Le voile islamique en débat à Saint-Denis

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15 réponses

  1. Marianne dit :

    Edwy Plenel n’attire pas les foules à Saint-Denis sur le sujet de la laïcité ! Il en restait pas mal, des chaises vides, dans la salle des mariages de la mairie de Saint-Denis le 9 mai ! Son soutien inconditionnel à l’islamiste Tariq Ramadan y est sans doute pour quelque chose… Il faut dire que de plus en plus de gens n’hésitent plus à prendre la parole lorsque Plenel parle de « laïcisme » et d' »islamophobie », notamment lorsqu’il incite les femmes musulmanes à se voiler. Je vous invite à voir la vidéo suivante (« Des musulmanes répondent à Edwy Plenel ») dans laquelle des femmes prennent la parole lors d’une conférence avec Plenel : bravo mesdames pour votre courage, vous lui avez cloué le bec !
    https://www.youtube.com/watch?v=FOWu_rW_mfw

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  2. Thierryx dit :

    Qui sont donc les enseignants qui participent à une telle mascarade ? Entre ceux qui à gauche critiquent les défenseurs de la laïcité en les traitant de racistes et ceux qui soutiennent ouvertement l’abandon du socle de nos valeurs, il n’y a bientôt plus de place pour personne de sensé !

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    • Olympe dit :

      Je crois qu’il y a au contraire beaucoup de place pour les défenseurs de la laïcité tant les uns et les autres que vous citez sont minoritaires sur la question des valeurs fondamentales de notre démocratie. Leur agitation sur les réseaux sociaux, la multiplication des sigles et des blogs qu’ils créent à la chaîne, les invitations complaisantes dans les médias pour faire du bruit et donc de l’audience, sont trompeurs sur leur influence réelle. A gauche, les laïques, un temps stupéfaits par les contre-vérités, par le détournement du sens des mots, par la violence verbale de ces anti-républicains parfois déguisés en anti-racistes, ont réagi et ont su reprendre la parole y compris à Saint-Denis. Le vent a tourné…
      C’est indispensable pour pouvoir mener un combat pour l’égalité de tous les êtres humains en droit et pour défendre la liberté de conscience et d’expression, bref pour les principes républicains.

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  3. Thierryx dit :

    @Suger
    Je suis assez surpris de la façon dont vous présentez les enseignants qui participaient à ce débat. Vous dites : « un Cercle « d’enseignants » dont le but est l’abolition de la loi interdisant le port de signes religieux dans les établissements scolaires… ». je ne trouve pas cela du tout dans l’article du JSD, où apparemment, on fait état d’enseignants qui rappellent le contexte de la loi de 1905, l’inscription dans l’Histoire de cette loi et la date de 2004 comme le début de leur carrière.
    Avez vous des infos supplémentaires ?

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    • Bill dit :

      il s’agit de ce collectif : Comité des enseignants pour l’abrogation de la loi de 2004 (CEAL) actif sur twitter également.
      Il avait été question de la participation d’une asso d’enseignants laïcs mais personne ne parle d’eux depuis cette réunion, je ne sais pas s’ils n’étaient pas présents au final ou si ces laïcs étaient en réalité le CEAL ?

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      • Suger dit :

        Ce sont apparemment des membres d’un petit groupe militant extrêmement minoritaire chez les enseignants et dont la « laïcité » (?) se borne à s’opposer à la loi interdisant les signes religieux ostentatoires dans les établissements publics…
        Les organisateurs avaient annoncé la présence de trois enseignants « à Saint-Denis », or l’une est enseignante à Villepinte où elle est délégué du syndicat Sud, l’un à Bondy semble-t-il, et seule la troisième est enseignante au Collège La Courtille, délégué Sud également, mais surtout doctorante à l’EHSS. C’est cette dernière qui s’est exprimée à la tribune. A l’occasion du 10ème anniversaire sur la loi de 2004, ils ont été signataires d’une déclaration demandant l’abrogation de cette loi et ont été à l’origine de la création de ce CEAL, dont, comme vous je suppose, j’ignorais l’existence tant ils ont eu peu d’échos en milieu enseignant et lors du débat du 9 mai !

