LeParisien – « L’appel de Braouezec et Devedjian »

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24 réponses

  1. LeParisien dit :

    Le Grand Paris veut accélérer la construction de logements

    (…)

    Après avoir révolutionné le plan du métro, le Grand Paris va-t-il enrayer la crise du logement? Ce sera la principale mission de la future métropole du Grand Paris, dont la création au 1er janvier 2016 sera discutée en deuxième lecture cet après-midi à l’Assemblée nationale. L’ensemble regroupera Paris et les 124 communes des trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), soit près de 7 millions d’habitants. Sa compétence numéro un : doper la construction de logements qui atteint péniblement 40000 par an en Ile-de-France alors qu’il en faudrait 30000 de plus.

    (…)

    Pour y parvenir, la future intercommunalité rédigera un plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement qui établira un diagnostic et fixera de grandes orientations stratégiques. Elle mettra ensuite sur pied un plan local d’urbanisme (PLU) en collaboration avec la vingtaine de conseils de territoire, ces superarrondissements de 300000 habitants minimum (Paris restera d’un seul tenant) appelés à se substituer aux intercommunalités déjà en place.

    En dernier recours, ce sera la métropole et son instance décisionnaire — le conseil de la métropole — qui tranchera. « Si un territoire ne prévoit pas assez de logements, une discussion sera engagée au sein de la métropole pour le pousser à davantage de solidarité », explique-t-on au ministère de la Décentralisation, en charge du projet de loi. Car un des objectifs du futur ensemble est aussi de mieux répartir l’effort de construction des logements sociaux. Actuellement, 50% d’entre eux sont concentrés dans moins de 10% des communes franciliennes.

    Pour y parvenir, la métropole pourra s’appuyer sur une vingtaine d’offices publics de l’habitat, un par conseil de territoire. « L’Etat pourra aussi lui déléguer les dispositifs d’aide à la pierre ou d’aide à la rénovation et les départements la distribution du fonds solidarité logement, complète-t-on au ministère de la décentralisation. A terme, la métropole aura la main sur toute la chaîne du logement ».

    Il reste néanmoins à définir comment elle travaillera avec les départements, qui disposent de leurs propres offices HLM, mais aussi avec la région, qui dépense 250 M€ par an dans le logement. Le débat sur le mille-feuille administratif français est loin d’être terminé.

    J. Duffé – Publié le 10 déc. 2013

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  2. Azzedine dit :

    Bonjour à tous.
    Pour faire suite à cette article et l’interview de M. BROUAEZEC dans le monde, je me rends compte que les politiques sont tous d’accord pour qu’on ne touche pas à leur privilèges et leur fond de commerces respectifs.

    D’un coté, il y a notre « cher » président de Plaine commune qui souhaitent plus de HLM et donc garder « son » pouvoir… et de l’autre P DEVEDJIAN qui n’en veux pas sur « son » territoire.
    Je continue sur mon raisonnement sur la féodalité des territoires en ile de france ou chacun souhaite garder son pouvoir.

    Pas un mot de M. PAILLARD ???
    Il est pas vraiment concerné puisque M. BRAOUEZEC pense pour lui.

    Messieurs les élus, un jour il faudra penser aux habitants et le premier respect que vous nous devez, c’est déjà de parler le même langage.
    En français simple et compréhensible si possible.

    PS: Si les équipements de transports ne suivent pas le nombre d’habitants c’est qu’ils n’ont été dimmensionné pour. On est trop nombreux en ile de france en général.
    La décentralisation passe aussi par la décentration des pouvoirs… mais cela, on a bien compris que personne est pour.

