Le Ministère des Bonnets d’Ane : le défi de l’école à St Denis

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14 réponses

  1. Lu dans le Parisien 3/11 dit :

    Ils créent le ministère des Bonnets d’âne à Saint-Denis

    Les parents mobilisés contre les mauvaises conditions d’éducation à Saint-Denis ont désormais leur quartier général. Rue Suger, en plein centre-ville, une vingtaine d’entre eux a ouvert les grilles d’un terrain en friche à deux pas de l’école Jules-Vallès. En quelques heures hier, à l’aide de banderoles, de ballons, de planches et de tôles, ils ont donné vie à ce lieu baptisé ironiquement le « ministère des Bonnets d’âne », sur fond de musique festive et de barbecue improvisé. […]

    « Nous étions arrivés un peu au bout des manifs, des pétitions… On a cherché un moyen de protestation plus médiatique. Nous sommes des parents d’élèves révoltés par ce qui se passe à Saint-Denis, par le manque d’enseignants, la façon dont sont recrutés les contractuels, explique Saskia, l’une des mamans à l’origine du mouvement. Nous avons décidé d’occuper ce terrain pour en faire un lieu de rassemblement pour permettre aux familles de s’exprimer, de prendre leurs témoignages pour ensuite déposer des recours auprès du défenseur des droits. »

    […]

    Cette école du centre-ville est devenue le point de départ de la mobilisation des « Bonnets d’âne ». Outre la question des enseignants, elle est touchée par le manque de locaux, en particulier pour les activités périscolaires[…].

    « Nous allons donc ouvrir ici un centre de loisirs alternatifs, ce sera un centre aéré vraiment aéré », sourit Saskia. Derrière elle, d’autres parents s’affairent pour monter l’espace qui accueillera les ateliers, avec des matériaux récupérés. Parmi les parents mobilisés, un artiste résidant au fort de la Briche, Nicolas Cesbron, fournit son « Bar champignon », une installation qui va servir de lieu d’échanges.

    « L’objectif est de faire vivre le lieu », précise Sybille. Tous les jours, des ateliers seront proposés aux enfants. Jeudi, l’assemblée générale des parents et enseignants de Saint-Denis se tiendra dans ce ministère en plein air. Concert, débat et autres surprises seront aussi au programme, souvent avec une dose d’humour. « Nous allons lancer le site Adopteunprof.org, et organiser un speed dating Trouve la maîtresse de tes rêves », ajoute Saskia.

    « C’est bien que les parents se mobilisent sur les conditions de cette rentrée, qui est la pire qu’on ait connue à Saint-Denis depuis des années, estime David Proult, adjoint (PC) chargé de l’éducation, venu rencontrer les parents hier. Et ça continue avec des profs sans formation suffisante. Le ministère ne veut pas voir les besoins. Nos enfants ont droit à des conditions dignes. » […]

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  2. goldo dit :

    pas assez d’enseignants qui veulent venir a st Denis, de nouveaux logements dans un nouveau quartier confluence va accueillir des familles avec enfants mais l’école prévue dans le quartier n’ouvrira pas comme prévu en septembre 2015. Ce qui fait que l’école Jules Valles va encore avoir plus d’inscrits.

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  3. MR dit :

    Bonjour,

    Plus d’infos ci-dessous et des photos du lieu :

    http://saintdenisecologie.wordpress

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  4. caroline dit :

    Ribaydevrait bosser au lieu de faire du désordre, mais on a l’habitude avec les écologiques.
    Ils ne savent que de mettre la zizanie partout dans se salir les mains.
    Par contre, je comprends les parents d’élèves, si l’école pour tous fait des différences dès la maternelle et primaire, Quelle égalité pour tous?
    les parents devraient manifester devant les grandes écoles de Paris et bloquer leurs classes et appeler les médias pour demander des vrais prof et non des personnes que Pole emploi a recruter.
    Les chômeurs n’ont rien à voir,
    mais il faut de vrai prof donc réclamer que les prof des l’ecoles Charlemagne, Stanlisas, Heznry IV, et d’autres viennent faire les cours dans nos villes.

