Le Parisien : Evacuation de Roms à Saint-Denis : la Cour européenne demande des comptes

Vous aimerez aussi...

12 réponses

  1. Bill dit :

    Ce qui m’agace dans le traitement européen de la situation Roms, c’est qu’on a l’impression que l’Europe est très bonne en discours et bienpensante mais en attendant, St Denis et quelques autres villes sont très seules pour gérer concrètement le problème.
    C’est facile de dire : vous ne respectez pas les engagements mais nous avons le droit de penser qu’avoir un bidonville au bord d’une autoroute n’est pas une situation normale et le droit de dire que St Denis n’a pas les moyens de gérer les Roms que leurs pays rejettent.
    Et plutôt que des leçons voir interdictions d’expulsion, on préférerait voir ces associations qui sont sur place, à Budapest ou ailleurs agir dans leurs pays pour faire respecter le droit européen et le droit des Roms à vivre normalement dans leur pays.
    S’ils n’arrivent pas à changer les choses chez eux, alors qu’ils viennent nous aider ici avec des vraies solutions et des moyens financiers, mais qu’ils nous épargnent les leçons de morale. 

    0

    0
  2. Bel-Air dit :

    Et surtout il faut que la Bulgarie et la Roumanie arrêtent de taper dans la caisse destinée à aider ces pauvres gens. Ce que je comprends c’est qu’ils s’en lavent les mains… Malheureusement si on ne les met pas face à leur responsabilité, les choses ne changeront pas d’un poil.

    0

    0
  3. Bill dit :

    Ils ont maintenant le droit de travailler mais si on ne les aide pas, ils vont juste avoir le droit de se faire exploiter. Vu leurs conditions de vie, leurs manques de moyens dans les bidonvilles et malheureusement pour la plupart le manque d’éducation scolaire, il est très difficile pour eux de se présenter à un entretien d’embauche pour un travail correctement payé.

    Si on compare avec la précédente période de bidonvilles à St Denis, il y a une énorme différence. A cette époque, la France cherchait beaucoup de main d’oeuvre. A cette époque, le parcours scolaire avait très peu d’importance car il fallait des bras pour produire les nouveaux biens de consommation, construire des logements…

    Les Roms n’ont pas la chance d’arriver dans de si bonnes conditions. Les usines ont fermé, les postes peu qualifiés ont dramatiquement diminué, c’est la crise, l’austérité… le chômage est très élevé et plein de jeunes (et de moins jeunes) sont prêts à prendre les petits jobs peu payés à défaut d’autre chose… La concurrence est déjà très rude à St Denis pour trouver un travail, ça va être difficile pour les Roms de se faire une place.
    Le pire est que leurs pays d’origine vont plutôt mieux que la France d’un point de vue économique. Si les Roms n’étaient pas écartés de la société et traités comme des sous-citoyens, ils auraient plus de chances de trouver du travail chez eux que chez nous…

    0

    0
  4. Philgali dit :

    Il était temps que l’expansion continuelle de ce bidonville cesse.

    Bruxelles est malheureusement en complet décalage avec la réalité des citoyens.
    Après faut pas s’étonner d’un taux d’absentention hallucinant qui est prévu pour les prochaines élections et pire la montée des extrêmes n’est que le reflet de l’absence de considération des attentes des citoyens européens.

    Alors, oui à l’éviction des bidonvilles qui squattent des terrains ILLÉGALEMENT, oui aux différents projets d’intégration des populations rom et Saint-Denis fait déjà beaucoup en ce sens.

    0

    0
  5. Bill dit :

    Savez-vous si St Denis reçoit des fonds européens pour l’aider à aider les Roms ?
    J’imagine que nous en avons au minimum pour le village d’insertion officiel ?

    0

    0
  6. Nono dit :

    qu’est-ce que cela sous entend: s’il n’y a pas de solution de relogement, interdit d’évacuer les bidonvilles illégaux? et donc de les autoriser, malgré les dangers auxquels s’exposent les Roms?
    je ne comprends pas la démarche des organismes européens sur ce coup là!!
    plutôt que de montrer du doigt, ne serait-il pas plus constructif d’essayer de trouver des solutions tous ensemble?
    si ces évacuations se font dans des conditions indignes, je trouve normal qu’ils fassent valoir l’article 3 des droits de l’homme, par contre le 8 « porte atteinte au droit à une vie privée et familiale » c’est un peu tiré par les cheveux! le droit à la vie privée, dans ce cas bien précis, prévaut-il sur leurs conditions de vie? (conditions sanitaires, dangerosité …).

