L’emploi des femmes recule dans les quartiers en difficulté

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13 réponses

  1. Curieuse dit :

    Hélas ! triste constat ! Je ne peux que faire le rapprochement avec mon post du 3 juin en commentaire de l’article « ça c’est Saint-Denis ».Télérama et le Monde pointent ainsi l’effacement progressif des femmes dans notre paysage urbain.

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  2. suger dit :

    Vous avez raison. Les femmes des quartiers populaires sont celles qui portent le plus le poids de la dérive de notre ville : montée du chômage, éloignement des emplois peu qualifiés, transports urbains bondés, habitat dégradé, mais aussi insécurité, machisme et enfermement.
    Il paraît qu’il y a un conseiller municipal délégué, entre autres délégations, à « l’égalité femme/homme », mais à peine élu il est parti au Moyen-Orient pour une cause qui semble mobiliser l’essentiel de ses combats. Espérons qu’à son retour, on l’entendra un peu plus sur des projets favorisant l’égalité entre les femmes et les hommes.
    Que faire localement pour la formation des femmes ? Comment favoriser les emplois peu qualifiés sur notre territoire ? Comment assurer la sécurité et donc la mobilité des femmes, de toutes les femmes, en ville ?

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  3. karima dit :

    C’est un long travail :
    1. Recenser les femmes qui ne travaillent pas
    2. Voir le niveau scolaire
    3. Savoir quelles sont leurs motivations et qualifications
    4. Les aider soit dans les formations(qualifiantes) ou recherche d’emploi
    5. Les aider dans le mode de garde d’enfants
    6. Les Réinsérer celles qui sont sans emploi depuis plusieurs années en leur faisant des évaluations
    7. Faire des mini stages pour s’adapter au monde du travail ainsi que du théâtre pour les mettre en valeur.
    Il est difficile car dans les quartiers, les personnes involontairement deviennent marginales par leur manque de diplôme et d’emploi.
    En espérant que l’élu en charge d’emploi fera le nécessaire

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  4. suger dit :

    @karima : vous présentez un vrai programme d’actions. Il exige, en effet, un long travail mais c’est la voie à suivre. Merci pour ces propositions concrètes en souhaitant quelles soient entendues par les élus.

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  5. karima dit :

    Tout dépend de la volonté de la municipalité.
    Il est important de sociabilisé la population qui se sente marginalisée, et de plus, il faut arrêter cette ghettoïsation dans ses quartiers.
    il est impératif qu’il y ai de la mixité, d’ailleurs on voit les désastres dès la maternelle.
    Pour ma part, j’ai du partir de Francs Moisins à cause de cela, même si mon confort de mon appartement n’est pas égal à celui de Franc Moisins, je ne regrette pas d’être partie pour mes enfants.

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  6. karima dit :

    Dans ses quartiers, on se sent exclu par le quartier, par l’adresse, par nos origines par les institutions, et c’est profond.Comme disait Coluche, « Nous sommes tous égaux »

    On a l’impression de ne se pas faire comprendre et on a l’impression que les politiques ne comprennent pas nos demandes.

    Même dans le monde du travail, notre adresse est un handicap.Alors imaginez, une femme seule avec enfants, sans diplôme, ce qu’elle ressent?

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  7. Bill dit :

    Je trouve cette situation désespérante. Que ce soit professionnellement ou en tant que Dionysienne, les femmes ont beaucoup d’obstacles pour être intégrées dans notre ville. Et c’est un cercle vicieux.
    Un travail outre l’aspect financier est aussi un facteur d’intégration sociale. On rencontre du monde, on sort de son petit cercle familial / amical, on découvre autre chose.

    Sans travail, sans activité autre que la charge des enfants et de la maison (qui occupent facilement à plein temps), on se renferme et renforce son isolement. Ce phénomène est d’autant plus fort à St Denis où il est souvent désagréable voir dangereux de se promener lorsqu’on est de sexe féminin. Et que face au chômage, au manque de diplôme et à la tradition, être sans emploi / femme au foyer devient plus ou moins normal, affaiblissant ainsi la position des femmes.

    Karima a raison de dire que seule une volonté forte d’aller vers ces femmes et de travailler ensemble à des solutions peut faire changer la situation. Les faire sortir de leur isolement est un pré-requis indispensable, les ouvrir à d’autres possibilités un espoir pour elles et leurs enfants.

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  8. Marcel dit :

    Il n’y a rien à espérer de l ‘ Elu municipal en charge de ce qu’il serait censé promouvoir , encourager et accompagner sur le terrain Dionysien , à savoir notamment tout ce qui relève de l’égalité homme/femme – comme le dit si bien l’intitulé de sa délégation – de la discrimination ….etc.
    Celui- ci est un militant politique pur jus oeuvrant pour la cause qui lui est chère sans plus.
    Il va sans dire que les tâches lui ayant été attribuées sont purement formelles et loin de ses préoccupations.

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  9. karima dit :

    On n’a rien à attendre des pouvoirs public et de la municipalité d’ailleurs depuis des années, ils parlent d’égalité des chances et on voit le résultat.
    C’est aux associations de prendre le relais, mais une vraie association qui veut faire évoluer la vie de ses femmes, et non une association fictive.
    De plus, il faut que ses femmes veuillent sortir de leurs conditions, mais certaines ne sont plus dans le système depuis longtemps et je pense tant qu’elles n’auront pas d’aide, elles ne pourront rien faire.
    Je suis attristée car c’est la réalité pour une partie de notre ville .

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  10. Sam dit :

    Perso, je n’ai jamais subi de discriminiation à l’embauche même avec une adresse à St Denis…mais peut-être que le quartier de la gare n’est pas classé comme quartier en difficulté ?

    En revanche, la discrimination faite aux femmes dans le milieu professionnel (une fois en poste) ne s’arrête pas à un secteur géographique…j’en fais personnellement les frais depuis mon projet de maternité. Un autre combat notamment dans les méandres des institutions sensées faire respecter l’état de droits

    Au contraire, je pense que les pouvoirs publics ont matière à agir notamment à travers des institutions tel que le défenseur du droits (anciennement La Halde) dont les procédures manquent de transparence aussi bien sur le fond que sur la forme. Des discriminations peuvent être classées sans suite et être reconnues malgré tout par d’autres juridictions…effarant.

    Dure réalité qui contraint soit au renoncement soit au combat de longue durée…

    @Karima

    Effectivement, il y a un contexte sociologique lourd dans les quartiers sensibles qu’il faut prendre en compte. 

    Pour l’anecdote, j’ai des amies (rencontrées en prépa) issues de la bourgeoisie qui ont fait de brillantes études et qui finalement s’occupent de leurs enfants…« c’est ainsi chez nous » disent elles. Le seul bémol (de taille), celles-ci ne manquent de rien…matériellement parlant. Mais je suis peut-être hors sujet…à force de fréquenter les bourges à Montmorency (c’est une pépinière les z’amis) 😉

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  11. Gabriella dit :

    Il y a beaucoup de jeunes enfants à Saint-Denis, aller chercher des enfants à l’école, les garder jusqu’au soir ou toute la journée le mercredi, j’en connais quelques unes qui le font et des jeunes femmes qui ont elles-mêmes des enfants. Mettre ou répondre à une annonce dans le JSD pourrait être utile.

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  12. suger dit :

    L’emploi des femmes subit de façon plus marquée les difficultés des personnes peu ou non qualifiées pour trouver du travail. Le problème prioritaire dans notre ville est d’abord celui-là. Comment augmenter le nombre d’emplois rémunérés pour ces femmes et réellement accessibles compte tenu des problèmes de transports ? Les emplois d’aide à la personne (ménage, garde d’enfants, aide aux personnes âgées) sont limités par la présence restreinte des couches moyennes susceptibles d’offrir ces emplois.
    Les activités de petit commerce seraient une piste, mais on voit les blocages bureaucratiques à travers l’exemple, cité par bill, du stand de vente de fruits et légumes bio à La Plaine (deux ans pour obtenir l’autorisation d’installation, au risque de voir disparaître cette initiative !) et le manque d’ambition des élus dans ce domaine.
    Autre exemple : quoiqu’on pense de ces produits, la vente de maïs chaud devant la Gare, organisée et légalisée, aurait pu être une source de revenus réguliers pour les femmes concernées. Mais elles ont été évincées pour la plupart d’entre elles par des groupes organisés d’hommes, dans ce commerce non autorisé.
    D’ailleurs, même dans le commerce ambulant autorisé, on remarque le même phénomène : les stands hors de la Halle du Marché sont quasiment tous tenus par des hommes (même quand il s’agit de produits plus spécifiquement féminins), et sur l’ensemble du Marché on constate qu’il n’y a quasiment aucun stand où travailleraient des femmes immigrées. Qui décide de l’attribution des places ? Qui tente de susciter des candidatures féminines ? L’égalité femme/homme commence par des mesures concrètes et pratiques, sinon les discours sur ce sujet sont creux.

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  13. suger dit :

    Un article passionnant de deux experts en développement dans « Le Monde » d’aujourd’hui :
    « Entrepreneures au féminin, en première ligne contre le chômage »

    Extrait :
    « Est-il irrationnel d’imaginer une France où des centaines de milliers de femmes créeraient leur propre affaire, seules ou avec d’autres ? Où certaines embaucheraient même leur conjoint ou leurs enfants en quête d’emploi ? Contrairement à une image trop véhiculée, l’entrepreneuriat n’a pas vocation à être irréversiblement masculin, ni l’entrepreneuriat féminin l’apanage des pays pauvres. Vu l’état clairement stérile de l’économie et de la société, quelque chose doit changer. »

    Source : http://www.lemonde.fr/emploi/article/2014/06/13/entrepreneures-au-feminin-en-premiere-ligne-contre-le-chomage_4437697_1698637.html.

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