Le Monde – « Certaines cités se sont exclues du système électoral »

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6 réponses

  1. citoyen93 dit :

    Le mot « Quartier sensible » sonne bizarre à mon oreille.On utilise pudiquement ce mot pour ne pas dire quartier où vivent des populations pas ou peu insérées socialement et économiquement mais c’est vrai que ça fait un peu long à dire.

    Effectivement il y a la question de s’inscrire sur des listes électorales qui est une démarche militante. Il faut aller en mairie, remplir un formulaire et puis il faut surtout avoir un minimum de conscience politique et là je crois que l’on a en face de nous une génération qui n’en a pas trop.

    Il y a sûrement une impression qui émane de ces quartiers qui est de penser que cela ne sert pas à grand chose de voter parce que cela ne va rien changer, on sera toujours dans la merde et on nous considérera toujours comme des moins que rien. Sur le fond ce n’est pas faux, je n’est pas vue Pécresse ou JP Huchon se balader aux Francs Moisins (pour le dernier, il est allé aux Beaudottes à Sevran) faire du porte à porte et dire tous les bienfaits de leur politique. Le taux de chômage dans ces quartiers est catastrophiques, il y a un véritable repli communautaire, les écoles et collèges fabriquent massivement de l’échec scolaire.
    Dès que les gens le peuvent, ils quittent ces quartiers le plus vite possible. Les places vacantes sont immédiatement occupées par des gens pas ou peu insérées socialement, économiquement et qui souvent ne maitrisent même pas la langue française.

    Comment voulez vous que cela s’améliore ?
    Il faudrait casser cette logique de ghettos, faire venir de la classe moyenne, améliorer l’espace urbain, faire un travail de fond sur l’insertion.

    Est ce que les politiques peuvent tout ?
    Non je ne le crois pas, c’est aussi aux personnes issues de ces quartiers de se prendre en main.

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  2. thierryb dit :

    « les écoles et collèges fabriquent massivement de l’échec scolaire » : on pourrait peut-être dire plutôt: »les écoles et collèges limitent massivement un échec scolaire programmé d’avance », non ?
    Les enfants arrivent souvent avec des habitudes de vie difficile: rythmes, repas, promiscuité, soucis, équilibre familial, santé, dans une école qui réclame d’eux concentration (à ce propos, 6 heures par jour pour les moins de 10 ans , c’est trop dense!) et apprentissage. Pourtant, beaucoup d’entre eux atteignent un niveau suffisant pour aller en lycée. Il faudrait beaucoup investir (et pas seulement des moyens) pour permettre à tous de s’épanouir.

    L’école est bien souvent la seule chance de promotion sociale dans les « quartiers défavorisés ». Et en plus elle éduque.On peut toujours l’améliorer mais ne mélangeons pas causes et effets.

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  3. suger dit :

    Dans l’article du « Monde » il est signalé que Claude Dilain, maire socialiste de Clichy-sous-Bois, a été élu lors des municipales de 2008, avec à peine 2792 voix sur 28 000 habitants. Mais le maire de Saint-Denis, a été élu avec encore moins de voix relativement : 6757 voix (7876 au 2ème tour) sur 101 880 habitants !
    D’autre part, sans trop tomber dans l’esprit de clocher, je ne peux m’empêcher de constater que les partis politiques ne s’intéressent guère aux villes comme la nôtre. Ainsi à l’issue de ces élections régionales (et quelque soit le résultat du 2ème tour), il n’y aura plus aucun conseiller régional dionysien, alors qu’il y en avait encore trois (1 PS, 1 Vert, 1 PC) dans le Conseil régional sortant… En effet, il n’y a aucun candidat de Saint-Denis en position éligible sur les différentes listes. Pour une ville de plus de 100 000 habitants, c’est plutôt démobilisateur pour les électeurs…

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  4. hélène dit :

    Une fois de plus je suis entièrement d’accord avec ThierryB.
    L’investissement PREMIER de la France devrait être celui de l’enseignement l’éducation, enfin tout miser sur nos Jeunes, c’est son avenir qui est en jeu.

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  5. hélène dit :

    A propos de, X.Lemoine maire ump de Montfermeil, ne dis pas dans sa soi-disante analyse qu’il a tout simplement supprimé les colonies vacances de sa municipalité, évidemment « ses jeunes » ne peuvent que sentir un peu plus isolés. Encore une contradiction de plus!

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  6. koil dit :

    Je me trompe mais quand on fait des enfants de nos jours, le premier responsable ce n’est pas l’école mais leurs parents.

    Il y a 50/60 ans les gens avaient moins de choses mais me semble-t-il, le niveau culturel et la culture générale étaient plus importants.

    Notre mode de vie a changé mais l’homme a du mal à se remettre en question. Il faut un bouc émissaire : les profs, les cheminots, les chômeurs, les immigrés…etc. Mais jamais soi.

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