IESH : une « faculté islamique » à Saint-Denis ?

Vous aimerez aussi...

90 réponses

  1. Mourad dit :

    matricule 093-2465Z = identifiant de l’établissement (UAI) auprès de l’académie de Créteil.

    L’identifiant exact est 0932465Z ( il n’y a pas de tiret) ; j’ai jeté un œil sur l’intranet de Créteil : établissement créé en 2004.

    5

    0
  2. Dame Catule dit :

    @Mourad: à travers cet identifiant, il s’agit plutôt d’un enregistrement et d’une autorisation d’exercer des activités d’enseignement, non ? Car bien des établissements privés du supérieur n’ont que ce « visa », dont ils se servent faussement pour faire croire qu’ils sont « reconnus » par l’Etat ainsi que leurs diplômes « maison »…
    Ici, il y a cependant un problème supplémentaire car cet établissement a tout d’un lieu d’enseignement religieux contrôlé par l’UOIF, un « Séminaire islamiste » en quelque sorte, et on peut s’étonner que l’Etat qui se dit soucieux d’une formation aux principes fondamentaux de la République des responsables de lieux de culte donne son aval à cet établissement. Il serait bon que le Ministère soit saisi et s’explique sur l’autorisation d’exercer donnée à cet établissement.

    14

    1
    • Mourad dit :

      Absolument … L’UAI (Unité Administrative Immatriculée) a remplacé l’ancien RNE ; c’est le numéro d’identification de l’établissement scolaire ( 7chiffres suivi d’une lettre) délivré par l’Education Nationale … une sorte de SIREN ou SIRET mais pour les établissements scolaires si vous voulez.

      On trouve ce numéro sur le papier à entête et dans tous les documents officiels de l’établissement ; exemple Paris VIII = 0931827F

      Je ne comprends pas votre affirmation : « ils se servent faussement pour faire croire qu’ils sont « reconnus » par l’Etat » … mais si l’établissement à un UAI c’est qu’il est RECONNU !

      5

      0
    • Dame Catule dit :

      @Mourad: Tout dépend de ce que l’on veut faire dire à cette « reconnaissance » : rares sont les établissements privés du supérieur délivrant des diplômes, licences ou masters, reconnus par l’Etat. Pour ces diplômes, l’Etat exerce un contrôle sur le contenu des formations,sur le volume des heures d’enseignement, et la qualité des enseignants, comme pour les Universités publiques. Dans ce cas, le système des équivalences (à l’échelle européenne dans le cadre du cursus LMD) peut jouer.
      Ici, nous en sommes loin, très loin même… Les diplômes délivrés par cet établissement ne valent que pour cet établissement et les organismes qui le soutiennent. En clair, l’UOIF forme des jeunes pour l’UOIF. Que valent ces « diplômes » en dehors de l’UOIF ? Rien, probablement. Alors pourquoi cette « reconnaissance » par l’Etat ?

      14

      0
      • Mourad dit :

        @Dame Catule

        Vous écrivez « rares sont les établissements privés du supérieur délivrant des diplômes, licences ou masters, reconnus par l’Etat ».

        … Exactement : il faut distinguer les  » D.E » les Diplômes d’Etat et les diplômes d’établissement ; certains diplômes d’établissement n’ont aucune valeur reconnue sur le marché du travail ( écoles à faire du fric … il y en a hélas à foison), d’autres diplômes d’établissement ont un prestige national voire internationale.

        J’ai jeté un œil sur Google MAP ( c’est dans la zone de chalandise de Goldo !) … je ne vois pas comment l’établissement peut caser 2.000 étudiants par an ! à tout casser il y a 500m2 ce qui veut dire environ 300 m2 utiles … peut être y a t il un sous sol ! Ils doivent à mon avis faire des  »séminaires » … et ensuite distribuer des bulletins de présence qu’ils baptisent « diplômes ».

        Pour tout ce qui est  »contrôle », j’adhère bien entendu à vos suggestions. Avant, il y avait les « grandes oreilles » … Sarkozy nous a rendus sourds !

        8

        0
  3. Samy dit :

    Voici ce qu’on pouvait lire il y a quelques semaines sur le site de l’IESH de Paris :

    « L’IESH de Paris est le plus grand institut d’enseignement et de formation de Coran, langue Arabe et sciences Islamiques. Il est également le seul institut reconnu par le ministère de l’éducation nationale, et, le seul qui dispense des formations intensives (tous les jours de la semaine). »
    « Par exemple, dans le domaine de la formation des Imams, aumôniers (es) et de théologie Musulmane, c’est le seul qui propose une licence (bac+3), et à partir de l’an prochain, un Master et un Doctorat (suivant le système LMD). »

    Le site de l’IESH de Paris semble avoir été « toiletté » récemment !

    9

    0
    • Suger dit :

      Quelques questions sur les affirmations, à propos de ses diplômes, présentes sur le site de l’IESH avaient été transmises au ministère cet été. Apparemment, il doit y avoir une relation avec le toilettage récent du site…
      Il n’en reste pas moins que d’autres questions sur cet établissement restent entières et qui ne concernent pas que le ministère de l’enseignement supérieur.

      11

      0
    • Mourad dit :

      Si l’établissement propose un cycle « LMD » (ce qui veut dire Licence + Master+ Doctorat) … cela veut dire que l’établissement dispense des D.E. … des diplômes d’Etat !

      Je ne comprends plus rien … je verrais demain.

      Bonne soirée

      2

      0
      • Suger dit :

        Mais cela, c’était avant ! Avant le toilettage du site il y a quelques jours, avant que le ministère ne fronce les sourcils et ne fasse les gros yeux… Comme je le dis ci-dessus, les questions posées au ministre n’ont pas été inutiles et l’IESH a revu fortement ses prétentions ou ses contre-vérités dans la présentation de ses formations.

        8

        0
  4. Marcel dit :

    Non, je ne savais pas.
    Effectivement, c’est  » la tarte à la crème  » : chacun doit savoir ce qui est reconnu par l’Etat , et ce qui ne l’est pas au titre de l’Enseignement Supérieur Universitaire soit directement ou par équivalence faisant l’objet d’un décret.
    Pour les ingénieurs , c’est clair : la CTI ( Commission des titres d’Ingénieurs ) délivrés par des Ecoles publiques , privés ou de statut particulier ……………..ou rien du tout d’officiel.
    Peut-être serait-il intéressant de questionner un universitaire médiatique désormais – sauf erreur – Professeur d’Islamologie à PARIS 8 ( VIII ) Mathieu Guidère ( dont le cursus est ce qu’il est et a été …….) peu importe !
    Autrement dit, Saint-Denis avec sa Grande Mosquée – dont l’ouverture officielle ne saurait tarder- devrait devenir le creuset d’un Islam conquérant .
    Quant à l’Imam en charge de la Grande Mosquée proche de Paris 8, quel rapport aura-t-il avec cet Etablissement voisin ?

    3

    0
  5. Olympe dit :

    C’est donc Ahmed Jaballah qui est le « doyen » de cet établissement. Mais cet ex-Président de l’UOIF n’est-il pas aussi celui qui avait déclaré : « L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique » ? Cela donne sans doute une idée plus exacte de l’objectif de ce centre de formation…
    D’autre part, on peut lire sur le « Huffington Post » un article du 18 janvier 2016 concernant l’IESH de Château Chinon, le premier établissement de ce type installé en France, rédigé par Patricia Lalonde, Secrétaire Générale de l’ONG MEWA, chercheuse à l’IPSE (« L’idéologie des Frères Musulmans au coeur de la France? ») :
    http://www.huffingtonpost.fr/patricia-lalonde/lideologie-des-freres-mus_b_9007088.html?utm_hp_ref=france

    12

    1
    • Louise dit :

      Merci pour cet article. Je retiens les passages suivants :

      « Je prends un exemple : une association, créé par les Frères Musulmans, l’IESH (Institut Européen des Sciences Humaines) s’est installée dans le Morvan, à Château Chinon » … « Cet institut a des antennes à Paris et à Orléans ainsi qu’en Angleterre, en Allemagne, à Francfort et vient d’ouvrir un centre qui propage la même idéologie tout récemment en Italie à Vérone. L’Institut de Château Chinon s’étend au cœur de la France, sur un terrain de 110.000m2, sur les anciens lieux d’un centre de vacances et organise au cours de stages des programmes d’apprentissage à l’éducation islamique pour les jeunes immigrés, des cours d’éducation au Coran, voir comment psalmodier le Coran, des cours de « purification de l’âme », des cours pour apprendre la Charia. Elle y enseigne les Fatwas du Conseil Européen pour la Fatwa et la Recherche de Dublin, présidé par le Mufti de Doha, Youssef Al Qaradawi, dont celle sur le devoir de soumission des femmes et l’obligation du port du voile. Elle distribue en fin de programme un certificat qui n’est évidemment pas reconnu par le gouvernement français mais qui est considéré comme essentiel par l’UOIF et les Frères Musulmans. »

      Donc le « certificat » délivré par l’IESH de Château-Chinon « n’est évidemment pas reconnu par le gouvernement français » mais « est considéré comme essentiel par l’UOIF et les Frères Musulmans ».
      Quid alors des « diplômes » délivrés par l’IESH de Paris ? En quoi l’IESH de Paris est-il « reconnu » par le Ministère de l’Enseignement Supérieur ? Pour le contenu de ses enseignements, pour ses « diplômes » ?
      Par ailleurs, sur le site de l’IESH de Paris, on peut lire : « Depuis la rentrée 2015, l’IESH accueille les étudiants boursiers désirant poursuivre le cursus de Langue, Littérature et Civilisation Arabes. » Donc l’Etat, via les bourses étudiantes, finance des études dans cet établissement ?

      12

      0
    • Olympe dit :

      @Louise : C’est en effet incroyable ! Si ce que dit l’IESH est vrai, cela veut dire que l’Etat finance les études de jeunes qui ont pour seul débouché de se mettre au service de l’UOIF et de la confrérie des Frères Musulmans.
      Autre scandale : j’ai lu dans cet article de Patricia Lalonde que l’Etat permettait de déduire des impôts les dons faits à l’association qui gère l’IESH ! L’Etat finance donc doublement cet établissement… qui ne délivre que des « diplômes » reconnus par l’UOIF.

      11

      0
  6. Mourad dit :

    En premier lieu, si vous découvrez que les Frères Musulmans ont la main mise sur l’enseignement Coranique dans toute l’Europe, et dans tout le Maghreb vous avez plusieurs métros de retard.

    Petite anecdote, lors d’une de mes visites à Nuit Debout à République, je me suis retrouvé par pur hasard dans une manif soit disant « spontanée » de soutien à Morsi (Ancien Président d’Egypte, Frère Musulman, grand ami de Jaballah) ; il y avait toujours les mêmes, le PIR, le CCIF, la nébuleuse Alkanz, les mouvements Notre Police Assassine, le contrôle au facies, des drapeaux palestiniens etc etc. Tout ces gens là sont de connivences et poursuivent un objectif très précis : faire monter la mayonnaise pour qu’il y ait une explosion des banlieues. Je pense même que leur but ultime c’est d’amener Marine Le Pen au pouvoir pour que l’explosion soit encore plus spectaculaire.

    Dans une précédente contribution, je vous indiquais que la 5ème colonne d’Estrosi n’était pas un mythe mais une réalité largement sous-estimée par les pouvoirs publics … qui sont eux-mêmes pollués de l’intérieur.

