Le Monde – Carte scolaire : la Cour des comptes pointe un risque de ghettoïsation

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4 réponses

  1. alain dit :

    qu’est ce qu’un bon établissement ? un mauvais établissement ?

    SARKO aurait dû s’en douter mais non c’est le but de sa politique.
    casser le monde du travail, casser l’égalité républicaine, casser la république issue du programme du Conseil national de la Résistance.
    j’ai pu écouter et approcher récemment Monsieur Raymond Aubrac qui résume bien tout cela.
    non à l’école des pauvres d’un coté sans moyens, une école ghetto dont les parents dont le niveau social est plus élevé, et une école privé largement financée par des fonds publics ?
    après on s’étonne de l’effilochage des valeurs et de l’esprit républicain…..

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  2. Sam dit :

    Ce qui m’inquiète c que même des parents qui croient en la mixité, scolarisent leurs enfants ailleurs…

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  3. thierryb dit :

    Le problème n’est même plus la mixité à Saint -Denis, elle a disparu, mais c’est pas grave, les enfants sont tous d’ici, donc éducables »! Je suis sérieux:
    Depuis plus de 20 ans, je forme et j’enseigne dans l’enseignement technique , et dans l’académie de Créteil, notamment à ST Denis: avec les élèves de milieux populaires, notamment ceux qui par le phénomène d’orientation habituel (pas stables ni de comportement ni dans leur travail au collège) sont envoyés en lycée professionnel) Eh bien ce lieu soi-disant de relégation, parce qu’il a bénéficié pendant longtemps (1960-93)d’une formation d’enseignants exceptionnelle (nouvelles méthodes, programmes adaptés, contact de plusieurs semaines par an avec l’entreprise pour les élèves) dans les anciennes ENNA (vous savez, place du 8 mai…), puis dans les IUFM (mais en moins bien car les heures qui permettent d’apprendre son métier dans un cadre sécurisé ont disparu, et la formation va disparaitre sous sa forme actuelle, déjà pas si vaillante, pour des raisons idéologiques et d’économie- un désastre pour les nouveaux profs et ….pour les élèves?), ce lieu donc a permis de resocialiser, de former professionnellement et de donner un diplôme à de nombreux jeunes d’ici. Pourtant, les LP sont de fait DÉJÀ DES « GHETTOS »: 95% des élèves issus des milieux les plus défavorisés, et cumul des facteurs sociaux, médicaux, culturels, les plus négatifs de France. Pourtant, les équipes de profs, souvent très soudées, n’ont pas (encore?) perdu le sens de leur mission: travailler pour tous!
    Mais c’est de plus en plus difficile, notamment depuis trois ans qu’ « on  » tient un discours méprisant à l’égard de ceux qui pourtant s’investissent beaucoup pour leurs élèves…et ce n’est pas le nième bouquin de la jeune agrégée qui passe deux ans en banlieue , qui se fait connaître, puis fuit vers les beaux quartiers qui va améliorer les résultats des élèves de banlieue, ce sont des gens motivés, convaincus que le pacte républicain a un sens, travaillant en équipes, se formant, etc…Quand on voit tous les projets intéressants que mènent beaucoup de collèges et de lycée par ici,malgré l’adversité, et , il faut le dire, des élèves pas toujours faciles, on constate qu’il y a une grande énergie et de la créativité.
    Alors, n’est-ce pas Alain…défendons-nous pour conserver un enseignement qui ait un sens pour tous !

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  4. Sam dit :

    Un reportage France 5 trouvé à ce sujet

    En Seine-Saint-Denis, une équipe d’enseignants réinvente chaque année le métier de professeur. Grâce à des projets pédagogiques résolument novateurs, le collège Pierre-Sémard se place parmi les vingt meilleurs du département. Une gageure pour un établissement classé en zone d’éducation prioritaire.

    Le collège Pierre-Sémard de BobignyCinq cents élèves de soixante nationalités différentes, dont la moitié des parents ne parle pas ou mal le français. Un environnement sensible trop souvent secoué par les problèmes socio-économiques de ses habitants…

    Le collège Pierre-Sémard de Bobigny est intégré en ZEP (zone d’éducation prioritaire). A l’entrée en sixième, le niveau des élèves le place 80e sur les 119 que compte la Seine-Saint-Denis. Pourtant, quatre ans plus tard, les résultats du BEPC permettent à l’établissement de se hisser parmi les vingt meilleurs du département, écoles privées comprises.

    A l’origine de ce succès, une équipe pédagogique motivée qui sait se remettre en cause et recherche sans cesse de nouvelles voies capables de donner aux enfants l’envie d’apprendre. Comment faire la classe aujourd’hui ? Voilà la question que se pose chaque jour Joseph Rossetto, le principal du collège.

    Quelle classe ma classe !Comment donner confiance à des gamins trop souvent fragilisés ? Ici, les projets pédagogiques tiennent compte de la singularité de chaque élève afin qu’aucun ne se sente exclu. Et l’on rivalise de réflexion et d’imagination.

    Dans chaque classe, on travaille sur la langue et les cultures, à travers l’écriture, la danse, le théâtre et le cirque. Les mots se mélangent aux gestes pour amener les enfants à se connaître et à appréhender le monde.

    Cette découverte de soi et des autres, initiée entre les quatre murs du collège, se poursuit, pour les élèves de quatrième A, auteurs d’une nouvelle Odyssée, avec un voyage en Grèce sur les traces d’Ulysse, à bord d’un trois-mâts. Un voyage loin de Bobigny et de leur cité.

    Beatriz Loiseau« 

    Un extrait :

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