Exhibit B : l’expo polémique au TGP

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10 réponses

  1. Bel-Air dit :

    C’est un peu un sujet à double tranchant. D’un côté le Noir a une image médiatique globalement désastreuse. Comme le disait justement Bams, une artiste noire impliquée dans la polémique, il n’y a quasiment pas un jour où la petitesse du Noir n’est pas pointée du doigt. C’est forcément très réducteur. C’est comme mettre des oeillères et ne pas voir toute la beauté et la diversité car Noir ne veut absolument rien dire (déjà!) Noir d’où, d’abord ? Est-ce qu’un jour il y a un Adam noir et une Eve noire qui ont donné naissance à tous les Noirs du monde entier. On ne se pose jamais cette question pour les Blancs. Ils peuvent être européens (on peut même aller dans le détail : Français, Hollandais, Italien, Américain….) Le Noir cependant comme l’Asiatique qui va devenir son digne remplaçant dans nos sociétés reste noir. Etre Noir suffit à le définir souvent. Il a pourtant autant de diversité dans cette simple couleur due à la mélanine : il peut être Erythréens, Sénégalais, Antillais (Martiniquais ou Guadeloupéens) etc… Bref tout cela décrit une réalité qui malgré sa dureté ne me blesse pas outre-mesure pas en tant que Guadeloupéenne noire. J’ai été engagée dans diverses association communautaire quand j’étais plus jeune mais malgré de nombreux points positifs, on revient toujours à ce que j’appelle le complexe de l’holocauste. Pour parler de l’esclavage en particulier, c’est vraiment la période charnière qui a en fait déteint sur l’image qu’on peut avoir des Noirs en général, alors même que de nombreux peuples de peau noire n’ont jamais connu cet esclavage. C’est donc la voix de personnes blessées par cet image qui s’exprime à travers cette polémique. Il s’agit en général de personnes faisant partie d’associations, issues « d’un peuple qui a beaucoup souffert et qui ne peut plus souffrir »!

    Maintenant, si on veut être tout à fait honnête, d’une, ça m’embête franchement qu’on puisse être contre une oeuvre qu’elle plaise ou pas (surtout si elle est censée défendre un point de vue anti-raciste), de deux, ce n’est pas parce-qu’il n’y a pas de sous-titres (les acteurs exposés dans cette oeuvre sont muets et immobiles, déshumanisés) que justement on ne peut pas voir toute l’humanité qui pétille dans les yeux, bref question de point de vue. C’est peut-être ça le message?!

    Le fait qu’il y ait autant de personnes blessées par une telle oeuvre prouve à quel point il y a encore beaucoup de pain sur la planche.

    Pour ma part je choisis de vivre mon humanité en toute quiétude. J’ai du respect pour mes ancêtres et je choisis de les honorer en étant moi-même, en profitant de la vie car ils n’ont pas eu cette chance. Car à trop regarder sa plaie, on finirait par l’entretenir quelque part, un peu comme ces gens qui n’arrêtent pas de parler de leur ex et qui en souffrent toute leur vie. Comment peut-on guérir avec une telle façon de faire??? Ou bien comme d’autres encore qui regardent leur nombril sans prendre en compte toute l’humanité. Il me semble que l’histoire nous appartient à tous! Tout le monde a droit à y accéder, même si c’est d’une façon originale qui ne plait pas à tout le monde.

    PS: Bill, petite faute de frappe, c’est un Sud-Africain pas un Sud-Américain

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  2. Bill dit :

    C’est effectivement un sujet très dur et complexe. A lire la visite du JSD, malgré la mise en scène du zoo, les artistes ont su rendre toute la dignité de leurs personnages et c’est bien le visiteur qui se sent mal, il n’y a donc pas d’humiliation du figurant mais une réalité glaçante de ce qui a pu se passer. De plus, l’esclavagisme moderne est également abordé.

    Hier soir, la chanteuse à l’origine de la pétition pour interdire était invitée sur le plateau de Ce Soir ou Jamais. Effectivement, elle pointe du doigt l’image toujours négative du « Noir » et dans le même temps, elle reproche aux historiens de ne pas avoir fait leur travail sur l’esclavagisme. Et sans histoire, elle n’admet pas qu’on fasse cette représentation du Noir alors que le contexte n’est pas expliqué et qu’elle renvoie les descendants des victimes de l’esclavage à une image terrible. Je comprends tout à fait qu’on puisse être choquée par cela comme une personne juive ne pourra que souffrir devant les images des camps. Mais je trouve triste de penser que seuls les descendants des victimes ont le droit de s’exprimer et de souffrir. La compassion n’est pas réservée aux personnes victimes, de partager la peine, la honte, la douleur permet aussi de souder une société. Ce n’est pas parce que je suis blanche et pas juive que je ne me sens pas concernée par ce que d’autres hommes et femmes ont vécu et souffert.

    L’exposition renvoie certes les Noirs en général à un passé que tous n’ont pas vécu mais elle renvoie les blancs à leur passé de colonisateurs et esclavagisme que peu ont vécu (en France). Quand à l’aspect historique, sans doute que les victimes d’esclavagisme trouvent que nous n’en faisons pas assez. Mais je me souviens très bien d’avoir étudié la période esclavagiste à l’école avec le fameux triangle, les bonnes villes de Bordeaux et Nantes, les bateaux qui traversaient l’Atlantique les soutes pleines de misère. Je me souviens même d’avoir vu ces images de zoo humain dans un livre et je n’ai jamais pu les oublier (d’où ma réticence à aller voir cette expo). 

    Je partage tout à fait l’avis de Bel Air, comme quoi malgré les plaies, il faut aussi savoir avancer. Parfois, on n’a l’impression que ce besoin mémoriel bloque toute avancée. On peut sans doute me dire que étant blanche, c’est facile à dire mais avancer ne veut pas dire oublier, juste réussir à construire malgré le traumatisme.

     

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  3. Sam dit :

    Cette oeuvre a le mérite d’ouvrir un débat qui ne peut laisser indifférent. Le racisme est l’affaire de tous…on est tous un jour l’étranger d’un autre.
    Débattre est l’essence même de notre démocratie, mais censurer une oeuvre culturelle est extrême. Vive le débat d’idées !

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  4. Lu dans LeParisien dit :

    Quelle violence ! Quelle intolérance de ces opposants ? Au nom de quoi parlent-t-il au nom des autres ?  N’est-il pas raciste de s’attaquer à une oeuvre à cause de la couleur de peau de son réalisateur ?…
    La ministre de la culture, le maire de Paris, les assos anti-racistes et le directeur du TGP se sont exprimés en faveur de cette oeuvre.
    Questions : A-t-on entendu le maire de St Denis ? le député ? le président du conseil général ? le préfet ?
    Sam

    Nous avons vu l’exposition polémique « Exhibit B »

    Des rues bouclées, des rangées de CRS, un parvis recouvert de barrières : cet impressionnant déploiement visait à encadrer de simples performances théâtrales, hier, au Théâtre Gérard-Philipe (TGP), à Saint-Denis. Au lendemain des incidents qui ont émaillé la première d’« Exhibit B », provoquant l’annulation de la plupart des représentations, la préfecture n’a pas souhaité prendre de risques en déployant ce dispositif, qui a permis de contrôler la petite centaine de manifestants déterminés et de procéder à au moins deux interpellations. Le spectacle du Sud-Africain Brett Bailey, contesté par des groupuscules qui le qualifient de « raciste », se compose d’une succession de tableaux vivants censés dénoncer l’esclavage, interprétés par une trentaine de comédiens noirs.

    Une fois passé ce cordon de CRS, les spectateurs ont pu pénétrer dans l’enceinte, après avoir montré leurs billets. Sept performances, devant à chaque fois une vingtaine de spectateurs, étaient au programme. Nous avons assisté à la première d’entre elles. Une mise en scène sobre et troublante, qui en apprend beaucoup sur l’esclavage, l’apartheid ou les drames de l’immigration contemporaine. Bien loin en tout cas du show provoc et raciste décrit par certains.

