secteur industriel est délaissé depuis de nombreuses années, je le vois bien en tant qu’enseignante dans le secteur de la production sur machines-outils (STI) notamment…aucune volonté de développer cette filière depuis 20 ans tant dans l’enseignement que dans les politiques industrielles mises en oeuvre…alors qu’elle fait la force de l’allemagne notamment en maintenant des ventes extérieures à l’international…en france, c’est une erreur de ne développer que ‘ le secteur tertiaire ‘ qui arrive au maximum des créations d’emploi: pour que les ménages consomment, encore faut t’il qu’ils en aient les moyens….ce qui n’est pas évident en temps de crise..
    actuellement,au niveau de l’enseignement : la réforme du lycée en cours prévoit de nouvelles filières (rentrée 2011) à dominante industrielle ‘sciences et techniques de l’industrie et du développement durable ‘ STI2D ( ancien STI) : le but affiché par cette rénovation profonde est d’attirer des élèves vers les voies délaissées des filières industrielles d’innovation ( car industrie lourde se délocalise ) pour accèder au niveau bac + 2 mini car on manque de techniciens et d’ingénieur dans le domaine industriel en france !!!…voilà, on dépasse le cadre ‘ des retraites ‘ mais le sujet l’appelle…

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  18. citoyen93 dit :

    @noelle23
    Effectivement je suis d’accord avec toi on est arrivé aux limites de ce que peut proposer le secteur tertiaire.
    Une nation ne peut pas avoir que des commerciaux ou des gestionnaires.
    Sur le plan de la formation vers des filiaires industrielles il y a visiblement une volonté d’inverser les choses comme tu l’expliques dans ton commentaire.
    Cela va dans le bon sens.

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  19. hélène dit :

    Je ne suis pas économiste mais, au sujet de « l’abandon de la filière industrielle notamment de la production de la machine outil  » c’est le résultat des accords européens concernant l’acier, des années 70 me semble t-il, entre l’Allemagne et la France, menés sous la houlette du Président Giscard et de son premier ministre Mr Barre, qui déclaraient à l’époque que la France serait un pays « tertiaire » d’où les grandes résistances menées à la Plaine St Denis surtout, dans l’entreprise « fleuron » de la machine outil : Cazeneuve. Les efforts de tous avec, les élus , les ouvriers, les employés qui ont duré des mois, ont été vains. L’entreprise a fermée, les ouvriers jetés à la porte comme des malpropres par les CRS (police qui n’était pas celle d’aujourd’hui). A l’époque nous n’étions pas d’accord avec cette politique, je vois qu’aujourd’hui on regrette amèrement la disparition, de ce qui était de notre patrimoine industriel.

    Je rejoins les propos de Cyril, bien qu’étant néophyte en la matière, ils me semblent être cohérents.

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  20. cyril dit :

    @Citoyen 93

    À titre de billet condescendant réponses condescendantes, bref … 

    Sur la part de dette détenue par les résidents nationaux, mes données sont effectivement celle de 2009 et non celle de 2010, je n’avais pas actualisé ma base statistique. Cette évolution renvoie au surplus d’épargne de certains pays émergents, ce qui n’est pas un mauvaise nouvelle en soi puisque cela permet une diversification du profil des porteurs. De manière globale cela pose toutefois la question des déséquilibres macro-économiques actuels dont la guerre des changes est un dernier avatar.  

    Reste qu’un tiers de notre dette est détenue par des résidents nationaux soit autant de créances en contrepartie et que considérer la dette dans sa seule dimension brute et inter-générationnelle n’est tout simplement pas sérieux. 

    Il n’est pas inutile à ce sujet de rappeler que si l’on divise le patrimoine public et privé du pays par le nombre d’habitant chaque nouveau né français est riche en moyenne à sa naissance de 172 000 euros (calcul réalisé par les économistes de l’OFCE Jérôme Créel, Mathieu Plane et Henri Sterdinyak) …. 

