Didier Daeninckx s’exprime sur les attentats islamistes

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21 réponses

  1. Marianne dit :

    Témoignage poignant et courageux de Didier Daeninckx, un enfant de Saint-Denis. Didier Daeninckx est auteur de romans noirs (pour ma part, j’ai lu : « La mort n’oublie personne », « Meurtres pour mémoire » et « Métropolice »). Chapeau, Monsieur Daeninckx !

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  2. Olivier dit :

    Didier Daeninckx est l’auteur de très nombreux romans . Il a notamment écrit « Meurtres pour mémoire » (1984) qui met en avant la répression sanglante de la manifestation FLN du 17 octobre 1961 en lien avec la collaboration en 1940, et « Lumière noire » (1987), où il prend pour cible la politique de reconduction par charters des Maliens expulsés hors des frontières. Il a publié aussi « Cannibale » (1998), où il réveille le souvenir des « zoos humains » de la IIIe République, en racontant l’histoire des Kanaks exposés comme des animaux dans un zoo lors de l’exposition coloniale de 1931. Didier Daeninckx a été adhérent, puis compagnon de route du Parti communiste, et militant dans des mouvements antiracistes comme Ras l’Front.
    Les islamo-gauchistes vont devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour tenter de faire croire que c’est un « islamophobe, fasciste et colonialiste ». Que vont-ils bien pouvoir trouver pour s’attaquer à Didier Daeninckx et à son témoignage ?

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  3. Mourad dit :

    Ce n’est pas nouveau : une partie de l’ultra gauche a toujours été fascinée par les terroristes (Action Directe / Brigades Rouge etc.) ; elle s’est même quelque fois confondue avec le terrorisme.

    Aujourd’hui, il y a une connivence évidente entre cette ultra gauche et l’islamisme radical ; ces deux  »usines » ont pour objectif de décrédibiliser la gauche traditionnelle pour arriver une sorte de guerre civile et, espèrent-ils, au  »grand soir » !

    On accable de plus en plus du qualificatif de « néo-réacs » les intellectuels de gauche qui osent dénoncer cette connivence (Debray / Onfray /Fourest / Finkielkraut etc.) pourtant que de clairvoyance de leur part !

    Quant au vocable  »Palestine », basta j’ai déjà donné … D’ailleurs l’expertise Israélienne contre le terrorisme n’a jamais été aussi demandée en Afrique.

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  4. Gabriella dit :

    En effet, pour les gauchistes l’accusation « d’extrême droite » est souvent là lorsqu’on parle de l’islamisme radical ou de la réaffirmation de la laïcité.
    A Saint-Denis, la gauche de la gauche, les frontistes devraient clairement se prononcer sur la mouvance islamiste, quelles sont leurs positions vis à vis de ceux qui soutiennent le
    PIR ? et le parti socialiste local quels sont ses positions et solutions contre la montée du communautarisme ?

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  5. Thierry dit :

    @Mourad
    Vous avez tout à fait raison. heureusement il y a des voix à gauche qui ne tombent pas dans ce dévoiement, et on peut voir s’organiser par ailleurs des gens respectables (si ça dure), comme Republique Moderne, et d’autres.

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  6. Suger dit :

    Dans un article du «Parisien» du 28 mars « Terrorisme : «Les salafistes veulent prendre le pouvoir» dans certains quartiers » , Patrick Kanner, ministre de la Ville, est interviewé. Selon lui, une centaine de cités en France présentent des risques de dérive islamiste si rien n’est fait.
    Extraits :
    D’où vient ce chiffre d’une centaine ?
    « Nous avons 1 500 quartiers prioritaires — soit 5,5 millions de Français — qui ne sont pas des Molenbeek, mais où il faut être extrêmement vigilant. Il ne faut pas faire d’amalgame — ce serait scandaleux pour ceux qui y vivent — mais pas d’angélisme non plus, car il y a une volonté claire des salafistes de prendre le pouvoir dans certains de ces quartiers. Je suis très attentif, par exemple, à ce qu’il n’y ait pas de mainmise sur les associations et les clubs sportifs financés par l’Etat. Nous avons établi des critères : Est-ce qu’ils sont ouverts à tous les publics ? Est-ce que l’égalité hommes-femmes et la laïcité y sont strictement respectées ? Je rappelle le numéro vert pour signaler des risques de radicalisation : 08.00.00.56.96. On sera d’une tolérance zéro. »
    http://www.leparisien.fr/politique/terrorisme-les-salafistes-veulent-prendre-le-pouvoir-dans-certains-quartiers-28-03-2016-5666567.php#xtor=EREC-1481423472—-'@1