    (…)

    A peine troublé par les cris des manifestants, le spectateur est d’abord invité à prendre place dans un semblant de salle de classe. Il n’est qu’un simple numéro que l’on va appeler au hasard. Au gré des flèches, il déambule dans les sous-sols du théâtre, sur les scènes ou dans les tribunes, pour découvrir, au détour d’un rideau, un ou plusieurs personnages, immobiles et regards fixés sur lui.

    Dans des décors soignés, on y croise les victimes de la colonisation, au temps du Congo belge, du Suriname hollandais ou des colonies allemandes de l’Ouest africain, jusqu’aux immigrés battus à mort dans les salles de rétention des aéroports européens. Ces scènes ne sont pas jouées, on peut juste en lire le récit, bouleversant, sur un petit écriteau. Cette sobriété, à peine agrémentée d’un peu de musique ou du chant léger d’un esclave, donne force et émotion à cette performance. Au final, on découvre les véritables visages et identités de ces mannequins de chair et d’os. Et c’est le spectateur, penaud, qui se retrouve dans une cage à observer le dernier tableau.

    Si ces spectacles ont finalement eu lieu hier, le débat public prévu à 19 h 30 a été reporté. « Jeudi soir, le théâtre a été envahi, la porte en verre a été brisée, c’est un symbole extrêmement fort de viol à la liberté d’expression », a rappelé hier Jean Bellorini, le directeur du TGP. Devant cette « incapacité à dialoguer, malgré toutes nos tentatives », le jeune metteur en scène a donc préféré reporter ce débat entre partisans et détracteurs de la pièce. Il pourrait avoir lieu au 104, à Paris, où sont prévues les prochaines représentations à partir du 7 décembre. En attendant, il reste quelques places pour assister à celles de ce week-end au TGP.

    JG Bontinck – Publié le 29 novembre 2014

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  5. Lu dans Télérama dit :

    Visiblement les extrêmes ont les mêmes méthodes…
    Sam

    (…) L’expo-performance « Exhibit B » est prise dans la tourmente après l’interruption, jeudi 27 novembre, d’une partie des représentations. Mais Jean Bellorini, le capitaine du Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis (93) garde son regard fixé sur un cap précis – jouer – sans lâcher : « Plus que jamais, il faut tenir », vient-il de nous dire encore cet après-midi. « Pour défendre le théâtre et affirmer sa mission de service public. Je le pense encore davantage après la soirée d’hier soir : l’œuvre de Brett Bailey est salutaire pour l’humanité toute entière. Ce soir, les représentations vont donc avoir lieu, même si je dois pour cela convoquer les CRS en tenue de robocop pour que la loi soit respectée. En l’occurrence, la liberté d’expression. »

    « Exhibit B » n’a pu jouer que deux fois sur les sept représentations prévues, faute de spectateurs. Ils étaient en effet refoulés par des manifestants de plus en plus agressifs. Les petits groupes de vingt-cinq personnes qui devaient chacun leur tour se confronter à douze « tableaux vivants » dénonçant les horreurs de la colonisation européenne en Afrique n’ont pas tous pu entrer. La manifestation des opposants à l’exposition avait pourtant commencé, dans un relatif climat de dialogue. En fin d’après-midi, une cinquantaine de militants répondaient aux appels du « collectif Exhibit B » et du Conseil Représentatif des Associations Noires, qui ne s’associe toutefois pas aux accusations de racisme à l’encontre d’« Exhibit B ». Mais selon plusieurs témoins, dans la foule, beaucoup continuaient de croire que se jouait à l’intérieur du théâtre un véritable zoo humain, alors qu’il ne s’agit que d’un procédé de mise en scène sur lequel s’appuient des acteurs, tous très engagés et consentants.

