Evacuation du squat 76 Rue G. Péri

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17 réponses

  1. clement dit :

    Il y a aussi eu une évacuation rue Aubert je crois la même semaine que dans le quartier gare

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  2. PaulEluard dit :

    Nouvel article sur le site du Parisien complétant celui d’hier : http://www.leparisien.fr/seine-sain

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  3. alain dit :

    L’insalubrité, cause première, ou prétexte pour expulser ces familles.
    En 2007 un incendie important qui n’avait pas fait de victime avait permis de relancer la recherche du ou des propriétaires de cet immeuble insalubre. Les familles avaient été hébergées Salle de la Légion d’Honneur pendant une quinzaine de jours avant de retourner dans ce squat encore plus dégradé. Le « 76 » est, ou était une copropriété dont les propriétaires ont disparus en apparence et le Syndic de même. Ces familles comme dans beaucoup d’endroits sont livrées à elles-mêmes. L’expulsion de ces familles « dionysiennes », (habitent, travaillent et scolarisent) relance le débat sur les marchands de sommeils, le social de fait, les copropriétés dégradées et l’accueil des familles immigrés sur le territoire national. Le plus scandaleux c’est la façon de traiter « l’humain », dès lors qu’il n’est « pas de chez nous ». Notre pays perd ses valeurs de FRATERNITE. Notre ville fait ce qu’elle peut dans ce domaine, mais seule, ou presque, elle est limitée dans son action.

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  4. LeParisien dit :

    Le squat historique de Saint-Denis évacué

    (…)

    L’incendie du squat de Pantin le 28 septembre, qui a fait six morts, a eu l’effet d’un électrochoc. Depuis, les évacuations se succèdent en Seine-Saint-Denis à un rythme soutenu. Hier matin à l’aube, le squat historique du 76, rue Gabriel Péri, à Saint-Denis, occupé illégalement depuis 2001, a été évacué par les forces de l’ordre sur ordre de la préfecture. Les trois boutiques installées au rez-de-chaussée — une onglerie, un magasin de vêtements et un commerce abandonné — ont également été fermées. La semaine dernière, une trentaine de squatteurs avaient été expulsés du 11, rue Dézobry, dans le quartier de la gare. Depuis l’incendie de Pantin, c’est le quatrième squat fermé à Saint-Denis.

    Trente personnes — douze hommes, onze femmes et sept enfants, pour la plupart originaires de Côte d’Ivoire — vivaient dans cette copropriété frappée depuis plusieurs années d’un arrêté « d’insalubrité irrémédiable » et d’un arrêté de « péril imminent ». Jusqu’à cent cinquante personnes ont habité cet immeuble vétuste aux façades lézardées, sérieusement endommagé par un incendie en 2004.
    En 2008, suite à une convention passée entre l’Etat et les habitants, des travaux palliatifs de mise en sécurité avaient été réalisées et une partie des familles, notamment celles dont les enfants avaient été intoxiquées par le plomb, avaient été relogées. Plus qu’un squat, le 76 Péri était devenu au fil des ans un symbole de l’insalubrité dans cette ville où un logement sur trois est vétuste.
    Hier, seules les familles avec enfants ont été relogées par la préfecture. Elles seront hébergées jusqu’à la fin de l’hiver dans un hôtel au Blanc-Mesnil. Les autres ont été renvoyées vers le 115. « Je vis ici avec mon mari depuis 2001, raconte en larmes Dao, une femme de ménage de 36 ans. Comme nous n’avons pas d’enfants, on ne nous a rien proposé. Ce soir, je ne sais pas où on va dormir. Je n’ai plus rien. »
    Présente aux côtés des expulsés, Nouria, du Réseau solidarité logement (RSL), dénonce « l’hypocrisie » de la politique de l’Etat. « La préfecture prend pour prétexte l’incendie de Pantin pour les évacuer. Mais elle ne leur propose aucune solution de relogement! Demain, ces personnes vont peut-être mourir de froid, dehors, dans la rue. »
    Hier, une délégation de squatteurs a été reçue à l’hôtel de ville, sans succès : « L’Etat les a expulsés. C’est à lui de les reloger. L’hébergement d’urgence relève des missions régaliennes », répond-on en mairie. Depuis deux mois, la préfecture répertorie avec l’aide des communes les squats de Seine-Saint-Denis. Il y aurait 120 à 130 immeubles occupés illégalement dans le 93, la plupart en mauvais état. « Ce drame a été un véritable traumatisme, reconnaît Stéphane Peu, maire adjoint (PC) à Saint-Denis. Nous ne sommes donc pas opposés par principe aux évacuations, mais encore faut-il qu’elles servent à quelque chose! Or, là, il n’y a aucune solution de relogement durable. La procédure de rachat de l’immeuble est toujours en cours, ce qui retarde d’autant sa réhabilitation. Le 76 Péri a donc toute chance d’être à nouveau squatté dans les mois à venir. »