    Autre exemple : le candide Pupponni (Maire de Sarcelles), après avoir laissé faire pendant des années, il vient dernièrement (avril 2016) de dénoncer les écoles coraniques aux mains des salafistes dont une école très active … 4 mois après, il ne s’est rien passé !

    Enfin moi-même, j’ai fait un signalement au numéro vert 0800 00 56 96 ; au moins une fois par semaine, je passe à  » l’endroit » … aucune fermeture ! idem toutes les mosquées salafistes du 77.

    Vous savez quand la police est dans l’incapacité de régler une fois pour toute les trafics de drogue tenus par une poignée de dealers comme à Gaston Dourdin, comment voulez-vous qu’elle appréhende les Frères Musulmans et les salafistes, mouvements organisés, structurés ? Je ne vois que l’armée puisque nous sommes en guerre parait-il …

    Bonne Journée à tous

    4

    1
    • Olympe dit :

      Je suis comme vous et ce n’est pas aujourd’hui que je découvre l’influence de la confrérie des Frères Musulmans en Europe. Par contre, bien que dionysienne, je ne connaissais pas l’existence de cet établissement « d’enseignement supérieur » de l’UOIF à Saint-Denis.
      D’autre part, avant de mobiliser la police ou l’armée…, il faut peut-être tout simplement que l’Etat commence par être cohérent : il ne peut pas continuer à financer (bourses aux « étudiants », réductions d’impôts pour les dons) ce type d’établissement. Il peut retirer son agrément d’exercer une activité d’enseignement (que l’IESH présente comme une « reconnaissance » !).
      Il doit a minima exercer un rôle de contrôle : comment a-t-il pu pendant des années laisser l’IESH faire croire qu’il pouvait délivrer des diplômes reconnus par l’Etat, ce qui était faux ? Le toilettage du site de l’IESH, qui a cessé enfin ce mensonge il y a quelques jours, montre bien que le simple rappel du droit produit son effet.

      11

      0
  7. Mourad dit :

    J’ai retrouvé une photo avec Jaballah (au centre) et Morsi (à droite).

    http://img15.hostingpics.net/pics/274436AhmedJaballahMohamedMorsi.jpg

    Je vous rappelle que l’UOIF (Jaballah) est une pure émanation de Sarkozy qui s’est cru plus malin que les autres avec son Islam de France … si on ajoute la suppression des R.G … et il ose la ramener et donner des leçons ! quel manque de clairvoyance et de jugeote ce type …

    11

    0
  8. Bill dit :

    Le Monde propose le témoignage intéressant de l’écrivain, ancien Frère Musulman, Farid Abdelkrim.
    Je vous propose un extrait ci-dessous qui illustre à mon avis la pénétration du discours frériste à St Denis, soutenu avec brio par les nombreuses visites de T Ramadan et ses soutiens locaux.

    « Grand bricolage idéologique
    Un discours habité par un esprit revanchard, dopé par les récits héroïques des guerres de libération, des résistances afghane, palestinienne, tchétchène face à cette volonté internationale inavouée d’empêcher le rayonnement de l’islam.
    Un discours qui justifiera notre présence en France seulement pour exiger qu’elle s’incline face au sang et à la sueur versés pour elle par nos ancêtres. Un discours qui prendra fait et cause pour les banlieues en condamnant un néocolonialisme sévissant sur des générations d’enfants nés ici mais que Mère patrie refuse de reconnaître comme les siens.
    Racisme, discriminations, stigmatisation seront convoqués tous azimuts dans ce grand bricolage idéologique alimentant un discours de victimisation faisant fi de la moindre allusion à une possible part de responsabilité. Mais si cette dernière venait à être indiscutablement établie, le discours abattait alors sa dernière carte, son joker, l’argument suprême : « Ce qui arrive est de l’entière responsabilité des Juifs. »
    Un discours qui, si ce n’était pas assez, fera la part belle aux thèses complotistes et conspirationnistes. Un discours faisant endosser à la femme le rôle potentiel de cheval de Troie d’un Occident fomentant l’anéantissement de l’oumma, donc de ­l’islam, en la pervertissant. Et cette même femme, parce qu’incarnant le lieu de toutes les tentations sexuelles, devra, d’après l’homme, être cachée. Et au beau milieu des mouvements islamiques, les Frères musulmans ne se sont jamais lassés de ­claironner qu’ils étaient les détenteurs de l’islam authentique. »

    Et le discours comme quoi il n’existe qu’un seul islam pur et authentique (pas l’islam de leurs parents donc) est aussi de plus en plus assumé à St Denis.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/04/farid-abdelkrim-j-ai-une-responsabilite-dans-la-radicalisation-de-l-islam-en-france_4992360_3232.html#0h82zcm8dYVy20fG.99

    11

    0
  9. Marcel dit :

    Rappel d’une lecture utile :

    UOIF, Frères musulmans, salafisme : le dessous des cartes, Publié le 05/02/2016 à 22:08

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – A l’occasion de la 9ème Rencontre Annuelle des Musulmans du Nord, Mohamed Louizi, ancien frère musulman, décrypte les liens entre l’UOIF et la confrérie qualifiée dans certains pays d’organisation terroriste.
    Ex-président des Étudiants musulmans de France (Lille), Mohamed Louizi est ingénieur. Son dernier livre, Pourquoi j’ai quitté les frères musulmans vient de paraître aux éditions Michalon

    PROPOS RECUEILLIS PAR ALEXANDRE DEVECCHIO

    La 9ème Rencontre Annuelle des Musulmans du Nord organisée par l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France) a lieu ce dimanche. Trois orateurs étrangers prêchant ouvertement la haine ont été déprogrammés. Cependant beaucoup dénonce la proximité de l’UOIF avec les Frères musulmans … Comment définir l’idéologie de ces derniers?

    Mohamed Louizi: Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans avait défini son islam globalisant, son idéologie politique, comme étant, je cite: «une organisation complète qui englobe tous les aspects de la vie. C’est à la fois un état et une nation, ou encore un gouvernement et une communauté. C’est également une morale et une force, ou encore le pardon et la justice. C’est également une culture et une juridiction, ou encore une science et une magistrature. C’est également une matière et une ressource, ou encore un gain et une richesse. C’est également une lutte dans la voie d’Allah et un appel, ou encore une armée et une pensée. C’est enfin une croyance sincère et une saine adoration. L’islam, c’est tout cela de la même façon».

    En 1924, le califat Ottoman, «l’homme malade», avait fini par chuter. Dans l’esprit d’Hassan Al-Banna, ce dernier représentait le symbole politique de l’unité des musulmans face aux occidentaux. En 1928, il décida de créer sa mouvance islamiste, premièrement, pour libérer l’Egypte de la colonisation britannique et lutter par tous moyens contre la présence juive et l’établissement d’Israël en terre sainte des trois monothéistes, et deuxièmement, pour établir un nouveau califat/état islamique mondial et atteindre le «Tamkine» global, qui signifie la suprématie de l’islam frériste sur tous les autres islams et sur toutes les autres religions, et l’application de ses règles juridiques et lois pénales pour gérer les rapports à l’intérieur de la société et avec l’extérieur de ce califat.

    Ensuite de l’individu, il faut former le foyer musulman, puis le peuple musulman, puis atteindre le gouvernement islamiste, puis établir le califat, puis reconquérir l’Occident puis atteindre le Tamkine planétaire.

    Théoriquement, dans ses écrits, se rêve est inscrit dans un processus stratégique partant d’abord et essentiellement de l’éducation de l’individu – d’où la priorité accordée aux «jeunes musulmans» par les frères lors de ce 9ème RAMN à Lille, entre autres. Ensuite de l’individu, il faut former le foyer musulman, puis le peuple musulman, puis atteindre le gouvernement islamiste, puis établir le califat, puis reconquérir l’Occident puis atteindre le Tamkine planétaire. Ça paraît fou comme idéologie et projet politique, mais force est de constater que depuis 1928, cette vision globalisante demeure opérante et présente, non seulement en Egypte, mais partout ailleurs, y compris en France.

    La définition que j’ai donnée ci-dessus, est extraite du livre: 20 principes pour comprendre l’islam, formalisés par Hassan Al-Banna, développés par Youssef Al-Qaradawi et traduit en français par Moncef Zenati. Celui-ci est membre du bureau national de l’UOIF, chargé de l’enseignement et de la présentation de l’islam. Pis, ce livre idéologique est enseigné à des jeunes adultes, depuis au moins deux ans à «l’Institut Al-Qods» (Jérusalem), créé par des frères cadres de l’UOIF au CIV (Centre Islamique de Villeneuve d’Ascq) et à la mosquée de Lille-Sud où professe Amar Lasfar. La personne qui s’est chargée de délivrer toutes les semaines ses 20 principes idéologiques à la jeunesse est un professeur, payé par les deniers de l’Etat, au Lycée Averroès.

    FigaroVox: Les Frères musulmans sont considérés comme une organisation terroriste dans certains pays. Pourtant lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a fait de l’UOIF l’un de ses principaux interlocuteurs et a qualifié ce mouvement d’ «orthodoxe». Qu’en est-il réellement?

    M.L.: Effectivement, les Frères musulmans sont désormais classés comme organisation terroriste par plusieurs pays. Par exemple, l’Arabie Saoudite l’a fait en mars 2014. En novembre de la même année, c’est au tour des Emirats Arabes Unies de classer la mouvance et ses ramifications internationales, y compris l’UOIF, sur sa liste. L’UOIF avait déclaré dans un communiqué publié le 17 novembre 2014 qu’elle «étudie toutes les voies et se réserve le droit d’agir afin d’obtenir réparation», chose qu’elle n’a jamais faite!

    De l’autre côté de la Manche, le Premier ministre britannique David Cameron avait prévenu, suite à une enquête très fouillée, dans une lettre adressée le 17 décembre dernier aux députés, que tout lien avec les Frères musulmans pourrait être considéré comme «un éventuel signe d’extrémisme». Il avait écrit: «Certaines sections des Frères musulmans ont une relation ambiguë à l’extrémisme violent». Il est parti encore plus loin en affirmant qu’ «être membre, associé ou influencé par les Frères musulmans devrait être considéré comme un signe d’extrémisme». Depuis, il semblerait que les Frères en Grande-Bretagne sont mis sous surveillance.

    Le communiqué du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, publié le 2 février, avertissant l’UOIF au sujet de son 9ème RAMN utilise une terminologie nouvelle et inhabituelle dans le rapport avec l’UOIF, je cite: «totale vigilance», «poursuites immédiates» et «sanctions appropriées». Il me semble que c’est la première fois depuis la création de cette mouvance en 1983 que l’Etat puise ses mots d’un champ lexical très particulier. Quelque chose commence sérieusement à changer dans le rapport entre l’Etat et l’UOIF. Quant au qualificatif «orthodoxe», utilisé par Nicolas Sarkozy avant la création du CFCM, je crois qu’il n’y a que lui qui pourrait, peut-être, le définir. Pour ma part, je comprends cette orthodoxie comme une fidélité absolue à l’idéologie d’Hassan Al-Banna dans sa dimension politique comme dans sa dimension jihadiste.

    La différence entre les Frères et les autres, c’est une différence de degré et non de nature.

    FigaroVox: Les Frères musulmans se disent légalistes et non violent…

    M.L.: Ce n’est pas vrai. Il n’y a qu’à lire l’intégralité de «l’Epître du jihad», écrite par Hassan Al-Banna que j’ai traduite dans mon essai autobiographique: Pourquoi j’ai quitté les Frères musulman, et qui circule toujours dans des cercles fermés des frères de l’UOIF en France. Son contenu n’a aucune différence avec la matrice idéologique jihadiste de toutes les organisations terroristes: Al-Qaïda, Al-Nosra, Daesh, etc. L’on y trouve, les mêmes textes violents, la même rhétorique jihadiste et les mêmes préconisations à recourir, par obligation religieuse, à l’usage des armes. La différence entre les Frères et les autres, c’est une différence de degré et non de nature. Il y a ceux, comme les groupes qui usent de la violence maintenant et ici. Les Frères les soutiennent, directement ou indirectement, et peuvent y recourir le moment venu. Je rappelle que l’appel au jihad en Syrie a été lancé, depuis le Caire, le 13 juin 2013, par une coalition composée de Frères musulmans et de salafistes. Le président de l’Egypte à cette époque s’appelait Mohamed Morsi. Les frères actuellement à la tête de la confrérie à l’internationale comme ici en France font parti du courant de Sayyid Qotb, la référence de tous les jihadistes contemporains, qu’il soit frères ou pas.

    FigaroVox: Certains évoquent un double discours. Est-ce établi?

    M.L.: Lors de l’éclatement de l’affaire qui avait opposé le lycée Averroès à un professeur de philosophie, en février 2015, Amar Lasfar, le président de l’UOIF avait déclaré face à la caméra de France Télévision que l’UOIF n’a aucun lien avec les Frères musulmans. Un an plus tard, presque jour pour jour, Mohamed Karrat, l’un des lieutenants fidèles d’Amar Lasfar et qui est aussi recteur de la mosquée de Villeneuve d’Ascq, cadre responsable de la Ligue Islamique du Nord et professeur au lycée Averroès, a déclaré lors d’un court discours, en français, devant des fidèles, ce vendredi 5 février, que derrière l’attaque qu’a subi le 9ème RAMN prévu à Lille, «c’est l’UOIF qui est visé». Il a dit: «L’UOIF est accusée d’être des Frères musulmans, et ça, personne ne s’en cache. Nous ne cachons pas notre identité. Nous en sommes fiers …» Ainsi, l’un dit qu’il n’y a pas de lien entre l’UOIF et les Frères musulmans et se permet d’attaquer en justice ses contradicteurs pour diffamation. Un an plus tard, l’UOIF affirme son identité frériste publiquement. Voici un exemple éclatant de ce double-discours presque banal. Je considère qu’au-delà du double discours, il y a un discours «en arabe» et un autre «en français».

    Les Frères musulmans s’emploient depuis le début des années 1980, sur le vieux contient à acquérir divers « territoires » privés pour inscrire, dans la durée, leur récit islamiste comme élément du récit national de chaque pays de l’Europe.

    FigaroVox: Peut-on parler de stratégie globale d’islamisation en France et Europe?

    M.L.: Dans tous les pays où se trouvent des Frères musulmans, en Orient comme en Occident, le projet islamiste est le même depuis la création de la mouvance par Hassan Al-Banna en 1928. Il s’agit de rétablir le califat islamique aux frontières historiques, y compris là où l’islam avait une présence en Europe. Ce projet a un nom: le projet Tamkine. Dans le monde arabo-musulman, les expériences de cette mouvance passent par des hauts et des bas. Ils arrivent à percer un temps. Ensuite, ils sont mis en difficulté. Mais ils ne disparaissent pas. Eux-mêmes décrivent leur influence comment étant une succession de phases et de cycles: naissance, puis ascension, puis apogée, puis déclin, puis latence, puis ascension à nouveau et ainsi de suite.

    Ici, en Europe et en Occident, les choses se présentent autrement. Car si le monde arabo-musulman est considéré déjà comme un «territoire» acquis. En Occident, cela n’est pas le cas. Les Frères musulmans s’emploient depuis le début des années 1980, sur le vieux contient à acquérir divers «territoires» privés pour inscrire, dans la durée, leur récit islamiste comme élément du récit national de chaque pays de l’Europe. Cette opération s’appelle le «Tawtine». Elle est exécutée par la construction de mosquées-cathédrales, d’acquisitions immobilières diverses et variées, de construction d’établissements scolaires privés, etc. Car sans le «Tawtine», le projet Tamkine ne peut être mené efficacement. Si le Tawtine est l’objectif territorialiste d’une étape, le Tamkine est le but ultime pour que la loi d’Allah, telle qu’elle est comprise par les idéologues et oulémas des frères, domine l’Europe et l’annexe à l’Etat Islamique tant rêvé par les Frères.

    Chakib Benmakhlouf, ex-président de la FOIE (Fédération des Organisations Islamiques en Europe), avait déclaré, dans une interview au journal londonien arabe Asharq Al-Awsat, le 20 mai 2008, je traduis: «Au sein de la FOIE, nous avons un plan d’action, nous avons un plan d’action sur 20 ans; sur le court terme, le moyen et le long terme. Certains événements, malheureusement, se déroulant de temps en temps, influent négativement sur l’avancement de notre action. Certains musulmans se sont vite sentis attirés vers des combats marginaux et cela perturbe notre plan d’action global.»

    FigaroVox: Vous accusez l’UOIF d’être «une base de réserviste»…

    M.L.: Lorsqu’on lit et analyse l’«Epître du jihad» d’Hassan Al-Banna et les écrits de Sayyid Qotb, notamment son interprétation de la Sourate 8 et 9, entre autres, ainsi que son livre: Jalons sur la route, on déduit une constance idéologique chez les Frères: Le frère musulman, par définition, ne peut être que jihadiste, en opération, ou réserviste caressant le rêve de faire le jihad armé un jour. Lorsqu’il est en stade de réserviste, il doit soutenir par tous les moyens ceux qui partent faire le jihad: par le soutien financier, par le soutien médiatique, par les prêches, par les invocations, etc. Hassan Al-Banna avait construit cette idée fondamentale sur des textes religieux attribués au Prophète Mohammad: «Quiconque meurt sans avoir combattu et sans en avoir jamais eu le désir, meurt sur une branche d’hypocrisie»! C’est plutôt Hassan Al-Banna qui considère les Frères, en général, et l’UOIF en particulier, comme étant une base de réservistes.

    FigaroVox: Quelle est la différence entre frères musulmans et salafistes? Un frère musulman est-il forcément un salafiste? Un salafiste forcément un terroriste?

    M.L.: Ce que je peux confirmer, c’est que la matrice idéologique salafiste et jihadiste est la même pour les trois cités. Et ce, nonobstant les quelques disparités et variances de langages constatées, par-ci ou par-là. Ceci étant, un frère ne peut être que jihadiste ou réserviste. Le réserviste peut ne jamais porter des armes. Il peut se rendre compte de la supercherie et quitter. Il n’y a pas d’automaticité de passage d’un stade à l’autre. L’humain est imprévisible. Il peut être quiétiste et basculer ensuite dans le jihadisme le plus abjecte. Il peut être jihadiste et se repentir. Mais une chose est sûre: pour rompre avec tout ceci, il faut un traitement des racines de la violence, religieuse ou pas, à la source. L’idéologie des Frères Musulmans ne doit être exclue de cette lutte contre la radicalisation et les facteurs idéologiques qui la sous-tendent.

    Le projet Tamkine a besoin, en plus d’un territoire, d’une « base » humaine solide. Je fais remarquer le mot « base » veut dire en arabe le mot Qaïda.

    FigaroVox: Vous avez-vous-même été un «frère» actif parmi les Frères musulmans. Quelles sont leurs méthodes de recrutement et d’embrigadement?

    M.L.: Le couple prédateur/proie permet d’assurer l’équilibre des pyramides alimentaires d’un écosystème. Le prédateur choisit sa proie selon des critères dictée par la nature. La pyramide des Frères musulmans, celle décrivant les étapes du Tamkine, a aussi ses «prédateurs» qui sélectionnent leurs proies selon des critères dictés par l’idéologie et par les besoins en ressources humaines du projet Tamkine global. Chez les Frères musulmans, l’adhérent ne choisit pas l’association. C’est elle, telle une secte obscure, qui le choisit, et ce sont ses anciens membres qui le cooptent au terme d’un parcours initiatique très particulier.

    Le projet Tamkine a besoin, en plus d’un territoire, d’une «base» humaine solide. Je fais remarquer le mot «base» veut dire en arabe le mot Qaïda. Il s’agit d’un concept idéologique souvent utilisé dans les écrits de Sayyid Qotb, surtout dans son exégèse des sourates 8 et 9. Le même terme est utilisé par Al-Qaïda pour désigner son organisation terroriste internationale. Selon Sayyid Qotb, la création d’un état islamique sur un quelconque territoire a un préalable éducatif, idéologique et organique majeur. Celui de se constituer, avant toute autre chose, une base humaine solide composée de personnes, frères et sœurs, hautement éduqués et convaincus par l’idée et la nécessité de cette création en étant prêts, à tout moment, à tout sacrifier, y compris leurs vies, pour la concrétiser et la défendre contre vents et marées. Sayyid Qotb cite l’exemple du prophète Mohammed et sa réussite à se constituer à la Mecque une «base» humaine, de compagnons convaincus, avant d’immigrer et de s’établir à Médine, son nouveau territoire pour y instituer le premier état islamique conquérant selon l’interprétation politique de cet idéologue frériste.

    Les frères-prédateurs s’emploient à cibler des recrues pour constituer cette «base» solide et ce noyau dur dans chaque pays. Au terme d’une initiation idéologique, durant laquelle les 10 piliers de l’allégeance sont expliqués, à savoir: «la compréhension, la sincérité, l’action, le jihad (armé), le sacrifice, l’obéissance totale, la persistance, la fidélité à l’engagement, la fraternité et la confiance totale placée à l’endroit de la direction et du commandement», le/la candidat(e), répondent au standards idéologique passent à l’étape du serment d’allégeance où il/elle s’engage expressément en répétant l’attestation suivante: «Je m’engage devant Allah, le Tout-Puissant, à observer rigoureusement les dispositions et préceptes de l’islam et de mener le jihad pour défendre sa cause. Je m’engage devant Lui à respecter les conditions de mon allégeance aux Frères musulmans et accomplir mes devoirs envers notre confrérie. Je m’engage devant Lui à obéir à ses dirigeants dans l’aisance comme dans l’épreuve, autant que je le pourrai, tant que les ordres qui me sont donnés ne m’obligent pas à commettre un péché. J’en atteste allégeance et Allah en est témoin.». Dès lors la nouvelle recrue est missionnée pour œuvrer pour le projet Tamkine, éclairé par la devise mythique de la mouvance: «Allah est notre ultime but, le Messager est notre exemple et guide, le Coran est notre constitution, le jihad est notre voie, mourir dans le sentier d’Allah est notre plus grand espoir»!

    FigaroVox: Qu’est-ce qui vous a poussé à rompre?

    M.L.: Lorsque j’ai compris que la voie des frères est la voie de deux sabres pour imposer un Coran, j’ai tiré ma révérence et j’ai choisi le chemin apolitique et non-violent de mon grand-père maternelle et de mon père spirituel: Jawdat Saïd, le Ghandi du monde arabe.

    8

    0
  10. Mourad dit :

    Hors sujet

    Pour info, l’université Paris 8 ouvre une période dérogatoire d’inscription en Master 1 et Master 2 … ils restent des places !