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    • Dame Catule dit :

      « Le Monde » n’a pas attendu longtemps pour publier un article de Mme Sylvia Zappi où elle interviewe un universitaire, le sociologue Renaud Epstein, s’opposant aux déclarations du ministre de la Ville Patrick Kanner.
      Mais il y a des faits étranges pour la crédibilité de cet article. On peut lire, en effet, dans un éditorial de ce sociologue dans la revue marxiste « Mouvements » (n° de septembre 2015) qu’il faudrait placer au centre des réflexions et de l’action politique « la question de la participation des minorités racialisées et des habitants des quartiers populaires ». « Racialisées » ? On croIrait entendre les extrémistes anti-républicains du PIR…
      Plus gênant encore est que cet éditorial de la revue « Mouvements »est signé par ce sociologue en commun avec Marie-Hélène Bacqué, Samira Ouardi, Patrick Simon et….. Sylvia Zappi ! Donc la journaliste du « Monde » et l’universitaire qu’elle interviewe dans « Le Monde » feraient partie de la même mouvance politique. Un peu étrange pour un grand journal d’information, non ?
      On rappellera que Mme Zappi, qui dit habiter Saint-Denis, a déjà publié des articles sur notre ville qui ont suscité la polémique, notamment un article récent où elle attribuait faussement des déclarations racistes à un commerçant dionysien, connu et apprécié de tous, dont elle précisait la localisation…

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  7. Gabriella dit :

    Très intéressant « C’est dans l’air » sur  » Le choc des religions » à voir ce soir vers 23 heures sur la 5 ou en replay

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    • Olympe dit :

      Le « choc des religions » était un bon titre pour l’émission, car on y a appris que les conflits étaient autant entre les grandes religions qu’entre les différents courants au sein des grandes religions… Le débat était intéressant mais très partial car les invités étaient tous des religieux (un universitaire chrétien orthodoxe, une femme rabbin, une journaliste catholique et un imam musulman).
      Il manquait un point de vue non-religieux sur les religions et les conflits religieux. Et cette absence est d’autant plus gênante qu’en France les croyants sont minoritaires. Il faut quand même rappeler que 60% environ des Français se déclarent non-religieux (athées ou agnostiques). D’ailleurs cela explique sans doute le très fort attachement des Français à la laïcité, qui assure la liberté de pensée, et à la République, qui fait que les lois sont votées démocratiquement et non définies par des commandements religieux.

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  8. Gabriella dit :

    @Olympe
    En effet, il s’agissait d’un débat sur les plus importantes religions et non sur les athées ou agnostiques, suite à l’attentat de Dimanche au Pakistan qui a fait 72 morts dont 29 enfants, contre des populations chrétiennes. Les différents intervenants ont commenté la place de la religion dans le monde et les répercutions qu’elle peut avoir sur les populations , en se qui concerne l’Islam les différentes interprétations du Coran, en France et dans le monde . Yves Calvi a demandé au théologien Mamoun pourquoi en France il n’y avait pas davantage de musulmans qui prennent la parole face au terrorisme : il a répondu que les musulmans en général se sentent méprisés quand on leur pose la question , ils n’y sont pour rien et ils ne veulent pas qu’on les renvoie à cela .
    Je suis d’accord pour dire qu’en France la droite comme la gauche n’a pas assez pris en compte que le religieux et en l’occurrence l’Islam peut être une source de conflits, l’Etat devrait s’engager dans l’organisation du culte musulman, et ce n’est pas incompatible avec la réaffirmation de la laïcité .
    Cordialement à vous

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    • Olympe dit :

      « l’Etat devrait s’engager dans l’organisation du culte musulman » ? Non, surtout pas ! Que les croyants et religieux s’organisent comme ils veulent dans le cadre de la loi. C’est cela aussi la liberté du culte (et il serait bon de supprimer les mesures « concordataires’ en Alsace-Moselle qui font que l’Etat finance les salaires – confortables – des responsables religieux catholiques, protestants et juifs depuis 1918).
      A l’Etat de s’assurer seulement que la loi soit respectée, de vérifier que les lieux de culte sont vraiment des lieux destinés aux cultes, que les associations cultuelles qui les gèrent ne reçoivent pas de financements publics. La loi, rien que la loi mais toute la loi !

