Le Parisien – « Les jeunes du 93 ne sont pas ceux que vous croyez »

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8 réponses

  1. thierryb dit :

    C’est évident et encourageant, mais quand on lit les réactions des lecteurs du Parisien.fr, on a peur tant ils ont l’air de refuser toute image positive à cette population, tant les clichés sont devenus des évidences, tant le discours généralisant « tous les mêmes » est confortablement installé. Il y a encore du travail pour ceux qui veulent que ça change.

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  2. Olivier dit :

    « Tous les mêmes »
    C’est réducteur, c’est pratique, ça évite d’avoir à se donner du mal pour eux tant ils sont perdus pour la société, et c’est surtout un constat d’impuissance. Puisqu’ils sont « tous les mêmes » et donc irrécupérable, occupons nous des autres pour eux c’est déjà fini…….

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  3. Stéphanie dit :

    Oui les clichés ont la vie dure malheureusement.
    Je suis née et j’ai toujours vécu dans le 93. Bien sûr je reconnais que je n’ai jamais grandi dans une « cité » et que mes parents, bien qu’ouvriers, m’ont toujours permis d’avoir une éducation d’un bon niveau. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître j’ai tout de même un peu pâtit du fait de vivre dans ce département : l’étonnement (voire le « regard en biais ») lorsque tu dis que tu es du 93, la mise en cause de ton bac parce que délivré par un établissement du 93, … Ce n’est pas grand chose eu égard à ce que d’autres vivent mais je pense réellement que la plupart des jeunes de ce département ont vraiment beaucoup de mérite : ils trainent un véritable boulet aux pieds ….

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  4. suger dit :

    Il faut lire la précision donnée dans une petite note à la suite de l’article : « Le groupe, constitué au départ sur la base d’un échantillonnage, s’est progressivement réduit en passant de 920 en 2004 à 250 en 2008. » Je crains que cette étude n’ait pas une grande validité dans ces conditions. C’est le danger des recherches sur commande des pouvoirs politiques. La science et la politique ne font pas bon ménage. Cela ressemble plus à une opération de communication pour améliorer l’image des jeunes du 93, ce qui peut paraître sympathique, mais, hélas, n’a pas grand chose à voir avec l’analyse scientifique du réel. Mais il y a pire car cela déconsidère le travail de nombreux sociologues qui ne sont pas au service des politiques.

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  5. sanscriergare dit :

    Merci Suger, ci-dessous la précision concernant cette étude :

    *La mission prévention a choisi de constituer une cohorte, c’est-à-dire une population de jeunes de 12 à 25 ans en 2004 puis de les interroger à nouveau en 2006 et en 2008. Le groupe, constitué au départ sur la base d’un échantillonnage, s’est progressivement réduit en passant de 920 en 2004 à 250 en 2008. Un rétrécissement lié à l’incidence de l’âge sur les préoccupations des personnes interrogées, la perte d’intérêt pour l’enquête, les déménagements…

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  6. thierryb dit :

    Bien sûr j’avais vu cette précision, cela n’enlève rien cependant à la remarque que je formulais sur les réactions des lecteurs du journal. L’intérêt de cet échantillon est de conserver une cohorte sur plusieurs années. Ce n’est pas un sondage lié aux représentations mais une sorte d’enquête sociologique (au rabais certes, évidemment rien ne dit que la sociologie contredise ou corrobore ces propos « sympathiques »).
    Cher Suger, signaler le risque des évidences qui aveuglent (les préjugés généralisants) n’est pas faire preuve d’angélisme non plus quant aux réalités qu’on a tous les jours sous les yeux…

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  7. suger dit :

    Je sais bien qu’il n’y a aucun angélisme de votre part et que vous avez raison de combattre tout autant les préjugés. Quelques arbres pourris ne doivent pas cacher la forêt… La grande majorité des jeunes qui nous entourent souhaitent vivre normalement, s’instruire et s’amuser comme tous les jeunes de leur âge. Ce qui m’inquiète est l’utilisation d’une étude « sociologique » qui me semble peu fiable et orientée pour défendre une cause (encore une fois sympathique, mais opinion et résultat scientifique sont des choses différentes). Le risque est que cela ruine la confiance que devraient avoir les citoyens dans les travaux en sciences sociales et dans les avis des experts scientifiques en général. Il ne s’agit pas que d’honnêteté intellectuelle mais plus encore de responsabilité dans le débat démocratique. Un travail approximatif et peu fiable donne des armes aux vendeurs de haine ou d’illusions.

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  8. thierryb dit :

    Je ne peux qu’aller dans votre sens, d’autant plus que, depuis quelques années, tout ce qui est théorique est frappé de nullité par le discours ambiant. Par exemple, tous les travaux dont je puis faire part à mes étudiants en matière de « rapport au savoir » des élèves de banlieue, suite aux travaux de Bernard Charlot ou des spécialistes en sciences de l’éducation de paris 8 (Rochex, etc), suscitent, chez des gens qui ont fait des études pourtant, des réponses dubitatives, qui mettent en avant des clichés qu’on aurait pas osé présenter il y a quinze ans. Recul de la théorie? Poujadisme (pour faire simple) devenu doxa? Influence du discours politique simplificateur? Il y a à faire…

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