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  21. Sam dit :

    @Cyril et Citoyen93
    ça devient très désagreable pour vous mais également pour les autres qui vous lisent. Je ne suis pas d’accord avec certaines petites phrases.
    Merci de mettre les formes. Et vive le débat d’idées 😉
    Biz

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  22. hélène dit :

    Comme le dirait Zazie  » soyons Zen « 

    Le titre est un peu provocateur soit, mais les débats sont intéressants y compris lorsqu’ils sont rudes.

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  23. citoyen93 dit :

    En ce qui concerne l’abandon de la filière machine outil on peut également cité Bernard moteur.
    Dans les années 70 le gouvernement Giscard a contribué à la casse de cette filière, mais il s’est passé 40 ans depuis ces évènements et les gouvernements qui se sont succédés qu’ont ils fait ?
    Il y a eu à partir des années 80 un gouvernement socialo-communiste, on a eu également plusieurs alternances de gouvernements de droite et puis plus récemment sous Jospin à nouveau une équipe socialo-communiste.
    La discussion ne se borne pas évidemment aux secteurs industriels en crise mais comment en est on arrivé là aujourd’hui ?
    On parle de patrimoine et de richesse mais la France n’a jamais autant importé qu’aujourd’hui et le déficit de la balance commerciale est très déficitaire.
    On fait quoi ?
    On augmente la fiscalité pour payer les retraites ou on utilise l’augmentation de la fiscalité pour financer des projets économiques sur du long ou moyen terme.

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  24. cyril dit :

    La balance commerciale d’un pays n’est pas toujours un indicateur fiable de la situation économique d’un pays. 

    D’un côté nous avons un pays A dont les habitants ont un faible pouvoir d’achat, avec un volume de dépenses de consommation très bas, une croissance en souffrance et un taux d’inflation relativement peu élevé. 

    De l’autre nous avons un pays B dont les habitants ont un fort pouvoir d’achat, avec un volume de dépenses de consommation élevé, une croissance vigoureuse et un taux d’inflation relativement plus élevé. 

    Le Pays A a une balance commerciale excédentaire, il exporte plus qu’il n’importe du fait de son faible niveau de consommation et d’une compétitivité prix relativement avantageuse. 

    Le Pays B a une balance commerciale déficitaire, il importe plus qu’il n’exporte du fait de son fort niveau de consommation et d’une compétitivité prix relativement moins avantageuse. 

    Quel est le pays en bonne santé économique ? 

    Si l’on considère que la balance commerciale est un indicateur fiable de la santé économique d’un pays, c’est le pays A. 

    Si l’on considère que le niveau de vie est un meilleur indicateur de la santé économique d’un pays, c’est le pays B. 

    La solution n’est pas pour la France de tuer le pouvoir d’achat des ménages pour redresser la balance commerciale du pays mais de préserver celui-ci tout en misant sur une meilleure spécialisation de ses filières exportatrices. 

    Quant au paiement des pensions, il ne faudrait pas non plus faire des projections à productivité constante. Certes le ratio cotisant/retraité s’est dégradé mais un actif d’aujourd’hui produit en une heure bien plus de richesses qu’un actif d’hier. Cela ne résout pas tout mais il est important de le dire. 

    Sur la question de l’impôt notre problème est que notre fiscalité est devenue un véritable maquis inefficace et injuste. Notre impôt sur le revenu est l’un des moins progressifs des pays développés.  

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  25. thierryb dit :

    Continuez comme ça (je parle du niveau, pas de la tension qui monte trop) le débat, j’en apprend plus que par un mois de lectures maladroites! C’est ça qui est bien sur ce blog, la qualité des intervenants– surtout quand ils ne sont pas d’accord.

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  26. citoyen93 dit :

    Concernant la balance commerciale il vaut mieux fabriquer et vendre sur le marché intérieur et à l’export que d’importer.
    Cela fait rentrer de l’argent dans les caisses de l’entreprise fabricante qui par effet rebond paye l’IS (impôt sur les sociétés).
    C’est un indicateur qui est interprétable.
    Je pense (c’est moi qui m’engage) qu’il vaut mieux fabriquer et vendre à l’intérieur et à l’extérieur que d’importer.
    Cela veut dire que des filières sont dynamiques et qu’elles génèrent de l’emploi.
    Pour les gains de productivité, il y a effectivement des progrés significatifs.
    En ce qui concerne la fiscalité je pense que c’est une véritable usine à gaz et qu’il faudrait simplifier.
    On pourrait ressortir le prélèvement à la source mais aucun politicien ne veut s’y atteler et cela déclencherai encore une fois les foudres des syndicats.
    Je pense pour ma part que la préoccupation des lycéens devrait être plus du côté de l’emploi et de la formation plutôt que du côté des retraites.

