Le communiqué de presse de la municipalité de Saint-Denis
Pour une résorption digne et durable des bidonvilles
Les familles vivant dans le bidonville dit du Hanul, sur des terrains appartenant à l’Etat et gérées par la Direction interdépartementale des routes d’Ile de France ainsi qu’à différentes entreprises publiques (Réseau Ferré de France, GDF) sont aujourd’hui menacées d’expulsion.
A cette occasion, la municipalité rappelle sa position qui est d’exiger de l’Etat, la prise de toutes les mesures de solidarité qui s’imposent afin d’évacuer les campements en assurant à la population Rom un accueil digne dans des terrains aménagés à cet effet sur l’ensemble du territoire de l’Ile-de-France.
Pour preuve de sa volonté d’initier et de contribuer à la résorption digne des bidonvilles et de mettre un terme aux expulsions successives, la ville de Saint-Denis a accepté il y a plus de trois ans la proposition de l’Etat que soit implanté sur son territoire un village d’insertion destiné à 25 familles, que la Ville et la Communauté d’agglomération cofinancent. Elle a proposé par ailleurs à trois autres familles, issues du Hanul, un hébergement digne afin qu’elles puissent reconstruire leur vie en France.
Depuis de nouvelles installations dans un état de misère inacceptable ont eu lieu sans que l’Etat n’intervienne et les demandes de mutualisation à l’échelle de l’Ile de France sont au point mort. Aujourd’hui, l’expulsion des campements se fait sans aucune mesure d’accompagnement.
Le bidonville, dit du Hanul selon l’appellation que lui ont donné ses habitants, existe depuis plus de sept années. La ville de Saint-Denis, au regard des conditions d’hygiène et de vie de ce campement avait proposé en 2003 un protocole d’engagements réciproques aux habitants. Ces engagements réciproques prévoyaient du côté des habitants une stabilisation du nombre de familles (environ 30 familles) et une scolarisation des enfants présents. Du côté de la ville et de Plaine commune, le protocole prévoyait notamment le ramassage des ordures ménagères et la mise à disposition d’une borne d’eau.
Depuis la fin des années 90, époque où les bidonvilles sont réapparus en région parisienne, la municipalité de Saint-Denis ainsi que la Communauté d’agglomération Plaine Commune n’ont cessé d’alerter les préfets et les gouvernements successifs sur les conditions indignes et dangereuses dans lesquelles ces familles étaient contraintes de vivre.
La responsabilité de la prise en charge des familles en errance revient à l’Etat qui doit au nom de la législation nationale et des traités internationaux venir en aide aux personnes vivant sans domicile fixe, en particulier lorsque des enfants sont concernés.
La municipalité réitère son exigence commune avec les huit villes de la communauté d’agglomération Plaine Commune, d’une table ronde régionale interministérielle; seule échelle pertinente pour que les élus locaux de toute l’Ile de France travaillent, avec le soutien de l’État, à une solution pérenne et respectueuse du droits des habitants des bidonvilles.
Au-delà de la tenue urgente d’une table ronde régionale afin de multiplier ces villages d’insertion et ces expériences d’intégration locales et ainsi de mettre fin à ces expulsions répétées, la Ville de Saint-Denis réclame la fin des mesures transitoires qui empêchent Roumains et les Bulgares d’accéder au marché de l’emploi et leur ferment toute voie d’insertion.
C’est ce que réclament aussi les ONG et les associations intervenant dans les campements. C’est ce que nous continuons d’exiger.
Le 5 juillet 2010 - Source
Commentaires
Lors de la réunion avec le préfet du 19 mai dernier Mr S. Peu appelait de ses voeux que les campements roms soient évacués en priorité à Saint-Denis :
Le préfet a précisé que "la Lutte contre les campements roms (les procédures et les référés d’expulsion seront appliqués, prévision de deux évictions par semaine)
(...)
- Stéphane Peu : (...) Il évoque le fait que les campements roms sont tous installés sur des terrains de l’Etat et que Saint Denis devrait être prioritaire dans les expulsions car elle a signé l’accord sur les secteurs d’insertion (ce qui n’est pas le cas de toutes les communes). Enfin, il termine son intervention en énonçant au Préfet son inquiétude quant au fait que les conventions de mise en place du PNRQAD ne sont toujours pas signées avec les services de l’Etat."
Mr Paillard présent également n'a pas dit mot et n'a surtout pas contesté l'annonce du préfet ni la position de son maire adjoint.
Aujourd'hui, la municipalité crie au scandale...nième contradiction de la municipalité communiste.
sanscriergareLe terrtoire de Saint-denis n'a pas vocation à accueillir la population Rom. La mairie a mis en place un village d'insertion et je trouve cela largement suffisant.
citoyen93La présences des Roms suscite crispation et exaspération pour des raisons suivantes :
Mendicité (intrumentalisation des enfants en bas âges ainsi que des personnes ayant des handicaps), trafics, conditions sanitaires et sociales totalement inacceptables et qui a un impact réel sur l'environnement immédiat (carcasses de véhicules, poubelles systématiquement retournées et éventrés, barbecues sauvages, etc..).
