Josy – « Ras le bol des vendeurs sur le pont de Maïs et de la saleté et les odeurs des urines… »

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15 réponses

  1. Sam dit :

    C’était les vacances pour le service propreté cet été, le quartier a été laissé à l’abandon…et est vraiment dégueulasse !!!

    Pour la vente de maïs, les vendeurs(ses) sont de retour depuis trois semaines exactement. Je l’ai signalé tous les soirs la première semaine au commissariat de la gare…sans effet. Les fonctionnaires affichaient leur impuissance. Non seulement les vendeurs sont sur le pont mais parfois sur le parvis sous le nez des fonctionnaires de police…

    Ce n’est pas tant la vente de maïs qui est insupportable mais les conditions et les problèmes sous-jacents.

    Cela pose :
    – des problèmes de circulation, certains jours on ne peut marcher sur le pont. 
    – des problèmes de sécurité, les vendeurs de maîs grillé sur les caddies carrefour (braise) représentent un réel danger dans les zones piétonnes. Il suffit d’une bousculade et c’est la brûlure garantie.
    – des problèmes sanitaires.
                      > En effet, le maïs vendu est destiné au bétail et stocké le soir par certains (vendeurs de maïs grillé) dans les égouts (beuuurk)
                     > Le maïs cuit à l’eau est conservé dans des sacs poubelles pour maintenir les épis chaudes. Ce type de sacs plastiques ne doit pas être en contact avec des aliments.

    – des problèmes sociaux. Il s’agit souvent de femmes et enfants d’Afrique noire. Est-il normal de laisser travailler des enfants ? 

    – des problèmes de propreté de l’espace public.

    En ayant discuté avec les policiers de ces problèmes, ils sont parfaitement au courant. Une fonctionnaire m’a confié « On les chasse et ils reviennent, on dresse des PV, on saisit certains caddies mais les vendeurs reviennent sans cesse. On ne peut pas leur courir après tout le temps, on a autre chose à faire. »

    J’ai remarqué que les acheteurs sont nombreux. J’ai même vu des cols blancs en consommer. Au passage j’en raffolais dans ma campagne picarde : cuit à l’eau avec du gros sel c’est très bon 😉

    Si la municipalité veut vraiment tirer ces personnes vers le haut et cesser cette misère, elle pourra encadrer cette vente en installant « une baraque à maïs chaud » mobile. L’activité sera ainsi soumise à toutes les normes de restauration en vigueur. Et tout le monde s’y retrouvera…
    A Strasbourg, il y a des vendeurs de marrons ambulants…bien présentables. Rien à voir avec les vendeurs de marrons de St Denis (les mêmes que les vendeurs de maïs grillé) qui font avaler n’importe quoi aux passants peu regardants.

    Je propose qu’on organise une vente de maïs sur le parvis de la gare (avec du vrai maïs comestible) pour sensibiliser les consommateurs  et bousculer les pouvoirs publics …qui laissent faire et ne sont pas capables de faire respecter les usages de l’espace public. ça vous dit ? ça peut faire un carton 😀

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  2. Stéphanie dit :

    Au sujet de la propreté : dans la rue Dézobry, de tout l’été nous n’avons vu « que » les balayeurs, aucune machine … Ils font du bon travail mais les trottoirs sont dans un tel état qu’ils ne peuvent pas faire l’impossible. A cela s’ajoute les odeurs d’égouts très fortes en ce moment : dans certaines rues c’est irrespirable, mais l’on va nous dire que l’on n’y peut rien et qu’il faut attendre l’hiver …
    Au sujet des vendeuses de maïs : il est vrai que la police nationale ne peut constamment leur faire la « chasse » mais la police municipale et les gardes de l’environnement ? Exercer une pression constante sur ce type de « commerce » (idem pour les vendeurs à la sauvette) est une bonne chose : certes ils reviennent mais si la pression est réelle, ils reviennent de moins en moins nombreux. Alors, bien sûr, ils vont exercer ailleurs, dans un coin plus tranquille … En fait, ce type de commerce souterrain, qui utilise la pauvreté de ces femmes et enfants (parfois très jeunes), auquel l’on peut ajouter les vendeurs de contrefaçon et la prostitution (dans certains cas), est tellement bien implanté dans cette ville et les réseaux sont à mon avis si puissants qu’il devient de plus en plus difficile de lutter.
    Ta proposition Sam est très bonne et la mairie aurait dû y penser, mais comment sélectionner celles qui auront accès à cette baraque ? Le nombre est tel qu’une seule ne suffira pas … Et surtout ma crainte est que cela n’empêchera certainement pas le phénomène de prendre de l’ampleur si la répression n’est pas là. Le but de ceux qui tirent les ficelles de ces trafics (je peux me tromper mais je ne pense pas que ces femmes soient indépendantes…) n’est pas que ces femmes sortent de leur misère mais qu’elles y restent et qu’elles continuent à leur apporter de l’argent. Si le secteur de la gare est porteur et s’ils peuvent continuer à agir à leur guise, le nombre de ces vendeuses de maïs, et autres, continuera à augmenter en dépit de cette action.
    Quant au fait que les cols blancs apprécient le maïs, je confirme : un vendeur s’est récemment installé à la station Stade de France du RER D … Et là, des cols blancs, il y en a beaucoup …