    (…)

    Après quelques discours devant les caméras de télé sur le parvis du théâtre, les manifestants (évalués à cent trente à la fin) et le personnel du théâtre avaient fini par discuter, jusqu’à ce qu’une quinzaine de gros costauds s’affichant comme « La Brigade anti négrophobie » changent brusquement la donne. Invectives contre le « blanc colonisateur », pressions et molestages (une employée du théâtre a reçu des coups), bris de la porte en verre du théâtre, irruption à l’intérieur de cinq personnes rapidement maîtrisées…
    « Ces groupuscules ne veulent que produire de la violence. En faisant cela, ils desservent la cause de la représentation des noirs dans la société qu’ils prétendent défendre… » affirme José Manuel Gonçalvès qui rappelle que, « dans la République Française, la liberté d’expression est protégée par la loi, que le racisme est interdit par d’autres textes législatifs. » Porter le débat devant la justice à ce dernier titre est une meilleure solution pour la démocratie.
    Ce type de réflexion citoyenne, voire de débat moral et philosophique, Jean Pierre Aurières professeur d’histoire en Première ES au lycée Paul Eluard de Saint-Denis, compte bien l’avoir, dès lundi matin, avec ses seize élèves qui furent les derniers à avoir visité l’expo jeudi. Passionné de théâtre et militant de la pédagogie de terrain (il emmène depuis huit ans ses classes dans des voyages d’études géopolitiques, de Madagascar à l’Afrique du Sud), il est encore bouleversé par la vision de ces quelques « fous furieux » envahissant le théâtre, prêts à tout casser. « Mes élèves, d’origines diverses comme tous les gamins de Saint-Denis, ont été profondément choqués eux-aussi. Ils ont été bouleversés par l’exposition, sans aucune ambiguîté selon eux. Et ils ont été encore plus étonnés qu’on la perçoive comme raciste. Et qu’on les injurient et les poursuivent à la sortie parce qu’ils sont allés au théâtre ! Eux dont tous les parents sont issus de l’immigration. »

    Lilian Thuram, l’ancien footballeur, créateur de la fondation Thuram-Education contre le racisme, a vu « Exhibit B » jeudi après-midi en avant-première. Il la trouve « très forte et dérangeante (…) parce qu’elle questionne personnellement sur ce que c’est qu’être noir ou être blanc dans la société ». Il n’y voit pas la moindre trace de racisme.

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  6. Bel-Air dit :

    Vraiment, toute ses manifestations à l’encontre de cette expo sont une honte!!! Je suis triste de vivre dans un pays aussi divisé. Aucune unité ! Entre les ultra-catho, les faux « français de souche », les sionistes, les islamistes ultra, les conspirationnistes. On vit vraiment dans le monde de l’ultra et ce n’est pas extra ! Je ne m’y retrouve plus. Pourquoi les Français détestent-ils autant leur pays ?

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  7. houari dit :

    Le racisme existe, la liberté d expression doit être totale, néanmoins, elle doit avoir ses limites quand elle choque les personnes intéressées.

    mettre des noirs dans des cages pour dénoncer le racisme, pourquoi pas si cela peut faire avancer la cause anti raciste.

    Mais quand j’ai vu les images, j’étais été choqué, j’avais envie de vomir. c’était INSOUTENABLE

    Que penser des personnes blacks qui se sont vus a travers ces acteurs. faut s’imaginer blacks et imaginer leur réaction.

    il aurait plutôt fallu une rencontre entre l’auteur de cette pièce et les associations blacks AVANT le spectacle pour expliquer cela et pas après.

    maintenant, deux remarques:
    -le parti pris de la presse et du jsd en particulier  » de l’art, une œuvre, un spectacle, des groupuscules blacks, liberté, etc… » les mots ont été choisis volontairement pour mettre face a face des racistes noirs ou groupuscules noirs contre de l’art.
    En lisant la presse, y’avait les bons et les racistes.