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  27. cyril dit :

    Il peut y avoir déficit de la balance commerciale et croissance des exportations notamment lorsque la consommation est dynamique et la production de qualité. Dans ce cas les exportations continuent de croître mais moins rapidement que les importations. Cette situation n’est pas problématique, ainsi en 2006 selon une étude de la COFACE un français exportait 40% de plus qu’un japonais et 60 % de plus qu’un Étasunien (montant des ventes à l’étranger rapporté au nombre d’habitants). La situation devient problématique lorsque le déficit révèle un arrêt ou une diminution des exportations. Il y a donc déficit et déficit. 

    Le problème de l’emploi devrait être surtout le problème numéro 1 du gouvernement. Notre taux d’emploi est mauvais. C’est à ce niveau que la bataille doit être menée. 

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  28. noelle23 dit :

    Super débat en effet… J’avoue ne pas avoir toutes les connaissances nécessaires pour éclairer ces échanges mais c’est super instructif…Cela me fait penser au ‘débat éco ‘ du vendredi matin sur France Inter, précédente saison, ….

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  29. citoyen93 dit :

    Sur l’emploi c’est effectivement très préoccupant et c’est également mon avis.
    Le taux d’emploi auprès des étudiants de bac +2 à bac +5 est plutôt bon et finalement les cursus IUT, BTS, Licence pro et Master sont des formations qui mènent à la vie professionnelle.
    Cela devient problématique pour ceux qui sortent du cursus scolaire sans aucun diplôme.
    Je trouve également que les jeunes ont finalement très peu d’informations sur les filières métiers et les débouchés.
    Je reconnais que ce n’est pas facile pour un jeune de savoir ce qu’il veut faire mais on peut déjà les informer sur les cursus métiers.
    Certaines filières professionnelles jouissent d’une désaffection de la part des jeunes pour des raisons que j’ignore. Le secteur de la boucherie en est un parfait exemple. Peu de candidats alors que les débouchés professionnels sont garantis.
    Au niveau des IUT on est plutôt privilégié mais je ne sais pas trop comment cela se passe au niveau des lycées professionnels.

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  30. suger dit :

    Voici un résumé et quelques extraits d’une publication toute récente de travaux de l’INSEE :

    Le domaine d’études est déterminant pour les débuts de carrière

    RESUME :

    Le devenir professionnel des jeunes est lié à leur niveau de diplôme mais dépend aussi beaucoup de leur spécialité de formation. Ainsi, les jeunes titulaires de CAP et de BEP de la production s’insèrent mieux que certains diplômés du supérieur. De même, les titulaires de DUT-BTS industriels ont souvent des débuts de carrière plus favorables que les titulaires de masters en lettres et sciences humaines. Pour les niveaux de diplôme allant des CAP-BEP aux DUT-BTS, les spécialités des services débouchent souvent sur des segments saturés du marché du travail, alors que les formations en mécanique, électricité ou informatique sont très prisées par les entreprises.

    EXTRAITS :

    Le diplôme reste une protection forte contre le chômage

    En moyenne, sur la période 2003 – 2009, les titulaires d’un doctorat de santé ayant terminé leurs études depuis moins de onze ans, ont un taux de chômage moyen de 2 % (tableau). Leur salaire net mensuel médian est supérieur à 2 500 euros (toutes primes comprises en euros 2009). À l’autre extrémité, se trouvent les jeunes les plus pénalisés, ceux qui n’ont aucun diplôme. 23 % d’entre eux ne sont pas présents sur le marché du travail. 31 % des jeunes actifs sans diplôme sont au chômage et le salaire médian de ceux qui travaillent est proche de 1 100 euros. Ces situations illustrent le rôle protecteur que joue le diplôme face au chômage.

    Certains masters conduisent au même taux de chômage qu’un Bac professionnel

    « Certains diplômés du supérieur ont des taux de chômage plus élevés (entre 9 et 15 %), comparables à ceux des bacheliers professionnels. Toutefois, ces diplômés du supérieur occupent des emplois relativement qualifiés. Il s’agit des diplômés des IUT et des STS de commerce, communication, hôtellerie et tourisme, des titulaires de licences en sciences humaines et sociales, de licences tertiaires et de masters en lettres, sciences humaines, communication et services aux personnes. Parmi ces titulaires de masters, le tiers des diplômés en sociologie, psychologie et arts occupent des emplois à temps partiel et, parmi eux, près de 40 % souhaiteraient travailler davantage. Les titulaires de Deug en lettres et sciences humaines ont pour leur part des débuts mitigés. Avec un salaire médian de 1 300 euros et un taux de chômage de 15 %, leur situation est comparable à celle des titulaires de CAP ou BEP de la production. »

    Secteurs porteurs

    Le taux de chômage des diplômés des écoles d’ingénieurs et de commerce et des docteurs en sciences est faible (entre 4 et 7 %) tandis que leur salaire médian est supérieur à 2 300 euros.
    « Pour leur part, les diplômés des écoles de commerce ont une formation plus généraliste mais des débuts de carrière tout aussi favorables. Ils accèdent à des emplois de cadres dans des secteurs très variés. Ces diplômés travaillent notamment dans l’industrie (21 %), le commerce (19 %), les activités financières ou immobilières (21 %) et dans le conseil et l’assistance aux entreprises (22 %). » Leur salaire médian est de 2570 euros en 2009.

    Source : http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip

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  31. citoyen93 dit :

    Concernant les Master, là ou je suis nous avons des Master dans la filière Achat et Commerce internationale et le taux d’emploi d’après les stats effectués est de 100 %.
    Ces formations sont des formations de l’enseignement public qui concurrencent les écoles de commerce et qui permettent à des étudiants de suivre des études de qualité sans bourse déliée ou presque.
    C’est important à signaler car souvent les étudiants s’orientent vers la filière école de commerce faute d’information alors que des fac dispensent la même formation.
    Sur les IUT nous avons beaucoup d’étudiants qui après le DUT s’orientent vers les concours d’écoles de commerce. Ces dernières sont assez friandes de ce type de profil car les étudiants d’IUT ont fait 10 semaines de stages derrière eux et ont une bonne formation technique.
    Ceux qui décident de s’orienter vers des formations courtes s’orientent vers des licences pro qui débouchent aussi sur un bon taux d’emploi.
    Les formations mentionnées plus haut sont des formations sur la gestion comptabilité, les ressources humaines et les techniques de commercialisation.
    Encore une fois je le dis et je le répète il faut absolument que les jeunes puissent avoir accés à l’information, aux filières métiers et aux débouchés professionnels.
    Bien souvent les choix se font par défaut et c’est bien dommage.

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  32. hélène dit :

    Merci Cyril pour ton éclairage, dommage de te lire si rarement.

    J’en reviens à l’abandon de la filière Machine Outil, qu’elles étaient les marches de manoeuvre
    pour les gouvernements lorsque, me semble t-il des accords européens sont signés ?
    Il ne m’échappe pas qu’en matière économique nous sommes très liés aux décisions de l’Europe et, certainement comme beaucoup je maitrise peu ce sujet.

    Nos économistes ont peut être une ou des réponses à apporter.

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  33. citoyen93 dit :

    @hélène
    Les gouvernements qui se sont succédés les uns derrière les autres ont capitulé en rase campagne et ont laissé ce secteur mourir sans prendre la mesure des conséquences sur l’emploi et l’impact sur les bassins d’emplois.
    L’industrie française ne représente aujourd’hui que 16% de la valeur ajoutée totale alors que pour l’Europe à 25 pays le ratio est de 20% et l’Allemagne 25%.
    La désinstrualisation ou le marasme du secteur de la machine outil n’explique pas tout mais quand des régions entières ont vu peu à peu les PME mettre la clé sous le porte cela fini par se voir.

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  34. cyril dit :

    Attention, s’il y a bien eu baisse de l’emploi industriel entre 1978 et 2009 il n’y a pas eu désindustrialisation de la France. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée du pays est restée stable autour de 20%. 

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  35. citoyen93 dit :

    @Cyril
    Le dernier chiffre concernant l’état de désindustrialisation fait état de 16%.
    Il peut y avoir une montée en puissance de certains groupes industriels, je pense notamment à l’aéronautique mais il est indéniable que des régions entières se sont désindustrialisées.

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  36. hélène dit :

    Je ne parlais que d’une seule filière, certes importante, mais ma question est plutôt comment revenir sur des accords signés avec l’Europe, il me semble et, c’est là ma méconnaissance, que c’est de l’ordre de l’impossible, est ce que je me trompe ?

    Heureusement que notre pays n’a pas bradé totalement son industrie, d’ailleurs je ne l’ai jamais pensé, j’ai simplement constaté que des milliers d’emplois avaient été supprimés.

    Pour ceux qui ont subit ces supressions d’emploi, ils ont bien été obligés, soit de se réinsérer dans d’autres secteurs d’activité par le biais de reformation professionnelle, soit
    d’accepter les petits « boulots » qui leur a été proposés d’où un certain nombre de » dommages
    collatéraux  » dans leur vie personnelle.

    Je peux me tromper, mais est ce qu’en ce temps où tout va à la vitesse grand V, l’obligation
    n’est elle pas faite, d’être en perpétuelle formation professionnelle ?

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  37. suger dit :

    Pour ce week-end, je recommande à tous de lire le dernier roman de Michel Houellebecq, « La Carte et le Territoire », qui s’inscrit dans une France du futur proche, totalement désindustrialisée, vouée à l’agriculture et au tourisme. Comme l’écrit ironiquement le chroniqueur économique du « Monde », P-A Delhommais : « la France montrera  » une résistance remarquable  » aux crises. Offrant ses hôtels de charme et de passe, ses parfums et ses rillettes,  » ce qu’on appelle un art de vivre « , elle attirera, dans ses belles campagnes du Limousin et d’Auvergne, des hordes de touristes russes, indiens et chinois. Et les devises entreront à gogo. »
    Il y a aussi vers la fin de ce roman l’apparition d’un personnage singulier dénommé Patrick Braouzec… Les dionysiens apprécieront.

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  38. cyril dit :

    Je persiste, si l’industrie ne représente plus que 16% de l’emploi en France elle continue de représenter environ 20 % du PIB et environ 78% des exportations. Cela reste significatif, même si cela place le pays en dessous de l’Allemagne et du Japon (autour de 29% du PIB).  

    Contrairement à ce qui est défendu par la plupart des intervenants je ne pense pas que le recul de l’emploi industriel soit un signe de déclin. On disait déjà la même chose à propos des paysans ou des petits commerçants dans les années 50-60.  

    Dans l’industrie ce phénomène est avant tout lié aux forts gains de productivité réalisés grâce à la mécanisation et au recours à l’externalisation dans les domaines de la comptabilité, de la logistique, de l’entretien et de la maintenance des locaux. Ainsi de nombreux emplois auparavant comptabilisés dans le secondaire sont désormais comptabilisés dans le tertiaire (Cela correspond à 1/3 des « disparitions » d’emplois industriels constatés sur la période 1970-2002). 

    Notre souci est d’avoir mal géré ce tournant post-industriel et de s’être pris les pieds dans le développement d’un emploi tertiaire bas de gamme et la faiblesse structurelle de notre Recherche & Développement.  

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  39. citoyen93 dit :

    @Suger
    Les romans de Houellebecq sont très inégaux.
    J’avais apprécié Extension du domaine de la lutte et Plateforme mais j’ai été déçu par Les particules élémentaires.
    Cela dit je lui reconnais un certain talent dans la façon de raconter une histoire.

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