Journaldunet.com – Saint-Denis 2ième ville qui se développe le plus

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17 réponses

  1. Damdam dit :

    Comme quoi tout n’est pas perdu (au contraire je pense que le meilleur reste a venir) avec cette ville, il ne reste plus qu’as transformé l’essai, cela demandera de la tenacité, de la vigilance, de l’engagement mais sur ce site nous n’en manquons pas 🙂

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  2. Stéphanie dit :

    Tu as raison Sam, « c’est bon ça  » ! Je ne sais pas pour les autres quartiers, mais ce qui est certain, c’est que l’on peut constater ces nouvelles arrivées dans le quartier de la gare. C’est même parfois assez flagrant je trouve …

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  3. alain dit :

    Une seule ombre au tableau. Comme le nombre de logements n’a pas progressé de 20 % dans le même temps, cela veut dire qu’il y a de la perte en ligne. La rotation de la population de Saint-Denis est une des plus forte de France, voir la plus élévée. En d’autres termes la stabilité de la population est un vrai problème, une ville ne peut réellement se construire qu’avec la stabilité, sur du moyen terme c’est à dire au delà de 5 ans, d’une frange importante de population. Notre population se renouvelle trop vite, et les plus anciens sont assez absents du travail de terrain. Ce constat est révélateur du déséquilibre persistant pour vivre normalement sur le territoire. L’emploi des jeunes non qualifiés reste pour moi la question majeure. C’est la jeunesse qui représente l’avenir, même sans emploi bien entendu. Rien de concrêt n’a été réalisé depuis 1998 pour accueillir des entreprises capables de donner du travail à cette jeunesse non qualifiée, une part importante de notre jeunesse locale. Je comprends que certains chiffres puissent à priori créer de l’optimisme, mais la réalité des chiffres n’est pas forcément celle du terrain. Par exemple ce sont 25 % des moins de 30 ans qui galèrent sur notre territoire. Cela dit pour afficher une note optimiste, je trouve intéressant l’arrivée de nouveaux habitants sachant que le travail associatif n’est pas étranger à ce qu’ils viennent et restent, bien sur.

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  4. citoyen93 dit :

    La question du chômage des jeunes et en filigrane de l’emploi sur ce territoire est cruciale.
    On avancera pas tant que des moyens, dispositifs, projets, ne seront pas en place.
    Je l’ai déjà dit 100 fois, je ne comprends pas que ce territoire qui a un bassin universitaire et un bassin d’emplois très important ait un taux de chômage aussi important.
    L’échec scolaire est très important, beaucoup de jeunes quittent l’école sans aucun diplôme.
    Sur cette problématique les élus doivent impérativement se retrousser les manches et être dans une démarche de projet.
    Hélas, Patrick Braouzec et Didier Paillard sur ce point n’ont pas grand chose à proposer de neuf.

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  5. thierryb dit :

    @citoyen93
    Quelques chiffres extrêmement récents ( juin à octobre 2011) sur l’orientation des jeunes du district : je ne vais pas parler des 75% qui peu ou prou réussissent, font des études, ou trouvent un emploi, mais des autres :

    Alors que la commande passée par l’État est d’envoyer 50% d’une classe d’âge au niveau Licence :
    – 50% des demandes d’études post-bac pro n’ont aucune proposition : les bacheliers généraux et techniques passent avant et les autres bac pro.
    – 20 % des bac pro démissionnent un mois après la rentrée en BTS.

    Pourquoi ces chiffres ? Pour décrire une réalité, comprendre pourquoi les équipes enseignantes en sauvent beaucoup, mais pas tous, et aussi, pour dire qu’ il est peu probable que Messieurs Braouezec ou Paillard y soient pour grand-chose dans cette situation, sauf à leur imputer le résultat d’une politique de flux et d’ une carence éducative dont ils n’ont pas toutes les clés je crois.