    -ensuite, remplacer les blacks par des juifs ou des arabes ou des homos, ne pensez vous pas que tous les biens pensants auraient été vents debout contre cette manifestation?

    est il normal que l’auteur et les associations blacks se battant pour la même cause doivent se retrouver face a face dans une manifestation?

    conclusion: la pièce devait être nécessaire, mais un travail de pédagogie aurait du être fait en amont et pas après ou pendant le spectacle

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  8. Gabriella dit :

    L’IDEE : il s’agit d’une reconstitution des zoos humains de l’ère coloniale 12 « tableaux vivants »
    incarnés par des figurants: un esclave dans un champ, une femme enchaînée, deux pygmées, parmi
    les antilopes……Autour de leur cou, des cartons indiquent leur sexe, leur âge et leurs mensurations.
    Ils sont tous parfaitement inertes, mais suivent les spectateurs du regard.
    LA POLEMIQUE : créée en 2010 la performance du Sud-Africain Brett Bailey suscite régulièrement la colère de
    certains militants d’extrême gauche. Déprogrammée au Barbican Center de Londres Exhibit B est la
    cible d’une pétition visant son annulation à Paris. En cause : un artiste blanc ne devrait pas avoir le droit de
    montrer des corps africains humiliés.
    ET ALORS ? Ses détracteurs font preuve d’une bien-pensance stérile. On a beau avoir étudié des camps
    de concentration, la réalité de l’Histoire s’étoffe lorsque l’on se rend à Auschwitz. Il en va de même ici.
    En nous mettant dans la peau d’un spectateur du XIX siècle, Brett Bailey nous confronte aux racines
    du mal – la déshumanisation des individus. Le travail mémoriel est plus fort lorsqu’il passe par
    l’expérience.
    Lu dans l’Express Styles
    Je n’étais pas présente mais une personne que je connais a été fortement violentée, certains manifestants se vanteraient de ne pas avoir vu la pièce !! cette violence est condamnable.

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  9. Lu dans Libé 10/12/14 dit :

    Selon la justice, saisie par des associations, le spectacle, très controversé, ne porte pas atteinte à la dignité humaine.

    La justice a débouté mardi les associations demandant la suspension du spectacle «Exhibit B», qu’elles jugeaient raciste, estimant au contraire que cette exposition «ne porte pas atteinte au respect de la dignité de la personne humaine».

    Dans son ordonnance transmise par le tribunal administratif, le juge du référé-liberté a souligné que la mise en scène de Brett Bailey s’inscrivait certes, «au plan formel, dans une certaine continuité avec les « zoos humains » présentés à la fin du XIXe siècle et au tout début du XXe siècle». Mais «la représentation artistique en cause a pour objet de dénoncer, sans ambigüité, l’asservissement des populations noires lors de la période coloniale ainsi que des traitements contraires au principe de respect de la dignité humaine ou aux droits de l’homme dans le monde contemporain», poursuit l’ordonnance.

    Dans ces conditions «la représentation artistique « Exhibit B », alors même qu’elle peut être perçue par les spectateurs ou ses détracteurs comme suscitant, du fait des spécificités de la mise en scène et des sujets abordés, une très forte émotion, ne porte pas atteinte au respect de la dignité de la personne humaine», selon le texte.

    Le tribunal avait été saisi en référé par le Centre Dumas-Pouchkine des diasporas et cultures africaines, l’Alliance noire citoyenne et l’association L’Amozaïk notamment, qui demandaient la suspension de l’installation du sud-africain Brett Bailey. «L’exercice de la liberté d’expression et de la liberté de création est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés», rappelle également l’ordonnance.

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  10. Paul dit :

    « Personnellement, je suis partagée. Je n’imagine pas aller voir cette expo car je me sentirai mal à l’aise de voir des personnes dans des cages et même si ce sont des artistes rémunérés. Je me sentirai voyeuriste et je pense que c’est le but recherché par l’artiste. »

    Juger un spectacle sans le voir. Juger de son ressentis en regardant des photos. Comme juger un livre juste en lisant le résumé. Dans quel monde vivons nous qu’on censure sans même regarder ? Juste en regardant de pauvres photos sur internet ? Quel monde préparons nous là ?

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