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  9. Gabriella dit :

    Olympe, le nombre des lieux de culte musulman est, je crois autour de 2000 nombre qui équivaut à ceux du culte juif alors que le nombre de juifs en France est, je pense,évalué à 600.000 et officiellement depuis deux ans ce nombre est inférieur depuis le départ d’une partie de la communauté juive en Israël , ces lieux de culte juifs à ma connaissance ont été financés par
    le consistoire et communauté juive de France . En ce qui concerne le financement des mosquées
    on peut déplorer que de l’argent arrive du Quatar et de l’Arabie Saoudite ou d’autres pays qui
    auraient la main mise sur des imams pour influer sur les courants religieux, je pense que cela vous le savez. L’organisation du culte musulman consisterait avec les autorités musulmanes de
    France pour l’Etat à encadrer le financement privé de ces mosquées pour éviter toutes dérives. Ce serait incompatible avec la loi 1905 ?

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    • Suger dit :

      Il n’y a sur la question du financement des lieux de culte aucune spécificité pour la religion musulmane. La loi de 1905 est claire : l’entretien des bâtiments des lieux de culte construits avant la loi relève de l’Etat qui en conserve la propriété, et tous les nouveaux lieux de culte doivent être construits sur financement privé, dans le cadre des règles d’urbanisme (une exception cependant : la construction après 1918 de la Grande Mosquée de Paris financée par l’Etat en remerciement de la participation des combattants musulmans d’Afrique du Nord à la « Grande guerre »).
      Mais l’application de la loi n’est pas toujours très stricte… On a des exemples de subventions – complétant le financement privé – à des associations présentées comme culturelles quand le projet s’y prête (cas de la Cathédrale d’Evry avec une partie « muséale » construite par l’architecte Mario Botta). Mais ce qui pose surtout problème est l’acquisition de terrains en zone urbaine où on a deux cas de figure : soit la vente de terrains municipaux à un prix souvent inférieur au prix du marché, comme pour la construction, en cours, de la mosquée « Stalingrad » à Saint-Denis, soit le bail emphytéotique (de très longue durée : souvent 99 ans) avec un loyer symbolique de terrains restant propriété de la ville, comme pour la nouvelle mosquée prévue à Aubervilliers.
      L’essentiel, à mon sens, est de clarifier ces « aides » des pouvoirs publics et surtout de faire en sorte que la transparence soit la règle !

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  10. Pierrot dit :

    Le maire, Didier Paillard, s’exprime lui aussi sur les attentats islamistes, dans « Le Monde » du 1er avril, pour s’attaquer aux déclarations du ministre de la Ville sur l’existence de quartiers ayant des similitudes avec Molenbeek en France.
    Mais, au-delà de l’auto-satisfaction coutumière et de l’inévitable mise en cause de l’Etat, et de lui seul, dans les difficultés de Saint-Denis, on remarque quand même une phrase étrange pour les non-dionysiens (qui ne sont pas habitués à ces formidables renversements de la réalité…) : “Les habitants du centre-ville n’ont pas cédé à la panique, malgré un déploiement colossal des forces de l’ordre un matin de novembre.” Notre maire voudrait-il faire croire que la ville de Saint-Denis a été attaquée par les forces de l’ordre “un matin de novembre” ?…
    Sans doute cette formulation étonnante n’a-t-elle pour but que d’éviter de rappeler que les forces de l’ordre sont intervenues à Saint-Denis pour déloger des terroristes ? Terroristes islamistes qui avaient trouvé une planque en plein centre ville de Saint-Denis, avec l’aide d’un marchand de sommeil et de son homme de main, le caïd récidiviste du quartier qui y faisait régner sa loi ! Ces faits sont effectivement gênants pour un maire si content de sa gestion municipale… Et il vaut mieux éviter d’en parler, en effet.
    C’est la même tactique pour le journal municipal puisque dans l’article du JSD sur le budget et l’augmentation des impôts locaux, on peut lire des formules du même type : « dommages liés à l’assaut du RAID », « victimes de l’assaut du RAID » !… On se demande bien pourquoi le RAID a dû intervenir à Saint-Denis. Et on ne s’étonnera pas qu’avec de tels propos du maire dans « Le Monde » et du journal de la municipalité, la ville de Saint-Denis soit stigmatisée !

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/01/une-petite-phrase-qui-resume-trente-cinq-ans-d-echec-de-la-politique-de-la-ville_4894054_3232.html#AAVik1U1ZeCLzDxY.99

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  11. Rita dit :

    Cet article du monde en lien ci-dessus et signé D. Paillard est intéressant à décrypter.
    En substance, on peut lire une inversion totale des rôles et des situations. Cet exercice langagier manipulatoire est dangereux car il fait le jeu des islamistes et des terroristes.
    Oui Pierrot, vous avez bien lu les lignes et entre celles-ci : Saint-Denis, dans la version « paillardisée » a été attaquée par la police nationale, l’armée, et le RAID un jour de novembre.
    Quels dionysiens ont été surpris par le fait que des complices des criminels islamistes se planquent dans notre ville ?
    Je n’en ai pas encore rencontré. S’ils existent, qu’ils se manifestent sur ce blog.
    En ce jour du 18 novembre dernier, j’ai spontanément pensé : « cela ne m’étonne pas »pour plusieurs raisons liées à la gestion en vigueur depuis trop longtemps dans notre ville.
    Une autre citation remarquable : « Ce ne sont pas les quartiers qui abandonnent la République. C’est la République qui abandonne les quartiers »
    Cette rhétorique qui consiste à se défausser en permanence sur l’Etat est populiste et démagogique.
    Saint-Denis est devenue depuis les années 90 une zone de non-droit entretenue par la municipalité pour se maintenir au pouvoir. Sa complaisance avec le communautarisme est amplifiée avec l’aide d’élus anti-républicains. Quand on laisse un Messaoudene éructer au travers de tous ses réseaux, on ferme sa gueule sur la République.

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  12. Thierry dit :

    C’est UBUVILLE !

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  13. Bill dit :

    Luc Dardenne s’exprime à son tour pour dénoncer l’idéologie salafiste qui prend le pas en Belgique http://www.cclj.be/actu/politique-societe/luc-dardenne-dans-analyses-sur-djihadisme-ne-prend-pas-assez-en-compte-facteur-religieux

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  14. Suger dit :

    Dans « La Croix », le réalisateur Luc Dardenne était interviewé le 1er avril : http://www.la-croix.com/Debats/Forum-et-debats/Luc-Dardenne-Les-images-meurtres-djihadistes-nous-plongent-dans-amoralite-complete-2016-04-01-1200750422

    Voici un extrait de cet entretien :
    « Dans quel état se trouve la Belgique aujourd’hui  ?
    L. D.  : La Belgique se pose des questions sur la prévention et la réponse du pouvoir politique. Il n’y a aucune animosité envers la communauté musulmane mais plutôt la volonté d’affirmer que nous vivons ensemble et que nous n’allons pas nous haïr à cause de ces islamistes.
    J’ai vu depuis les années 1990 la montée du raidissement religieux. J’ai donné des cours pendant plusieurs années dans des écoles maghrébines pour des enfants en difficulté scolaire. Nous avions créé des liens avec les familles belges. J’avais remarqué que quand les enfants revenaient des cours d’arabe, donnés par un imam venu d’Arabie saoudite, ils étaient différents. Leurs questions changeaient. Ils refusaient de serrer la main à ma femme. Ils étaient pris dans des conflits de loyauté qui se déclaraient très vite.
    La génération actuelle est passée par ce processus d’endoctrinement de prédicateurs salafistes qui prêchent la distinction radicale entre « nous et eux ». Je pense évidemment qu’il y a des causes sociales, le rétrécissement du marché du travail qui ne permet plus d’intégrer les immigrants, la discrimination à l’embauche, le ressentiment du statut social. Mais un imaginaire autonome des conditions sociales s’est également développé. Un idéal de haine et de séparatisme. La réaction que nous devons adopter maintenant est d’interdire le prêche de ces imams.

    Que peut-on dire de ces étranges quartiers qui entourent Bruxelles où les autorités, pourtant alertées de ce danger potentiel, pratiquaient une forme de clientélisme ou fermaient les yeux  ?
    L. D.  : La vraie cause est l’endoctrinement religieux qu’il faut maintenant empêcher. Dans mon quartier, j’ai parlé de ce changement de mentalité au père de l’un des enfants dont je m’occupais. Il m’a rétorqué  : « Tu préfères qu’il soit dans la rue et devienne un dealer  ? ». C’était une solution pour les familles : devenir plus religieux, apprendre le Coran et l’arabe, écouter l’imam, aller à la mosquée. Les responsables politiques se rangeaient à l’avis que les mosquées tenaient les jeunes. Ils laissaient faire et abandonnaient le travail de formation des citoyens.
    A Ixelles où je vis, une initiative très intéressante mais qui n’a guère duré a été réclamée par des parents musulmans. Ils ont demandé à la commune de créer un cours d’arabe classique, à partir de textes qui ne soient pas religieux. Il faut trouver des alternatives. La vraie lutte contre l’islamisme est de bloquer cet endoctrinement. C’est difficile maintenant.
    Dimanche dernier, réunies à la cathédrale de Bruxelles, toutes les religions ont délivré un discours de paix. C’est bien. Mais j’aimerais que des responsables musulmans appellent à un rassemblement : « Pas en notre nom  ! » Non pas pour se justifier, mais pour dire  : « Nous, musulmans, nous avons une religion au nom de laquelle on tue. Ce n’est pas la nôtre. Et nous venons tous le dire dans la rue ».
    Si 100 000 musulmans défilaient dans la rue pour clamer leur refus de cette appropriation, ce serait un geste très fort qui ressouderait nos sociétés. Plein de gens défileraient avec eux.