    Cette période dérogatoire court du 5 au 23 septembre 2016 ; inscription à partir du site ou appeler Sonia MENDES au 01.49.40.70.75.

    0

    0
    • Bill dit :

      J’ai peur que l’actualité très activiste de Paris 8 sur la période qui vient de s’écouler n’incitent les parents à trouver d’autres solutions…

      4

      0
      • Mourad dit :

        C’est effectivement au niveau Gouvernance un peu la chienlit ; le mandat de la Présidente qui devait prendre fin en Juin 2016 a été prorogé ; le Tribunal Administratif a été saisi ; il a confirmé la prorogation.

        A titre tout à fait personnel, je trouve que cette présidente a fait un boulot remarquable pendant 4 ans …. maintenant il y a quand même des Statuts à respecter.

        Au surplus, Paris 8 a été en pointe contre la Loi Travail avec l’émergence d’énergumènes n’ayant rien à faire dans un environnement universitaire.

        3

        0
    • Marcel dit :

      Hors sujet bis
      Pour revenir au sujet initial , considérant que Mourad semble bien branché sur Paris 8 – qu’en est-il de l’ Islamologue Universitaire Mathieu Guidere titulaire d’une chaire à Paris 8 ???

      3

      0
      • Mourad dit :

        Je suis certain Marcel que tu en sais autant que moi … ou alors j’ai mis un nom sur « Marcel » qui ne correspond pas à la réalité.

        Mathieu Guidère … il vient d’arriver à Paris 8 ! tu veux savoir quoi ?

        0

        0
  11. Suger dit :

    Voici une préfiguration qui donne une idée du Projet « WAQF CAMPUS IESH », 1er campus dédié aux sciences islamiques, que l’UOIF souhaitait réaliser à Saint-Denis, mais ce projet n’apparaît plus sur leur site : trop ostentatoire peut-être ?…

    14

    0
    • Mourad dit :

      Depuis quelques mois St-Denis est exposée médiatiquement … c’est le moins que l’on puisse écrire.

      Des journalistes de toute l’Europe font des virées à St-Denis, sollicitent des itw (M.Guidére doit bien en avoir une dizaine par jour de sollicitations). Dans l’imaginaire de ces médias, islamisation européenne = labos avancés à St-Denis et Mollenbeck.

      Si le projet que vous annoncez devait se réaliser, la médiatisation serait instantanée. Je pense que la majorité municipale doit y réfléchir à deux fois avant de valider.

      6

      0
  12. Samy dit :

    Effectivement, on ne trouve aucune trace de ce projet « WAQF CAMPUS IESH » sur le site de l’IESH de Paris !
    L’IESH de Paris aurait-il revu récemment à la baisse ses ambitions d’extension-expansion sur Saint-Denis et au-delà ?
    Les demandes d’éclaircissements auprès du Ministère cet été au sujet des affirmations présentes sur le site de l’IESH (dont plusieurs ont été effacées depuis peu, notamment sur l’ouverture d’un Master et d’un Doctorat suivant le cursus LMD ainsi que les superlatifs utilisés par l’IESH de Paris dans sa page « qui sommes-nous? » : « le plus grand institut d’enseignement et de formation de Coran, langue Arabe et sciences Islamiques », « Par exemple, dans le domaine de la formation des Imams, aumôniers (es) et de théologie Musulmane, c’est le seul qui propose une licence (bac+3), et à partir de, ces l’an prochain, un Master et un Doctorat (suivant le système LMD). ») auraient-elles eu pour conséquence une marche arrière spectaculaire de la part de l’IESH ? Si c’est le cas, c’est plutôt rassurant !
    Au sujet de ce projet « WAQF CAMPUS IESH, 1er waqf dédié aux sciences islamiques » qui était prévu à Saint-Denis, il convient de s’interroger sur cette « folie des grandeurs » des Frères Musulmans : est-ce un hasard qu’ils aient choisi notre ville de Saint-Denis ? L’accueil bienveillant de la municipalité de Saint-Denis réservé au Frère Tariq Ramadan (islamiste notoire et petit-fils d’Hassan Al Banna fondateur des Frères Musulmans, qui est encore venu à Saint-Denis en décembre dernier tenir meeting à la Bourse du travail de Saint-Denis, moins d’un mois après les attentats de novembre), à ses amis et complices identitaires racistes qui se réunissent régulièrement à la Bourse du Travail de Saint-Denis (le Parti des Indigènes de la République par exemple, lequel a organisé en juin dernier un « FTour debout » devant la mairie de Saint-Denis, « événement » qui a fait un immense bide grâce à la mobilisation des dionysiens attachés aux valeurs de la République), cet accueil bienveillant de la municipalité de Saint-Denis n’aurait-il pas donné des ailes aux Frères Musulmans ?

    11

    0
    • Mourad dit :

      Vous écrivez : « Les demandes d’éclaircissements auprès du Ministère cet été au sujet des affirmations présentes sur le site de l’IESH « .

      Mais qui a formulé ces demandes d’éclaircissements ? Vous Samy ? Suger ? Dame Catule ? Qui a fait les copies d’écran de l’ancienne version du site IESH ?

      Le déroulé de ce fil est bizarroïde et je vais m’arrêter là ma contribution si je n’ai pas d’explications.

      0

      0
      • Suger dit :

        Je suis à l’origine de la demande d’information sur la reconnaissance ou non des diplômes de l’IESH. J’ai découvert l’existence de cet établissement et j’ai été très étonné sur les affirmations sur son site concernant les diplômes qu’il délivrait (« licence », master », …).
        J’ai donc contacté une universitaire responsable d’une Grande Ecole et une responsable politique, extérieures à Saint-Denis, pour les alerter et leur demander de poser au Ministère la question de la réalité des prétentions, affichées par l’IESH, de délivrer des diplômes reconnus par l’Etat. Elles ont transmis cette demande d’information cet été et apparemment le Ministère a pris en compte ce signalement, d’où le changement du contenu du site de l’IESH et de son « Guide des formations ».
        Il me paraît utile, en tant que citoyen, de lancer une alerte quand la réglementation ou la loi ne sont pas respectées. C’est ce que j’ai fait. Reste maintenant la question de l’attribution de bourses d’Etat à des élèves d’un organisme de formation religieuse !…

        11

        0
  13. Dionysien dit :

    C’est édifiant, tout ce que je découvre depuis hier après-midi en lisant cet article et les commentaires ! Merci pour cette information et merci à ceux qui ont agi !

    10

    0
    • Suger dit :

      Oui, cela bouge… On peut lire dans cet article un bel aveu du Maire d’Evry, qui a décidé de prendre les choses en main, contrairement encore à un grand nombre d’élus : «Nous avons eu plus tendance à relativiser ces phénomènes qu’à les juger insupportables. Il aura fallu des traumatismes à répétition pour que l’on sorte de l’ambiguïté».
      Dans le cas de l’IESH, cet établissement aurait une autorisation d’exercer puisque, comme il est écrit dans son « Guide des Formations 2016-2017 », il est « enregistré auprès de l’Académie de Créteil », et il serait même « reconnu par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche en vertu de l’arrêté du 02/02/2009 pour le niveau supérieur de ses formations initiales en Langue, Littérature et Civilisation Arabes et Théologie Musulmane », ce qui d’ailleurs ne signifie pas grand chose pour un établissement qui ne délivre aucun diplôme reconnu par l’Etat… et cet arrêté date d’il y a presque 8 ans !

      9

      0
  14. Suger dit :

    @Mourad : Les photos ont été publiées dans le « Journal de l’IESH » avec le commentaire suivant :

    « Réunion avec Didier Paillard, Maire de Saint-Denis le 24/06/2011
    Publié le 1 juillet 2011par ieshdeparis
    Lors de cette rencontre, M. Jaballah, directeur de l’IESH à présenté l’établissement et exposer les évolutions qu’a connu l’IESH depuis sa fondation qualitativement et quantitativement.
    C’était l’occasion aussi de solliciter l’accompagnement de la mairie de Saint-Denis dans les futurs projets de développement.
    A ce sujet, une autre réunion opérationnelle est prévue prochainement. »

    8

    0
    • Mourad dit :

      Merci ; quoi qu’il en soit, Il serait malhonnête d’en vouloir à D. PAILLARD de recevoir JABALLAH, surtout en 2011, l’IESH était immatriculé à Créteil et je le rappelle : JABALLAH à travers l’UOIF est une pure émanation de Sarkozy !

      0

      0
      • Marcel dit :

        La simple immatriculation auprès de l’Académie du ressort ne veut rien dire.
        Si , on peut en vouloir à ce grand -aillard – sans plus – d’ avoir  » navigué  » benoitement ainsi pour sa réélection.
        Faut-il rappeler que ses 2 prédécesseurs communistes – comme lui-même , ont pratiqué en quelque sorte de même avec les catholiques dits progressistes de l’époque.

        3

        0
        • Olympe dit :

          La très grande différence avec ses prédécesseurs était que les « catholiques dits progressistes » étaient convertis, si j’ose dire, depuis longtemps aux grands principes républicains (démocratie, laïcité, liberté de pensée et même liberté de critique des religions). On en est très loin avec l’UOIF… qui d’ailleurs ressemble plus à une organisation de type « Opus Dei » (lobby catholique traditionaliste qui s’est développé sous le franquisme en Espagne, puis s’est implanté dans tous les pays catholiques) ou à ces mouvements catholiques tournés vers l’encadrement politico-religieux des jeunes qui ont fini par être reconnus et promus par le Vatican sous Jean-Paul II (comme, par exemple, le mouvement Focolari).
          Que peut négocier un maire qui se dit communiste avec une organisation intégriste islamiste, avec un « Opus Dei » islamiste ? Une alliance électorale ? Un abandon de souveraineté ? La question se pose ainsi aujourd’hui.

          10

          0
          • Marcel dit :

            C’est tout simple :
            il peut obtenir de fait , a minima un certain soutien de la  »Oumma  », à savoir des citoyens Dionysiens de ladite confession , même s’ils ne sont pas des pratiquants fervents ou rigoristes, en tout état de cause représentés indirectement au Conseil Municipal.

            0

            0
      • Marianne dit :

        Information de Wikipédia sur l’organisation de l’UOIF : « Ahmed Jaballah, qui succède à Fouad Alaoui, démissionnaire le 4 juin 2011 le jour même des élections du CFCM ». Donc le jour de la rencontre Jaballah-Paillard, le 24 juin 2011, Monsieur Jaballah était non seulement le « directeur de l’IESH » mais aussi le Président de l’UOIF. Il me semble que la question n’est pas d' »en vouloir » ou pas au Maire de Saint-Denis … mais plutôt d’éclaircir l’objet de cette rencontre et la nature de « l’accompagnement de la mairie de Saint-Denis dans les futurs projets de développement » de l’IESH sollicité par Monsieur Jaballah ce jour-là, et enfin, si c’est le cas, de savoir ce qui a été fait en termes d’accompagnement par la mairie de Saint-Denis au projet de développement de l’IESH. Quant à l’évocation de Sarkozy, je ne vois pas ce qu’elle vient faire dans le cas précis de cette rencontre, à moins d’imaginer que c’est Sarkozy qui a demandé à Monsieur Paillard de recevoir M. Jaballah … Les dionysiens sont en droit d’y voir plus clair dans cette affaire !

        9

        0
  15. Suger dit :

    Que signifie « l’accompagnement de la mairie de Saint-Denis dans les futurs projets de développement », surtout qu’il est précisé « une autre réunion opérationnelle est prévue »…
    « Opérationnelle » voudrait dire qu’un accord de principe aurait été trouvé entre le maire de Saint-Denis et le directeur de l’IESH, un des dirigeants de l’UOIF à l’époque, pour permettre le développement de cet établissement à Saint-Denis. Est-ce le cas ? Le Conseil municipal et les dionysiens en ont-t-ils été informés ? Il semble bien que non… Il faudrait que le maire réponde aujourd’hui à ces questions.

    18

    0
  16. Dame Catule dit :

    A la lecture de ce fil de commentaires, il apparaît donc qu’en cette rentrée 2016-2017 l’IESH est un organisme de formation religieuse interne à l’UOIF, qui a reçu l’agrément de l’Académie de Créteil pour recevoir des élèves , mais qui ne délivre aucun diplôme reconnu par l’Etat.
    Se pose alors un problème. Comment l’Etat peut-il verser des bourses d’enseignement supérieur sur la base d’une inscription à cet organisme ? Il ne le fait pas pour les « campus, « universités » et autres centres de formation internes aux entreprises, ni pour les séminaires catholiques, ni pour les stages d’initiation à la méditation ou au boudhisme !…
    Ensuite, comment se fait-il que les dons à l’association qui gère l’IESH peuvent permettre des dégrèvements fiscaux ? Sur quelle base juridique et réglementaire ? Cette association n’est pas reconnue « d’utilité publique ». Alors, quelle est la justification que pourraient accepter les services fiscaux ?

    13

    0
    • Mourad dit :

      Cet établissement a reçu un agrément du rectorat de Créteil ! à partir de là, il est considéré comme un établissement lambda … c’est comme une société qui a reçu son registre du commerce …

      Je ne sais plus quelle comparaison prendre pour que vous compreniez qu’un agrément du rectorat donne un champ assez vaste à un établissement …

      Si le contentieux éventuel est épais, la voie de recours consisterait en une demande de retrait d’agrément.

      0

      0
      • Dame Catule dit :

        Mais pensez-vous que ce « champ assez vaste » comprend l’attribution de bourses d’Etat aux inscrits de l’établissement et que l’association gestionnaire peut recevoir, sans être reconnue d’utilité publique, des dons bénéficiant de dégrèvements fiscaux ?…

        4

        0
        • Mourad dit :

          Pour l’obtention des bourses, il existe une circulaire … pas le temps aujourd’hui d’aller voir … pour les associations liées à des établissements … je n’en sais rien.

          Vous savez l’UOIF a suffisamment de fric pour se payer des juristes sachant contourner les arcanes administratives de l’éducation nationale … il n’y a pas que l’UOIF d’ailleurs … les boites à bac, les établissements de formation plus ou moins bidon …

          0

          0
          • Mourad dit :

            Voilà ce que dit la circulaire pour les établissements privés

            2 – Diplômes, concours et formations préparés dans les établissements privés ou dans les établissements d’un pays membre du Conseil de l’Europe

            Certains établissements ou formations peuvent accueillir des étudiants boursiers dès lors qu’ils ont obtenu une habilitation à recevoir des boursiers par le ministre chargé de l’enseignement supérieur. Selon leur statut, ces établissements ou formations relèvent soit d’une habilitation de plein droit soit d’une habilitation sur décision ministérielle.

            2.1 – Habilitation de plein droit à recevoir des boursiers

            Sont habilités de plein droit à recevoir des boursiers dans les conditions fixées par la réglementation concernant les étudiants des établissements d’enseignement supérieur public :

            a) les établissements d’enseignement supérieur privés régis par les dispositions du titre III du livre VII du code de l’éducation et existant à la date du 1er novembre 1952 ainsi que les établissements d’enseignement supérieur remplissant les conditions posées à l’article L.731-5 du même code (cf. article L.821-2 alinéas 1 et 2 du code de l’éducation) ;

            b) les centres de formation pédagogique des maîtres de l’enseignement privé du premier degré ayant une convention avec l’État (cf. décret n° 75-37 du 22 janvier 1975) ;

            c) les formations placées sous contrat d’association avec l’État et assurées dans des établissements privés également sous contrat d’association avec l’État (cf. articles R.442-33 et suivants du code de l’éducation) y compris les formations complémentaires en 1 an placées sous contrat d’association avec l’État et constituant une troisième année après l’obtention d’un BTS ou d’un DUT.

            2.2 – Habilitation à recevoir des boursiers sur décision ministérielle

            Sont habilités sur décision ministérielle :

            a) les établissements d’enseignement supérieur privés, régis par les dispositions du titre III du livre VII du code de l’éducation, ouverts après le 1er novembre 1952 (cf. article L.821-2 alinéa 3 du code de l’éducation) ;

            b) les établissements d’enseignement supérieur technique privés légalement ouverts et reconnus par l’État (cf. articles L.443-1 à L.443-3 du code de l’éducation) ;

            c) les formations dispensées dans un pays membre du Conseil de l’Europe et conformes aux conditions énoncées ci-dessous.

            2.3 – Conditions d’ouverture du droit à une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux dans les pays membres du Conseil de l’Europe

            Les étudiants inscrits dans certains établissements d’enseignement supérieur d’un État membre du Conseil de l’Europe peuvent prétendre à une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. Outre les conditions générales d’attribution des bourses d’enseignement supérieur sur critères sociaux, les étudiants doivent être en mesure de justifier des ressources telles que définies en annexe 3 de la présente circulaire, d’un domicile dans le pays considéré et des conditions énoncées ci-après :

            a) être de nationalité française ou ressortissant d’un État membre de l’Union européenne autre que la France, d’un État partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse ;

            b) être titulaire du baccalauréat français ou d’un titre admis en dispense ou équivalence pour l’inscription en 1ère année d’études supérieures sur le territoire de la République française ou avoir commencé des études supérieures en France, quel que soit le ministère de tutelle ;

            c) être inscrit dans une université ou un autre établissement d’enseignement supérieur situé dans un État membre du Conseil de l’Europe et officiellement reconnu par cet État pour suivre, à temps plein, durant une année universitaire ou deux semestres suivant les pays, des études supérieures menant à un diplôme national correspondant aux études mentionnées au point 1 ci-dessus et dont le domaine relève de la compétence du ministre chargé de l’enseignement supérieur français.

            L’étudiant doit se trouver dans l’une des situations suivantes :

            – être inscrit dans un pays membre de l’Union européenne, dans un État partie à l’Espace économique européen ou dans la Confédération suisse ;

            – ou poursuivre des études supérieures, après les avoir entamées en France, dans l’un des Etats ayant ratifié l’accord européen du 12 décembre 1969 sur le maintien des bourses aux étudiants poursuivant leurs études à l’étranger.

            La condition de poursuite d’études entamées en France ne s’applique pas aux étudiants ayant bénéficié d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux sans interruption depuis l’année universitaire 2014-2015 au titre d’une inscription dans un établissement d’enseignement supérieur d’un État membre du Conseil de l’Europe.

            0

            0
          • Marcel dit :

            Hello, Hello……………………….si on tire la ficelle à propos des statuts fiscaux des associations type 1901 et des fondations liés, ça peut aller loin et ne plus en finir !
            Bref, pour revenir à l’essentiel : y a matière à savoir comment l’ex-¨présient de l’UOIF a pu avoir  »patte blanche  » auprès du Maire Communiste de la Mairie de Saint-Denis.

            3

            0
          • Samy dit :

            Ne vous tourmentez pas, Mourad. Cette affaire étant désormais rendue publique, des réponses aux questions posées vont devoir être apportées : c’est cela le plus important.

            4

            0
  17. Mourad dit :

    A vrai dire Samy, ce qui me tourmente, c’est que beaucoup de personnes découvrent en septembre 2016, la toile tissée par les Frères Musulmans et autres salafistes (financements des mosquées, écoles coraniques, pénétrations dans l’administration, dans les médias, dans les collectivités locales …) et cela en moins de dix ans !

    Pour le reste, mon combat continue …

    0

    0
    • Olympe dit :

      Certains découvrent, mais surtout beaucoup peuvent enfin s’exprimer, tout en continuant d’ailleurs à se faire accuser par une partie de la gauche – très présente à Saint-Denis – de « racisme » ou de ce terme hallucinant, inventé par les mollahs iraniens, d' »islamophobie » (comme si en France on ne critiquait pas les religions depuis déjà plus de deux siècles…), mais cela ne prend plus ou de moins en moins !
      Il y avait, de plus, les « petits arrangements entre amis » de la part d’élus, de gauche et de droite, avec l’espoir d’en tirer un bénéfice électoral, fermant les yeux ou aidant carrément les islamistes, et cachant des vérités gênantes. Nous le savons que trop à Saint-Denis.
      Il y a enfin le jeu de certains organes de presse et journalistes qui ne donnent la parole qu’aux extrêmes avec, d’un coté, les islamo-gauchistes et leurs « idiots utiles » et, de l’autre, les lepénistes, cette caricature empêchant ainsi la prise de conscience de la réalité et des dangers de la propagation en France des organisations islamistes (salafistes et Frères Musulmans).
      Pour vous comme pour moi, le combat continue. Et, heureusement, pour beaucoup d’autres, il commence…

      8

      0
    • Marcel dit :

      Pour ma part, j’ai découvert dès le début des années 2000 – sur des faits précis ce que pouvait être un Islam conquérant au sens large – alors que la chrétienté se mettait en sourdine.

      0

      0
      • Olympe dit :

        La chrétienté en sourdine depuis 2 000 ? J’ai un doute surtout avec l’expansion des mouvements évangélistes ou le pontificat de Jean-Paul II (qu’on avait surnommé le pape « cathodique », tant il savait utiliser les médias), et j’en doute plus encore avec le développement de mouvements charismatiques (parfois sectaires) et politico-religieux dans la mouvance de l’Eglise catholique. J’ai déjà cité comme exemple le mouvement Focolari, dont la fondatrice Chiara Lubisch était une opposante farouche à l’IVG et aux droits à l’égalité des homosexuels.
        Au vu de ce savoir-faire de lobbying et de ces position politiques réactionnaires, on n’est pas étonné d’apprendre que l’IESH a organisé des rencontres d’échanges entre ses élèves et une délégation de jeunes du mouvement Focolari en 2009 et 2011 à l’IESH et que les Focolari aient invité des élèves de l’IESH dans leur domaine d’Arny en 2010 !…
        Sur ce mouvement, on peut lire « Nouvelles communautés et dérives sectaires », par Christian Terras (février 2007) sur un site de catholiques progressistes : http://nsae.fr/2007/02/05/nouvelles-communautes-et-derives-sectaires-par-christian-terras/
        Extrait : « Comme l’Opus Dei, ces mouvements recrutent au sein des couches sociales les plus favorisées et ce sont de préférence des personnalités influentes qui occupent les postes de responsabilité. Comme l’Opus Dei, chacun de ces mouvements a monté ses propres départements d’experts spécialisés en économie, en bioéthique, en communication, en lobbies sur les institutions internationales. Tous ont créé leurs filiales politiques et tendent, Focolari en tête, à investir dans le caritatif et l’humanitaire (…) »

        8

        0
  18. Marianne dit :

    Mais qu’est devenu le projet « WAQF CAMPUS IESH », premier campus dédié aux sciences islamiques ? Il est curieux qu’on n’en trouve plus aucune trace depuis cette rentrée sur le site facebook de l’IESH de Paris ! Monsieur le Maire de Saint-Denis pourrait-il répondre à notre inquiétude concernant cette disparition ?