    N. Perrier – LeParisien Le 08/12/2011

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  5. stephanie dit :

    Je partage l’avis de Stéphane Peu : sur le principe il est nécessaire de réhabiliter ces immeubles insalubres et menaçants mais pas n’importe comment. A quoi cela sert-il d’expulser des familles alors qu’elles n’ont, pour certaines, nul part où aller, et que l’immeuble n’est pas réhabilité immédiatement ? C’est en gros « expulser » pour « expulser » point à la ligne. Pour exemple, le 11 rue Dézobry qui a été le premier a être concerné semble de nouveau habité : en tout cas, il y a de la lumière aux étages depuis plusieurs soirs ….

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  6. Sam dit :

    Une collecte de vêtements pour les enfants du 11 rue Dezobry est organisée par le directeur de l’école J. Valles.

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  7. citoyen93 dit :

    La problématique des squats à Saint-Denis revient sur le tapis de façon cyclique.
    D’un côté nous avons l’argument sécuritaire mis en avant par les « expulseurs ». Arguments légitimes puisque des incendies avec pour conséquences des victimes ont déjà eu lieu dans le passé.
    Le 76 ru G Péri ne déroge pas à la règle.
    D’un autre côté Saint Denis n’a pas vocation a être un catalyseur de toute la misère humaine.
    Les populations africaines qui ont de solides bonnes raisons pour migrer chez nous cherchent par tous les moyens à construire une vie en Europe.
    Tant que Saint Denis aura des logements vétustes et quasiment abandonnés on aura ce type de problématique à gérer, et compte tenu de la conjoncture géopolitique, ce n’est pas prêt de s’arrêter.

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  8. alain dit :

    Ne pas lâcher la proie pour l’ombre.
    Cher ami « citoyen 93″, permettez-moi de rejeter vigoureusement votre affirmation  » …Saint-Denis n’a pas vocation à être un catalyseur de toute la misère humaine ». D’autres disent la même chose sous un vocable moins châtié. Selon vous la première cause de l’occupation des squats serait le fait de l’existence même de nombreux immeubles dégradés (à cause de leur abandon par leurs propriétaires, faut-il le rappeler). Non! non! et non! Trop facile, trop simpliste. La cause première est l’inexistence d’une politique nationale d’accueil des immigrations en France cumulée avec le refus des gouvernements successifs de mettre en place une politique conjointe du logement locatif social. La crise terrible qui frappe plus que d’autres les populations vulnérables ne peut pas vous échapper. Loin de moi l’idée de porter un jugement sur la façon d’appréhender des uns et des autres ces deux problématiques majeurs. Mais ne nous trompons pas, n’inversons pas les problèmes et ne lâchons pas la proie pour l’ombre.

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  9. sarah dit :

    Contre les expulsions de logements.

    Saint-Denis mobilisé Pour la régularisation des sans-papiers. Depuis plusieurs jours, la préfecture expulse des habitant-e-s de Saint-Denis de leur logement, prétextant des situations de dangerosité des bâtiments, sans proposition de logement durable. Ce sont des dizaines de femmes, hommes, enfants qui se retrouvent expulsé-e-s de leur logement et de Saint-Denis en plein hiver. La semaine dernière, c’est le 11 de la rue Dezobry qui a été expulsé. Mercredi 7 décembre, ce fut le tour des familles du 76 rue Gabriel Péri. Ces expulsions vont se poursuivre : la préfecture veut vider les logements déclarés en « péril » ou en « insalubrité ».

    Les conséquences pour ces Dionysiens et Dionysiennes ?

    – perte du logement, même précaire, pour se retrouver dans de sordides
    « hôtels sociaux » à l’autre bout de la région, où la place n’est « garantie » que pour quelques semaines.
    – déscolarisation des enfants des familles concernées qui jusqu’ici suivaient leur scolarité à Saint-Denis (en maternelle, primaire et collège !)
    – perte des effets personnels, des objets de la vie quotidienne (vêtements, papiers administratifs…) qui se retrouvent prisonniers de bâtiments murés.

