LeParisien – « Municipales : le PC veut sauver son fief à Saint-Denis »

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8 réponses

  1. LeParisien-Roms dit :

    LeParisien – « Municipales : à Saint-Denis, l’accueil des Roms fait débat »

    (…) Gros plan sur Saint-Denis (108 907 habitants), qui concentre depuis plusieurs années de nombreux bidonvilles roms illégaux, ainsi qu’un village d’insertion et un campement installé par la ville.

    CATHERINE BILLARD (NPA). « L’accueil des Rroms est une question d’égalité des droits ! Il s’agit avant tout de populations qui n’ont pas accès aux droits sociaux élémentaires : logement, travail, santé, éducation. Comme tous les travailleurs pauvres, français ou immigrés, les Rroms cherchent leur place dans une Europe capitaliste en crise. Les règles discriminatoires mises en place par l’Union Européenne contre les peuples Roumains et Bulgares les empêchaient de travailler jusqu’au 1 er janvier 2014 et l’adhésion de ces pays à l’espace Shengen a encore été repoussée. Les Rroms cristallisent de nombreuses peurs alors qu’ils sont peu nombreux (environ 20 000) en France pour 65 millions d’habitants. La stigmatisation dont ils font l’objet est instrumentalisée par les politiques, notamment à l’extrême droite, à droite mais aussi malheureusement par certains au PS. Le NPA participe activement depuis des années aux luttes aux côtés des Rroms, des sans-papiers et de tous les exploité-e-s. Nous dénonçons aujourd’hui l’attitude de Mathieu Hanotin, candidat PS, qui fait le jeu de la droite et de l’extrême droite en remettant en cause l’accès au droit le plus élémentaire que représente le droit de vote pour des familles roumaines qui habitent à Saint-Denis, dont les enfants y sont scolarisés, que nous connaissons et que soutenons depuis des années. »

    STANISLAS FRANCINA (DVD). « L’attitude de chacun est scandaleuse. Le maire et le député les obligent à vivre dans des conditions inhumaines, l’un les instrumentalisant et l’autre les dénigrant systématiquement à la manière de l’extrême droite et en fait des boucs émissaires de tous les maux de la commune. Mais la loi doit s’appliquer. Les Roms sont libres de circuler et peuvent s’installer partout en France et certains semblent même oublier qu’il y a des Roms Français. Comme pour toutes les populations de migrants, nous devons assurer leur intégration. La municipalité sortante n’a jamais viabilisé de terrain (eau, électricité, sanitaires et ramassages de poubelles) pour les populations nomades. Je souhaite le faire. Ce sera un terrain proche des transports en commun, disponible pour les gens du voyage, mais aussi pour les Roms nomades, à un tarif variable en fonction des revenus des ménages. Pour les sédentaires, nous devons les aider et les accompagner dans un parcours d’insertion. Il faut faire face aux sujets les plus urgents : l’intégration, le logement, l’emploi et l’éducation. Motiver les personnes à participer activement à un travail régulier permettrait de réduire la dépendance à l’égard de l’assistance sociale et donnerait un signe fort aux générations futures. Pour que ces dispositions soient un succès, c’est toute la communauté d’agglomération du Grand Paris qui doit soutenir le projet. Il serait grand temps que le gouvernent français sollicite les fonds européens pour faciliter l’intégration des Roms. Enfin tous les pays concernés doivent également s’attaquer aux mafias qui exploitent les Roms. »

    HOUARI GUERMAT (UDI). « La population Rom est une des populations les plus marginales qui existe sur notre territoire. Cette population a certes besoin d’aide mais cela doit uniquement se régler au niveau européen ou national et non à l’échelle municipale. Les camps d’insertion n’ont pas fonctionné à Saint-Denis. Il faut donc détruire tous ces camps sauvages ainsi que les camps d’insertions financés par la ville. Je m’oppose aux camps créés par la mairie de Saint-Denis. Je m’oppose également au relogement proposé par Mathieu Hanotin de 400 familles Roms dans le parc social de la ville. Je propose de prendre UNIQUEMENT deux familles et de les aider à s’intégrer complètement dans la société. La ville doit s’occuper en priorité de sa population fragile et ne doit pas s’occuper de l’intégration de milliers de roms car elle n’en a ni les moyens, ni les compétences. La solidarité nationale et régionale doit en effet s’appliquer. Saint-Denis ne peut supporter seule la gestion de tous ces camps sur son territoire. »