Je pense qu'il faut savoir dire stop et envoyer un signal ferme auprès de ces populations pour leur dire que non on ne peut pas impunément squatter des terrains ou des immeubles.
Le département de Seine-Saint-Denis cumule à lui seul beaucoup de handicaps et je pense que ce n'est pas la peine d'en rajouter une couche avec la problématique des Roms.
Je déplore que les groupuscules d'extrême gauche instrumentalisent ces populations à des fins politiques.
Entièrement d'accord avec citoyen93, et si l'extrême gauche leur proposait d'habiter en bas de chez eux.
gege8/07/2010 13H.
klenexEST-CE NORMAL QUE LA RUE DE LA REPUBLIQUE SOIT BLOQUE DEPUIS PLUS DE 40MINUTES POUR LA VISITE DU MINISTRE MORIN SANS PREVENIR NI LA RATP 5 BUS BLOQUES NI LES RIVERAINS VRAIMENT LA CHIENLIT CE GOUVERNEMENT DES JE M'ENFOUTIMES PAUVRE FRANCE.
Pourquoi Mr Morin vient à St Denis ? Les élus (majorité et opposition) sont-ils prevenus ? Enfin ceux qui ne sont pas en Afrique du Sud...
SamLa presse a-t-elle été conviée cette fois-ci ?
Cette visite pour inaugurer le nouveau centre de recrutement de l'armée rue G Péri.
didier labauneL'information était disponible depuis plusieurs jours sur différents supports, y compris sur ce torche-cul de JSD depuis le 5 juillet 2010.
La municipalité était informée.
dl
Le ministre est venu inaugurer les nouveaux locaux du Cirfa, rue Gabriel-Péri. La presse a été conviée et à ma connaissance plusieurs élus étaient présents. "Morin à Saint-Denis" faisait l'objet d'une chronique du JSD de ce mercredi...Mais je sais que le quartier Gare est souvent distribué le jeudi.
Dominique SanchezMerci pour cette précision.
sanscriergareEffectivement, dans le quartier de la gare nous recevons le JSD le jeudi.
MONSIEUR LABAUNE PARLE DE LUI MEME ("TORCHE CUL") ET CELA NE MERITE PAS 40 MINUTES DE BLOCAGE DE LA RUE GABRIEL PERI.
KLENEXa la responsable du blog :
bobpourquoi vous dénoncez vous pas les voyages du maire .et des élus.
le dernier en date au mondiale.
alors qu'ils dissent qu'il n'y a plus d'argent ( taxe professionnel ,etc..)
continuer a censuré merci
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Concernant le voyage de Paillard et Braouezec en Afrique du Sud, Sophie et Didier Labaune en ont parlé et cela a heurté plusieurs blogueurs. Tous les commentaires sont en ligne.
Vous avez l'air de vouloir savoir mon opinion personnelle sur le sujet. Je rappelle juste que j'ai pris la décision de ne pas rédiger d'article cet été pour souffler un peu et laisser la parole à toutes les bonnes volontés. Je le fais aussi pour que certains individus cessent de dire que c'est le blog de Sam...ce n'est plus le cas depuis belle lurette...nous sommes 96 adhérents et tant de sympathisants à le faire vivre !
De manière générale, je suis consternée par les missions effectuées par les élus de la majorité à l'étranger (Palestine, USA et maintenant en Afrique du Sud...) nous avons besoin d'un maire présent à nos côtés et non d'un ministre des affaires étrangères. Les préoccupations du maire doivent être locales et non internationales...chacun son taff. L'argent gaspillé à vouloir sauver le monde avec "les bons sentiments" devrait être investi ici...notamment pour acheter des machines de nettoyage qui sont souvent en panne.
Par contre, j'aimerais quand même savoir si ce voyage en Afrique du Sud a été financé par les fonds publics ou par le Stade de France comme a été dit par un blogueur...alors à votre petite enquête ! Si vous avez matière à apporter plus d'éléments sur ce voyage, à vous la parole...il faut être factuel !
SamAprès le financement du voyage c'est pas tout, c'est combien de subvention de la ville pour ce partenariat à la con.
KoilOu alors Mr Paillard regarde la technique pour faire de beaux bidonvilles
Prochain voyage Mr Paillard au Brésil.
Bob,
StéphanieLe but de ce blog n'est pas forcément de "dénoncer" mais d'informer et de partager des informations : à mon sens c'est très différent.
De plus, comme le précise Sam, cette information figure depuis plusieurs jours sur le blog ....
Je ne rajouterai pas grand-chose au commentaire de Sam sur le fait que ce blog est participatif et n'est pas le sien propre : pour certains c'est difficile à comprendre et à admettre mais c'est la vérité.
Enfin, personnellement j'en ai vraiment marre d'entendre parler de "censure" ! Nous avons une charte de modération et nous ne souhaitons pas diffuser les commentaires qui ne s'y plient pas : c'est de la censure ça ?! Nous faisons en sorte que ce blog ne devienne pas un dévidoir de propos malsains et/ou incohérents. Que ceux qui ne partagent pas ce point de vue écrivent leurs commentaires ailleurs : nous n'avons pas besoin d'eux pour continuer à exister.