    Tou-te-s ensemble, nous pouvons gagner ! Ne restons pas immobiles et muets alors qu’une partie de nos voisins et voisines, de nos ami-e-s, de nos élèves, de nos camarades de classe, de nos collègues de travail se retrouvent broyé-e-s par l’Etat et ses représentants préfectoraux. De plus, les autorités publiques refusent toute solution de relogement à celles et ceux qui n’ont pas de papiers. Nous n’acceptons pas l’hypocrisie de la préfecture qui instrumentalise la sécurité des personnes pour « nettoyer » Saint-Denis ! C’est pourquoi nous invitons un maximum de personnes à venir manifester leur solidarité et leur colère face à cette situation honteuse ! Nous demandons le relogement de tou-te-s les expulsé-e-s à Saint-Denis ! Manifestation Samedi 10 décembre . rendez-vous à 11h30 devant l’école Jules Vallès (près du Théâtre Gérard Philippe, au bout de la rue de la République)

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  10. thierryb dit :

    « La cause première est l’inexistence d’une politique nationale d’accueil des immigrations en France ».
    On doit critiquer la politique d’un gouvernement (Bien sûr la politique du logement très défavorable aux plus défavorisés.) mais dire de la France elle-même qu’elle ne fait rien (« inexistence »), c’est carrément mensonger.
    200 000 naturalisations par an, la scolarité gratuite, la santé et l’hospitalisation prise en charge, des aides nombreuses aux familles…
    L’inscription des droits de l’homme au préambule de la Constitution n’est pas un vain mot.
    Si on juge que tout cela est « inexistant » et que quelques règles équivalent à du repli « nationaliste », au nom de la solidarité avec les travailleurs du monde entier, alors, puisque vous aimez les formules, on jette le bébé républicain avec l’eau du bain révolutionnaire.

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  11. Sam dit :

    Les mots sont importants.

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  12. Alain dit :

    Thierry, comme l’écrit Sam, les mots sont importants. Je maintiens qu’il n’y a pas de réelle politique nationale de l’immigration en France. En dehors d’une succession de textes plus ou moins contradictoires qui tentent de régirent les flux migratoires et l’immigration « installées », il n’existe pas de politique clairement définie concernant les personnes étrangères accueillies sur notre territoire. On trouve, et je me répète, des textes qui mis bout à bout ressemblent à une politique, ce n’est qu’une apparence, mais ce n’en ait pas une. Remarquez bien, dès lors qu’il y a un problème nouveau, les gouvernements tentent d’en prendre le contre pied en « pondant » un nouveau texte. C’est bien la preuve qu’il n’ya pas de cohérence d’ensemble. Cela dit il n’y a pas de rapport avec ce que vous dites concernant la solidarité nationale, qui soit dit entre nous, prend du plomb dans l’aile un peu plus chaque jour, car les mesures prises sont souvent le prétexte à rabotter les acquis de tout le monde. Il est facile alors de montrer du doigt les immigrés qui une fois de plus sont les boucs émissaires cher à la bonne vieille droite française et favorisent les idées d’extrême droite en générale.
    Les conquêtes sociales en France sont celles de tout notre peuple à travers les siècles, mais aussi pour toux ceux et toutes celles qui s’installent dans notre pays.
    Les conditions d’accueils des familles dionysiennes du « 76 Péri », car la grande majorité sont dionysiennes, ne sont pas la marque de ce que je considère comme l’expression de la solidarité nationale, et St-Denis là dessus n’y est pour pas grand chose. Les failles de notre système et l’inexistance d’une politique d’accueil des immigrations conduisent à la multiplication des « 76 Péri » . Croyez bien que je le regrette. Cela dit, je crois que nous parlons de la même chose.

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  13. thierryb dit :

    @alain
    Entièrement d’accord avec ce que vous dites. J’avais cru percevoir derrière le terme « inexistence » un discours moins clair et responsable que le vôtre. Au temps pour moi. On est parfois vigilant à mauvais escient.

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  14. eskadi dit :

    Saint-Denis mobilisé Pour la régularisation des sans-papiers.
    Oui c’est une priorité !!

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  15. eskadi dit :

    mon commentaire se voulait ironique bien sûr….

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  16. kc-irtap dit :

    Quelqu’un sait il combien de propositions de relogement ont été faites à ces personnes depuis 2007, par les services sociaux de la ville ou par l’OPAC. Tout le monde connaissait cette situation.

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  17. alain dit :

    kc-irtap,
    Oui, quelqu’un peut répondre à votre légitime question. Cette situation est bien connue des services municipaux et du Bailleur l’Office PCH. Le service du logement devrait-être en capacité de répondre à votre question. Il suffit de poser directement la question au président de l’Office, S.Peu et au Maire, D.Paillard. Je crois que le JSD a un peu abordé cette question, il suffit d’aller sur leur site internet pour peut-être avoir un début de réponse.

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