LeMonde – « Ce soir, pas de devoirs ! » : une nouvelle campagne, un vieux débat »

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6 réponses

  1. loiu dit :

    se soir pas de devoir ! mais le PC , la play-station , la télé c’est mieux …. petit rappelle de la loi de 1956, et je m’étonne que les enseignants de se site le sache pas . se n’ait pas les devoirs qui sont interdit , mais LES EXERCICES ÉCRIES .
    plus de devoirs , plus de notes , plus de classement etc… politique des soixantehuitars . surtout ne traumatisons plus nos chers petits , une cellule psy par élève .
    je préconise des matchs de foot sans résultats , le tour de france sans classement , des contre la montre sans chronomètre .

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  2. suger dit :

    Les inégalités à l’école sont dénoncées de longue date. La Fondation d’Auteuil a élaboré récemment un test qui permet d’en voir les conséquences : « Estimer les risques de quitter l’école sans diplôme », à l’adresse suivante : http://test-ecole.apprentis-auteuil

    Mais la question des devoirs à la maison telle qu’elle est à nouveau soulevée me laisse sceptique. Le travail individuel est indispensable, or il est peu présent lors des heures scolaires du fait des effectifs des classes et d’une pédagogie qui y est souvent peu favorable. La plupart des instituteurs ont recours aux devoirs à la maison pour permettre une progression individuelle des élèves. Ils ont raison. C’est aujourd’hui le seul moyen d’inciter les élèves, tous les élèves, à travailler et cela ne peut qu’être bénéfique pour les enfants des milieux défavorisés.
    On peut espèrer comme ATD-Quart Monde que ce travail soit fait sur le temps scolaire, mais en l’état actuel de l’école c’est peu envisageable. La revendication est juste, mais la réalité impose aujourd’hui de faire appel aux devoirs à la maison pour lutter contre l’échec scolaire. Ce qui est certain, c’est que ce n’est pas en travaillant moins que les élèves réussiront mieux…

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  3. thierryb dit :

    Ce ne sont pas les enseignants qui demandent à abandonner les devoirs à la maison, c’est la FCPE.
    Je ne connais pas d’enseignant qui ne donne pas de travail d’apprentissage à la maison. Même dans les classes où les conditions sociales ne facilitent pas toujours le travail, il y a pour habitude de demander des synthèses du cours, sous différentes formes. C’est un mauvais prétexte, de toute façon : sous prétexte que les classes aisées auraient les ressources culturelles pour aider leurs enfants, on « égaliserait » les conditions en ne donnant plus de devoirs.
    De toute façon, c’est un faux débat: s’il s’agit d’ évaluer les élèves, les résultats des devoirs à la maison ne sont pas une grande preuve de compétence, mais de l’environnement favorable de l’élève, donc ils sont au mieux utiles à la mémorisation et le devoir en classe est bien plus efficace. S’il s’agit d’enrichir l’efficacité du cours (c’est là que ça se passe!), on doit proposer des activités intelligentes à la maison et évaluables : construire une carte, ordonner des documents, apprendre à utiliser les verbes irréguliers, les déclinaisons, internet…Faire réfléchir, c’est tout ! C’est à l’école, dans l’école, de proposer les apprentissages et les évaluer. Voilà le meilleur moyen de faire progresser la réussite de ceux qui n’ont pas le fameux capital culturel qui crée de la reproduction sociale. Les familles, ensuite, font ce qu’elle veulent et la plupart du temps, peuvent.
    C’est à chaque professeur de construire des démarches intelligentes qui font acquérir les savoirs, ils ne sont pas des releveurs de compteurs, ni les pointeurs de ce qui est déjà su. Ceux qui disent : « ils ne savent rien » doivent s’interroger sur leur pratique, car c’est là que ça commence.
    Cette polémique un peu mince masque les véritables soucis : l’accaparement de la vie des élèves par des divertissements marchands qui monopolisent leur temps. Et, fondamental, une formation des professeurs de haute qualité. Et là…les réformes récentes qui l’ont détruite ont une responsabilité terrible pour la réussite des enfants de demain. Bien plus grave que les soixante huitards, qui ont dépassé la soixantaine…(;-)

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  4. thierryb dit :

    pour ceux qui s’intéressent et qui ont le temps, la campagne de la FCPE : http://cesoirpasdedevoirs.blogspot….

    Et l’éditorial du Café Pédagogique d’aujourd’hui : http://www.cafepedagogique.net/lexp

    Je m’arrêterai là.

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  5. Anthony C dit :

    Professeur des Écoles à Saint-Denis depuis 6 ans, je n’ai quasiment jamais donné de devoir écrit à la maison.
    Pour l’anecdote, quand j’ai enseigné un an dans le 16° arrondissement, on m’aurait jeté des pierres si je n’en avais pas donné chaque soir…

    La circulaire est connue et appliquée par les jeunes profs. Les plus anciens (il y en a aussi dans mon établissement et bravo à eux de n’avoir pas cédé aux sirènes d’une fin de carrière plus sereine dans les beaux quartiers…) ne s’y font pas et bien que la loi soit antérieure à leur prise de service, ils n’en avaient guère entendu parler dans leurs vertes années.

    Je donne tout de même du travail non écrit à la maison chaque jour: leçons, récitations, exposés (on joue sur les mots, l’exposé sans notes écrites est rare), calcul mental, lecture, etc.

    En revanche, quand un élève apte à mener à bien son travail prend l’habitude de ne pas le traiter dans la classe, il m’arrive de le donner à terminer à la maison (rarement pour le lendemain, car ils ont aussi un emploi du temps de l’après classe).

    J’applique donc la règle sans forcément en partager l’intérêt. De toute façon comme dit précédemment, les parents sérieux donnent du travail écrit à leurs enfants. L’inégalité combattue est plus flagrante encore.
    Par ailleurs dans mon établissement, une étude d’une heure est organisée chaque soir pour chaque niveau de classe. Je l’assume 3 soirs sur 4. On y accueille ceux dont les parents travaillent tard, mais on invite à y inscrire aussi les élèves en difficulté ainsi qu’un bon contingent d’enfants dont les parents ne parlent qu’accessoirement le français.

    Au final, certains élèves, dont les parents non francophones et sans qualification sont agents de nettoyage dans des hôtels, ont parfois d’excellents niveaux. Pourquoi? Peut-être parce que dans le cadre de l’étude, je leur donne des exercices écrits dont les autres, calés devant leur télé, ne bénéficient pas.

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  6. cece dit :

    Merci pour ce témoignage à Anthony C. mes enfants ont fréquenté à St Denis l’établissement dans lequel il exerce et ils en tirent encore des profits. 😉

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