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  5. Marcel dit :

    Eh, Eh…………………………………………..Chère caroline : vous n’êtes qu’ une grande démagogue, ça n’est pas possible et ça n’existera jamais !

    Qui choisit de vivre avec sa petite ou grande famille à SAINT-DENIS doit assumer ses choix et responsabilités consciemment ou non., jusqu’à preuve contraire.
    Ce n’est que le résultat de la paupérisation et de la ghettoisation de la Ville.

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  6. goldo dit :

    bonjour;
    je ne sais pas pourquoi il est dit que monsieurRibay devrait travailler mais en ce qui nous concerne habitants du quartier confluence,nous pouvons compter sur lui. Il s’est déplacé plusieurs fois encore dimanche matin avec nous pour intervenir auprès des responsables des églises qui ne sont pas forcement dans des locaux aux normes et surtout parce que les automobilistes se garent n’importe comment et empêchent le bus 174 de passer. Les anciens élus n’en faisaient pas . Je dis cela car je pense qu’il faut reconnaitre ce qui doit l’être.Goldo

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  7. citoyen93 dit :

    Compte tenu de la situation économique du pays particuliérement dégradée.
    Il faut également évoquer le fait que la dette a atteint le niveau historique de 100% du PIB.
    En général, un pays ne s’en relève pas.
    Le gouvernement a choisi la voie des restrictions budgétaires donc je pense que vous n’avez pas fini de squatter des terrains vagues avec des évènements festifs de types kermesses.
    Cela a le mérite de faire marrer tout le monde.
    Quant au résultat escompté je crois que vous vous trompez dans les grandes largeurs.
    L’éducation nationale est le poste budgétaire le plus lourd et l’état n’a définitivement pas l’intention de l’allourdir encore plus.
    L’école égalitaire à laquelle vous faites allusion a foutu le camp depuis un bon bout de temps et n’est pas prête de revenir.
    Par contre je peux vous dire que vous n’avez pas fini de voir débarquer des tocards recrutés par Pôle Emploi sensés remplacer des enseignants titulaires en arrêt maladie ou en congé formation.

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  8. Bill dit :

    L’avis d’une enseignante depuis des décennies en Seine St Denis et représentante syndicale sur les problèmes de recrutement dans notre département.
    http://www.europe1.fr/mediacenter/e

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  9. Pascale dit :

    Je n’apprécie pas l’attitude de Marcel qui renvoie la faute des failles de l’Éducation Nationale, et des divers gouvernements depuis de longues années sur les parents :
    « Qui choisit de vivre avec sa petite ou grande famille à SAINT-DENIS doit assumer ses choix et responsabilités consciemment ou non., jusqu’à preuve contraire. »
    ça s’est allé dans le sens du chacun pour soi et Dieu pour tous. C’est se résigner. La situation est mauvaise, il faut se battre et bien non. On n’a qu’à se barrer pour aller là où l’herbe est plus verte.
    Il faut se manifester, se battre, essayer de se faire entendre. Si on tente rien, c’est sûr que ça n’a aucune chance de s’améliorer.

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  10. Claudine Saur dit :

    Trés bien dit ,Pascale !
    On aurait pu croire que l’Enseiseignement AUSSI aurait CHANGE ,. .jusqu’au 12 MAI .Hélas ! . . .

    Quant à Caroline ( ah ! Caroline ! ),elle relaie simplement (bêtement ,dit-on ? )les propos de Jules Rondeau et de l’UEC !

    A propos d’ENSEIGNEMENT ,
    J’ai un service à demander :quelqu’un parmi vous (SUGER ,peut-être ?) qui connaitrait bien Hervé BORIE que je lui ai demandé de rappeler à Mathieu Hanotin ,vice président du CG en charge des collèges , QUE J’ATTENDS TOUJOURS UNE REPONSE, que je dois transmettre à des amis de STAINS :Quelles raisons ont développés le PROVISEUR et UNE PARTIE des enseignants du collège appelé maintenant Barbara (joli choix par ailleurs ) pour conduire le CG a se déjuger et ne pas donner le nom prévu et accepté par ce même CG .Merci à tous ceux qui pourront nous aider et à Hervé BORIE ,,je compte sur LUI .

