LeParisien – « 1964 : naissance d’un « département communiste » 40 communes issues de deux territoires »

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7 réponses

  1. BB dit :

    On ne dira jamais assez le mal que Delouvrier a fait pour l’agglomération : isolement de Paris, balkanisation des banlieues, découpage du gâteau entre gaullistes et communistes.

    Nous récoltons ce qu’ils ont semés.

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  2. Marcel dit :

    Dionysien que je suis mais dont le n° insse ou de ss porte le 75, je n’ai pas trop eu à souffrir de ce numéro qui s’avère stigmatisant depuis au moins deux décennies.
    Cependant, le 93 de l’année révolutionnaire n’est plus porté avec assurance et conviction.
    Quel échec, ce partage des rôles et territoires entre les appareils gaullistes et communistes, d’autant qu’un autre drôle de coco ex – Député en a rajouté une couche dans la Ville la plus importante du Département – en l’entraînant par opportunisme sur la voie de la paupérisation et de la ghettoïsation.
    La normalisation sera désormais lente, laborieuse sinon irréversible ?

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  3. LeParisien - Suite dit :

    LeParisien – A Bobigny, la préfecture a poussé sur les champs

    (…) Aujourd’hui, retour sur la création quasiment ex nihilo de la préfecture à Bobigny.

    UNE FOIS LE DÉPARTEMENT CRÉÉ par la loi, il restait à lui trouver un siège. Un arrêté du 23 décembre 1964 confie à Henri Bouret, premier préfet de Seine-Saint-Denis, le soin d’édifier la nouvelle cité administrative. Dans le 93, le choix de la préfecture fut loin d’être évident. Le décret fixant à Bobigny le chef-lieu départemental ne date que du 25 février 1965. Entre-temps, des mois de tractations, que Georges Valbon, l’emblématique maire (PC) de Bobigny de 1965 à 1996 et président du conseil général de 1967 à 1982 et de 1985 à 1993, a résumé aux Archives départementales. « A l’origine, on a pensé à Saint-Denis, c’était logique, Saint-Denis la ville la plus ancienne, l’histoire était derrière elle, expliquait Georges Valbon. Seulement, le problème à Saint-Denis, c’est que dans le centre, il n’y avait pas d’emplacements, de grandes surfaces. La seule solution, c’était le parc de la Légion d’honneur ». Impossible. En outre, « le maire (PC) Auguste Gillot était contre » selon Emmanuel Bellanger, historien chercheur au CNRS.

    Les maires de Stains et de Villemomble furent aussi démarchés. « Cela ne convenait pas. Finalement, Paul Delouvrier proposa Bondy. Mais le maire (socialiste) Maurice Coutrot était de ceux qui étaient contre cette décentralisation, il avait catégoriquement refusé l’installation de la préfecture sur sa commune », racontait Georges Valbon, avant son décès, en 2009.

    Henri Bouret demande alors au maire de Bobigny son avis sur sa commune. Après avoir consulté Jacques Duclos (alors député du 93 et patron du PC) et obtenu que l’aménagement de la ville soit confiée à la municipalité, Georges Valbon accepte d’accueillir la préfecture.

    « Valbon a mesuré tout l’intérêt de défendre sa ville. Accueillir la préfecture fut un formidable levier de développement urbain. Bobigny a rejoint l’histoire des grands ensembles urbains de l’époque », analyse Emmanuel Bellanger.

    Avant 1964, Bobigny n’était qu’une petite commune rurale. Les réserves foncières de la ville ont permis l’édification progressive de la cité administrative, par le biais d’une société d’économie mixte gérée par la municipalité, la SEMABRO. L’hôtel préfectoral est construit entre août 1968 et juillet 1971, par l’architecte Michel Folliasson, choisi par le ministère de la Culture. Le nouveau centre-ville de Bobigny voit cette pyramide dissymétrique remplacer les préfabriqués qui ont accueilli les services préfectoraux pendant six ans. Deux autres bâtiments imposants suivront, pour compléter la cité : celui de la trésorerie générale et de celui de la DDE (direction départementale de l’Equipement) et de la Ddass (direction départementale des affaires sanitaires et sociales). Entre 1981 et 1983, les Archives Départementales seront construites à quelques centaines de mètres.

    Lors de l’inauguration de 1971, Georges Valbon présente au Président de la République Georges Pompidou une maquette des projets de transformation urbaine de Bobigny. La ville verra son visage bouleversé par cette nouvelle destinée préfectorale. « Ici, les champs, je les ai connus, sourit Marie-Chantal Chevalier, habitante de Villemomble de 62 ans, dont 39 passés à travailler à la préfecture. Quand je passais ici enfant, il y avait les maraîchers à la place de la préfecture. Les infrastructures ont beaucoup évolué. Le plus gros changement, ça a été l’arrivée du métro dans les années 1980 ».

    Jean-Gabrie Bontinck publié le 8 juil. 2014

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  4. Sam dit :

    Côté architecture, le centre ville de Bobigny est d’une laideur…

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  5. Bill dit :

    @Sam, c’est clair. Heureusement qu’ils n’ont pas pris le parc de la Légion pour faire cette horreur !!!

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  6. julie dit :

    Cela a été l’isolation de ce département, accompagnée d’une sale réputation, au début parce que communiste maintenant, depuis des décennies pour d’autres raisons. Il ne fait pas bon d’être au chômage dans ce département, mal vu par les employeurs, je suis passée par là.

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  7. contribuable dionysien pour la suppression du département de Seine-Saint-Denis dit :

    En juillet 2014 notre département de Seine-Saint-Denis a un milliard d’euros de dettes à rembourser aux banques. Soit 6,55957 milliards de francs.

    En juin 2014 le Conseil Général finance une vingtaine de voyages au Brésil pour la Coupe du Monde : http://www.seine-saint-denis.fr/Cap

    En Seine-Saint-Denis le ratio charges de personnel sur dépenses réelles de fonctionnement atteint 21%. Dans la Ville de Paris ce ratio est de 11%.

    Notre département est surendetté et mal géré.

    Il est urgent que les personnels du Conseil Général de Seine-Saint-Denis soient transférés à la Métropole du Grand Paris.

    Il est urgent que les compétences du Conseil Général de Seine-Saint-Denis en matière de gestion des services d’intérêt collectif soient transférées à la Métropole du Grand Paris.

    Au 1er janvier 2015 la Métropole du Grand Paris est un Etablissement Public de Coopération Intercommunal.

    Il est urgent que la Métropole du Grand Paris devienne une Collectivité Territoriale à part entière. Pas seulement un EPCI.

    Ensemble luttons pour que toutes les compétences propres, que la loi attribue au département de Seine-Saint-Denis, soient transférées à la Métropole du Grand Paris.

    Ensemble luttons pour la suppression du département de Seine-Saint-Denis.

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