    MATHIEU HANOTIN (PS). « À Saint-Denis comme ailleurs, les bidonvilles ne sont pas acceptables. Les camps dans lesquels se rassemblent ces populations en grande précarité sont indignes et dangereux pour leurs occupants et génèrent de nombreuses nuisances pour les riverains. Il est urgent de mettre un terme à cette situation en démantelant l’ensemble de ces bidonvilles et en ne laissant pas s’en installer de nouveaux. Pour insérer dans la dignité les familles roms actuellement en Ile-de-France, je propose de développer des modules d’habitat de transition sur l’ensemble des communes de la future métropole du Grand Paris. Chaque ville, proportionnellement à sa population (0,5 pour 1 000 habitants), aura l’obligation de participer à l’accueil et à l’intégration des Roms dont la vocation est de rejoindre, à terme, les dispositifs de droit commun. Les communes riches devront ainsi prendre leur part dans la résorption de cette grande précarité tandis que les villes populaires cesseront de concentrer l’ensemble de ces populations. »

    PHILIPPE JULIEN (LO). « On pourra régler la question de l’accueil des Roms sur la commune en s’attaquant résolument à ce système économique capitaliste qui ne cesse de diviser les peuples et notamment les travailleurs. Pour augmenter leur profit, les grands groupes industriels et financiers, relayés par les politiciens à leurs services, font tout pour diviser, opposer les salariés entre eux dans le but d’imposer des bas salaires, de mauvaises conditions de travail et de vie. Ce sont eux qui obligent des travailleurs de toutes origines à parcourir des milliers de kilomètres, à s’expatrier pour trouver un emploi. Aujourd’hui des travailleurs, notamment Roms, vivent dans des conditions très dures comme avant eux des générations d’autres travailleurs émigrés. La seule solution est de lutter contre le poison nationaliste en défendant les revendications fondamentales des ouvriers : l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminutions de salaires. C’est pourquoi dans ces élections, il est vital de faire entendre le camp des travailleurs. »

    DIDIER PAILLARD, MAIRE SORTANT (PC). « Les bidonvilles sont intolérables pour leurs habitants et le voisinage. Leur résorption constitue une urgence sanitaire et sociale dont l’État doit répartir l’effort, sur l’ensemble de l’Ile-de-France. Je me suis battu, j’ai porté plainte contre les propriétaires de terrains laissés à l’abandon. Dix bidonvilles ont été évacués à Saint-Denis. Les deux bidonvilles qui restent sont sur des terrains de l’État. Par notre action en lien avec l’État, trois cents Dionysiens ne vivent plus dans les dangers des bidonvilles. Ils résident soit au village d’insertion de Fort de l’Est (25 familles), soit sur le terrain aménagé Voltaire (55 familles). Ils ont accès aux soins, les enfants sont scolarisés et les familles doivent acquitter les factures d’eau et d’électricité. Cette politique doit être étendue et répartie sur l’ensemble de la région. À l’exemple des lois sur la part minimale de logements sociaux par commune ou sur les aires d’accueil des gens du voyage, l’État doit imposer la solidarité. Les solutions pour la dignité des personnes roms et leur insertion existent. Au-delà des mots, il faut que le gouvernement et sa majorité parlementaire agissent. »

    GEORGES SALI (DVG). « L’absence de politique globale au niveau de l’État, se traduit par la concentration de familles Rroms dans certaines communes, dont Saint-Denis, où les campements sauvages se sont multipliés de façon anarchique. Leurs habitants y vivent dans des conditions d’insalubrité monstrueuses alors que les riverains subissent des nuisances insupportables. Cette situation est totalement inacceptable. Il faut y mettre un terme sans délai. Le gouvernement doit exiger la coopération de tous les maires d’Ile-de-France pour appliquer une politique efficace et juste en réponse à ce problème humainement et socialement si sensible. Cette politique doit décider le démantèlement de tous les campements sauvages et provisoires d’une part et, en parallèle, obtenir que chaque commune accueille, selon sa taille, quelques familles Rroms dans le cadre d’un plan d’insertion défini avec l’État. Pour sa part, Saint-Denis contribue déjà à cette démarche en accueillant un village d’insertion. Elle ne saurait aller au-delà de cet effort de solidarité très significatif. »

    Nathalie Perrier et Jean-Gabriel Bontinck – Publié le 11.03.2014

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  2. LeParisien-MaireSortant dit :

    Sa priorité : garantir la place des Dionysiens dans la métropole.

