L'article de l'édition "Seine-Saint-Denis" du Parisien du 15 juillet intitulé "Les habitants excédés par les rassemblements alcoolisés" est l'occasion de revenir sur les diverses initiatives prises par l'association Sans crier gare cette semaine. 

A partir du constat fait par les riverains des rues Fontaine, Connoy, Courte et de la Place des Tilleuls sur la dégradation très inquiétante de leur condition de vie, il a été collectivement décidé d'agir vite et fort afin que les pouvoirs publics prennent entièrement la mesure de la situation sur ce secteur.  

Convaincus que la vigilance et l'engagement citoyen ne peut et ne doit pas se substituer aux autorités compétentes mais lucides sur l'inertie dont celles-ci font preuve depuis un certain temps à l'égard des revendications légitimes des riverains,  il a été choisi de mettre en place une action ponctuée par deux temps forts. 

Un premier temps fort organisé en direction de la Police, un deuxième temps fort organisé en direction de la Municipalité. C'est ainsi que constitués en délégation et accompagnés de représentants de l'association, les riverains se sont rendus au Commissariat central de Saint-Denis le lundi 12 juillet et sont entrés en contact avec le Maire de Saint-Denis le mardi 13 juillet. 

Au cours de la première initiative, nous avons pu discuter avec les fonctionnaires de Police en poste et constater avec eux l'insuffisance de moyens en hommes et voitures mis à leur disposition. Toutefois, soucieux de répondre à nos attentes et conscients de notre détermination, ils ont accepté à notre demande et sous la direction du Commissaire d'astreinte de se rendre sur les lieux posant des difficultés. 

Dans une marche nocturne, les agents et le Commissaire nous ont accompagné au niveau de l'Église Neuve et de la Rue Fontaine entraînant à chaque fois les départs précipités des "habitués" surpris de se voir inquiéter par un cortège à la configuration très inattendue. Au milieu des débris de verres et de canettes nous avons pu échanger in situ avec le Commissaire d'astreinte sur la nécessité de mettre fin à une telle situation. 

Au lendemain de cette première initiative, avant de nous rendre au Parc de la Légion d'honneur à la rencontre du Maire, nous avons été rejoint sur notre point de rendez-vous par le Commissaire de Saint-Denis (M. Bobrowska). Après un rapide échange sur le contexte, nous avons pu convenir de nous retrouver de manière plus formelle au Commissariat jeudi 15. 

Par la suite, et toujours en délégation, nous avons rejoint le Maire au Bal du 13 juillet pour lui faire part de notre inquiétude mais aussi de notre colère et de notre  indignation face à l'état de siège permanent que nous subissons quotidiennement dans ces secteurs du Centre ville. C'est alors que M. le Maire a évoqué la mise en place des médiateurs de nuit prochainement et le projet d'un réseau de veille sanitaire et sociale (protection des mineurs, assistance aux toxicomanes etc) couvrant les espaces mentionnés. 

Enfin, Jeudi 15, comme convenu, nous avons pu rencontrer le Commissaire et les officiers en charge de la tranquillité publique sur la Ville en présence du Maire.  A cette occasion nous avons rappelé qu'il était  temps de passer à l'acte et que le  moment du constat était derrière nous. Le dialogue a été direct, intense et sans langue de bois. Divers engagements ont été pris à cette occasion. Il nous reviendra d'en mesurer l'impact sur le terrain dans les jours, semaines et mois qui viennent.  

L'association continuera à soutenir tous les habitants de Saint-Denis dans leur démarche d'interpellation citoyenne afin de faire enfin de notre belle ville un endroit accueillant, sûr et solidaire pour toutes et tous. Dans ce but la mobilisation doit continuer et s'amplifier. Ces deux initiatives sont la preuve qu'il est possible de faire bouger les choses, il n'y a pas de fatalité dionysienne.

Cyril