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  11. Thierry dit :

    Visiblement, il est plus facile de ne pas regarder les causes lointaines de cette situation, qui ne vise que le primaire et un peu le collège. Un petit témoignage :
    J’ai enseigné, et c’a été l’essentiel de ma vie professionnelle, à St Denis de 1986 à 2012, et la stabilité des équipes enseignantes était bien plus grande qu’aujourd’hui, principalement parce qu’il a toujours fallu beaucoup d’années d’exercice pour quitter l’académie, mais aussi parce que le métier d’enseignant y était extrêmement motivant pour qui voulait s’investir dans les pédagogies nouvelles, dans la réussite des élèves de milieux populaires, et était attiré par la région parisienne plutôt que de retourner dans sa région d’origine, ainsi que par la promotion sociale des enfants de l’immigration. C’était mon cas.
    Depuis une dizaine d’années, les conditions de travail et de vie dans le 93 sont devenues très difficiles et pour simplement y venir, comme titulaire (on parle ici du primaire, car dans le secondaire on n’a pas le choix, au moins pour les premières années, mais dans les deux cas, on sait qu’on y est pour 7 à 25 ans, suivant les académies où on veut repartir) il faut une motivation d’enfer.
    Autre raison de la pénurie de professeurs : les salaires des débutants sont devenus ridicules pour vivre ici, et bien des jeunes des régions ne souhaitent pas subir cette prolétarisation.
    De plus, on a supprimé tant de postes qu’il n’y a plus de titulaires remplaçants en nombre suffisant, et la formation qui a été supprimée en 2009 n’a pas retrouvé sa forme efficace.
    Tout concourt donc à faire de cette ville une pestiférée, un repoussoir. Les enseignants qui restent sur place ont des raisons très puissantes, croyez-moi, et cela relève parfois du dévouement !
    J’ai fait plus que ma part, avec enthousiasme et foi, parfois dans l’adversité, avec des collègues souvent extraordinaires, au Lycée de l’Enna, où nous avons pendant deux décennies obtenu des résultats bien au dessus des préconisations du Ministère au vu de la population; Je ne regrette rien. Et même comme formateur, je n’ai jamais dissuadé les nouveaux enseignants de rester à St Denis ou dans le 93.
    Mais si j’avais aujourd’hui un enfant en âge de devenir professeur , je lui éviterais peut-être d’être épuisé à 30 ans en venant ici. En ce qui me concerne, la vie quotidienne consternante, la qualité de vie nulle des dernières années, l’absence de reconnaissance locale m’ont ouvert les yeux et j’ai décidé de partir. Sans crier gare…
    Pascale a raison, pour ceux qui sont sur place, il faut se battre et ne pas se résigner. je me souviens du combat que nous avons mené en 1996- le fameux « mouvement du 93 » , eh bien, grâce à une lutte de plus d’un mois (avec les pertes de salaires liées) nous avons obtenu des créations de postes ciblées en nombre important.

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  12. Sam dit :

    @thierry

    Merci pour ton témoignage, il est effectivement « plus facile de ne pas regarder les causes lointaines ».

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  13. MR dit :

    Les conditions de la réussite scolaire en Seine-Saint-Denis (Plan d’urgence), extraits d’un rapport datant de 1998. Le rapport Fortier. Constat cruel 16 ans après.

    http://saintdenisecologie.wordpress

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  14. Claudine Saur dit :

    Plus la peine de m’inquiéter :M.Hanotin m’a répondu justement vendredredi soir (les grands
    esprits . . . )et j’ai rencontré H. BORIE dimanche aux 4 Rues et nous nous sommes aperçu que nous nous connaissions de longue date !
    Donc ,tout est PRESQUE réglé . MERCI .

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