    Comment comprenez-vous cette résistance à une initiative claire, évidente  ?
    L. D.  : Les intellectuels médiatiques invoquent en permanence le péril de l’islamophobie. Mais ce serait un geste courageux de le faire. On ne demande pas aux musulmans de prouver qu’ils ne sont pas terroristes. La rengaine qui répète qu’on ne peut rien demander aux musulmans parce qu’ils sont tellement stigmatisés, les place en permanence dans une situation de victimes, de minorité incapable de penser par à elle-même, figée dans une situation d’ex-colonisés.
    Plus qu’en France, le modèle multiculturaliste est ici (en Belgique) dominant. Il faut conserver cette diversité de goûts, de points de vue, d’héritages, de cultures. Mais il faut aussi mettre en avant les valeurs communes qui font société. Ou alors orienter ce multiculturalisme vers l’universalité, amoindrir les particularismes et les communautarismes. Pour partager le même désir d’égalité entre l’homme et la femme, la séparation de l’espace public du religieux. »

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  15. Ras-le-bol dit :

    Comme cet article du JSD,  » Cop’Billon s’installe rue du Corbillon » (à propos d’une animation de rue ce samedi 9 avril) et donc surtout les réactions ont très vite disparu de la Une du site du JSD, je souhaite publier ici ma réaction à un passage de l’article qui parlait de la « triste journée du 18 novembre », vous savez ce jour où, selon le maire, Saint-Denis a été attaqué par le RAID !!!

    06-Apr-2016 10:30 Ras-le-bol ! :
    Pourquoi « triste » journée du 18 novembre ? Vous n’êtes pas content que les terroristes, qui étaient planqués dans cette rue tenue par les dealers, aient été repérés et neutralisés avant qu’ils commettent un nouvel attentat avec des dizaines de victimes ? Heureuse journée, plutôt, même si elle a été terrible pour les habitants et les policiers ! Une victoire dans la guerre contre le terrorisme n’est pas une « triste » journée…

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  16. Suger dit :

    Un article dans « Le Monde » du 11 avril 2016 confirme les questions soulevées par Didier Daeninckx, mais il s’agit cette fois de la ville de Malmö en Suède.
    Extraits :
    L’homme soupçonné d’être le deuxième terroriste du métro bruxellois est un Suédois de 23 ans, Osama K., né de parents syriens. Il a été interpellé vendredi 8 avril au matin à Laeken, dans la banlieue de Bruxelles. (…) Osama K. habitait Malmö, la troisième ville du pays, et plus précisément Rosengard, un quartier assez central (…)
    Le jeune homme aurait été en contact depuis des années avec un réseau criminel de la région de Malmö, impliqué dans des affaires de tirs, de violences aggravées, de menaces et de trafic de drogue.
    Son endoctrinement fondamentaliste a eu lieu à Malmö, selon un proche de la famille cité dans un quotidien suédois. Osama K. a cessé de consommer alcool et drogue en s’inscrivant dans un projet d’aide à l’emploi au sein des services de loisirs de la commune de Malmö où il aurait passé un an. (…)
    Au début de 2015, il a franchi le pas et est parti pour la Syrie. Dès janvier 2015, un blog suivant de près les djihadistes suédois a publié une photo du jeune homme en treillis camouflage, bandeau noir sur la tête, kalachnikov dressée dans la main droite, devant un drapeau noir de l’organisation Etat islamique (EI). (…)
    En 2009, Rosengard avait fait l’objet d’un rapport spécial dans lequel deux experts suédois du terrorisme mettaient en garde contre les dérives constatées dans le quartier, soulignant notamment le problème des mosquées de caves. Mais le directeur de la Säpo avait alors minimisé la portée du rapport.
    Selon l’un de ces experts, Magnus Ranstorp, spécialiste du terrorisme auprès de l’Ecole des études de la défense, la Suède a longtemps été un pays idéal où se cacher pour les réseaux terroristes, car les autorités refusaient de voir la réalité. Les mesures de déradicalisation y sont récentes. Encore aujourd’hui, la ville de Malmö est critiquée pour minimiser la menace fondamentaliste. (…)

    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/04/11/le-deuxieme-terroriste-du-metro-de-bruxelles-serait-un-suedois-de-23-ans-osama-k_4899894_1653578.html#XzXVZV28FqLQmOYj.99

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