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  4. Thierryx dit :

    Merci à Olympe et Suger. je crois en effet que les gens qui font partie de ce CEAL doivent être complètement minoritaires. Il serait intéressant tout de même d’entendre leurs arguments, me suisse dit — après tout on a bien vécu dans l’EN jusqu’en 2004 sans cette loi, même s’il me semble que les signes ostentatoires n’en étaient pas moins prohibés, en tout cas pour les personnels. La loi de 1880 et celle de 1905 suffisait. Mais personne ne venait voilé.
    J’ai donc trouvé cette déclaration collective (une dizaine de noms!):https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/120314/nous-demandons-l-abrogation-de-la-loi-dite-sur-le-voile-l-ecole
    J’ai longtemps enseigné dans la formation des professeurs, et je sais une chose : le nombre de litiges suscités par cette loi est très faible, quelques centaines, la plupart du temps cela se règle par la concertation et les personnes vraiment récalcitrante quittent l’Education nationale pour se former à distance (CNED) ou partent vers le privé.
    La loi est, de plus, acceptée par les enseignants dans une quasi unanimité. Elle évite des conflits inutiles.

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  5. Thierryx dit :

    Désolé pour les fautes de frappe, je travaille sur un portable dans un bus…

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  6. Jésus-Marie-Joseph ! dit :

    Nom de D…Zeus ! Quand je pense que j’ai passé ma soirée du 9 mai (comme toutes mes autres soirées d’ailleurs) à m’emm..nnuyer ferme après une journée à me morfondre de l’absence totale d’ouailles dans la maison de notre Seigneur …. Personne ne m’a averti de cette soirée divertissante organisée au sein de la Mairie de Saint-Denis ! Et pour couronner le tout, je n’ai pas pu assister à la scène fort plaisante du sieur Messaoudene hué par une partie de l’assistance ! Seigneur, qu’ai-je fait pour mériter ce châtiment ?

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  7. Samy dit :

    Jésus-Marie-Joseph ! , je ressens chez vous une sorte d’amertume et de frustration. Sans doute aimeriez-vous être associé par le Maire de Saint-Denis à des initiatives comme celle prise récemment par Monsieur Gatignon, le Maire de Sevran, qui a appelé les sevranais à fêter le « Vivre ensemble » aux côtés d’un rabbin, d’un imam, d’un pasteur, d’un curé et d’un bouddhiste le 12 mai dernier (https://www.ville-sevran.fr/sites/default/files/vivre-ensemble-a-sevran_12052016.pdf), laissant entendre que le vivre ensemble se résume à la simple cohabitation des pratiquants des différentes religions (tant pis pour ceux ne sont pas croyants !) et oubliant au passage le représentant sevranais de l’Eglise du monstre de spaghettis volant. http://tempsreel.nouvelobs.com/l-histoire-du-soir/20160302.OBS5730/l-eglise-du-monstre-de-spaghettis-volant-a-desormais-un-pasteur.html et http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/04/16/l-eglise-du-spaghetti-volant-celebre-son-premier-mariage-legal-en-nouvelle-zelande_4903569_1653130.html

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  8. Suger dit :

    Djemila Benhabib est une journaliste et essayiste québécoise, auteure notamment de « Après Charlie, Laïques de tous les pays, mobilisez-vous! ». Elle a été dionysienne durant plusieurs années quand sa famille, menacée par les islamistes, a dû quitter l’Algérie dans la décennie 1990. Elle a réagi vivement à l’initiative récente de certains étudiants de Sciences Po Paris qui ont organisé un « Hidjab day », en faveur du port du voile, par un article publié par le « Huffington Post » : http://www.huffingtonpost.fr/djemila-benhabib/etudiant-sciences-po-femme-libre_b_9777422.html