    9

    0
  19. Mourad dit :

    Je me permets de faire un point de situation à ce stade d’évolution du présent fil.

    En premier lieu, je regrette que les personnes possédant des informations précises n’aient pas d’entrée de jeu jeté les documents en leur possession ; cela aurait évité les méandres dans la discussion et les incompréhensions .. et puis pour être sincère, la vague impression de se faire un peu manipuler.

    Ceci étant précisé, j’ai écrit et je maintiens qu’il serait malhonnête d’en vouloir à Paillard de recevoir Jaballah en juin 2011.

    Par contre, qu’ en juin 2016, l’IESH présente un projet d’extension entièrement ficelé du bâtiment « Libération /Charles Michel  » ce qui suppose l’intervention d’architectes et de maîtres d’ouvrage, cela n’a pas pu se faire sans l’accord au moins tacite de Paillard ! A ma connaissance, cela n’a jamais été évoqué en conseil municipal !

    En Résumé, soit Jaballah s’est trop vite avancé mais connaissant les « Frères » c’est peu probable, soit Paillard a gardé l’information sous le coude … Compte tenu du contexte, ce serait extrêmement grave.

    Un bon test pour savoir si le PS local à des cojones ! (désolé pour les dames)

    2

    0
    • Bill dit :

      Mourad, désolée de vous avoir donné l’impression de vous manipuler, ce n’était vraiment pas le but.
      Le sujet étant sensible, il a été abordé avec précaution. Une partie de la confusion vient du fait que l’article a été écrit quelques jours avant sa parution et qu’au dernier moment, le site de l’IESH a été changé, ce qui fait qu’une partie des informations n’étaient plus vérifiables directement sur le site. Comme vous pouvez l’imaginer, certaines informations ont eu besoin d’être recoupées et certains réseaux activés notamment dans l’éducation pour mieux comprendre. Est-ce que cela explique que l’IESH ait revu brusquement sa présentation des cursus universitaires ? On ne le sait pas mais le fait est là, le site ne fait plus état des parcours « LMD » et c’est déjà un point positif pour les étudiants potentiels, au moins ils ne seront pas trompés.

      9

      0
    • Louise dit :

      Je reprends l’information publiée par Suger le 6 septembre et qui accompagne les photos prises lors de la rencontre Jaballah-Paillard du 24 juin 2011 :
      « Réunion avec Didier Paillard, Maire de Saint-Denis le 24/06/2011
      Publié le 1 juillet 2011par ieshdeparis
      Lors de cette rencontre, M. Jaballah, directeur de l’IESH à présenté l’établissement et exposer les évolutions qu’a connu l’IESH depuis sa fondation qualitativement et quantitativement.
      C’était l’occasion aussi de solliciter l’accompagnement de la mairie de Saint-Denis dans les futurs projets de développement.
      A ce sujet, une autre réunion opérationnelle est prévue prochainement. »

      Je m’étonne, Mourad, que vous écriviez : « Ceci étant précisé, j’ai écrit et je maintiens qu’il serait malhonnête d’en vouloir à Paillard de recevoir Jaballah en juin 2011. » En effet, s’il s’avère que cette réunion a eu pour conséquences directes un « accompagnement » du Maire de Saint-Denis au projet d’extension de l’IESH de Paris-UOIF, il y a de bonnes raisons justement « d’en vouloir » au Maire de Saint-Denis et de lui demander des comptes !

      8

      0
    • Marcel dit :

      EN VRAC :

      Non, je pense qu’il n’y a pas de  » manip  » envers Mourad.
      Ce blog est ce qu’il devenu – un simple moyen d’expression interactif repris par  » Bill  » que je ne connais point comme d’autres intervenants .
      Il fut un temps – lorsque ce blog était présumé l’expression depuis 2008 d’une Association initiée par Samira Zine / Marquaille – il en était autrement avec d’autres motivations.
      Ce fut aussi une belle aventure courageuse terminée ne pouvant prospérer.
      Intervenant depuis le début en 2008, j’ai bien conscience que ce blog est lu ( moins qu’avant d’autant que Samira respire sur les Coteaux du Val d’Oise , n’est plus une épine dans le pied ).
      Dionysien du cru historique qui espère connaître tous les travers de sa Ville, j’ai bien conscience que  » Saint-DenismaVille  » va chauffer les Elections approchants – tandis que la vie quotidienne des Dionysiens résidents suit son cours.
      Curieux de nature et ex-professionnel de l’investigation, j’ai toujours plaisir à en savoir plus, mais là sur l’IESH , son entrisme dans la sphère municipale et son appel à dons lors d’une réception récente sur projet acté et planifié : je m’interroge sur la connaissance des Elus municipaux – au moins en bureau exécutif restreint – l’ex-porte parole de l’Association AMAL porteuse de la Grande Mosquée étant considéré totalement ignorant des activités de formation islamique implantées à Saint-Denis de l’ IESH.
      Pour les reconnaissances et habilitations, y a toujours des Universitaires du cru veillant au grain !
      Toujours est-il que pour Mathieu Guidère à Paris 8, c’est béton et impressionnant avec son appartenance au club K2 et bon pour les affaires.
      Les Elus PS , dont le Député sont-ils au parfum ? A suivre pour le dire.

      5

      0
  20. Marianne dit :

    @Mourad. La photo que j’ai publiée ce matin est toujours visible sur la page FB de l’IESH de Paris à la date du 17 mai 2016 (il y a une centaine de photos) : elle a été prise lors du rassemblement de l’UOIF au Bourget qui s’est tenu du 13 au 16 mai 2016. Vous trouverez notamment parmi toutes ces photos une photo de la maquette du projet (ainsi qu’à la date du 15 mai). Vous trouverez aussi à la date du 12 mai 2016 une « visite virtuelle du campus de l’IESH » accompagnée de la phrase : « envie de le visiter avant sa construction ?  »
    Ce projet de « nouvel IESH »avec appel à dons et mobilisation apparaît régulièrement sur cette page FB entre la mi- mai 2016 et début juillet 2016 (fin de l’année scolaire). Il est évoqué pour la dernière fois sur la page FB de l’IESH de Paris le 7 juillet 2016 via une photo (avec le slogan « Main dans la main construisons l’IESH de demain »). . Depuis la rentrée, plus aucune évocation de ce projet sur la page FB de l’IESH.

    8

    0
  21. Mourad dit :

    En vrac (comme Marcel)

    Je considère que Bill a tous les droits sur son blog ; elle en porte la responsabilité juridique et, à ce titre, je comprends sa prudence d’autant plus qu’il y a eu un précèdent avec Sam. Les explications qu’elles m’a données plus haut me suffisent.

    Vous comprendrez que moi-aussi je dois faire preuve de prudence ; la première question que j’ai posée à Samira en arrivant sur ce blog a été « me garantissez-vous l’anonymat de mon adresse I.P ». (ou de mes adresses IP ?

    Entre les intégristes qui qualifient les personnes comme moi de « traites » et Zemmour qui affirme que tous les musulmans sont à minima complices des terroristes (à écouter ce qu’il a pu dire hier à C’est dans l’Air avec une Lapix et un Patrick Cohen pétrifiés restant son voix), il y a lieu de faire preuve de précautions.

    A ce titre, je ne réponds jamais aux MP (messages privés), ni aux sollicitations de rencontres sauf si j’ai des certitudes.

    Si mes doutes sur la sincérité de ce fil ont pu choquer Bill et d’autres intervenants, j’en suis sincèrement désolé.

    … Et puis décidément ce n’est pas ma semaine ; sur le JSD, le docteur Heimberger a pris ma prose au premier degré. Je vieillis mal … il faut que je me remette en cause en urgence.

    4

    0
    • Bill dit :

      Don’t worry ! Je ne suis pas choquée 🙂 Après un été super pourri, la rentrée est plus que tendue, la méfiance générale au maximum, ça augure très mal de l’ambiance en cette année électorale.
      De mon point de vue, tout ce qui contribue à mettre hors d’état de nuire les prosélytes du communautarisme destructeurs des Lumières et de la République, on doit le faire. L’UOIF et consorts font des ravages dans notre société.
      On parle énormément sécurité (et on n’a pas le choix) mais on doit encore plus agir pour stopper la machine à fabriquer des perroquets fanatisés. Ca passe par l’éducation évidemment mais aussi par stopper ces discours extrêmistes et diviseurs. A St Denis comme ailleurs, les jeunes ont besoin de modèles / mentors pour trouver leurs voies. Nous avons tous le devoir de vérifier quels modèles nous leur proposons.
      La Mairie de St Denis porte une responsabilité, celle de promouvoir ces agités de la race et de l’essentialisation. Les salons type « la femme musulmane » etc ne doivent plus pouvoir se tenir dans les centres de conférence à partir du moment où des prédicateurs radicaux sont invités. L’UOIF ne devrait pas être l’association cultuelle représentative de l’Islam en France (merci Sarkho…). Elle promeut une vision qui n’a rien à voir avec l’islam pratiqué par les Français d’origine maghrébine (ou du moins par leurs parents) et impose pourtant la norme. Faut-il encore rappeler qu’ils sont interdits dans certains pays car considérés comme terroristes ?

      11

      0
  22. Bill dit :

    Libé a ressorti un de ses articles de 2003 http://www.liberation.fr/france/2003/12/10/leur-voile-j-ai-envie-de-l-arracher_454783
    Intéressant de constater l’évolution à Libé. En 2003, les journalistes mettaient la lumière sur les filles résistantes à la pression sociale qui voulait leur imposer le voile et voulait les cloitrer à la maison, les empêcher d’être françaises.
    En 2016, on lira plutôt les articles pro-voile vantant ce nouveau féminisme libre de toute pression qui revendique le port de la burka comme une liberté.

    6

    0
    • Mourad dit :

      Vous savez Bill, nous avons tous fait une fixette sur le Burkini cet été alors que, mille fois plus grave, dans les écoles de la République, dans l’indifférence quasi générale, très localement bien entendu, une sorte de comité de lecture islamique guide les profs entre ce qui est « haram » et ce qui est acceptable !

      Ainsi par exemple l’année dernière, dans une école du secondaire, le Horla de Maupassant et la Vénus d’Ille de Mérimée ont été estampillés « haram » !

      2

      0
      • Bill dit :

        déprimant…

        1

        0
      • ThierryB dit :

        Mourad,
        bonjour. Comment pouvez vous affirmer qu’un professeur , ou des professeurs, aient fait le choix de censurer une lecture d’oeuvres ? À moins qu’il s’agisse de gens qui ne sont ni titulaires, ni formés par l’EN, et qui, remplaçants, vacataires, se permettent cette scandaleuse censure ? j’ai longtemps visité (« inspecté ») des débutants et il a pu arriver que j’aie des infos sur des pratiques douteuses (usage de la langue, discours pour le moins ambigu): il s’ensuivait toujours un suivi très proche et parfois, une éviction.
        Je suppose que vous ne pouvez pas en dire beaucoup plus, mais je suppose que vous avez des infos précises.
        Salutations.

        1

        0
        • Mourad dit :

          Effectivement … même si l’évènement commence à dater et même si la probabilité que ce blog soit lu dans ce collège est faible, je vais me limiter à un résumé très succinct pour des raisons évidentes.

          Précision : ce sont des propos rapportés de 3ème niveau … mais je connais bien le 3ème niveau (mon épouse) et le second niveau (collègue à mon épouse).