    Parce que derrière les « décrocheurs » comme dit maintenant le ministère, qui veut les faire identifier pour les réinjecter dans le système scolaire ou dans les missions locales, il y a des élèves qui en majorité ont les problèmes suivants:
    – Ils n’ont pas construit leur apprentissage langagier entre 3 et 6 ans correctement et sont restés, du fait d’une carence relationnelle, anormalement pauvres en lexique, en concepts, en références construites, en capacité de raisonnement. On peut ici s’interroger sur la persistance d’une telle inadaptation à l’école (ou de l’école, mais ça se discute…) pendant dix ans, mais ça existe.
    – Ils ne parlent pas ou très mal français et écrivent encore plus mal.
    – Les 2/3 de ces décrocheurs sont concentrés dans des zones comme la nôtre, à travers le pays.
    – Lorsqu’ils arrivent en troisième, en échec lourd (on faisait avant des préorientations en 4e et 3e techno ou en SEGPA, or il y a de moins en moins de structures d’accueil depuis les réductions massives de postes. Ce sont les plus démunis qui paient le plus cher.
    Ils sont massivement orientés dans les lycées professionnels, à la place d’élèves motivés.
    Or ces lycées pro, qui savaient jusqu’ici « re-valider » un élève, lui redonner confiance et par des méthodes actives le faire réussir, sont confrontés à un raccourcissement du cursus (3 ans au lieu de 4) et à une technicité et une plus grande abstraction des contenus, d’où les 50% seulement acceptés dans le supérieur, ce qui est déjà un beau résultat pour les lycées pro, compte tenu des difficultés (je suis évidemment pudiquement passé sur les comportements, et les influences délétères du milieu, qui aggravent le cas de nombreux élèves – je viens encore d’en voir un quitter le lycée après qu’on lui ait évité pendant deux ans la prison, la rue, la délinquance quotidienne, à six mois du bac – une vie foutue et deux ans de travail, de marquage à la culotte, en vain, c’est rageant mais c’est la réalité de beaucoup d’entre nous)

    Deux faits avérés pour compléter:
    50 % des étudiants de première année de Paris VIII sont des bacheliers professionnels (oui, vous ne rêvez pas,50%!) . Erreur totale de casting ? Repli stratégique ? Effet d’aubaine pour ne pas grossir les statistiques ? Les 4/5 échoueront à atteindre un diplôme, ce qui fait quand même environ 15% qui réussiront.
    Pour finir, beaucoup de ceux qui réussissent quittent le territoire (93), dont on sait qu’il est un tonneau des Danaïdes, aussi vite rempli par de nouveaux arrivants en difficulté sociale que vidé de ses meilleurs éléments. En gros, ne restent bloqués ici que ceux qui sont peu adaptés aux demandes des entreprises tertiaires ou des firmes importantes qui s’installent. Sinon, beaucoup, c’est à dire, encore environ 75% d’une classe d’âge, ne se débrouille pas si mal.
    Alors si on pouvait créer des emplois non qualifiés en masse, ou former ces personnes qui, envoyés en stage, ne s’adaptent ni aux horaires, ni aux demandes, ni aux critères de sociabilité exigés des entreprises…ce serait bien. Je plaisante à peine.

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  6. suger dit :

    Le constat dressé par thierryb est terrible. Mais je ne crois pas que Braouezec et Paillard doivent être totalement exonérés de leurs responsabilités pour deux raisons :
    1- Comme il l’est expliqué, ces jeunes souffrent de graves carences dans la maîtrise de la langue dont l’origine remonte à leur petite enfance (3 à 6 ans particulièrement). Or s’il y a un domaine où les communes peuvent agir, c’est bien celui-là : crèches, maternelles, écoles primaires, centres aérés… Dans une ville qui se prétend un lieu d’innovations sociales, la politique menée dans ce secteur est minimale et n’est pas à la hauteur des enjeux.
    2 – La ville (avec notamment le journal municipal, le JSD) entretient un climat idéologique de contestation permanente de l’institution scolaire. Pire même, elle favorise une méfiance à l’égard des contenus des enseignements et des enseignants qu refusent la politisation de l’Ecole. Enfin, elle encourage la « désespérance » en mettant constamment l’accent sur l’échec scolaire et en ne mettant jamais en valeur les 75% de réussite. Seuls le sport, la musique, le cinéma sont valorisés comme vecteurs de réussite et jamais les études…

