LeParisien – « Déferlement d’émotion après la mort de Zacharie »

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4 réponses

  1. LeMonde dit :

    LeMonde – « Enquêtes judiciaire et sanitaire après la mort d’un enfant à l’hôpital de Saint-Denis »

    (…)

    Les questions qui demeurent sur sa prise en charge médicale et les raisons de sa mort ont conduit sa mère, Monique Coulibaly, animatrice en école primaire, à porter plainte dimanche. Elle s’interroge sur la brutalité du décès de son fils, « très sportif », la nature des « calmants » qui lui ont été administrés et attend des explications sur le refus du SAMU de le prendre en charge ainsi que sur l’arrivée tardive du chirurgien. Jeudi, le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire » et « non-assistance à personne en danger » – le commissariat d’Epinay vient d’être chargé de l’enquête –, et a requis une autopsie judiciaire, qui devrait avoir lieu ce vendredi matin.

    Les événements de la nuit tragique, révélés par Le Parisien jeudi, Monique Coulibaly, entourée de nombreux membres de sa famille, les raconte aux journalistes qui viennent lui rendre visite dans son salon, dans le quartier d’Orgemont, à Epinay-sur-Seine. Vendredi 1er août vers 20 heures, son fils se plaint de violents maux de ventre. Le lendemain, elle l’emmène chez un médecin de quartier. Il diagnostique une gastro-entérite et prescrit des médicaments.

    (…)

    Le traitement n’agit pas. Zacharie refuse toujours de manger. A 2 heures du matin, alors que l’enfant se tord de douleur, sa mère appelle les pompiers. En prenant connaissance du traitement prescrit, ils considèrent que le cas n’est pas urgent et la renvoient vers le SAMU. « Là, j’ai attendu au moins trente minutes » en ligne, dit-elle. Cette fois encore, il est jugé que le mal de son fils ne nécessite pas l’envoi d’un véhicule mais qu’il faudrait tout de même qu’il se rende aux urgences.

    Vers 3 h 30, Monique Coulibaly, qui a récemment vendu sa voiture, appelle une compagnie de taxi, qui refuse à son tour d’envoyer une voiture. La raison, cette fois, raconte-t-elle, n’est pas médicale : Orgemont est un quartier classé en zone urbaine sensible, l’un des plus difficiles du département, les taxis rechignent à s’y engager la nuit.

    La mère prend l’enfant sur son dos et traverse le quartier accompagnée de son mari, ouvrier qualifié, jusqu’à croiser un taxi qui décharge un client et prend la course. Il les dépose à l’hôpital à 5 h 10. L’enfant, pris de vomissements et de convulsions, est aussitôt pris en charge, mis sous perfusion, et envoyé passer une échographie qui révèle une appendicite. En attendant l’arrivée du chirurgien, à 8 h 45, il se voit administrer des antidouleurs. Son état se dégrade peu après. Il commence à avoir « avoir du mal à respirer ».

    (…)

    En arrêt cardio-respiratoire, l’enfant meurt peu avant 9 heures.

    LeMonde – Publié le 8 août 2014

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  2. goldo dit :

    cet événement est dramatique et je compatis a la douleur de cette dame. Je confirme que lorsque nous appelons SOS médecins,le réponse est catégorique ils ne se déplacent pas a St Denis et nous renvoie sur le Samu a qui il faut redonner toutes les explications .La plupart du temps envoie une ambulance où nous demande d’aller aux urgences. Je suis l’épouse d’un monsieur de 65 ans atteint d’une maladie chronique qui nécessite de l’oxygène a domicile. En février dernier j’ai appelé SOS médecins qui a refusé de venir. Le samu nous a envoyé une ambulance,mon époux était atteint d’une pneumonie.Il a été hospitalisé.
    A ce sujet j’ai fais un courrier au Ministre de la santé madame Touraine et je me suis aussi plaint a S.O.S médecins qui m’a répondu ainsi que le Ministère. Je précise que ce n’est pas la première fois et qu’à chaque fois j’ai fais un courrier afin d’avoir des traces au cas où. Les écrits restent,les paroles s’envolent ». Si cette dame lit ce commentaire et veut me contacter il n’y pas de problèmes mais je vais chercher a la joindre de mon côté. Les élus de St Denis sont bien au courant de cet état de fait. St Denis,Epinay et je pense toutes les banlieues difficiles sont discriminées et leurs habitants ont le droit de mourir. je suis infirmière,je ne comprends pas que des professionnels soignants refusent de venir car ils peuvent toujours se faire accompagner de la police.Je travaille en psychiatrie et nous nous rendions a domicile chez des patients atteints de troubles psychiatrique dans des banlieues comme Garges les Gonesse,Villiers le Bel. Avions nous le droit de refuser.

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  3. Bel Air dit :

    Courage à la famille. Pauvre petit chou. Paix à son âme.

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  4. Horta dit :

    La vraie question au-delà de la douleur de cette famille est la présence de zones de non-droit sur le territoire français. Est-il normal que des pompiers, des médecins, des infirmières et des agents des services publics se fassent agresser dans l’exercice de leur profession ? Tout le monde a le droit d’avoir peur. C’est à l’Etat de faire respecter la loi partout en France, à réintroduire des services publics dans les quartiers difficiles, à traquer les délinquants sans relâche, à leur pourrir la vie et à démanteler leurs négoces souvent mortifères. C’est le devoir de tous les élus d’aider l’Etat à faire respecter la loi sur les territoires où ils sont élus. Et pour cela les élus et particulièrement à Saint-Denis doivent mettre en œuvre les moyens matériels susceptibles d’aider les forces de l’ordre à faire respecter la loi, aider à la résorption des quartiers difficiles par une politique urbaine adaptée qui cesse de concentrer les cas sociaux dans des ghettos pompeusement baptisés « logements sociaux », engager toutes les procédures judiciaires possibles pour expulser les fauteurs de troubles, les délinquants, les trafiquants de drogue, … de leur logement bien souvent social. Le social n’a pas pour vocation d’être un refuge pour la délinquance.

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