          En résumé donc : comme tous les ans en début d’année (année scolaire 2015/2016), une prof de français a donné aux élèves de sa classe une suggestion de livres à lire correspondant au programme (classe de 3ème).

          Des personnes ont rencontré cette prof et lui ont expliqué sur le ton de la conversation qu’elle devait tenir compte du contexte local où elle exerçait … voilà …

          Permettez-moi mon cher Thierry d’être étonné de votre … étonnement (où du moins de votre questionnement) puisque vous êtes (ou vous étiez) prof en secteur difficile : des anecdotes de ce type, vous devez en avoir tous les jours !

          Dans certains secteurs, tous les jours la République et la laïcité reculent dans nos écoles.

           » Les territoires perdus de la République » date de 2002 mais depuis 2002 la situation ne s’est pas simplement empirée … plus personne ne sait plus par quel bout prendre le problème !

          Tous les intellectuels de gauche qui nous ont alerté sont maintenant estampillés « nouveaux Réac. » … y compris Régis Debray … il faut oser !

          Encore plus grave et vous ne pouvez pas non plus ne pas l’avoir observé, nous voyons l’émergence de profs radicalisés !

          Sihame ASSBAGUE = Prof de Français (PIR / CAMP DECOLONIAL / NOTRE POLICE ASSASSINE etc.) …Wiam BERHOUMA = prof d’anglais … et combien d’autres profs radicalisés moins médiatiques qui transmettent sournoisement leur catéchisme ?

          Et puis il y en a marre aussi ce chantage permanent sur les moyens ; pourquoi devrait-on consacrer des budgets supplémentaires, des ouvertures de classe (ou des non fermetures) dans des établissement où la République à abdiquer ?

          En quoi des gamins de 6 ans dans le Jura qui doivent prendre un car scolaire par une température de moins 15 l’hiver et faire 20 km parce que leur classe à fermer seraient moins prioritaires d’élèves de ZEP, RAR, RRS, ECLAIR et je ne sais quoi d’autres ?

          3

          0
        • Olympe dit :

          @Mourad et ThierryB : Je vais aller dans le sens de Mourad, sur des faits plus récents et peut-être encore plus inquiétants. Certains se rappellent de la réunion du 9 mai 2016 organisée à la mairie par le conseiller municipal délégué Madjid Messaoudene, où s’exprimaient à la tribune des propos anti-laïques face à une salle pour une large partie hostile d’ailleurs à ces discours. Qui étaient invités par M. Messaoudene à s’exprimer ? Edwy Plenel, bien sûr, qui est un habitué notamment des meetings de l’UOIF, et des membres d’un « Cercle des enseignant.e.s laïques » (?) qui, en fait, réunit quelques enseignants opposés à la Loi de 2004 contre les signes religieux ostentatoires dans les écoles (nous sommes en 2016…).
          Or ce « Cercle » vient de publier avec Jean Bauberot un « Petit manuel pour une laïcité apaisée à l’usage des enseignants, des élèves et de leurs parents ». Mais pour ceux qui ne connaîtrait pas J. Bauberot, qui est cet universitaire ? Ce faux défenseur de la laïcité est ainsi le seul homme de la commission Stasi qui n’avait pas approuver la loi de 2004 contre les signes religieux à l’école publique. Ce qui est logique puisqu’il milite depuis des années pour l’assouplissement de la laïcité française vers une laïcité à l’anglo-saxonne, jugée « plus ouverte » …aux religions et mêmes aux sectes.
          Dans ce manuel, on retrouve donc l’opposition à la loi de 2004, mais bien d’autres choses étonnantes censées aider à rêgler les conflits dans les classes entre des élèves « religieux » et de méchants enseignants laïques. On y apprend notamment qu’il faut apprendre aux élèves que la charia n’est pas contraire aux droits humains !… Précisons que ce manuel est destiné aux écoles publiques et non à l’IESH, l’organisme de formation de l’UOIF à Saint-Denis (sujet de ce fil de discussion), ni à des écoles coraniques…
          Mais au fait qui étaient les membres de ce « Cercle » rédacteurs de ce manuel invités par M. Messaoudène le 9 mai dernier : l’un enseigne au collège Barbusse, une autre au collège La Courtille, donc à Saint-Denis, et une troisième au lycée Jean Rostand de Villepinte. Comme Mourad, je me demande ce qu’ils peuvent bien choisir comme conseils de lecture pour les élèves de leurs établissements publics.

          9

          0
  23. Mourad dit :

    bonbonne de gaz près du Commissariat rue du Landy … à suivre

    0

    0
    • Olivier dit :

      Sur le site du « Parisien », reprenant un info du « Midi libre », on peut lire : « Après la découverte, dimanche, d’une voiture potentiellement explosive à proximité de Notre-Dame de Paris, qui a mené à l’interpellation de trois femmes « radicalisées, fanatisées » prêtes à passer à l’action selon le ministre de l’Intérieur, un autre véhicule rempli de bonbonnes de gaz a été retrouvé, ce vendredi matin, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Montpellier. Selon Midi Libre, qui révèle l’information, un important dispositif de gendarmerie a été déployé en urgence sur l’autoroute A75, dans le secteur de Lodève.(…) »
      Une épidémie peut-être ?!…

      0

      0
    • Bill dit :

      http://www.lejsd.com/content/une-bonbonne-de-gaz-retrouv%C3%A9e-devant-le-commissariat
      A priori sans danger / détonateur, juste un petit message d’amour sans doute…

      0

      0
  24. goldo dit :

    grande épidémi qui malheureusement à mon avis ne fait que commencer..godo

    0

    0
  25. ThierryB dit :

    @Bill
    Comment se fait-il que mon message, pourtant tout à fait banal et respectueux à Mourad, que je saluais et avec qui je suis d’accord, n’a pas été publié? Ne l’auriez vous pas reçu? Ou bien serais-je pour des raisons qui m’échappent, non grata ici?

    0

    0
    • Suger dit :

      Votre message d’hier soir vient d’être publié. C’est l’occasion de rappeler que Bill et les gestionnaires de ce blog sont totalement bénévoles et qu’ils leur arrivent d’avoir une vie sociale et familiale qui les écartent quelques heures des écrans !…

      5

      0
      • ThierryB dit :

        @Suger
        ne prenez pas la mouche, je comprends fort bien qu’un message ne soit pas rapidement publié. Mea culpa pour l’impatience, mais j’ai cafouillé sur les horaires de publication. Désolé encore.

        0

        0
  26. Samy dit :

    Voici ce qui se trouve sur la page Facebook de l’IESH de Paris à la date du 22 juin 2016 :

    « Nous vous remercions chaleureusement de votre présence et de votre soutien lors de notre iftar pour le projet « waqf campus IESH » qui a eu lieu vendredi 17/06/2016. Un projet unique et innovant: construire la faculté libre de sciences islamiques et humaines et financer son fonctionnement par un projet économique waqf.
    Vous n’avez pas eu l’occasion de participer à cette soirée, vous pouvez toujours soutenir ce noble projet en faisant un don (réduction de 66% d’impôts), une aumône pérenne (sadaqa jariya) dont vous recevrez la récompense tant que l’IESH enseignera (Vous pouvez donner seul ou en association avec d’autres) en une seule fois ou sur plusieurs mois. En espèces, chèques, virement ou prélèvement mensuel.
    N’attendez plus et rentrez dans l’histoire de l’islam en Europe, parmi les éternels
    IESH de Paris
    http://ieshdeparis.fr/soutenez-nous/
    MAIN DANS LA MAIN, CONSTRUISONS L’IESH DE DEMAIN
    Q’Allah vous comble de ses bienfaits
    Faites un don http://ieshdeparis.fr/soutenez-nous/
    Partagez massivement svp  »

    Sur l’affiche, on peut lire : « Grâce à vous nous avons collecté 211 565 euros (Equivalent de 95 mètres carrés) ».

    D’après le texte qui accompagne l’affiche, chaque don donne droit à une « réduction de 66 % d’impôts ».
    Si cette réduction d’impôts de 66% est avérée, cela signifie que l’Etat contribue de façon conséquente via une réduction d’impôts au projet de « Campus islamique » de l’IESH à Saint-Denis, institut de formation religieuse des Frères Musulmans de l’UOIF.
    Il devient urgent, si ce n’est pas déjà fait, que l’Etat se penche sérieusement sur cette affaire.

    Par ailleurs, le Maire de Saint-Denis va devoir très prochainement s’expliquer sur sa rencontre du 24 juin 2011 avec le Frère Jaballah, rencontre dont l’objet était « l’accompagnement » par la Mairie de Saint-Denis du projet d’extension à Saint-Denis de l’IESH de Paris, organe de formation religieuse des Frères Musulmans de l’UOIF.

    7

    0
    • Mourad dit :

      Vous écrivez : « Par ailleurs, le Maire de Saint-Denis va devoir très prochainement s’expliquer sur sa rencontre du 24 juin 2011 avec le Frère Jaballah » …

      Pourquoi cette certitude qu’il devra s’expliquer ? En Conseil Municipal ? En Justice ?

      0

      0
  27. Marion dit :

    Merci à Suger, Mourad, Samy et d’autres : c’est un plaisir de vous lire !
    Notre bon maire devrait effectivement s’expliquer publiquement sur cette affaire. Je pense, comme Mourad, qu’il ne le fera pas comme à son habitude. Son principal vassal le JSD n’en dira mot.
    Son inspirateur P. Braouezec, sa garde rapprochée, et lui-même pensent que la ville leur appartient. Tous ces féodaux n’ont donc de compte à rendre à personne …. Le temps que les Dionysiens réalisent qu’ils sont dominés et abusés par cette féodalité que combattait même l’Ancien Régime, c’est dire !

    8

    0
  28. OLSD dit :

    L’Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis (OLSD) a écrit au Premier ministre à propos de l’IESH :

    Saint-Denis, le 12 septembre 2016

    Monsieur le Premier Ministre,

    Par la présente, nous portons à votre connaissance qu’un organisme de formation situé à Saint-Denis (93) agit en opposition aux lois qui encadrent la laïcité et l’enseignement.
    L’Institut Européen des Sciences Humaines de Paris, situé au 13, Boulevard de la Libération à Saint-Denis est un organisme de formation religieuse rattaché à l’UOIF. Il aurait reçu l’agrément de l’Académie de Créteil pour recevoir des élèves, mais ne délivre aucun diplôme reconnu par l’Etat.
    Or, en cette rentrée 2016-2017, l’IESH met en avant sur son site internet qu’il est habilité pour permettre à des étudiants de recevoir des bourses d’Etat et que les sommes qu’il reçoit permettent à ses donateurs de bénéficier de réductions d’impôts.
    Deux questions se posent alors à propos de l’IESH de Saint-Denis :
    – Comment l’Etat peut-il verser des bourses d’enseignement supérieur sur la base d’une inscription à cet organisme ? Il ne le fait pas pour les « campus, « universités » et autres centres de formation internes aux entreprises, ni pour les séminaires catholiques, ni pour les stages d’initiation à la méditation ou au bouddhisme.
    – Comment se fait-il que les dons à l’association qui gère l’IESH peuvent permettre des dégrèvements fiscaux à hauteur de 66% des sommes versées ? Sur quelle base juridique et réglementaire ? Cette association n’est pas reconnue « d’utilité publique ». Quelle est alors la justification que pourraient accepter les services fiscaux ?
    Dans l’attente, d’une réponse à ces deux questions de la part de vos services, recevez, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre attachement aux valeurs laïques et républicaines.

    Observatoire de la laïcité de Saint-Denis
    19 rue de la Boulangerie – 93200 Saint-Denis

    16

    0
  29. Suger dit :

    Espérons des réponses précises des services du Premier ministre aux questions précises posées par l’Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis !
    Pour être encore plus clair sur la question des avantages fiscaux, il faut savoir que, par défaut, toutes les associations loi de 1901 sont supposées bénéficier d’une réduction d’impôts pour les donateurs si elles ont un objet social, humanitaire, éducatif ou culturel.
    Mais cela suppose qu’elles ont déposé un dossier en Préfecture qui leur accorde officiellement cet avantage. Si c’est le cas, un renouvellement doit être demandé quand les statuts et les buts de l’association sont modifiés.
    De plus, cet avantage ne peut être accordé aux associations discriminant leur public. Et d’ailleurs la qualité d’intérêt général ne concerne pas les associations confessionnelles. L’IESH peut-il sérieusement affirmer qu’il est une association non-religieuse au vu des formations qu’il dispense («sciences islamiques et apprentissage du Saint-Coran») ?
    Enfin, toute association de plus de trois salariés (ce qui semble être le cas de l’IESH) est censée déposer au Journal Officiel ses comptes, pour être consultables par quiconque. Or, il m’a été impossible d’y accèder pour l’IESH. Les comptes de l’IESH sont-ils vraiment consultables comme la loi l’exige ?

    11

    0
  30. Olympe dit :

    On est un peu loin de Saint-Denis (quoique…), mais il faut regarder ces deux brèves vidéos d’un humour décapant contre Daech et plus largement l’idéologie islamiste :

    https://www.youtube.com/watch?v=SxqLzlgMChg
    (un rappeur rallié à Daech enregistre…)

    https://www.youtube.com/watch?v=gOeZ3HTabFI
    (conseils radiophoniques pour islamistes convaincus)

    Quelques explications données par un article du “Figaro” :

    Des activistes arabes ont choisi l’humour comme arme pour combattre la propagande de l’État islamique.

    Un message clair. «Nous nous moquons de Daech pour ce qu’ils sont, des idiots», indique la page d’accueil You Tube de la web série animée The Big Daddy Show. Combattre la folie meurtrière de Daech par l’humour, telle est la devise du groupe d’activistes arabes qui se cache derrière ces petits clips facétieux.
    Des djihadistes qui n’arrivent pas à manier leurs armes, un calife qui joue à «Pokémon Go» ou encore un âne qui demande l’asile politique en Turquie… «Tout est fait pour amuser le spectateur», relate Rue89 qui a déniché cette pépite.
    Journalistes, écrivains, artistes ou avocats composent ce groupe de militants. Certains vivent dans les territoires occupés par l’État islamique en Irak, en Syrie et en Libye. Menacés de mort, c’est sous couvert d’anonymat que des membres du groupe se sont exprimé sur Skype auprès de nos confrères de Rue 89: «L’État islamique a mis la main sur les réseaux sociaux. Ils mènent une guerre psychologique qui vise à terroriser les gens à travers le monde.»
    Et le porte-parole d’expliquer sa démarche: «Nous voulons contrer leur discours en occupant la Toile avec de l’humour.» Les vidéos sous-titrées en anglais, et parfois en français, mettent en scène sept personnages qui évoluent autour du calife Abu Bakr el BighDaddy, une évocation détournée d’Abou Bakr al-Baghdadi qui dirige actuellement l’État islamique d’Irak. À ses côtés, son épouse Chaïmaa et quelques djihadistes, parmi lesquels un play-boy australien converti. Cette galerie de personnages a été présentée, dans la première vidéo mise en ligne en février dernier.

    1

    0
  31. Olympe dit :

    La campagne de levée de fonds de l’IESH pour son projet d’extension a repris sur Facebook après une période de silence sur ce sujet. Par contre, l’IESH ne parle plus des déductions fiscales dont pourraient bénéficier les donateurs…. Y aurait-il eu un rappel des règles de droit fiscal pour les associations cultuelles de la part des services de l’Etat ?

    6

    0
  32. Olympe dit :

    Western à la Mosquée Tawhid des « Frères Musulmans » !
    Voila ce qui était affiché rue de la Boulangerie et rue Gabriel Péri autour de cette Mosquée ce vendredi matin (les noms des personnes mises en cause et citées dans l’affiche ont été volontairement brouillés ici). Bonjour l’ambiance chez les islamistes !

    12

    0
  33. Marcel dit :

    Bah, c’est toujours intéressant de savoir ce qui se  »trame  » au sein de ce Centre culturel avec sa Mosquée associée implantée au centre de notre bonne Ville .
    A vrai dire : est-ce que cela a vraiment de l’importance pour la vie Dionysienne.J’en doute.
    Que des partisans , militants ou fidèles du mouvement tunisien islamiste Ennahdha du Cheik Rached Ghannouchi aient capté une somme conséquente issue de ce Centre : quel est le problème ? Est-ce une querelle entre islamistes ?
    Ce qu’il faut savoir , c’est que ce leader islamiste en Tunisie occupant une place importante et incontournable sans être Elu politique de quoi que ce soit – ne se veut toujours pas laïque après avoir s’être proclamé haut et fort partisan de la restauration du Califat avec ce qui va avec !
    Quel rapport avec l’IESH ? Y a t il un litige sur l’attribution et l’origine de fonds ?

    0

    0
    • Suger dit :

      Il y a bien un lien avec la vie dionysienne car la municipalité semble considérer cette mosquée et ses dirigeants comme représentants des musulmans de Saint-Denis (on se demande bien pourquoi ?). Il suffit de se rappeler, par exemple, la réaction officielle de la municipalité à l’article du « Figaro Magazine » : on ne portera pas plainte car les photos sont choquantes mais l’article est un vrai travail de journaliste, disait en gros le maire au « Parisien », puis trois jours plus tard changement de discours : cet article est vraiment trop méchant, nous allons porter plainte et un meeting de protestation sera même organisé à la mairie… Mais c’était méchant pour qui ? L’article ne s’intéressait-il pas notamment à la mosquée Tawhid ?
      Pour le western évoqué par Olympe, rien ne permet de démêler le vrai du faux dans ces querelles internes. Il faut bien comprendre que la confrérie politico-religieuse des « Frères Musulmans » est avant tout une organisation politique (depuis sa fondation en Egypte par le grand-père de Tariq Ramadan jusqu’à aujourd’hui au Maghreb comme en Europe). Et donc ce qui compte est le pouvoir, celui qu’on exerce sur les Etats et sur les sociétés et, bien sûr, celui qu’on exerce dans l’organisation elle-même au niveau national et au niveau local. Pour cela, tout les moyens sont bons : mensonges, calomnies, rumeurs, menaces à l’égard des ennemis externes (les laïques en particulier) et contre les adversaires internes…
      Cette affiche n’est finalement qu’un petit exemple des méthodes utilisées par les « Frères Musulmans » entre eux, mais il faut bien savoir que leurs méthodes sont encore pires contre ceux qui s’opposent à la confrérie. C’est un véritable harcèlement (sur les réseaux sociaux, dans les médias, devant les tribunaux et dans leur sécurité) que subissent ceux qui luttent contre les islamistes, et particulièrement quand ces lanceurs d’alerte sont des musulmans ou des personnes de culture musulmane.

      11

      0
  34. karima dit :

    Bonjour, d’après certains, c’est diffamatoire car il y a une querelle entre marocains et tunisiens. Certains veulent que les fidèles financent la construction de la mosquée à STAINS à coté de carrefour .

    0

    0
    • Marcel dit :

      Merci à Karima de nous rapporter les dires des uns et des autres , qu’ils soient résidents Dionysiens de nationalité Marocaine , Tunisienne ou Algérienne ou bien Citoyens originaires de ces mêmes pays amis.
      Y a t-il concurrence féroce dans le choix de l’attribution des dons que sont susceptibles de faire des fidèles à raison de leur fréquentation d’une Mosquée ou une autre selon l’Imam en charge du prêche. C’est sur !
      Sur la Commune de Saint-Denis, la Grande Mosquée au sein du quartier Allende près de Paris 8 en cours de finition et proche de son inauguration incessamment sous peu – sous l’égide de l’Association Amal bien connue par la Municipalité Communiste – ne devrait pas manquer de fonds.

      0

      0
  35. karima dit :

    il y a toujours des différences au Maghreb, chacun veut son pouvoir et les mosquée ici, sont soutenues par leur pays d’origine.
    La mosquée à Stains manque de fond et à la mosquée rue des Boucheries, il y a des tensions entre l’imam et l’association .
    Cette mosquée est envahie par des salafistes qui veulent faire leur loi.

    1

    1
    • Marcel dit :

      @karima

      Et la Grande Mosquée de Saint-Denis géré par l’Association AMAL , qu’en pensez-vous ?
      Sera-t-elle soutenue par un pays en particulier, que ce soit du Maghreb ou d’ailleurs.
      Quant au Centre Tawhid implanté non pas rue des Boucheries mais rue de la Boulangerie depuis plus de 20 ans au sein d’un ensemble immobilier , il est bien connu qu’elle prospère allègrement avec un soutien idéologique qui ne semble poser aucun problème aux autorités municipales et autres.
      L’essentiel n’est-il pas de ne pas susciter, inciter ou encourager le combat au djihad au sein de la oumma !

      3

      0
  36. Suger dit :

    Que dit la loi de 1905 fondement de la laïcité en France ? «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.» (Article 1) et concernant les lieux de culte : «Les réunions pour la célébration d’un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont (…) placées sous la surveillance des autorités dans l’intérêt de l’ordre public.» (Article 25)
    On ne peut donc que se féliciter que des lieux de cultes gérés par des associations cultuelles permettent aux croyants d’exercer le libre exercice du culte. C’est le cas avec l’ouverture prochaine de la grande mosquée de Saint-Denis. La vraie question est donc le fonctionnement de ces associations cultuelles qui doivent se consacrer uniquement au culte, dans le respect de l’ordre public. Elles ne peuvent se transformer en organisations politiques et encore plus en lieu de recrutement pour des organisations hostiles aux institutions de la République ou au service de pays étrangers.
    C’est l’enjeu des conflits autour de certains lieux de culte entre des croyants qui souhaitent participer normalement au culte face à des activistes qui voudraient utiliser les lieux de culte pour leur propagande politique.
    Ainsi à l’entrée de la mosquée Tawhid était distribué en fin de semaine dernière un tract qui s’en prenait violemment à l’Etat français, sous prétexte d’une prétendue complicité avec des propos irresponsables d’E. Zemmour, et qui se terminait par ces phrases : « Les musulmans de France doivent s’unir (…) tel un seul corps car ce ne sont pas les imams de plateaux de télévision qui oseront dénoncer ce qui est blâmable. Ces derniers sont plus préoccupés par la tentative de produire un Islam de France amputé de son credo et séparé de la ‘Oummah islamique. »
    Qu’est-ce qui est « blâmable » aux yeux de ces intégristes ? La démocratie ? L’égalité des droits de tous les êtres humains, notamment en faveur des femmes ? La liberté de conscience, c’est-à-dire la liberté de croire ou de ne pas croire, d’appartenir ou non à la religion de son choix, d’abandonner sa croyance ou de changer de religion ? Bref ce qui est « blâmable » selon eux seraient les principes mêmes de la République qu’il est simplement demandé à un Islam de France de respecter.

    6

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *