LeMonde – « Salles de shoot : Touraine espère des expérimentations avant la fin de l’année »

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45 réponses

  1. houari dit :

    Bonjour
    Je suis absolument contre …à Saint Denis
    Appelez cela comme vous voulez. Égoïsme, intolérance etc…

    Mais je le vois venir tellement vite.
    On va avoir notre municipalité qui va se prononcer pour (ou évidemment des associations « indépendantes »…), on va mettre cela dans notre ville et ca va être le foutoir. Les dealers vont roder autour de la salle de shoot, on aura plus de dealers que de toxicos. Agression, prostitution, vol, vandalisme. On aura le droit a la totale.
    Si certains élus ou bons penseurs veulent absolument tester cela, qu’on leurs propose de mettre la salle de shoot en bas de leur appartement…
    Il faut être vigilant et Surtout ne pas laisser cette expérimentation se faire dans notre ville. On va demander à Neuilly ou Le Raincy de se porter volontaire à notre place et on leur apportera notre expérience municipale de répression et prévention (médiateurs de nuit inefficace, police municipale sous équipée qui finit à 22h, police nationale en sous effectif, partenaire de la ville qui ne s’occupe que des salariés de Pleyel et la Plaine, caméras de protection inexistantes).

    Il faudra être vigilant et ne pas hésiter à descendre dans la rue pour éviter les salles de shoot à Saint Denis.

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  2. samizdat dit :

    Du vendeur au consommateur… Et bien sûr c’est pas à Neuilly qu’ils vont les installer. Pour les villes gangrénées, c’est comme ajouter les plaies de la lèpre sur une brûlure.

    De la caillera des dealers aux toxicos malades qui agressent les personnes ou font des passes pour quelques euros. On va être servis. C’est bien le genre de truc que la mairie va se faire une joie d’expérimenter ici.

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  3. Karima dit :

    moi ,cela ne me convient pas, car la ville va être le cobaye, et tous les drogués de la gare vont venir en nombre.
    Surtout que nous avons un lieu à Boulevard Carnot, et si l’état donne des subventions, vous verrez que la ville va accepter.
    Il est impératif de faire attention, de ce que la municipalité pense de ses salles de shoot.

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  4. Sam dit :

    De toute façon, plusieurs secteurs géographiques de St Denis sont des lieux de shoot. La question est de savoir si on encadre les toxicomanes ou si on les laisse consommer sur l’espace public ou dans d’autres lieux en étant à la merci de la loi de la rue (=la loi du plus fort). 

    @karima

    C’est l’association Proses qui gère le lieu d’accueil pour toxicomanes Bd Carnot. Il s’agit d’un lieu où les toxicomanes peuvent se laver, laver leur linge ou avoir des seringues stérilisés. C’est un minimum pour limiter les risques sanitaires et donner un peu de dignité à ces hommes et femmes (et de jeunes aussi).

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  5. lila AMELAL dit :

    Et de rajouter une petite précision sur l’Association Prosse :
    vu et discuté avec son directeur, sauf erreur de ma part cette asso est subventionnée par la CPAM et le Département.
    A également confirmé que les malades sont effectivement reçus pour une douche, vêtements changés, écoute et discussions si besoin.
    Autrefois, ouverte à des heures « administratives » ferme maintenant ses portes à des heures plus tardives. Nous ne désespérons pour le 24h00 sur 24h00.

    Toutefois, un petit transfert dans le passé :
    Période des années 1980 marquée par l’arrivée d’une drogue à Saint-Denis méconnue des jeunes.
    Je ne rappelle pas aux habitants natifs de la ville, l’héroïne qui a emporté avec elle une partie des jeunes (1955 1960) à la suite d’overdose ou du sida. Des jeunes des quartiers difficiles et fragiles. Où étaient les pouvoirs publics ou associations d’aide aux malades à cette période ? Le nul part face à des mères qui pleurent encore la mort de leurs enfants.

    Toutefois, je ne peux qu’être d’accord avec ceux qui craignent voir refusent ce dispositif d’expérimentation.
    Mais aussi, je ne peux accuser l’abandon des pouvoirs publics ou assoc des années 1980 et refuser la mise en place d’un tel dispositif dans un soucis d’aide aux malades mais aussi de prévention contre les maladies et propagation de la drogue.

    L’emplacement de ces centres est cependant le point essentiel. Si ce projet est validée, alors en concertation avec les riverains et l’ensemble de la population.
    Sur cette question, je reste prudente, il ne faut pas se voiler la face comme vous tous, j’ai des enfants.

    Cordialement.

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  6. « La question est de savoir si on encadre les toxicomanes ou si on les laisse consommer sur l’espace public ou dans d’autres lieux en étant à la merci de la loi de la rue (=la loi du plus fort). « 

    « C’est l’association Proses qui gère le lieu d’accueil pour toxicomanes Bd Carnot. Il s’agit d’un lieu où les toxicomanes peuvent se laver, laver leur linge ou avoir des seringues stérilisés. C’est un minimum pour limiter les risques sanitaires et donner un peu de dignité à ces hommes et femmes (et de jeunes aussi). »

    Voilà tout à fait une réflexion de bon sens et le fond du problème qui est posé par le post de Sam.

    Contribution à ce débat à lire sur : http://saintdenisecologie.wordpress

    voir en particulier les études sur cette question.

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  7. georges dit :

    La majorité des drogués qui en bas de chez moi viennent se piquer après avoir fait leur marché cité Clovis Hugues, est originaire des Hauts de Seine ou de Paris. En installant des salles de shoot près de chez eux, on gagnerait en consommation de carburant, en pollution,… Sérieusement, on commence à en avoir marre de toutes ces expériences… la mairie est déjà incapable de gérer le quotidien, on peut craindre le pire !!

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  8. Sam dit :

    Lila dit « L’emplacement de ces centres est cependant le point essentiel. «  c’est une question essentiel.

    En d’autres termes : Est-ce qu’on met les salles de shoot dans un lieu préservé loin des trafics et tentations ? Où est-ce qu’on les met là où la drogue prolifère ?

    Autres questions : Comment convaincre les toxicomanes longtemps marginalisés à fréquenter ces lieux ? Et que faire des toxicomanes qui refuseraient malgré tout d’aller consommer dans ces structures ? Comment accompagner les toxicomanes pour être soignés ? Comment s’en sortir après le crack qui n’a pas de substitut à l’heure actuel ?

    Je parie que l’émission « C dans l’air » du jour sera sur ce thème 😉

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  9. citoyen93 dit :

    Je n’ai qu’un mot à dire « Bravo » pour cette initiative novatrice qui est d’un point de vue sanitaire une évidence.
    Cela permet d’éviter les comportements à risque et l’aggravation de la santé plus que précaire des toxicomanes.
    Ce sont des malades et non des délinquants il faut arrêter d’avoir une vision passéiste.
    Oui il faut qu’il puisse se shooter proprement, oui il faut qu’il y est un suivi thérapeutique et psychologique de cette population. Au final ne rien faire coute beaucoup plus cher à la société. D’un point de vue humaniste, laissez faire en niant les dégâts que la toxicomanie provoque est à mon avis un non sens indigne d’un pays comme la France.

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  10. LeMonde dit :

    A Bilbao, une salle de consommation accueille depuis sept ans les toxicomanes

    La salle de consommation de drogue supervisée de Bilbao, au Pays basque espagnol, a été créée en novembre 2003 pour répondre à un problème tant de santé publique que de mauvaise qualité de vie des habitants du quartier central de San Francisco. La localisation de la salle de consommation en plein centre-ville, à cent mètres seulement de la grande gare Santander, est d’ailleurs la première chose qui étonne celui qui arrive la tête pleine des débats en cours de l’autre côté des Pyrénées. Ni file d’attente, ni toxicomane échoué devant la porte, c’est à peine si l’on remarque, dans la rue Bailen, la petite porte en bois à l’enseigne de Médecins du monde, en basque « Munduko Medikuak », devant laquelle les voyageurs pressés traînent leur valise sans y prêter attention.

    (…)

    Reste à définir les modalités de fonctionnement et à convaincre les riverains : l’opposition manifestée contre l’ouverture du centre pour sans-abri rend la concertation incontournable. « Nous avons commencé à avoir des réunions régulières, avec des politiques, les organisations sociales, les riverains, Médecins du monde, pour exposer nos inquiétudes sur la dégradation du quartier, se rappelle Jon Aldeiturriaga, représentants des commerçants du Casco Viejo. Tout le monde était d’accord sur le constat : les toxicomanes sont là, ils se droguent sous nos fenêtres, devant nos commerces, et certains sont porteurs du VIH, ce qui, s’ils laissent traîner leurs seringues, peut affecter d’autres personnes. On ne va pas les mettre en prison, alors que faisons-nous ? On était donc tous d’accord pour dire qu’il fallait trouver un moyen de réduire les risques et que la politique de répression n’avait pas été efficace. Alors on a commencé à évoquer la salle, et on a pu poser toutes les questions qui nous venaient, même les plus bêtes. »

    (…)

    « Vous me demandez ce que je pense de la salle, mais aujourd’hui je pourrais presque vous dire que je n’ai plus rien à en dire, car si je sais qu’elle a ouvert et qu’elle fonctionne, je ne la remarque même plus !, ajoute Jon Aldeiturriaga. Ce que je peux dire, c’est qu’il n’y a pas eu d’augmentation de la délinquance autour de la salle, ni plus de drogués venant à Bilbao. C’est devenu un projet comme un autre pour venir en aide à des personnes en difficulté. » (…)

    La création de la salle n’a pas résolu le problème de la drogue à Bilbao. La rue San Francisco est toujours un lieu de deal, et tant que ce sera le cas, il y aura toujours des toxicomanes dans le quartier, sur les trottoirs ou sur les bords de la ria, même en plein après-midi. Mais la salle évite chaque année 33 000 shoots en pleine rue, plus de 200 000 depuis son ouverture. Autant de seringues qui ne traînent plus, qui ne s’échangent plus. Sans oublier les vies sauvées : plus de 120 overdoses ont eu lieu dans la salle depuis 2003 ; grâce à l’intervention du personnel, aucune n’a été fatale.

    A. Leclerc – Le 29 sept. 2010

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  11. Sam dit :

    « La création de la salle n’a pas résolu le problème de la drogue à Bilbao. La rue San Francisco est toujours un lieu de deal, et tant que ce sera le cas, il y aura toujours des toxicomanes dans le quartier, sur les trottoirs ou sur les bords de la ria, même en plein après-midi. « 

    Tout est dit. 

