Article fort intéressant qui laisse songeur sur la politique de la ville en matière de commerce ... Comment une ville aussi prospère il y a quelques années a pu sombrer dans un tel désastre ? Par pitié, des réponses claires et précises seraient souhaitées et pas le sempiternel "la population de Saint Denis a les commerces qu'elle mérite" !
Stéphanie

Le commerce de Saint-Denis souffre

"A Saint-Denis, 16 % des locaux commerciaux sont vacants. C'est deux fois plus que la moyenne nationale. C'est inquiétant" Guy Coste, le président de la chambre de commerce et d'industrie de Seine-Saint-Denis, tire le signal d'alarme. Dans un avis émis à la demande de la ville, la CCI livre une analyse sévère sur l'évolution de l'offre commerciale dans la deuxième ville du département. Coeur névralgique de Saint-Denis avec 58 % de ses commerces, le centre-ville connaît "une descente en gamme ainsi qu'une perte de diversité de son offre qui se traduisent par le départ d'enseignes et de commerces franchisés", indique ce document, signé de la main du président. Depuis 2002, 52 enseignes ont disparu. Ces derniers mois, des marques comme Etam, Bata et La Redoute ont quitté le centre commercial Basilique. Tout aussi regrettabel aux yeux des habitants, la confection, la téléphonie et les boutiques non alimentaires (28 %) ainsi que les hôtels-cafés-restaurants (20 %) sont surreprésentés au détriment de l'alimentaire (12 %). Autre grief de la CCI, en dépit de la présence d'équipements culturels comme le cinéma l'Ecran ou le Théâtre Gérard-Philipe, les enseignes de culture et de loisirs sont insuffisantes.

La siutation n'est guère plus brillante sur la Plaine, où "l'offre est très peu qualitative et répond de moins en moins aux besoins quotidiens des riverains et des salariés actuels et à venir."

"Certes notre commerce souffre mais, comme ailleurs, c'est l'effet de la crise, réplique Christophe Girard (Parti de gauche), l'adjoint au commerce. La CCi oublie tout le versant positif et omet de dire que C&A, Tati, Celio et Go Sport se sont agrandis, que nous sommes une des rares villes à avoir conservé trois boucheries traditionnelles et fait venir un fumeur de saumon."

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Pour essayer de retrouver le lustre d'antan, la municipalité vient de lancer une opération de sauvegarde du commerce et de l'artisanat. Celle-ci consiste à préempter les locaux et baux commerciaux vacants afin d'intervenir sur le chois du repreneur. (...)

Eric Bureau & Nathalie Perrier - Article du 8 juillet 2010 - Source