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  3. Jason dit :

    Les vendeuses de maïs qui sont souvent maliennes souninkés n’appartiennent pas à des réseaux. Je connais les fils de certaines, elles vendent aussi des grillades, des canettes près de chez moi, elles le font à leur compte. Les deux femmes que je connais ne vivent pas dans la rue.
    Mais c’est vrai que le quartier n’a pas besoin de déchets en plus, d’autant que l’hygiène n’est pas contrôlée.
    J’aimerais bien voir la tête des cols « blancs » qui achètent les maïs…

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  4. goldo dit :

    Nous aussi avions été signaler celà au commissariat de la gare et la réponse avait été la même « on les chasse » ….Heureusement car je me demande ce que cela serait autrement.
    Ok pour vendre le maïs sur la place de la gare. A une époque je voulais faire des crêpes et les vendre. Remarque en réfléchissant on peut faire les deux….

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  5. Traz dit :

    Se mettre en quatre pour animer la vie d’un quartier et faire changer les choses c’est la devise de cette assoc 😉 !! C’est très bien mais il ne faut pas oublier certains points. Vendre des crêpes au niveau de la gare le tout sans autorisation alors qu’il y a le petit restaurant de crêpe qui s’est installé il y a quelque temps au niveau de la gare des bus…….je ne pense pas que ce soit très sympa pour eux..
    Deuxièmement, il ne faut pas perdre de vue que ces petits « commerces » ont leur petit bout de trottoir et que cela est très organisé. Personne ne s’installe sans négociations préalables, les espaces de ventes ne doivent pas être trop près les uns des autres on ne doit pas vendre la même chose que son voisin, etc…. C’est un bordel plus qu’organisé !! J’ai eu l’occasion de voir des nouveaux « commerçants » s’installer sans « autorisation » et cela se réglait à coups de ceintures !!!!
    Réfléchissons bien avant d’agir ! De plus je ne pense pas que les clients de ces ambulants soient très regardant sur l’hygiène de ce qu’ils achètent………personnellement rien que de voir ces étals j’ai mal au ventre !

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  6. Sam dit :

    @Stéphanie
    Contrairement aux vendeurs à la sauvette des différentes contre-façons, je ne crois pas que les femmes vendeuses de maïs fassent partie d’un réseau quelconque. Il peut y avoir des conflits pour partage de l’espace public.
    Cela me gêne qu’on mette au même niveau ces mamans et la prostitution…attention au mélange des genres !

    Il y a une expérience intéressante menée par la ville de Saint-Denis et la préfecture, elle concernait la restauration anarchique qui se faisait dans les foyers d’immigrés. L’association Taf & Maffé est alors née pour légaliser une activité échappant à toute réglementation. Pour en savoir plus, cliquer-ici.
    Pourquoi pas créer une association ou une coopérative tenue par ces femmes. Pour la sélection, les critères peuvent être fixés par analogie à l’expérience Taf & Maffé.

    Je ne connais pas tout le contexte mais on constate bien qu’il y a quand même une clientèle et donc un besoin, autant légaliser cette activité et tout le monde serait satisfait. C’est une idée qui vaut ce qu’elle vaut …

    @Goldo
    Euhhh, qu’est-ce que les crêpes viennent faire ici ? il y a des vendeurs de crêpes à la sauvette ? 😉

    @Traz
    Il suffit de mener cette action en centre ville un dimanche jour du marché. L’objectif n’est pas de vendre le maïs mais faire passer des messages. Perso, j’en vois deux : 
    Message N°1 = Faire connaître les risques sanitaires, Cible = consommateurs
    Message N°2 = Faire respecter l’espace public, Cible = Les pouvoirs publics
    Mais bon, si personne n’y croit on laisse tomber…et j’écoute vos propositions.

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  7. Stephanie dit :

    Sam,
    Mon propos n’était pas d’associer les mamans vendeuses de maïs à la prostitution. Je pensais juste qu’elles faisaient, elles aussi, partie d’un « réseau » organisé. Toi et Jason ne le pensez pas, je le crois donc.
    Je pense tout de même, comme Traz, que le « commerce » doit être organisé à un certain niveau (aussi bien à la gare que du côté de la rue de République), ne serait-ce qu’au niveau de la gestion des emplacements.
    Je n’avais pas répondu à ta proposition de « vendre » ou distribuer du maïs mais moi je suis plutôt pour. Notamment, comme tu le précises, un jour de marché.

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  8. koil dit :

    Il y a de ça moins d’un an un reportage était passé sur M6 concernant les vendeurs de maïs et châtaignes situés devant les grands boulevards à Paris.
    Apparemment, c’était géré comme un réseau mafieux pour la vente de drogue. C’était tenu par les communautés du type Sri Lanka ( en rapport avec les tigres tamouls de mémoire mais j’en suis plus sûre).

    A la gare LIGNE D Stade De France, depuis quelques semaines un vendeur de cette même communauté vend du maïs également. Ils trouvent de nouveaux clients car depuis quelques mois la communauté Sri Lankaise augmente à vitesse Grand V dans le quartier. Peut-être veulent-ils faire un nouveau quartier Gare du Nord à La Plaine.

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  9. Jason dit :

    En fait j’ai tout de même pensé à un truc en rentrant du taf hier et en passant par le pont et en voyant les vendeuses, je pense tout de même qu’il y a (par la force des choses) une espèce de « réseau » qui fonctionne.

    @Traz
    Tout à fait d’accord !! Voir des aliments dans des sacs poubelles me paraît assez problématique pour l’hygiène !!

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  10. Sam dit :

    Pas de vendeur(se)s de maïs vers 17h– et présence de police (d’agglo ?) sur le parvis de la gare. Étrange coïncidence…pourvu que ça dure.
    Marre de cette promiscuité !!!

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  11. dionysien dit :

    Je ne suis pas pour ce type de vente sans parler des conditions …
    Mais vous avez oublié les dealers qui sont dans tous les coins de la ville, même l’église n’a pas était épargnée, alors qu’avez vous à dire sur ce gros sujet qui dure depuis des années malgré vos réunions stériles (je suis désolé c’est la vérité).

    Aujourd’hui, vous voyez que que le Maïs et vous oubliez le principal « la DROGUE », c’est comme en politique, on cache les vrais problème avec les faux !!!!!

    Comme vous dites, lors que vous êtes de retour du Taf et vous croisez un dealer, vous baissez votre tête ….. sans réaction ….une fois chez vous … le blog … le clavier

    Pourquoi ne pas le signaler au commissariat ???

    cdt

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  12. Sam dit :

    Dionysien dit « Mais vous avez oublié les dealers qui sont dans tous les coins de la ville,… »
    La réponse est bien évidemment non, bien au contraire c’est notre préoccupation première.

    Dionysien dit « Aujourd’hui, vous voyez que que le Maïs et vous oubliez le principal « la DROGUE », … »
    Idem.

    Dionysien dit « Pourquoi ne pas le signaler au commissariat ??? »
    C’est fait régulièrement auprès du commissariat mais également auprès du préfet, élus et procureur de la République.

    Et Dionysien fait quoi pour faire avancer les choses, à part « une fois chez lui… le blog … le clavier » .

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  13. Stéphanie dit :

    Dionysien,
    Vous estimez que les réunions que nous avons avec les autorités sont stériles ? Libre à vous
    Vous pensez que nous ne réagissons pas aux différents problèmes de cette ville ? Vous en avez le droit.
    Vous considérez que nous ne faisons que « taper sur un clavier » ? Ok.
    Loin de moi l’idée de vous dire quoi penser, mais s’il vous plait relisez bien ce blog et refaites un point de toutes les actions que nous avons menées depuis la création de l’association en juin 2009.
    Et enfin, permettez-moi une question : que faites-vous, vous, pour vous faire entendre ?

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  14. jugurta dit :

    Et après avoir chassé les vendeurs de Mais »dont c’est le seule revenu »et ensuite pris leur place pour apprendre au citoyen irresponsable l’hygiène, je vous demanderai de faire le ménage rue brise échalas car il y a des citoyens peu respectueux des sens interdit à moto.Le signaler au commissariat (délation non,non!!!) c’est par l’exemple que je peu changer les choses.Je me bat chaque jour pour la défense du service publique,que ce gouvernement supprime a tour de bras,contre l’appauvrissement des citoyens de ce pays etc….j’attaque le problème de notre société par le sommet cela est plus dur certes mais plus honorable.

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  15. tof dit :

    dionysien tu à déjà été au commissariat de st- denis?
    Voilà le réponse que tu aura,
    on le sait,
    mais alors que faite vous,
    rien
    mais pourquoi,
    parce que on a des ordres
    Voilà, et derrière toi tu aura une queue de gens la guelle cassé par des dealers, des tox,ou des raquailles
    ça c’est st-denis, mais tu a raison sur le principe la police est la pour ça normalement.
    je crois finalement que le danger vient de ceux qui regarde sans rien faire, et c’est contre eux qu’il faudrait ce mobiliser, car au final une plainte contre x a st-denis est devenus équivalent à porter plainte contre la police, pour non assistance à personne en danger.

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