    Question : Comment dans ce cas répondre aux exigences des riverains qui se battent contre la drogue (trafic et consommation) dans leur quartier ?

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  12. houari dit :

    On n’est pas contre. Et on sait pertinemment que les toxicos sont des malades et non des délinquants.
    Je dis seulement qu’on a d’autres priorités dans notre ville, et je suppose que plein d’autres municipalités se feront un plaisir de les recevoir. On doit s’occuper de la misère sociale, de la délinquance, des hlm mals gérés, du manque de commerce, des roms etc… Pourquoi ne pas s’occuper des priorités et laisser ces salles de shoot, ces expériences novatrices à d’autres communes ?
    Et je vais même aller plus loin : en laissant d’autres communes créer leur salle de shoot, cela règlera une grosse partie de la vente de drogue à la gare et dans les cités car les dealers iront sur les lieux ou ils pourront trouver le maximum de consommateurs. Ne croyez pas que la drogue va être offerte dans les salles de shoot, elle doit être obligatoirement vendue.
    Citoyen93, si tu trouves cela novateur, on pourrait peut être mettre la salle de shoot en bas de chez toi et tu pourras laisser tes gamins jouer dehors. C’est tellement novateur…
    Les salles de shoot sont une hypocrisie absolue car on laisse les délinquants à la merci des dealers. Même s’ils se droguent dans une salle, ils achèteront la came à des dealers à l’extérieur. Et pour obtenir cette came, beaucoup devront se prostituer, voler etc…
    Il faut prendre le problème de la drogue dans son ensemble.

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  13. Fabye dit :

    Je suis très fatiguée par la présence depuis 2 ans de toxicomanes en bas de chez moi. Mais je trouve que ces salles de shoot sont une bonne chose car ce qui me mine plus que tout c’est de les voir se shooter en pleine rue et en pleine journée et ce qui me bouleverse par dessus tout c’est de voir une maman qui fume son crack sous les yeux de son jeune enfant. C’est dur mais c’est la vérité et cette vérité là, je préfère ne plus la voir.

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  14. Ca dit aussi cela : Mais la salle évite chaque année 33 000 shoots en pleine rue, plus de 200 000 depuis son ouverture. Autant de seringues qui ne traînent plus, qui ne s’échangent plus. Sans oublier les vies sauvées : plus de 120 overdoses ont eu lieu dans la salle depuis 2003 ; grâce à l’intervention du personnel, aucune n’a été fatale.

    Ce qui n’est pas négligeable mais n’évacue pas bien sûr la question : Comment répondre aussi aux riverains qui subissent le trafic et la consommation dans leur quartier ? C’est le travail coordonné de multiples acteurs qui reste à déployer.

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  15. lila AMELAL dit :

    @saintdenisecologie,

    Je souhaite apporter ma contribution au débat http://saintdenisecologie.wordpress

    Lire le contenu n’est pas un problème car il s’agit de dépénalisation du cannabis et des polémiques qui tournent autour de Vincent Peillon qui ne s’oppose pas à cette loi proposée par le parti EELV.

    Je ne souhaite pas rentrer dans les propos du ministre qui défend sa position en avancer celle de Rachida Dati et François Fillon. Chacun est libre de ses opinions.

    En revanche, entre dépénaliser le cannabis (ce n’est pas un secret que de dire que certains quartiers ont adopté cette proposition sans concertation ni avis) et expérimenter des salles de shoot (drogue plus dure tout de même) ici ou ailleurs, la barre est haute même très haute.

    J’ai déjà exprimé mon point de vue sur ce dispositif : il est nécessaire de venir en aide aux consommateurs de drogue comme n’importe quel malade atteint d’une maladie. MAIS COMMENT ET OU ? Un tel dispositif ne se met pas en place sur de simples mots et avis, encore moins avec des études menées et ses support des stat (chiffres, camemberts…). Ce sujet n’est pas virtuel, c’est un vrai problème pour les consommateurs et les riverains qui les subissent. Quand aux dealeurs, c’est un autre problème.

    Aussi, j’ai besoin de comprendre. Il faut que l’on dise s’il est possible de faire venir tous les consommateurs de drogue très dures (héroïne, crack…) dans ces structures appropriées. Si ce dispositif avait donné des résultats, cela se saurait su, or à Bilbao, le problème n’a pas été résolu.
    Problème extrêmement complexe concernant des malades qui mérite une réflexion de tous.

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  16. Lazare dit :

    Anecdote : J’ai habité, il y a pas mal de temps, rue Beaurepaire à Paris 10ème. La mairie avait donné son accord pour qu’une salle de conso s’installe dans la rue et cela a été une foire d’empoigne entre les riverains qui refusaient, une majorité, les quelques personnes qui étaient d’accord, la mairie. Des banderoles ont été tendues entre les immeubles avec « non à la drogue », « non à l’ouverture d’un local de conso. » Finalement, la mairie a reculé. Comme quoi, ce n’est pas nouveau.

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  17. Bertrand dit :

    L’idée de salles de shoot n’est pas mauvaise, mais surtout pas à Saint-Denis. Comme le dit Georges, la Mairie étant incapable de gérer le quotidien tout ça se transformera en grand n’importe quoi. Nous n’avons pas besoin de ça… Est-ce qu’on ne peut pas rêver un peu tout simplement d’une ville meilleure, agréable, plus accueillante plutôt que de toujours essayer d’expérimenter des trucs pour les « sans » qui ne marchent jamais et qui se transforment en lourdeur pour le quotidien des dionysiens ?

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  18. PaulEluard dit :

    Il est clair que les salle de shoot ne sont pas faite pour combattre le trafic mais pour essayer de protéger les consommateurs et leur fournir de bonnes conditions d’hygiène. Egalement pour permettre un dialogue et fournir une aide pour sortir de la drogue. Ca ne doit pas dispenser la lutte contre le trafic.
    Et puis, comme l’ont fait remarquer plusieurs intervenants, c’est préférable à une consommation dans des lieux publics (j’ai même entendu parler de cours d’école…)

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  19. Sam dit :

    @PaulEluard

    cours d’école ? où ça ?

    Le square Brise Échalas était un lieu de consommation de crack. Et comme il jouxte une école maternelle aux baies vitrées, les enfants étaient confrontés à ce spectacle. 

    Mais ça va nettement mieux car les patrouilles de police nationale et des gardes de l’environnement ont éloigné les toxicomanes.

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  20. georges dit :

    @Bertrand: d’autant qu’on peut imaginer que le seul garde-fou de la ville sera de créer une équipe de médiateurs de la drogue, opérationnelle de midi à 14h.

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  21. reno dit :

    sujet délicat et épidermique à tout le moins…
    juste une évidence, j’espère partagée : si par malheur, l’un de nos enfants venait à tomber dans la drogue, qui ne préfèrerait pas le savoir accompagné et dans une relative sécurité plutôt que débris sous un pont ou dans l’encoignure d’un parking… qui ? et faudraient-ils, nos enfants drogués, les envoyer à Neuilly ?…

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  22. Sam dit :

    Une petite précision, les salles de shoot ne sont pas des centres de désintox …

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  23. suger dit :

    Comme georges et Bertrand, je m’inquiète de voir à nouveau la ville subir les expériences à visée médiatique de la municipalité. Car ce que cherche la municipalité est, une fois de plus, d’avoir de beaux reportages montrant combien elle est ouverte, moderniste, « gauche de la gauche » … Elle a déjà utilisé ainsi les roms, les sans-papiers, les mal logés, etc… sans améliorer en quoi que ce soit leurs situations, bien au contraire.
    Nous sommes très mal placés pour être les cobayes d’une nouvelle initiative de ce type qui demande encore plus de rigueur et de responsabilité, ce dont est incapable la municipalité. Quand on voit que la ville n’est même pas apte à gérer correctement une piscine publique, qu’en sera-t-il avec une « salle de shoot » impliquant divers partenaires et accueillant un public en grande difficulté ? C’est de la folie d’envisager un tel projet dans le cadre de Saint-Denis, et ce n’est pas rendre service aux défenseurs de ces projets de le voir s’implanter ici.

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  24. Horta dit :

    Totalement d’accord avec cette expérimentation … à Neuilly sur Seine, dans le 7e arrondissement de Paris ou au Raincy !

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  25. reno dit :

    @ sam, oui, j’ai bien compris et maintien mon avis.
    qui plus est, que ce soit en matière de dépénalisation ou de salle de shoot, les pays voisins qui l’on mis en place ont généralement de bons résultats.

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  26. citoyen93 dit :

    @houari,
    L’argument qui consiste à dire que si on veut un lieu pour que les toxicomanes puissent consommer, alors faites le en bas de chez vous, est un peu facile et très souvent utilisé.
    Il y a une problématique de toxicomanie sur la ville et mettre en place un espace ou le toxicomane va pouvoir se poser, consommer mais aussi faire le point avec un médecin me parait une bonne chose.
    De toutes façons qu’on le veuille ou non, les toxicos sont là et ils ne bougeront pas.
    Il n’est pas question non plus de refiler le mistigri aux banlieues voisines, à Neuilly ou Levallois.
    Le bon sens me fait dire qu’il est préférable que le toxico soit pris en charge plutôt qu’il fasse cela devant dans des endroits sordides à la merci d’une overdose.

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  27. Sam dit :

    Oui sur le principe, mais avec des incompétents aux commandes (n’ayons plus peur de le dire) on imagine les dégâts.

    On est en droit de douter de la mise en oeuvre d’une telle solution à St Denis quand on voit qu’ils sont incapables de maîtriser la simple gestion d’une piscine !

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  28. Lila AMELAL dit :

    @ « juste une évidence, j’espère partagée : si par malheur, l’un de nos enfants venait à tomber dans la drogue, qui ne préfèrerait pas le savoir accompagné et dans une relative sécurité »…

    Dure de réagir. J’ai tout de même mon avis, c’est le mien.

    Reno, pour avoir vu des jeunes se shooter pendant des années, en mourir soit d’overdose ou du sida, leurs mères que je croise encore qui me racontent en pleurant leur souffrance dans l’émotion et les larmes, je réponds, oui, elles ne se seraient pas opposées aux salles de shoot par espoir de voir leurs enfants en guérir un jour.

    Deuxième point, la drogue et pas n’importe laquelle. Les salles de shoot sont utilisées pour s’injecter dans le sang une substance toxique et mortelle à court, moyen ou long terme.

    Sur cette base, je continue de dire qu’il y a une différence entre la consommation de cannabis et de drogues dures.
    Je ne suis pas une adepte de la dépénalisation du cannabis, je ne connais pas son impact sur ses consommateurs. Pour autant, il me semble que le cannabis ne produit pas les mêmes effets que la cocaïne et crack. Sachant qu’il a des risques de passer du cannabis à des drogues plus dures, je reste sur la même position. Contre la dépénalisation. Cela n’engage que mon avis.

    Je ne sais pas qui a dit « les salles de shoot seront un lieu de vie où les toxicomanes pourront venir se shooter « proprement ». Oui, ce dispositif est un moyen d’éviter les contaminations, oui, ils permettront de récupérer les seringues utilisées, oui ils seront un lieu d’écoute et de discussions et pourquoi pas un lieu de « désintoxication ».

    Je dis tout cela sans être convaincue. cette affaire n’est pas gagnée pour tous les toxicomanes qui auront toujours la visite de leurs dealeurs à la sortie non pas de l’école mais de ces salles de shoot.

    Je ne sais pas ou ne sais plus. Je reste toutefois sur ma position. Salles de shoot, pour qui ? Où ? Comment ?

    Je sais que je n’ai pas fait avancer le débat. En revanche, je suis satisfaite que les pouvoirs publics se saisissent de ce problème. Tel que soit le dispositif, le problème de la drogue commence à rentrer dans les têtes des gens. C’est un début quand on sait que la solution à ce problème à toujours été de le faire déplacer d’une ville à une autre. On peut espérer à un solution pérenne à savoir prendre le problème dans son ensemble. Lutter contre les gros trafiquants de drogue. Je ne vous cache pas, que c’est un sujet qui me préoccupe depuis des décennies.

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  29. houari dit :

    citoyen93. je vis a saint denis moi et je subis l’incompetence de la mairie. je ne vis pas ailleurs et je n’ai pas déménagé. de plus, je suis né ici, il y’a 40 ans donc si je dis pas ici donc ailleurs, je parle en connaissance de cause.
    saint denis est la ville pilote pour toutes les experiences possibles et inimaginables (Roms, centre ville pieton etc..)
    on cree des experiences sans en prévoir les consequences en amont.
    de plus, j’allais auparavant tres regulierement a geneve. il y’a des salles de shoot derriere la gare, je peux t’assurer que c’est horrible pour les voisins.
    donc je réaffirme: oui aux salles de shoot mais pas en bas de chez moi ni a saint denis.

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  30. Sam dit :

    On discute donc pas la peine de s’énerver, hein ? en plus il fait beau 😉

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  31. citoyen93 dit :

    On appelle cela le syndrome du Nimby (Not in my back yard) qui pourrait se traduire par « Pas de ça de chez moi ».
    On a forcément de solides bonnes raisons de ne pas accepter cela en bas de chez soi mais dans ce cas alors rien ne se fera et la messe est dite.

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  32. suger dit :

    Que des villes à l’étranger aient eu de bons résultats est possible, quoique le témoignage de Houari à propos de Genève montre que ce n’est pas si simple. De plus, nous ne sommes pas à Genève, ni dans une ville ayant un minimum de savoir-faire dans la gestion des problèmes sociaux. Nous sommes à Saint-Denis, une ville où tous les services publics partent en vrille, où l’esprit de responsabilité est absent dans la direction de la ville, où la municipalité court de coups médiatiques en coups médiatiques, où rien, absolument rien, ne fonctionne de façon normale.
    Et, en plus, on voudrait implanter ici une « salle de shoot » comme on a voulu imposer un village dit d’insertion de roms, un lieu d’expérimentation d’une prétendue « action urbaine » de jour et de nuit comme le 6B, et bien d’autres expériences avec la même irresponsabilité, le même mépris de l’avis des habitants. On charge toujours plus la barque sans réfléchir au poids que les dionysiens subissent déjà (chômage, difficultés financières, insécurité, dégradation des espaces publics). Trop c’est trop ! La ville est en train de couler et la municipalité ne sait plus quoi inventer pour qu’elle s’enfonce encore plus vite.

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  33. jb dit :

    C’est beau la rhétorique et je reconnais qu’il y a quelque chose de plus, par rapport au Nimby de base dont parle citoyen93, dans celle de Suger, Bertrand et cie : l’idée que la ville accueille déjà beaucoup de misère, qu’il serait juste de se tourner vers des villes plus fortunées.
    De mon point de vue cependant, cette rhétorique, déjà utilisée dans le cas des roms sur ce forum, ne suffit plus à masquer le fait que ce sont des gens, généralement propriétaires (ce qui est loin d’être le cas général à Saint-Denis), généralement cadres ou professions intellectuelles supérieures (désolé de ne pas reprendre l’expression classes moyennes où certains aimeraient se reconnaître), qui se mobilisent pour interdire « leur » voisinage aux plus précaires.

    Les salles de consommation si elles sont mises en place sont susceptibles de sauver des dizaines ou des centaines de vie.
    Ce serait bien que vous réalisiez que vous faites partie de la clientèle naturelle du PS local et que par conséquent vous êtes exactement le genre de personnes susceptibles de faire capoter un tel projet en vous exprimant contre. D’autant plus que le PS au pouvoir n’a pas jusqu’ici fait preuve d’un courage politique spectaculaire.
    Autrement, annoncez clairement la couleur, dites que les toxicomanes vous dérangent, que leur vie ne vous semble pas valoir tout à fait la vôtre, pour permettre au PS d’assumer une position de gauche sur ce sujet.

    Que vous ayez des reproches à faire à la municipalité actuelle, soit, mais vous ne pouvez pas vous contenter de répéter comme un mantra « 2014 », « 2014 » (d’autant que le changement que vous espérez est loin d’être certain) et dire non à tout en attendant. Il y a des choses dont il faut se soucier au présent.

    Un lien vers un récent communiqué d’Act Up citant lune étude de l’INSERM :
    http://www.actupparis.org/spip.php?…

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  34. TRAZ dit :

    Des salles de shoot à Saint Denis rien n’est encore fait (comme souvent à St Denis) ne nous emballons pas….en revanche si il devait en avoir une ce serait forcément dans le quartier de la gare, juste à côté des échoppes des vendeurs de drogues pour que le consommateur ne soit pas trop loin de la dite salle sinon il continuera à se piquer n’importe où.

    Sinon pour éviter cela,il faut faire comme la Mairie de Paris à fait, elle a chassé les dealers de la gare du Nord par une présence accrue des forces de Police et de sa municipale pour les déplacer à ……Saint Denis.

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  35. TRAZ dit :

    @jb
    « dites que les toxicomanes vous dérangent » , bah oui quand même, je ne vois pas pourquoi mes gamins de 3 ans et 1 an doivent subir le spectacle de personnes qui se piquent dans la rue déféquent et urinent à l’envie, se battent et se prostituent.

    « que leur vie ne vous semble pas valoir tout à fait la vôtre », je n’ai rien lu de la sorte durant les échanges, de plus ne sachant pas à combien coute une vie humaine je ne crois ni ne pense qu’une vie ne peut avoir plus de valeur qu’une autre, maintenant effectivement le mode de vie choisit ou subit sont dérangeant pour les raisons évoquées plus haut.

    « se mobilisent pour interdire « leur » voisinage aux plus précaires. » Je ne comprend pas bien là, effectivement me concernant je souhaite interdire mon voisinage à la crasse des rues (bien comprendre les saletés jetées à terre) et les dealers présents en masse à St Denis (voilà mes précaires)

    Quand à l’inquiétude par rapport aux salles de shoot, je suis personnellement pour, mais je suis comme certains qui sont totalement contre, très inquiet de la capacité de la Mairie à gérer et piloter ce projet en bon intelligence.

    Merci pour le lien fort instructif.

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  36. thierryb dit :

    @Lila
    vous dites : « il y a une différence entre la consommation de cannabis et de drogues dures. ».
    Je sais bien que c’est un truc culturel, mais quand même, toutes les études récentes, notamment celles relayées auprès du ministère de l’éducation, alertent les éducateurs sur le fait que les substances contenues dans le cannabis (de plus en plus dosé et puissant) ont des répercussions immédiates sur le cerveau (destruction de neurones sans retour , par ex.) et qu’il sert de plus en plus souvent de passage vers des stupéfiants plus forts, puisque le problème est l’addiction, pas seulement la substance.
    Moi qui étais plutôt de votre avis, ces lectures ont modifié mon point de vue et je pense désormais mettre ces produits sur le même plan.

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  37. Lila AMELAL dit :

    @jb,

    Je lis votre message avec beaucoup d’attention. Respecte entièrement votre point de vue mais ai quelques interrogations.
    Imaginons un moment que les habitants de la ville en prennent connaissance.

    Ont-ils au moins connaissance de ces salles de shoot ? Je ne le pense pas. Sont-ils tous PS, j’en doute. En revanche, ils vous diront : la drogue tue et entraine avec elle des familles entières dans le malheur et la douleur.

    j’ai posté trois messages sur ce sujet. Aucun portait sur une quelconque supposition de guerre de partis politiques encore moins 2014. Ne l’ai même pas envisagé, le problème est beaucoup trop grave.
    Native de cette ville, j’ai surtout relevé les conséquences de la drogue pour les consommateurs et leurs familles.

    J’ai également dit que les pouvoirs publics n’avaient jamais pris le problème en considération. C’est le cas aujourd’hui et me fiche de connaitre la couleur politique. Le problème est trop grave pour continuer à se désintéresser de ce fléau.

    Pour revenir à ces salles de shoot.

    Vous dites « Les salles de consommation si elles sont mises en place sont susceptibles de sauver des dizaines ou des centaines de vie ».

    Qui dit le contraire ? Personne. En revanche, il est normal que les dionysiens se posent des questions. Où ? Comment ?
    Je m’emporte et m’en excuse.

    Mais enfin, j’avoue jp, ne pas vous comprendre ?
    Votre contribution a peu servit au débat pas plus que la mienne d’ailleurs. Il ne s’agit d’opposer les gens mais réfléchir ensemble sur la question qui n’appartient à personne mais peut toujours tout le monde.
    Ce dont il est question : savoir si cette expérimentation doit se faire à Saint-Denis. Dans quelle condition ? Est-ce que les habitants en ont connaissance. Faut-il les impliquer ? Indispensable si ce projet venait à se faire.

    Je reconnais avoir la même colère que celle de Houari qui pour moi est justifiée, toutefois, il faut néanmoins garder son froid froid (dur, je le reconnais) pour éviter de s’opposer les uns et les autres sur un problème qui concerne toute la ville. Encore une fois, nombreuses familles ont payé le prix fort de la drogue : la vie de leur enfants.
    Je vous assure, jp, ces familles ne sont pas cadres ou professions intellectuelles supérieures je vous cite qui « se mobilisent pour interdire « leur » voisinage aux plus précaires ».

    Si vous me le permettez jp, nombreux sont natifs de Saint-Denis et sont des cadres et professions intellectuelles supérieures, heureusement, tous n’ont pas connu l’enfer de la drogue. Aussi, qui peut reprocher un parent vouloir protéger ses enfants ? Il est donc indispensalbe d’écouter et d’en parler tous ensemble.

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  38. Sam dit :

    Sujet délicat et il faut savoir lire et écouter les autres pour noter les nuances des différents propos des intervenants de ce blog : ceux qui sont totalement hostiles, ceux qui sont totalement favorables à une expérimentation à St Denis et ceux qui sont pour le principe de ce dispositif mais se posent la question de la mise en oeuvre dans un contexte tel que le nôtre.

    Perso je fais parti de la dernière catégorie. J’ai des toxicomanes dans mon quartier et discute avec plusieurs mamans toxicomanes depuis 2008. Je préférerais que ces « voisins » soient dans un lieu encadré et qu’elles ne deviennent pas des bombes humaines. Alors oui aux salles de shoot.

    Mais vu comment notre municipalité est dépassée par la gestion élémentaire des choses courantes de la commune, j’ai de bonnes raisons de douter du résultat : ça risque de partir en sucette comme le reste…

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  39. lila AMELAL dit :

    @thierryb,

    Sur un tel sujet, je vous remercie thierryb, d’avoir apporté une information supplémentaire.

    Vous dites « c’est un truc culturel, mais quand même, toutes les études récentes, notamment celles relayées auprès du ministère de l’éducation, alertent les éducateurs sur le fait que les substances contenues dans le cannabis (de plus en plus dosé et puissant) ».

    D’une part, à aucun moment je n’ai parlé de culture. Pour le coup, de quelle culture parlez-vous ? Merci par anticipation de votre réponse.

    Les études sont certainement justes, toutefois avec une petite nuance.

    Les substances contenues dans le cannabis sont certes dosées et puissantes mais CONTIENNENT SURTOUT DES SUBSTITUTS NOCIFS QUI ONT UN EFFET IMMEDIAT SUR LE CERVEAU. C’EST UN BISNESS ET NON UNE MARCHANDISE CONTRÔLEE.

    Je suis d’accord avec vous sur la qualité et mode d’utilisation du cannabis sauf qu’il ne faut pas perdre de vue une chose.

    Des études ont également montré que les consommateurs de cannabis dans les quartiers défavorisés sont des sujets plus à risques au regard de la qualité du produit que ceux des villes « dites riches » où le nombre de consommateurs est aussi élevé, avec cependant des conséquences moins graves sur le cerveau, les produits étant plus « purs ».

    Nous avons certes l’hypermarché de produits illicites le plus grand d’IDF, avec toutefois des produits de moins bonnes qualités. C’est tout à fait pareil que l’alimentation. C’est tout de même grave d’assimiler les drogues comme des produits à la consommation. C’est toute l’intérêt et la question de la dépénalisation du cannabis. Je le rappelle.

    thierryb, je vous le dis tranquillement dans un esprit intègre qu’il faut avoir au regard des personnes « prisonniers de ses drogues », un regard différent des consommateurs d’une ville à une autre.

    Les overdoses sont souvent provoquées (c’était le cas dans les années 80) par la consommation de drogues mélangés à des produits mortels. Je ne dis pas que l’héroïne par exemple est une drogue « douce qui fait planer tout simplement.

    Je dis tout court. Il est nécessaire de mener notre propre étude concernant la drogue, ses consommateurs, dealeurs, et toutes les conséquences qui en découlent avant toute conclusion. RESTONS PRUDENTS.

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  40. suger dit :

    @jb : TRAZ a répondu à votre message avec une argumentation solide. Mais je n’ai pas envie de vous répondre sur le même ton car ce que je retiens de votre message est le discours permanent de Braouezec et de la direction municipale : le rejet des couches moyennes. Ce discours de « racisme » social, digne de la pire époque maoïste, est insupportable.
    Oui, j’ai fait de longues études supérieures et j’en suis fier (d’autant plus que je suis le premier de ma famille à obtenir le bac). Oui, en tant qu’enseignant je fais partie de ce que l’INSEE appelle les « professions intellectuelles supérieures » (et j’ai exercé pendant plus de vingt ans en banlieue nord en lycées dits sensibles). Oui, je suis propriétaire à Saint-Denis, la ville où j’ai choisi d’habiter, car avec un crédit de longue durée cela me coûtait moins cher qu’un loyer. Oui, comme tout dionysien j’ai envie de vivre dans une ville normale.
    Mais, en fait, ce qui vous gêne vraiment c’est ce dernier point parce que ce qu’expriment, ici et ailleurs, haut et fort, les couches moyennes, c’est le souhait de voir cette ville changer enfin et offrir à ses habitants le minimum que l’on peut attendre d’une municipalité. Voila pourquoi, vous, Braouezec et son clan, vous détestez les couches moyennes.
    Cette haine resurgit même dans un débat sur l’éventuelle implantation d’une « salle de shoot » à Saint-Denis, dont le principal problème est l’incapacité de la municipalité que vous soutenez à gérer correctement quoi que ce soit dans notre ville. Je dis bien « notre » car cette ville n’est pas à vous et malgré vos insinuations, vos insultes, votre haine, vous ne nous ferez pas partir !

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  41. thierryb dit :

    @Lila, en deux mots, et sans polémique du tout :
    1) par « culturel », je voulais dire que c’est une pratique ancrée chez presque tous les jeunes, pas ce que l’on sait tous, c’est à dire que l’herbe vient en grande partie du Maghreb, enfin quand je dis Maghreb…
    2) Je ne juge absolument pas les consommateurs (quel mot lénifiant, n’est-ce pas !) de drogue, j’en connais pas mal qui consomment des drogues tout à fait licites et aussi dangereuses. Mais je ne pense pas que le cannabis « pur » soit moins nocif que le cannabis coupé (là je me fie à un médecin de mes amis).
    3) On a le même âge, moi aussi j’ai perdu des copains fin 70, début des Années 80 : héroïne+ hépatite+sida, mais je ne pense pas qu’on puisse accuser les pouvoirs publics de l’époque si vite, le phénomène n’était pas maîtrisé. (enfin, c’est vrai, il l’était mieux dans d’autres pays d’Europe, plus portés vers l’éducation que la répression)
    4) ce qui m’inquiète le plus, c’est l’entrée en France depuis peu d’années des cartels de la drogue , qui gangrènent non seulement les territoires, détruisent la vie de bien des jeunes, mais vont bientôt asseoir leur pouvoir sur la corruption économique et politique. Ça c’est dangereux pour nos sociétés.
    Amicalement, T.

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  42. lila AMELAL dit :

    @thierryb,

    J’ai vraiment le sentiment que nous disons tous la même chose, enfin presque.

    Votre quatrième et dernier point me rejoint. Je disais plus haut « On peut espérer à un solution pérenne à savoir prendre le problème dans son ensemble. Lutter contre les gros trafiquants de drogue. Je ne vous cache pas, que c’est un sujet qui me préoccupe depuis des décennies ».
    Vous avez entièrement raison. Qui peut s’attaquer au problème ? Chacun le sait. Nous ne pouvons qu’être tous d’accord au moins sur ce point.

    Je tiens toutefois mettre un point final à ce sujet en vous racontant une histoire vraie.

    Il est vrai, nombreux jeunes de Saint-Denis ont été victimes de la drogue. Ils n’étaient ni mes potes, ni mes voisins, mais qui peut oublier le sort de ces deux familles parmi tant d’autres :

    – l’une composée de 10 garçons et 2 sœurs. Les 10 sont décédés d’overdose ou du sida excepté l’ainé, désespéré de ne pouvoir décrocher a mis fin à ses jours en s’enfourchant une fourchette dans la gorge;
    – la 2ème : n’ai plus le souvenir du nombre de frères et sœurs mais les garçons sont tous décédés de la même manière.

    Il est vrai que les fumeurs de cannabis ne passent pas forcément à des drogues plus dures. Ce fut le cas de la génération suivante marquée par la mort de leurs ainés. Ne consomment pas de drogue telle que l’héroïne ou le crack, ils fument du cannabis et encore pas tous, heureusement.

    Nous savons tous que les toxicomanes qui s’exhibent dans la rue complètement défoncés ne vivent pas ici….Une dernière chose. Est-ce que ces salles de shoot vont mettre à disposition des malades de l’héroïne, du crack en plus du matériel stériles ? Sincèrement, je ne sais pas, je ne sais plus.

    Vous souhaite une bonne nuit. Amicalement. Lila

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  43. Marion dit :

    Face à un sujet aussi difficile et douloureux, je me garderai bien de trancher sur les « salles de shoot » même si les expériences sociétales à Genève ou ailleurs ont clairement montré leurs limites (même les Pays-Bas ont arrêté depuis longtemps cette politique très libérale-libertaire) …. Ce qui est certain, c’est que lorsque l’on n’est même pas capable de gérer une piscine, il est hors de question d’accorder la moindre parcelle de confiance à des élus inconséquents déjà complètement dépassés par les problèmes qu’ils ont crées ! Je rejoins, par contre, complètement l’avis de ThierryB sur la spectaculaire pénétration des mafias sur le territoire français : drogue, armes lourdes, trafic d’êtres humains…. Pendant ce temps-là, nos pouvoirs publics de droite et de gauche leur opposent la politique des bons sentiments, leur idéologie de l’ouverture de tout à tout sans protection aucune, et leur jobardise en prime ! Dangereux et très inquiétant en effet. Une véritable menace qui prospère et gangrène à coup de milliards … Toujours se demander : à qui profite le crime ?

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  44. djakk dit :

    Je pensais qu’une salle de shoot fournissait aussi la drogue (un moyen d’empêcher l’argent des drogués d’aller aux mafia) ou bien un substitut. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’abus, c’est pas fun de se droguer tout seul dans une cabine avec des blouses blanches autour.
    Enfin, il faut voir ce qui a été fait dans d’autres pays.

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  45. terrisami dit :

    Bonne idée pour st-denis, on à les commerciaux (dealer), les clients (toxicomane), il ne manquait plus que l’acceuil, peur etre avec hotesses.

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