    0

    0
  7. Horta dit :

    La Roumanie et la Bulgarie n’utilisent pas, de même que la France, tous les fonds alloués à ces populations Roms. Pourquoi ne vont-elles pas tirer les oreilles des dirigeants dont sont originaires ces populations pour les obliger à utiliser les aides que l’UE met à leur disposition pour leur permettre de vivre dans leur pays d’origine ? Doit-on supporter que ces campements illégaux mettent en danger, non seulement des Roms mais aussi des populations riveraines (voir les incendies qui dévastent régulièrement ces campements mais aussi les risques sanitaires liés aux conditions d’hygiène de ces campements) ?

    0

    0
  8. LeJSD dit :
    LeJSD : La fin des bidonvilles à la Porte de Paris

    Après les vagues d’expulsion de l’année 2013, c’était le dernier bidonville Roms de la Porte de Paris. Le jeudi 25 avril, il n’en restait plus qu’un amoncellement aux allures de dépotoir. À l’arrivée de la police, en milieu de matinée, ses habitants avaient déjà plié bagages. Roms de Roumanie pour la plupart, 150 personnes vivaient là au nord du bassin de la Maltournée, le long d’une voie d’accès à l’autoroute A1. Dès leur installation à l’été 2012, leur expulsion était demandée par Plaine de France. Mais cet établissement public d’aménagement allait se heurter à un obstacle juridique soulevé par la défense sur le périmètre de sa propriété. Suspendu le 28 janvier par la Cour d’appel, le jugement du tribunal de grande instance de Bobigny était confirmé le 4 avril. L’évacuation a été sitôt condamnée par le MRAP 93 qui dénonce l’insuffisance des hébergements proposés par la Préfecture, pour malades, enfants en bas âge et femmes enceintes. Quatre familles devaient ainsi rejoindre pour trois nuits des hôtels dans les Yvelines et le Val d’Oise. Pour limitées,ces offres auront néanmoins suffi à satisfaire la Cour européenne des droits de l’homme. Saisie par l’European Roma Rights Centre (ERRC), basé à Budapest, la Cour intervenait pour la première fois auprès du gouvernement français sur les conditions d’évacuation des Roms. C’était à l’initiative de Manon Fillonneau, déléguée d’ERRC en France, qui avait connu le bidonville à la faveur de la longue procédure d’évacuation. « L’idée était de développer une affaire de contentieux qui soit stratégique », explique-t-elle en se félicitant de cette attention nouvelle de la Cour européenne. 
    Marylène Lenfant

    0

    0
  9. suger dit :

    Il serait intéressant de savoir si l’European Roma Rights Centre (ERRC), est aussi réactif à l’égard des autorités gouvernementales et municipales roumaines et bulgares sur les conditions de vie des Roms dans leurs pays d’origine et notamment en Roumanie où est basé cette association.

    0

    0
  10. Bel-Air dit :

    Tiens, un nouveau camps rom démantelé ce matin selon l’AFP. Il est dit dans l’article qu’il s’agit « du plus grand campement de Roms de Seine-Saint-Denis, où plus de 700 personnes étaient installées, »

    http://www.lepoint.fr/societe/seine

    0

    0
  11. Bill dit :

    Evacuation du plus grand campement de Seine Saint Denis : Et grâce aux trafics locaux des gravats, il reste 500 00 € de frais de nettoyage à prendre en charge par les villes concernées (qui débordent d’argent c’est bien connu) et l’Etat. On trouve toujours des profiteurs de la misère…

    0

    0
  12. suger dit :

    Une curiosité politique qui n’est pas sans intérêt sur le plan sociologique… dans « Le Point » du 15 mai 2014. L’exotisme est toujours à la mode dans les beaux quartiers !

    « Européennes : le petit prince des Roms à l’assaut du Parlement »

    « Insuffler un nouveau souffle à l’Europe, c’est l’objectif que s’est fixé Louis de Gouyon Matignon. À 22 ans, cet étudiant en droit est la figure de proue de la plus jeune liste de l’histoire des élections européennes. Candidat en Ile-de-France, il se présente sous l’étiquette du Parti européen, qu’il vient tout juste de fonder. À quelques jours du premier tour, l’enfant des beaux quartiers a rangé son costume au placard et arbore un blouson plus décontracté. Et pour séduire les électeurs, Louis compte bien s’appuyer sur sa petite notoriété. Ce petit-fils de marquis s’est fait connaître par ses coups de gueule en prenant la défense des Tsiganes. Amoureux de la culture manouche, Louis en a épousé la langue et considère les gens du voyage comme sa seconde famille. Pas étonnant dès lors de retrouver la défense des Roms en bonne place dans son programme. »
    « Notre liste est apolitique. Nous ne voulons pas nous laisser enfermer dans des idéologies », prévient Claire Hehn, la soeur de Lorette et numéro deux de la liste conduite par son camarade d’amphithéâtre. Ce qui n’empêche pas Louis de s’avouer plus favorable aux idées défendues par Jean-Luc Mélenchon qu’à celles de Manuel Valls, qu’il n’hésite pas à qualifier de « social-traître. » »
    http://www.lepoint.fr/europeennes-2

    0

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *