communiqué de presse municipale- Le Maire de Saint-Denis à Matignon le 26 Mars 2010

Vous aimerez aussi...

3 réponses

  1. édith dit :

    Je remets mon commentaire d’hier + une remarque : rencontré une voiture de police dans l’après-midi hier, discuté avec eux, m’ont confirmé qu’ils manquaient cruellement d’effectifs, que la population était soulagée de les apercevoir, qu’eux étaient du « 75 », mais qu’ils prenaient note de tout ce que je leur disais (racket mais aussi agression de notre voisin + autres agressions dans nos rues, mais dont je n’étais pas directement témoin).

    Tentative de racket, moins une.

    Voici ce que j’ai encore vu tout à l’heure vers midi rue des Ursulines, ma rue, donc : un garçon d’environ 14 ans se fait racketter par 2 autres plus grands; je marche sur le trottoir d’en face avec mon caddie; je vois clairement qu’il a peur; les deux garçons plus grands lui parlent de très près, leur attitude est menaçante, l’un d’entre eux commence à palper les poches du garçon; le temps que je réalise et là j’apostrophe : « Eh, mais qu’est-ce que vous faites ? »

    C’est con mais je crie toujours la même chose, tellement ça me paraît incroyable. Les deux agresseurs viennent vers moi et me disent : « non, rien, on le connaît ». Je fais mine de comprendre pour ne pas les provoquer, et je rétorque avec un sourire « ah bon, alors ça va, si vous le connaissez ». Puis je passe à côté du garçon agressé, il est totalement livide, je lui marmonne à travers ma bouche fermée « je suis là en cas de besoin, je suis ta voisine ». Il me remercie. Au balcon d’en face, un père et ses deux petits enfants, visiblement tendu lui aussi. On se fait un signe discret de la main, du genre « C’est réglé ».
    Devant ma grille, un homme en pardessus et pipe passe, solide et placide, je lui explique ce qui vient de se passer. Je lui demande de prévenir la police si par extraordinaire il en croisait un specimen dans les environs.

    Mais aucun exemplaire humain de police ne passe en ce moment dans nos rues, ni à pied, ni à cheval, ni en voiture, ni en vélo, rien, nada, désert.

    Le commissariat, que je tente de joindre ensuite, est aux abonnés absents, « Toutes les lignes de notre correspondant sont occupées, veuillez rappeler plus tard ».
    De guerre lasse, j’appelle le 17 et raconte ce que je viens de voir. J’explique la rue, la ville, et je dis « il était moins une ». Et là, le fonctionnaire me dit sans rire « Ah vous êtes à Moins Une ?!!! ». Non, « à St Denis ». A la suite de ce fonctionnaire à l’humour involontaire, je propose de rebaptiser notre ville « Moins Une », ça me paraît assez de circonstance. Moins Une pour tout ce qu’on peut empêcher comme agression physique de personnes. Moins Une pour un état imminent de délabrement. Moins Une pour un effacement de la préoccupation nationale. Moins Une grâce et avec la vigilance des habitants.

    0

    0
  2. édith dit :

    Apparemment il y a eu un bug dans le copié-collé de mon commentaire précédent (adressé à la suite de « Rue Fontaine /République – lundi 15 mars… ») , mais l’essentiel est qu’on comprenne qu’il y a de gros pbs de sécurité dans le centre de St Denis, manque de présence policière, fréquence, régularité, etc. Et que les policiers eux-mêmes sont las de cet état de fait, sont explicitement demandeurs de ce que les citoyens réclament auprès des autorités « plus haut placées ». A bon entendeur, salut le préfet d’agglo, par exemple.

    0

    0
  3. édith dit :

    Ils font des progrès dans leur appréciation de la situation !… c’est juste un peu tard mais mieux vaut tard que jamais : «On ne combat pas la violence avec des mots mais avec des policiers et des gendarmes, en nombre suffisant sur le terrain», juge le Parti Socialiste.

    0

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *