Le JSD – « Proses est toujours là pour limiter la casse »

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1 réponse

  1. Sam dit :

    Hier 8H15, en sortant de notre immeuble je me retrouve nez à nez avec un couple de fumeurs de crack squattant le porshe de notre résidence. A ma vue, ils ont rangé discrètement leur « matériel » et m’ont salué avec beaucoup de courtoisie. Ils m’ont demandé la permission de rester, je leur ai expliqué que je ne souhaitais pas que mes p’tits voisins (enfants en bas âge) assistent à ce spectacle. La dame s’est levé immédiatement en me répondant qu’elle comprenait et qu’elle même était maman d’une petite fille de 7ans.

    On a échangé nos prénoms, elle s’appelle Linda et lui Ronald. Ils avaient un niveau de communication assez élevé et semblaient très lucides. M’ont confié qu’ils n’avaient pas dormi, qu’ils étaient affamés…m’ont demandé un ticket resto et des infos sur bus d’Aides93. Ils ne semblaient pas au courant du centre Proses…puis sont partis à la quête d’un autre lieu pour se poser et prendre leur dose.
    La rencontre de Linda m’a vraiment marqué, le visage d’une maman (une quarantaine d’années) sous l’emprise de ce poison ne peut laisser indifférent quiconque…

    Nous avons à plusieurs reprises appelé Aides93 puis Proses que nous souhaitons rencontrer. Nous avons demandé à la municipalité de coordonner les acteurs sur cet aspect sanitaire. La ville doit coordonner les services de santé (DDASS, service municipal), les associations de lutte contre la toxicomanie et les associations de riverains pour limiter les dégâts et assurer une interface entre riverains et toxicomanes.

    Cela fait deux ans que nous nous battons avec nos petits moyens. Nous avons le sentiment que contrairement aux « bons sentiments » et à « certains discours » vantant la prévention, sur le terrain les associations et les habitants sont seuls.
    « Sans Crier Gare » va rencontrer Aides93 et Proses pour essayer d’éloigner les toxicomanes des lieux d’habitat afin d’éviter tout risque de dérapage (altércations, agressions, …).

    Seuls je vous dis, nous sommes seuls…alors on avance comme on peut. Si la ville ne se bouge pas, nous saisirons la DDASS ainsi que le ministère de la santé. Encore une fois, les pouvoirs publics manquent de réactivité. Encore une fois, entre les discours et le terrain il y a un vide dont nous subissons les conséquences.

    Questions : Est-ce que ces associations (Proses et Aides93) vont chercher les toxicomanes et les emmener dans leurs locaux ? Ou attendent-ils que la démarche vienne des toxicomanes ?

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