    (…) défend son bilan qui a fait de Saint-Denis « le pôle le plus dynamique de l’Ile-de-France, celui qui ouvre le plus de perspectives à ses habitants ». Une dynamique qui doit profiter aux habitants, selon Didier Paillard. « Cela passe par la construction de logements accessibles, la priorité à l’éducation et un centre-ville rénové offrant tous les services. Je suis de la gauche qui agit contre l’austérité et la spéculation, pour que les Dionysiens restent au coeur de la métropole. Cette action nous rassemble avec les écologistes en réduisant l’étalement urbain, les factures d’énergie et les déplacements domicile travail. »

    N. Perrier – Publié le 12 mars 2014

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  3. LeParisien-CandidatPS dit :

    Sa priorité : améliorer le quotidien des Dyonisiens.

    (…) candidat PS veut « mettre fin à la dégradation de la ville et au sentiment de gâchis qui règne à Saint-Denis ». Il souhaite « améliorer le quotidien des Dionysiens » en matière d’emploi, de sécurité, d’éducation et de propreté. Parmi ses mesures phares, Mathieu Hanotin propose de « favoriser les PME plutôt que les grands groupes », « multiplier par deux les effectifs de police municipale dès la 1 re année de mandat », « offrir un temps éducatif gratuit à l’école de 15 h 30 à 17 heures », ou encore « ramasser tous les dépôts sauvages d’ordure en moins de 48 heures ».

    N. Perrier – Publié le 12 mars 2014

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  4. LeParisien-CandidatPSG dit :

    Sa priorité : améliorer la sécurité.

    (…) « il y a une urgence : la sécurité ». « C’est la condition sine qua non pour que cette ville se développe », indique Georges Sali, qui souhaite « obtenir plus de moyens policiers » de l’Etat, « des caméras de vidéosurveillance dans tous les points stratégiques » et un triplement des effectifs de la police municipale. « En parallèle, nous devons travailler sur le long terme en donnant à nos enfants les moyens de réussir à l’école. » Georges Sali réclame là aussi des moyens supplémentaires à l’Etat. « Il y a un réel problème d’absentéisme et de non-remplacement des enseignants à Saint-Denis. »

    N. Perrier – Publié le 12 mars 2014

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  5. LeParisien-CandidatUDI dit :

    Sa priorité : conclure un pacte de confiance avec la jeunesse.

    HOUARI GUERMAT espère rassembler le centre et la droite, autour de deux thèmes importants pour cet électorat : la fiscalité et la sécurité. « Il faut geler les impôts », indique le candidat, qui veut aussi « faire passer de 30 à 130 le nombre de policiers municipaux » et « renforcer la vidéosurveillance dans tous les lieux de passage ». Surtout, Houari Guermat plaide pour « un pacte de confiance avec la jeunesse ». La ville peut « proposer aux 18-30 ans, en échange de soutien scolaire ou d’une implication dans la vie associative, un financement du permis de conduire ou des frais d’inscription universitaires ou un stage à la mairie ».

    N. Perrier – Publié le 12 mars 2014

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  6. Sam dit :

    Le 23 et 30 mars les « zélécteurs » sont rois, plus qu’à exprimer son choix 😉

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  7. Azzedine dit :

    Bonjour à tous.
    Tout est dans le titre « Municipales : le PC veut sauver son fief à Saint-Denis ».
    On ne parle pas de bilan, de qualité de vie, des habitants… On ne parle que de parti et de sauver le ville pour le PC comme si la ville lui appartenait.
    J’aimerais que le Parisien fasse un vrai bilan de l’équipe municipale sortante. Ils sont pas loin (Saint Ouen), venez nous rendre visite.
    Faites le bilan du camp de roms également, un véritable dépotoir à ciel ouvert.
    M. GIRARD qui nous lisez, on aimerait avoir votre avis sur le devenir de ce camp (celui gérer par la ville).
    A t il vocation à être pereniser, agrandi? Un mot pour les nuisances et la saleté??

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  8. Gabriella dit :

    Azzedine parle justement de bilan.
    en langage comptable il y a l’actif et le passif et évidemment la balance penche fortement du mauvais côté.
    Il ne s’agit plus d’étiquette politique mais de résultats.
    Comme Saint-Denis a vocation à rester à gauche, le vote devrait être UTILE pour lui donner des chances « d’être sauvée »

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