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  7. alain dit :

    Thierryb, les chiffres statistiques que vous énoncés ne sont certainement pas contestables. Toutefois votre conclusion rejoint tout de même ce que j’ explique ci-dessus. Il faut des emplois adaptés pour ceux qui n’ont pas ou peu de qualification professionnelle, ces emplois existent au plan Régionale, les plus proches sont ceux de l’aéroport de Roissy. Des centaines de dionysiens, dionysiennes, jeunes et moins jeunes y ont trouvés un emploi, certes mal rémunéré, certes fait de contraintes horaires et de servitudes. Mais ils ont un emploi. Il en existe d’autres par ailleurs et moins loin de Saint-Denis, plus ou moins contraignant, mais qui, par la lutte syndicale peut s’améliorer. Je ne suis pas partisant de tout servir sur un plateau, mais on en est pas là, vous l’admettrez. Vous dites que nos élus, Députés-Président de Plaine Co et Maire n’y peuvent pas grand chose et qu’ils ne portent pas la responsabilité de ces faits là. OK, pas en totalité, mais à chacun ses responsabilités. Par exemple décrivez-moi les politiques locale et communautaire qui valorisent le travail manuel des non qualifiés. Quel est le bilan des emplois non qualifiés créés sur le territoire de Plaine Co (350 000 habitants), combien de « Plainecommuniens » ont trouvés l’un de ces emplois depuis 1998/2000. Aujourd’hui P. Braouezec vient de signer une convention avec Luc Besson et d’autres sur Pleyel dans le cadre de l’arrivée des studios de cinéma, combien de ces emplois ont été intégrés dans le contrat. Nos élus ont pris un tel retard que c’est catastrophique. Il n’y a pas de dynamique au niveau souhaitable pour nos jeunes, pas de signe fort en leur direction, et ils sont amères. Le grand Paris, cette tarte à la crème, risque de revenir en pleine poire de ceux-là, tandis que d’autres vont se goinfrer. L’humain d’abord, ça vous dis quelque chose?

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  8. thierryb dit :

    « L’humain d’abord, ça vous dis quelque chose? »

    Ceux qui me connaissent dans la vraie vie pourront répondre à ma place, mais pensez-vous que je sois resté 25 ans à enseigner et former des enseignants pour les publics les plus en difficulté sans de sérieuses convictions? Donc nous sommes d’accord là-dessus.

    Je partage le souci de Suger sur la petite enfance, qui est le coeur de la réussite des enfants à l’avenir – il semble qu’une prise de conscience se soit faite dans les milieux compétents, mais au niveau politique, à part le retour à du bourrage de crâne et à des évaluations permanentes, rien de bien neuf. Au niveau local, il y a sûrement à entreprendre.

    Quant à attendre de Besson qu’il emploie des gens non qualifiés, j’ai un sérieux doute. On voit sans cesse des jeunes qui sous-estiment ce qu’est la compétence. Un exemple : j’ai eu récemment une discussion avec une jeune fille qui accusait violemment le système scolaire de ne pas lui réserver d’autre place que l’université pour poursuivre des études, elle se sentait socialement reléguée (elle est d’ici), et soutenait les propos d’un intervenant à cette réunion professionnels de l’éducation/jeunes, qui déplorait que l’Etat ne finance pas le cursus d’élèves ayant le bac pro dans des écoles privées d’audiovisuel, puisque les formations d’état sont trop sélectives et peu nombreuses (type IUT, licence pro). Quel diplôme avait cette jeune fille (qui est inscrite en université après un parcours compliqué) : un BEP.

