LeParisien – « Deux maisons du crack démantelées à Saint-Denis »

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6 réponses

  1. thierryb dit :

    Nous voyons bien que la ville est gangrenée par la pègre, pas par du menu fretin : c’est toute la société dyonisienne qui est de près ou de loin soit actrice soit victime de ces trafics. On voit aussi que les mineurs, collégiens ou lycéens, sont quand même nombreux à être impliqués (depuis deux ans, des réunions auxquelles j’ai participé dans le cadre académique font écho à cette banalisation de la délinquance dans l’esprit de certains jeunes et du côtoiement par tous du phénomène).
    Le moins qu’on puisse dire c’est que cela se sent quand on circule en ville…
    Pour l’anecdote, je viens de passer rue Fontaine, et j’ai eu l’impression de me retrouver deux ans en arrière. Je plains les riverains. C’était tellement effarant (détritus à terre, bouteille cassées, types défoncés en grande conversation, agressivité latente…) que les employés d’un commerce juste à côté étaient en train de regarder, ébahis et consternés).
    La Braderie n’explique pas tout…

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  2. citoyen93 dit :

    @thierryb
    J’irai même plus loin, la réponse à la délinquance qui consiste à faire intervenir des médiateurs est une erreur et ne résoudra en rien la problématique de fond.
    J’aimerai me tromper mais l’intervention des médiateurs sur des secteurs ou le deal est devenu la règle me fait penser à l’introduction d’agneaux dans la cage aux fauves.
    Ils vont se faire dévorer.
    On court à la catastrophe et je pense que les évènements futurs me donneront raison.

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  3. Sam dit :

    Cet article montre certes l’efficacité de la police et la limite d’une telle réponse face à une population très jeune. La lutte contre le trafic de drogues est d’abord une lutte contre la tentation de l’argent facile. La délinquance conduit peu à peu à la déscolarisation.

    Marseille, St Ouen, Sevran…se lèvent contre la violence. Saint-Denis devrait en faire autant et mobiliser d’avantage toute la société civile. Il n’y a pas de fatalité, il y a des gens qui se bougent et d’autres qui se résignent…

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  4. eskadi JASON dit :

    Sam pose une bonne question : comment résister à l’argent facile, quand on est jeune…
    1: éducation des parents
    2: répression
    Thierryb dit :
    « Pour l’anecdote, je viens de passer rue Fontaine, et j’ai eu l’impression de me retrouver deux ans en arrière »
    moi ce n’est pas un voyage dans le temps mais dans l’espace que je fais. D’autant que cela sera pire dans deux ans….

    concernant l’article :
    On retire un jouet à la jeunesse, ils jouaient aux petits chimistes dans la cuisine. Masques, éprouvettes, bec bunsen…

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  5. LeJSD dit :

    Mauvaise semaine pour les dealers de crack

    (…)

    Les policiers avaient observé au début du mois de février qu’une crackhouse s’était installée rue du Corbillon. Cet endroit, qui n’est pas forcément un point de vente mais plutôt le lieu de préparation du produit, passe sous surveillance policière. Mais, en mars, la sûreté territoriale procède à une interpellation dans le même secteur pour une affaire de viol. Les trafiquants se déplacent. Malgré ce contrecoup, les policiers reprennent leur enquête : planques, surveillances, écoutes…

    Au terme de près de quatre mois d’investigation, ils finissent par relier plusieurs endroits : un gros point de deal au square Degeyter ; une crackhouse rue Gabriel-Péri ; une autre rue Saint-Michel-du-Degré. Si les transactions se font en grande partie dans le square, les rabatteurs sont également actifs dans les rues Fontaine ou République. Les protagonistes sont identifiés, à part la tête de réseau, qui n’est connue que sous un pseudonyme. Un dispositif mobilisant près de 80 policiers et un hélicoptère est mis en place lundi 6 juin.

    Les interpellations commencent rue Saint-Michel-du-Degré, où un vendeur et un acheteur sont trouvés en possession de 50 grammes de crack (1 gramme représente une dose, vendue entre 40 et 60 euros, selon ce qui entre dans sa composition). On découvre sur place du matériel pour transformer la drogue.

    C’est le square Degeyter qui est leur cible suivante. Une fois tous les suspects rassemblés, les policiers interviennent à 17h30 et arrêtent une quinzaine de personnes, dont quelques-unes seront relâchées peu après – des amis des dealers plutôt que des trafiquants eux-mêmes.

    (…)

    La prise est bonne, mais il y a une déception : Gabriel-Péri n’a pas mordu. Les policiers maintiennent tout de même leur dispositif. La chance leur sourit le mardi : malgré les interpellations de la veille, les trafiquants ne se sont pas méfiés et se présentent à la crackhouse. C’est la tête de réseau elle-même qui est interpellée vers midi en présence de marchandise et de quatre acheteurs.

    Ce sont au total 14 personnes qui sont gardées à vue, dont 6 mineurs. Une femme, l’amie du chef du réseau, impliquée dans le trafic, est également interpellée à Épinay.
    Au terme d’un travail administratif intense, et grâce à la collaboration du parquet de Bobigny, les policiers dionysiens sont en mesure de déférer les suspects dans la nuit de jeudi.

    La cour a finalement jugé le dossier trop complexe pour une comparution immédiate et a renvoyé l’audience en août. Les sept dealers, dont le chef et ses lieutenants, restent sous mandat d’écrou jusqu’à leur comparution. Les six mineurs sont laissés en liberté sous contrôle judiciaire et seront convoqués ultérieurement devant le tribunal pour enfants.

    Au total, ce sont 70 grammes de crack qui ont été saisis, dans les crackhouses et dans les véhicules des prévenus, ainsi que 4 000 euros en liquide.

    Sébastien Banse – Article paru le 13 juin 2011

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  6. Sam dit :

    L’article du JSD donne plus de détails. On espère que cela aura un impact sur la diminution des nuisances signalées par les riverains des secteurs Fontaine, Corbillon, G. Péri et Square de Geyter.

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