    Voici deux courts extraits de ce texte magnifique de colère et de réflexion contre l’islamisme et ses complices :
    « Si ce voile n’était qu’un vêtement comme un autre, il ne serait pas imposé avec autant de vigueur et de rigueur aux Iraniennes et aux Saoudiennes, pour ne citer que ces deux exemples. Annexé, le corps de la femme devient la possession de l’homme, de l’imam, du tyran et d’Allah, partageant tous la même détestation des femmes. Soumettez-vous, obéissez, acceptez votre sous-humanité ! crient-ils à l’unisson. Ce contrôle du corps dans l’espace intime se déplace peu à peu dans l’espace public. A plus grande échelle, la violence domestique devient le laboratoire d’une violence sociétale systémique. Les femmes jugées immorales se trouvent doublement condamnées : par l’État (la police des mœurs), loin de les protéger, et par la société, qui les conspue. Cette mise en scène de la transgression par le corps de l’ordre moral et politique est un appel délibéré à la vindicte populaire. En faisant de la sexualité des femmes l’affaire de tous, ceux qui s’entichent de pureté et d’abstinence fusionnent la sphère privée et la sphère publique. Or, le détachement de la sphère privée de la sphère publique est l’un des fondements de la modernité, qui rend possible l’exercice démocratique et garantit le respect des libertés individuelles. »
    (…)
    « En Occident, ce voile est devenu le porte-drapeau de tous ceux qui prônent la fusion entre l’islam et l’État. L’islam politique implique une rupture historique avec la République, et une réorientation sociétale majeure. Fragiliser le statut des femmes devient donc un impératif. Dans cette perspective, investir l’espace public par le voile est un enjeu majeur. Le pouvoir passe par la visibilité des « voilées ». Tout cela, Tariq Ramadan le sait fort bien. C’est pourquoi il fait du voile SA priorité. Lui, ses militants et leurs organisations satellitaires, des Frères musulmans aux salafistes, travaillent d’arrache-pied pour que l’expansion de l’islam politique soit aussi vigoureuse que rapide. »

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    • Cédric dit :

      Oui, le port du voile est une stratégie d’occupation de l’espace public. Et comme l’écrit parfaitement Djemila Benhabib, c’est la stratégie des « Frères Musulmans ». En fait, ceux des hommes qui le justifient n’ont que faire de la pureté et de la symbolique derrière laquelle ils se cachent. Ils ne poursuivent qu’un objectif : rendre visible, par dessus tout, les musulmans et les assimiler à une communauté. Communauté qui revendique des droits particuliers, première étape vers l’établissement d’une théocratie qui n’est ni plus ni moins qu’un fascisme : parti unique, préférence nationale, femme au foyer, etc.

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  9. Jésus-Marie-Joseph ! dit :

    @Samy : mon Fils, je préfère que vous m’appeliez « mon Père », notre Seigneur m’ayant suffisamment reproché d’avoir choisi un pseudo usurpant et détournant une Trinité Sacrée. Je vous avouerai qu’après avoir lu vos deux articles sur l’Eglise du monstre de spaghettis volant, je commence à être titillé par les démons de la tentation de la conversion ! N’hésitez pas à venir me rendre visite dans ma paroisse et faites-moi plaisir : si vous connaissez quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît ….. le sieur Messaoudene, je vous remercie de demander pour moi un carton d’invitation à la prochaine soirée laïcité organisée par notre cher élu municipal à l’égalité hommes-femmes. Que Dieu vous bénisse !

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  10. Suger dit :

    Dans « Le Monde » de ce 18 mai, une tribune de Didier Leschi, Directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, s’interroge sur le déni, par les islamistes (tels que Tariq Ramadan et l’UOIF) des problèmes du rapport à l’altérité de l’Islam et l’inquiétude que crée en France la volonté de grignotage régressif de la laïcité par ces mêmes islamistes.

    Extraits :
    « Ce qui alimente notre crise laïque à partir de l’islam, c’est le sentiment, et même la réalité, que des prédicateurs veulent réinstaurer en France un régime où la soumission à la loi de Dieu devrait être le prédicat. Ce sentiment est conforté, ici, par l’évolution que connaît le monde musulman qui, pour des raisons historiques et post-coloniales, est aussi le nôtre.
    Du Maghreb au Pakistan, par la coercition juridique ou par l’imposition d’une violence sans limite, il est devenu le strict inverse du refuge possible qu’il avait été. Il est le monde où la différence, religieuse, culturelle, sexuelle, est traquée de plus en plus souvent jusqu’à éradication. Il est devenu le monde où la laïcité régresse même là où elle a semblé un temps pouvoir être une référence comme en Tunisie, en Egypte ou en Turquie. » (…)

    « les manifestations de religiosité plus ou moins radicale à partir de l’islam, quelles que soient les volontés de leurs porteurs, ne peuvent être vécues que comme une sorte de volonté de grignotage régressif.
    Car quel sens donner au geste de ces étudiantes en foulard inscrites dans des filières où les seuls débouchés sont ceux de la fonction publique, que ce soit l’enseignement ou les carrières sociales ? Comment empêcher que d’aucuns ne s’interrogent sur le fait que l’étape suivante risque d’être une demande d’abaissement de la norme pour ne pas entraver une insertion future et ainsi abaisser le seuil de la règle de neutralité ? Ou encore, comment ne pas être inquiété par le surgissement, dans de trop nombreuses entreprises, de ces vestiaires ou autres locaux transformés en salles de prière avec le soutien de représentants syndicaux sous prétexte que toutes les revendications sont légitimes, oubliant que le mouvement ouvrier s’est construit sur le principe que seule la confrontation de « classe » entre le patron et le salarié est porteuse de progrès et qu’à l’inverse, la division entre salariés surtout autour de la religion ne peut être que régressive ? »

    Lire : http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/18/le-foulard-d-ignorance-de-tariq-ramadan_4921152_3232.html#c8u5wBYoUL3cuCRG.99

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  11. Olympe dit :

    Le site laicart.org publie ce 24 mai un compte-rendu de cette réunion du 9 mai. Le voici :
    La laïcité, Saint -Denis et Edwy Plenel…
    Une conférence sur la Laïcité animée par Eddy Plenel, c’est un peu comme l’absolution d’une Femen : on ne raterait ça pour rien au monde.
    LaïcArt n’a pas pu résister à la curiosité et s’est rendue sur place pour témoigner.

    D’emblée, nos intervenants insistent pour expliquer que la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est parfaitement claire. Malaise: pourquoi donc un débat ? Nous nous rendons compte petit à petit que ce débat serait rendu nécessaire, pour nos chers conférenciers, par le soi- disant dévoiement de la laïcité.
    Edwy Plenel nous fait un cours d’histoire, en omettant des points essentiels. Pour lui les histoires courtes sont sans doute les meilleures. Surtout quand elles parlent de laïcité.
    Quand les femmes turques obtiennent le droit de vote 20 ans avant les Françaises, il oublie qu’elles ont été également émancipées de ,obligation de porter le voile. Eddy Plenel n’en n’a cure. Il ne veut pas révéler à son auditoire que la Turquie a donné le droit de vote aux femmes précisément parce qu’elle a su s’émanciper de l’islam.
    Avec une sélectivité sans nulle autre pareille, il fait l’éloge de certains acquis en France : mariage homosexuel, égalités, minorités. Tout y passe. Sans la moindre cohérence avec l’éloge qui est la sienne d’un islam politique.
    Au fond, Plenel nous régale d’une illusion de tolérance en creux des interdits religieux de ses amis.
    Plenel ne voit aucun inconvénient à l’islam politique des Frères Musulmans (dont l’équivalent pourrait être les Mormons), qu’il considère sérieusement comme l’islam moderniste qui n’a de moderne que les capacités intellectuelles de ses membres pour pouvoir accéder au pouvoir pour, au moment venu, faire un rétropédalage de plusieurs siècles à l’instar de la grande Égypte.
    A la fin de la conférence une ravissante jeune femme d’environ 25 ans, étudiante en philosophie, voilée, fait part de son expérience lorsque la loi de 2004 est passée et du « traumatisme » qu’elle a alors subi : elle avait 14 ans et on la regardait de travers à cause de son foulard.
    Elle regrette d’ailleurs que nous n’ayons pas eu de témoignages de ce que subit une femme voilée à Saint-Denis. J’ai cru tomber de ma chaise. Il faut que je précise que lorsque je suis arrivée, en attendant mon amie qui venait assister à la conférence, je me suis installée et j’ai commandé un demi en terrasse. Les propriétaires ont été charmants. En revanche, j’ai été regardée de travers par ceux qui se disent discriminés. Et sur la place de la Basilique, les femmes voilées ainsi que certaines petites filles de moins de dix ans également voilées, ainsi que des hommes en djellaba, y circulaient tout à fait l’aise…
    Je n’ai rien contre le voile, c’est l’idéologie rétrograde qu’il représente avec laquelle je ne suis pas du tout d’accord. La religion musulmane a bien entendu toute sa place en France ; un islam des Lumières, pas un islam obscurantiste qui a déjà noirci la quasi-totalité de tous les pays musulmans et où la libre pensée peut parfois coûter la vie.
    Ref sur laicart.org/laicite-saint-denis-edwy-plenel

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