    Pourquoi l’Etat ne finance pas des formations d’audiovisuel à la pelle pour contenter tous ceux qui le veulent? Parce que ce sont des métiers très sélectifs, qu’il y faut de la culture et beaucoup de polyvalence et qu’il y a peu d’ emplois. La personne qui intervenait en plus n’avait aucune idée de ce qu’est un État qui ne finance pas les écoles privées (pour des raisons d’éthique aussi: c’est un marché de dupes très lucratif dans certains domaines).
    Il y a un fossé énorme entre la réalité du marché de l’emploi et les illusions que se font beaucoup de jeunes issus de milieux où on ne perçoit pas la technicité ou la culture nécessaire. Ajoutez à cela un discours du « on me doit cela » et vous fabriquez des déçus. On ne peut pas facilement devenir médecin après un BEP ni ingénieur du son après un bac pro. En revanche, une meilleure orientation et des passerelles bien étudiées permettrait aux plus ambitieux de se trouver une voie.

    MAIS EN REVANCHE, ON DOIT AIDER LE PLUS POSSIBLE, TRÈS TÔT, ceux qui sont en difficulté. Pour cela il faut des personnels spécialisés, (on vient de les supprimer) et des enseignants reconnus et formés (on vient de passer cinq ans à les insulter et on a détruit leur formation, même perfectible ).

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  9. alain dit :

    Mon propos ne se veut pas insultant vis à vis de qui que ce soit. Je partage beaucoup des constats énumérés par vous et d’autres. Je répète, et ce sera ma dernière contribution, qu’en attendant des jours meilleurs, une embellie pour les moins bien formés, il faut que nos élus aient la volonté politique de tout faire pour que des emplois répondent à ceux-là sur notre territoire, et laissent un peu de côté leur égo, leur ambition personnelle. Il n’y a rien de plus valorisant pour un élu que de batailler sans cesse pour les moins favorisés, quitte à donner l’impression de niveler vers le bas alors que l’humain est ce qu’il y a de plus valorisant, même quand en apparence cela semble contraire aux intérêts des investisseurs du Grand Paris. Je parle du présent et de rien d’autre.

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  10. Nicolas dit :

    J’aurai une question sur les nouveaux habitants: combien sont restés au bout de 5 ans?

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  11. habitant dit :

    Si des nouveaux habitants viennent à Saint-Denis c’est bien, qu’ils viennent de Paris, de la région parisienne et même d’ailleurs. Je sais que des Dionysiens d’aujourd’hui ne se seraient jamais vus habiter ici parce qu’ils y connaissaient…peu de choses.
    Il y en a qui ont récemment emménagé parce qu’à la base ils y travaillent. C’est bien pour le développement de la ville qui je l’espère se répercutera pour tous.

    Cela ne m’enlève pas à l’esprit ce qu’a dit
    Thierryb sur les jeunes collégiens qui connaissent le décrochage et du coup l’échec à l’école.
    C’est pas le cas de tous mais ça interpelle:
    « Lorsqu’ils arrivent en troisième, en échec lourd (on faisait avant des préorientations en 4e et 3e techno ou en SEGPA, or il y a de moins en moins de structures d’accueil depuis les réductions massives de postes. Ce sont les plus démunis qui paient le plus cher. « 

    Ouais, c’est ça le truc qui se passe. Les structures du type « écoles-relais » oui et non. Derrière les stats il y a de tout, c’est comme le milieu des élèves, le milieu enseignant, il y a de tout. Ce n’est plus comme avant. Cela marche pas pour tous et des fois, cela intervient trop tard pour des raisons compliquées. Quand il y a qu’une conseillère d’orientation, présente une à deux fois dans le mois…Quand il y a du personnel pas formé qui prend le relais…Quand un assistant d’éducation payé au lance-pierre, prend ce relais, se démène pour faire décrocher un contrat d’apprentissage à un collégien,le prend sous son aile, l’accompagne en voiture vers son formateur… Que le jeune, pas idiot, sait qu’ à part ça y a rien d’autre pour lui, il y va.
    Ouf! Tout le monde est content. Enfin! il sera pas à la rue à la rentrée…Et puis non! …Au finish, Il n’y va pas: « J’y vais pas! Y a que des cas soc’ là-dedans! Jsuis pas un cas soc’!' »…Quand t’es au courant de ça, tu te dis quoi? Ouais, t’as envie de l’attrapper par le col et de l’y emmener de force! T’as la rage et en même temps, tu sais pas quoi penser, pas quoi faire… Il y a un espèce d’engrenage qui s’est enclenché. Il avait peut-être de bonnes raisons de ne pas y aller… qu’en sait-on après tout?