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  3. Nono93 dit :

    Bonjour,
    Je rejoins Azzedine sur le fait que le président du conseil général des hauts de seine , en la personne de monsieur Devedjian, monsieur Braouzec, président de plaine commune, mais aussi le président du conseil général du Val de marne (PCF), sont farouchement contre la métropole du grand Paris, et pour cause.
    Les conseils généraux disparaîtraient , ainsi que les politiques très orientés de chacun. Le bien commun ne devrait-il pas être la règle.
    Seul Stéphane Troussel, président du conseil général de Seine saint Denis est favorable au projet.

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  4. citoyen93 dit :

    Que Devedjian et Braouzec soient vent debout contre le projet du Grand Paris ne m’étonnent guère.
    Devedjian a fait d’Antony une petite bonbonnière pour cadres sup.
    Les petits prés carrés chers à ces élus vont disparaître pour des raisons d’économies d’échelles.
    L’Allemagne a deux fois moins de communes et ne s’en porte pas plus mal pour un total de 80 millions d’habitants.
    Sur les Hauts de Seine l’UMP (ex RPR) a régné sans partage depuis plus de 40 ans. Idem concernant les communistes sur la Seine Saint Denis.
    Les communautés d’agglos sont de vrais usines à gaz très mal gérées si on se rapporte au constat de la cour régionale des comptes pour Plaine Co.
    Le Grand Paris va faire table rase de tous ces territoires et c’est tant mieux.

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  5. abisa dit :

    quand il s’agit de contrer des projets iniques, il est logique que pour RESISTER , toutes les forces de quelque bord qu’elles soient,, s’unissent dans un front large. cela a été vrai dans les circonstances tragiques de l’Histoire du pays, cela doit l’etre maintenant aussi.

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  6. cording dit :

    @ abisa
    Il est vrai qu’en certaines circonstances tragiques de l’Histoire du pays par exemple en 1940, le PC »F » a préféré soutenir le grand frère soviétique en raison du Pacte germano-soviétique et son chef, Maurice Thorez, déserter sur les ordres de Staline pour passer la guerre au chaud près du tyran. Jacques Duclos négociait avec les nazis occupant notre pays la reparution de « l’Humanité »! La guerre était « impérialiste » disaient-ils donc en tant qu’anti-impérialistes ils n’étaient pas concernés par cette guerre et donc par l’occupation nazie de notre pays.C’est seulement en juin 1941 lorsqu’ Hitler a attaqué l’URSS que les communistes se sont découvert de grands patriotes et résistants. Ce qu’ils furent après et il faut leur rendre justice. C’est De Gaulle, par réalisme de la nécessité d’une alliance de revers avec l’Union soviétique pour détruire le régime nazi, a réintégré les communistes dans le grand jeu politique et donc en amnistiant la désertion de leur leader. Ils firent parti d’un Front national qui avait une orientation idéologique totalement différente de l’actuel FN. A La Libération le patriotisme était une valeur progressiste, comme le nationalisme apparu au début de la Révolution Française.
    En 1981 il était notoire que les dirigeants communistes préféraient voir la droite incarnée par Giscard d’Estaing réélu plutôt que voir élu François Mitterrand.

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  7. BB dit :

    Outch… Comparer le grand Paris et le nazisme, fallait oser.
    En parlant de ça.., A cette époque, le maire c’était Marcel Marschall, il était bien PCF (avec son pote Doriot) ?

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  8. Cristino dit :

    @ abisa

    Toute la question est de savoir pourquoi l’UMP Devedjian et l’ex-communiste Braouezec considèrent le projet du gouvernement comme un projet inique. La réponse, déjà donnée précédemment, est tellement évidente : garder chacun son électorat en conservant la maîtrise du foncier !! Aucun des deux ne souhaite d’une gouvernance qui les obligerait à modifier la sociologie de leur territoire et plus encore qui les obligerait à accepter d’autres points de vue, qui les contraindraient à ne plus être les seuls décisionnaires du devenir de leur fief.

    Les références faites à Paris Métropole par les opposants au projet du gouvernement, pendant les débats hier soir à l’assemblée, m’ ont interpelé. Les opposants à la métropole intégrée semblent oublier que le gouvernement leur a donné carte blanche pour choisir ensemble, au sein de Paris Métropole, la gouvernance de leur choix. Ils ont été incapable de s’entendre et n’ont rendu aucune feuille de route au gouvernement à la date voulue. Le gouvernement a alors présenté au sénat, en première lecture, un modèle de gouvernance qui s’inspirait des travaux de Paris Métropole avec le maintient des intercommunalités de première couronne. Ce projet a été rejeté par les sénateurs UMP et communistes, laissant une page blanche sur la gouvernance du Grand Paris aux députés pour la première lecture à l’assemblée nationale. Alexis Bachelay et d’autres députés ont alors proposé un modèle de métropole intégrée, apte à corriger la très grande faiblesse du processus décisionnaire à l’échelon de la métropole du Grand Paris, comme l’illustrait l’incapacité des élus franciliens à se mettre d’accord pour choisir leur propre mode de gouvernance !!

    Quelques extraits ci-dessous qui illustrent ce propos :

    http://reformecollectivites.wordpre
    « 
    Marylise Lebranchu …: « Nous avons confiance dans les élus. Nous passons un pacte avec eux. Nous transférons des compétences de la République et nous leur disons : Choisissez votre organisation territoire par territoire. »

    Plutôt que d’étaler ses divisions au grand jour, Paris Métropole a préféré de ne pas organiser de vote.
    « C’est un échec collectif et personnel », a admis, fair-play, Patrick Braouezec. Son successeur à la tête de Paris Métropole, le maire (UDI) de Sceaux, Philippe Laurent, ira bien à Matignon le 19 décembre. Mais sans feuille de route à présenter à Jean-Marc Ayrault…
    N’en déplaise aux tenants de « l’intelligence territoriale », les élus n’auront pas le bon goût de tomber d’accord à près d’un an du scrutin municipal. Dans une région peuplée d’éléphants PS et de barons UMP, jalonnée de collectivités « XXL » et de syndicats intercommunaux surpuissants, tout consensus relève du vœu pieux. Seul, l’Etat peut trancher ce nœud de vipères… « 

    Cordialement,

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  9. houari dit :

    @cording: juste pour info, Maurice Thorez n’a pas été amnistié. il a bénéficié d’une « grâce amnistiante ». ce terme est très différent.
    et c’est « le grand » Staline qui a dit à De Gaulle en parlant du « résistant » Thorez « gardez le, il peut vous servir »

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  10. Paris Métropole : l’intelligence territoriale en panne

    Pris en étau entre la région Ile-de-France et l’UMP, Paris Métropole n’est pas parvenue à porter son idée d’autorité métropolitaine du logement. Son échec est aussi celui du gouvernement qui, sur ce dossier, s’en était remis à la sagesse des élus.

    A l’orée de l’automne, Patrick Braouezec (ex-PCF) jouait volontiers les fiers-à-bras. « Au contraire de ce qui se passe à Marseille, nous avons su créer les conditions pour être incontournables aux yeux du gouvernement », se félicitait le président de Paris Métropole. A rebours des édiles des Bouches-du-Rhône, incapables de s’entendre, les élus du syndicat mixte d’études allaient tenir la plume pour écrire la scène « Grand Paris » de l’acte III de la décentralisation.

    Le pari de l’Elysée

    François Hollande l’avait promis le jour même de son intronisation, lors de son allocution à l’hôtel de ville de Paris : « Nous nous appuierons sur une structure qui existe, et qui a commencé de faire ses preuves : Paris Métropole, qui rassemble 200 collectivités, de toutes les sensibilités politiques. »

    Marylise Lebranchu, la ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, mettait en musique la partition présidentielle. De congrès en colloques, elle s’en allait, répétant : « Nous avons confiance dans les élus. Nous passons un pacte avec eux. Nous transférons des compétences de la République et nous leur disons : Choisissez votre organisation territoire par territoire. » Patrick Braouezec était en « hotline » avec Marylise Lebranchu. Le scénario était écrit. Le syndicat mixte d’études adopterait son livre blanc, le 17 décembre à Nanterre. Jean-Marc Ayrault consacrerait ces propositions, à l’occasion d’une rencontre à Matignon, deux jours plus tard.

    La guérilla Paris-région

    Cette belle mécanique s’est brusquement grippée. Lors de la réunion du 17 décembre, Jean-Paul Huchon a dit « non » au pôle métropolitain dessiné par Paris Métropole et la ville de Paris. Le patron (PS) de la région Ile-de-France s’est opposé à une « autorité métropolitaine du logement » dotée, selon le vœu, le 6 février 2012 du maire (PS) de Paris, Bertand Delanoë, « de la capacité à financer (par la délégation des aides à la pierre de l’Etat notamment), à mettre en œuvre des projets structurants et à initier, en cas de carence locale, des procédures en lien avec l’Etat pour se substituer aux collectivités défaillantes ».

    Pour Jean-Paul Huchon, la métropole reste la région. A ses yeux, c’est dans ce périmètre-là que doit s’affirmer une autorité du logement, et non, comme le préconise la capitale, dans l’unité urbaine parisienne de l’INSEE, principalement composée des départements de la petite couronne (Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne).

    Paris Métropole a eu beau rappeler qu’un pôle métropolitain n’est qu’un simple syndicat mixte, accepter que le conseil régional et les quatre conseils généraux de la grande couronne (La Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne et le Val-d’Oise) y participent, repousser toute création à 2017, rien n’y a fait. Jean-Paul Huchon a campé sur ses positions.

    Un échec « collectif »

    Les élus UMP ont rejoint le front du refus. Une ligne d’opposition frontale dictée par la présidente de leur groupe à la région, Valérie Pécresse. Seule, une poignée de francs-tireurs, tel le maire de Nogent-sur-Marne, Jacques JP Martin, se sont affranchis de la consigne. Cela n’a pas suffi. Plutôt que d’étaler ses divisions au grand jour, Paris Métropole a préféré de ne pas organiser de vote.

    « C’est un échec collectif et personnel », a admis, fair-play, Patrick Braouezec. Son successeur à la tête de Paris Métropole, le maire (UDI) de Sceaux, Philippe Laurent, ira bien à Matignon le 19 décembre. Mais sans feuille de route à présenter à Jean-Marc Ayrault…

    « Nous sommes d’accord sur le rôle central des maires, le bouclage de l’intercommunalité en petite couronne et le réseau de transport Grand Paris Express. C’est déjà beaucoup. Il faudra du temps pour construire cette métropole. Le Grand Lyon ne s’est pas bâti en un jour », dédramatise Philippe Laurent. Le maire de Sceaux, pour qui « on n’a pas vraiment besoin des départements en petite couronne », suggère une loi spécifique dédiée à la gouvernance du Grand Paris.

    L’Etat en première ligne

    Dans l’immédiat, le gouvernement se retrouve dans l’embarras. Marylise Lebranchu avait parié sur un accord. Tout porte à croire qu’elle ne dispose pas de plan « B ». Dans sa version du 27 novembre, l’avant-projet de loi de décentralisation ne comprenait pas le moindre article sur le Grand Paris. Seule une tête de chapitre dépassait. Son intitulé, baroque, en disait long sur le désir de synthèse du gouvernement : « Métropole Paris-Ile-de-France ».

    N’en déplaise aux tenants de « l’intelligence territoriale », les élus n’auront pas le bon goût de tomber d’accord à près d’un an du scrutin municipal. Dans une région peuplée d’éléphants PS et de barons UMP, jalonnée de collectivités « XXL » et de syndicats intercommunaux surpuissants, tout consensus relève du vœu pieux. Seul, l’Etat peut trancher ce nœud de vipères. Moralité : Patrick Braouezec avait peut-être tort de se moquer de ses collègues phocéens…

    Jean-Baptiste Forray – Publié le 18 déc. 2012

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  11. Cristino dit :

    Pourquoi l’UMP Devedjian est-il opposé au projet du Grand Paris ? : pour «préserver le cadre de vie» de son électorat…

    Pour se faire, il lui faut… « mettre la main sur l’urbanisme», ce que le Grand Paris ne lui permettrait pas…

    Il invoque la problématique de la densité. Pourtant vivre à Paris, ville bien plus dense que n’importe quelle ville des hauts de Seine, ne semble pas poser problème à ses habitants.

    La résistance de Devedjian ne cache-t-elle pas plutôt le refus de devoir accueillir des logements sociaux sur son territoire (« projet de Grande Seine Saint-Denis ») ?

    En tout les cas, la pénurie de logements sur la zone dense de l’agglomération parisienne, qui entraine hausses de prix du parc immobilier et difficultés pour beaucoup à se loger, ne fait pas partie de ses préoccupations. Il préfère sans doute s’entendre avec Braouezec pour que ce dernier conserve le pouvoir de construire en Seine-Saint-Denis ces logements (notamment sociaux) dont il ne veut pas…

    Extraits :

    http://www.lavoixdefrance.fr/Articl

    « VDF : Le développement de votre territoire est-il compatible avec le fameux projet du Grand Paris ?

    Patrick Devedjian : Il n’y a pas de projet de Grand Paris. Seulement un projet de Grande Seine Saint-Denis.

    VDF : C’est à dire ?

    Patrick Devedjian : …Ce n’est pas en construisant 70 000 logements supplémentaires dans Paris et sa petite couronne d’ici 2017, comme le gouvernement en a le projet, que nous allons améliorer la qualité de vie de nos concitoyens…
    Avec l’aide des maires, il nous faut donc mettre la main sur l’urbanisme afin de préserver le cadre de vie et résister à la pression de la densité. »

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  12. citoyen93 dit :

    Les politiciens les plus virulents face au projet du Grand Paris sont ceux qui ont le plus à perdre.
    Braouzec sans Plaine Co n’est rien et retournera dans les limbes politiques dans lesquelles il n’aurait jamais du sortir.
    Devedjian je le connais moins mais je ne risque pas de me tromper en disant que le Grand Paris va le laisser exsangue politiquement.

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  13. ragotons dit :

    @cording

    En préambule, je tiens à préciser que je ne suis pas communiste.
    Mais je suis outré que l’on puisse salir la mémoire de toutes ces personnes qui ont sacrifié leur vie dans l’espoir d’une vie meilleure.

    Pour répondre à vos propos abjectes, je préfère laisser la parole à Léon Landini, ancien résistant, qui liste toute une série d’événements qui ont eu lieu avant juin 1941 et contre disent vos calomnies.

    (J’invite tout le monde, par ailleurs, à aller voir le magnifique documentaire « Les jours heureux », de Gilles Perret, qui décrit parfaitement le rôle des communistes au sein de la résistance et dans la reconstruction d’après guerre)

    « – Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).

    – Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise.

    – Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien. Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes.

    – En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance.

    – Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».

    – En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ».

    – Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».

    – Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : « Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale ».

    – Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté :
    « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».

    – Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant. La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942.

    – Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ».

    – Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ».

    – Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy

    – Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne.

    – Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest.

    – Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari.

    – Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante » à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées.

    – Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart.

    – Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges.

    – Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs.
    Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge.
    Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon.

    – Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ». »

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  14. habitant dit :

    Nous sommes au XXI ème siècle donc les idéologies citées plus haut superposées avec le contexte d’aujourd’hui du Grand Paris à Saint-Denis…
    où est le rapport?