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  12. thierryb dit :

    Pour continuer sur les filières qui accueillent les élèves en difficulté : un exemple récent de loi imbécile qui va encore livrer à eux-mêmes les jeunes, sans leur donner de culture générale suffisante pour être polyvalents- alors qu’actuellement, tout en bénéficiant de plusieurs semaines de formation en entreprise chaque année, évaluées au Bac Pro, ils y trouvent un lien pour une embauche future. Alors quecette formation pro est efficace,reconnue, on casse par idéologie, par des gens qui n’y connaissent rien, qui ne viennent pas interroger les professionnels (et de cela, ce mépris des ignorants incultes, il y en a marre!) et comme les entreprises ont du mal avec leur carnet de commandes, on dispense les élèves d’être en apprentissage en entreprise !!! (En fait, pour ceux qui n’auraient pas pigé, le seul vrai but — après le passage de 4 à 3 années de cursus au lycée pro, il s’agit de supprimer la troisième année et de diminuer encore les effectifs de professeurs titulaires!!). C’est Ubu roi.
    Voici l’article du http://www.cafepedagogique.net/lexp
    « L’enseignement professionnel est-il menacé par l’apprentissage ? L »intersyndicale le pense. La volonté de N Sarkozy de faire la dernière année de CAP et bac pro en alternance aurait un impact désastreux sur les lycées professionnels. Elle est rendue possible par la loi Cherpion votée en juillet 2011 qui permet d’être en apprentissage sans contrat avec une entreprise ! « Tous ces éléments convergent vers une remise en cause très nette de la voie professionnelle, sous statut scolaire, dans les LP, SEP, SEGPA et EREA au sein de l’Éducation nationale et du ministère de l’Agriculture. Ils constituent une menace sérieuse pour un accès de tous ceux qui le souhaitent, sans discrimination, à une formation professionnelle de qualité », écrit l’intersyndicale. Elle demande de signer une pétition . L’intersyndicale refuse « l’éventualité d’un transfert des personnels enseignants de la voie professionnelle vers les régions » et  » les mesures favorisant le développement de l’apprentissage au détriment de l’enseignement professionnel initial public sous statut scolaire ».

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  13. alain dit :

    Je suis convaicu des arguments et des statistiques développés sur la formation. J’entend bien tout cela, mais les changements nécessaires sont pour demain, aujourd’hui on est en échec pour de trop nombreux jeunes des banlieues et de Saint-Denis en l’occurence. Pourtant il faut que leurs perspectives d’avenir passent par le travail, pas n’importe quoi et n’importe comment ni n’importe quand. Donc « il faut » les accompagner, leur proposer des emplois et des formations ici, à Saint-Denis. Je ne vois rien de tel se profiler à l’horizon ou alors de manière très marginale et quand j’évoque les studios Besson ou les Service Publics, c’est une manière générique de rappeler que nos chers élus ont bien peu d’exigence pour faire venir des entreprises sur notre bassin d’ emploi capables de proposer des postes à nos jeunes non qualifiés. La preuve par la Plaine St-Denis. Il me semble que l’article de tête de cette rubrique traite davantage de cette question que de celle de l’échec scolaire. Des formations sans perspectives d’emploi, sans débouchés, c’est aussi l’incohérence que je dénonce si vous me le permettez. Et ici à Saint-Denis, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas la formation adéquate qu’ils n’ont pas d’emplois, c’est parce qu’il n’y a pas d’entreprises capables de proposer quelques centaines d’emplois. 40 000 emplois sur la Plaine et combien pour ceux dont je parle? Je ne suis pas un rêveur, peut-être un peu utopiste et j’aimerai tellement que nos élus le soit un peu plus.

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  14. thierryb dit :

    @Alain
    Vous dites: »nos chers élus ont bien peu d’exigence pour faire venir des entreprises sur notre bassin d’ emploi capables de proposer des postes à nos jeunes non qualifiés. »
    mais IL N’Y A PLUS OU PRESQUE DE POSTES NON-QUALIFIÉS! Et ce ne sont pas quelques centaines d’emploi qu’il faut mais des milliers.
    Vous critiquez les soi-disant formations « sans perspectives d’emploi » alors que sans formation, ni diplôme, tous les chiffres le montrent, il n’y a PAS d’autre emploi que manutentionnaire, vigile, porteur de cageots au marché, bref, pas grand chose en quantité, ni en terme de salaire, ni d’évolution.
    Vous êtes nostalgique d’une époque qui n’existe plus, où ceux qui n’avaient pas de diplômes trouvaient du travail peu qualifié. Ça n’existe plus, je le répète! Et puis, cela cache aussi une sorte de démission: pourquoi les élèves de banlieue n’auraient -ils pas droit à un enseignement professionnel qui leur donne en parallèle une culture et de quoi être un citoyen émancipé? veut-on revenir à l’ignorance et aux travaux de peine pour les pauvres?

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  15. suger dit :

    thierryb a raison de rappeler qu’ IL N’Y A PLUS OU PRESQUE DE POSTES NON-QUALIFIÉS !
    Par contre, il y a des emplois « faiblement » qualifiés qui exigent cependant une formation. D’où l’importance de pouvoir suivre une formation professionnelle débouchant sur un diplôme reconnu, ce que le gouvernement actuel ne favorise pas.
    Mais l’un des principaux gisements d’emplois concerne les services à la personne. Ce type d’emplois suppose non seulement un savoir-faire et aussi un savoir-être, et reste largement féminisé. Je crains donc qu’il y est très peu de perspectives pour de nombreux jeunes hommes à faible qualification de nos banlieues.
    Le seul espoir pour l’avenir est de faire en sorte que la maîtrise des « fondamentaux » (lecture, écrit, vocabulaire) soit acquise avant l’entrée en collège pour permettre, par la suite, une réelle formation qualifiante. Pour le présent, le coût des remises à niveau et leur efficacité limitée ne permet guère d’être optimiste.

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  16. georges dit :

    argumentations brillantes, joute passionnante mais cela va-t’il suffire pour faire avancer les choses ? Cela va t’il influer sur la politique du député ? Peu vraisemblable, depuis longtemps il n’écoute que lui même. Cela va t’il capter de nouveaux électeurs ? J’en doute, il faut faire plus pragmatique, rédiger façon SMS. Par exemple  » A Saint-Denis la qualité de vie se dégrade, virons les édiles « 

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  17. Damdam dit :

    Peu d’argumentation mais je suis d’accords sur le fond avec Georges 😉

    Pour en revenir au débat d’Alain, effectivement les entreprises qui se sont installées et qi vont s’installées à Saint Denis demande en générale des formation qualifiantes (je sais de quoi je parle je travaille dans l’une d’entre elle qui a un logo rose je vous laisse deviner laquelle c’est 😉 ) mais je me rend aussi compte que des postes avec moins de bagages sont aussi recherché, je ne suis pas pour l’équipe municipale en place mais il faut aussi voir la vérité en face depuis tout petit on nous serine que des études longues sont un plus pour trouver un travail du coup je veux bien admettre que c’est pas forcement facile quand on viens de banlieue (encore que j’ai grandi en banlieue populaire et je me suis pas trop mal sortis), mais bon pour avoir travailler dans le milieux du cinema c’est un milieu qui justement a besoin de personnes pas forcement très qualifiés (vous imaginez même pas le nombre de manutentionnaire dont on a sur un plateau de cinema…) du coup je pense que l’ouverture de la cité du cinema peux être un tremplin pour pas mal de jeunes en difficultés prêt à se relever les manches (sans compter les opportunités de développement de commerces tout autours (restaurant, bar etc).

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