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  15. cording dit :

    @ ragotons
    Vous m’avez bien mal lu et vous me faites un procès d’intention de type stalinien!
    La virulence de vos propos indique que j’ai visé juste.
    Si vous m’aviez bien lu vous auriez compris que je m’en prends seulement au comportement des dirigeants du PC entre le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 et le 22 juin 1941 et non à tous les militants communistes de base sincères donc patriotes qui n’ont pas attendu les directives de l’appareil du PCF pour entrer en résistance dès le début comme Georges Guingouin et Paul Nizan qui ont été mal traités par « le Parti » et lâchement abandonnés par le  » Parti » après la Libération. Beaucoup d’entre eux ont été mal vus d’avoir d’avoir eu raison avant le « Parti ». Lisez donc les mémoires de Roger Pannequin et l’histoire intérieure du PCF de Philippe Robrieux.

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  16. Marcel dit :

    Comme il est dit précédemment les références historiques et bibliographiques que Mr ragatons se fait devoir de citer n’a strictement aucun intérêt ni aucun rapport avec les enjeux de la Metropole du Grand Paris.
    Laissons aux historiens ou aux divers partisans – dont cording et abisa semblent y tenir de règler leurs comptes entre eux – comme cela persiste encore à ce jour.
    Le communiste BRAOUEZEC ( ou ex ) a t il demandé à la vieille de garde du Parti de se mêler de ce débat ?
    L’enjeu n’est-il pas plutôt de savoir si la Métropole permettra de sortir la Ville historique dont il y a été Maire ……………….etc………………. de la paupérisation et de la ghettoisation , auxquelles il a largement contribué par des choix idéologiques !

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  17. abisa dit :

    pour voir l’avenir, apprenons à connaitre le passé !
    pour revenir à nos moutons, il n’est pas choquant face à l’hégémonisme du PS qui prétend avoir raison contre tous que des élus de terrain (meme s’ils sont éloigné sur l’échiquier politique) s’accorde pour combattre une ineptie et une atteinte à la démocratie.

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  18. cording dit :

    @ Marcel
    Contrairement à ce que vous affirmez je n’ai pas de compte à régler avec le PC n’étant qu’un simple spectateur engagé de la vie publique. Je regrette que le PC soit quasiment mort politiquement parce que leurs médiocres dirigeants au cours des années 70 n’ont pas su faire évoluer leur parti tout en restant le défenseur intransigeant du monde du travail. A Saint Denis les communistes se contentent de défendre les sans (sans-papiers, roms, sansdomicile fixe) autrement dit des gens qui n’ont guère de conscience politique, ni de classe. Comme disait Marx le lumpenprolétariat et non le prolétariat! Ils font du gauchisme! Nous n’en serions pas là: avec un PS hégémonique et faisant toujours des politiques libérales avec l’alibi européen.

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  19. habitant dit :

    Ce qui est gênant c’est de superposer des époques et des idéologies qui n’ont rien à voir avec ce qu’on vit aujourd’hui à Saint-Denis et le Grand Paris. L’Histoire, c’est aussi prendre un certain recul, distance avec les faits si je ne m’abuse?
    La récupération du passé, agiter le chiffon de la peur pour que rien ne bouge, user et abuser de la connotation de mots tels que « résistance » à tort et à travers , qui font plus appel à l’inconscient collectif que la conscience de chacun…
    Là, n’est-ce pas aller un peu trop loin?

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  20. cording dit :

    @ habitant
    On ne comprend bien le présent que si l’on connaît bien le passé! Le passé explique le présent.

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  21. Sam dit :

    ça serait bien qu’on revienne au sujet de l’article svp !

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  22. habitant dit :

    Oui, c’est ce que je voulais dire Sam parce que les « leçons d’Histoire » qui noient plus qu’autre chose parce qu’on mélange tout, soit.
    Mais le rapport avec le Grand Paris?

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  23. Sam dit :

    En réalité, c’est un peu le boulot du modérateur d’écarter les hors sujet…mea culpa 😉

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