LeParisien – « Votre ville est-elle trop endettée ? »

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4 réponses

  1. lolo dit :

    Heuresuement que nous ne sommes pas trop endettés. L’augmentation des impôts locaux a rapporté 7M€ supplémentaires et la ville s’est désendettée de 7M€. L’augmentation des impôts locaux n’a donc pas servi à améliorer notre cadre de vie mais à rembourser des emprunts.

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  2. multinational dit :

    C’est le mystère de la page 100 …

    A l’inverse d’autres villes comme Saint-Ouen ou Stains, l’endettement par habitant de la ville de Saint-Denis est faible car la dette de la ville a été transférée en grande partie à Plaine Commune cette dernière décennie. 2010 : 1050 euros/habitant mais 2000 : 2044 euros/habitant.

    Même ainsi augmentés, les montants de la dette de Plaine Commune apparaissent eux aussi sous contrôle même si il est évoqué un allongement de 12 à 15 ans de la capacité de désendettement.

    Par contre, il existe sur Plaine Commune des prêts « structurés », jamais nommés mais souvent évoqués, dont les risques de dérapages des taux d’intérêt affolent les élus. « Le coût de renégociation de l’emprunt mentionné est exorbitant » avec toutefois un bémol temporisateur des services dont il est difficile de jauger la pertinence : « Le risque évoqué n’apparaît qu’à long terme ».

    L’enjeu citoyen est donc d’obtenir une information claire et chiffrée sur les montants de ces prêts structurés, le mode de calcul de leurs taux variables ( Libor ? Franc suisse ? Autre ? ) et à quel terme, leur évolution et leurs conséquences sur les finances de l’agglomération et donc sur nos impôts.

    Pour rappel, certaines collectivités doivent désormais rembourser des intérêts de plus de 30% annuels ( !!! ) en fonction de leurs taux variables.

    Est-ce le cas de Plaine Commune ou cela le deviendra-t-il ?

    Une explication chiffrée et surtout exhaustive de la communauté d’agglomération devant les citoyens apparaît désormais nécessaire.

    – Dette détaillée de Saint-Denis :

    http://alize2.finances.gouv.fr/comm

    Si l’on souhaite évaluer la gestion budgétaire de Saint-Denis, autant aller chercher les véritables chiffres au ministère des finances.

    On y constate alors une étonnante surprise : Malgré l’ampleur des transformations urbaines, l’endettement de Saint-Denis par habitant a diminué de moitié en 10 ans, passant de 2 044 euros en 2000 à 1 050 euros en 2010.

    Bonne surprise !

    – Là où ça se corse, c’est sur le budget Plaine Commune :

    Conseil Communautaire du 23 novembre 2010
    http://www.plainecommune.fr/gallery

    Résumé du Conseil :

    Pas d’inquiétudes affichées concernant la capacités de financement et l’encours de la dette.

    Par contre, une petite phrase doit alerter : « Jacques SALVATOR recommande aux membres du conseil de lire avec attention les parties concernant la répartition de la dette selon le risque de taux ainsi que la classification de l’encours communautaire selon la charte de bonne conduite. »

    En constatant par ailleurs la proposition de « faire évoluer la délégation du Président de Plaine Commune » en y intégrant les « opérations de couverture de risque de taux », on peut penser que le véritable risque pour Plaine Commune ne concerne pas un endettement qui apparaît sous contrôle, ni même la capacité d’investissement pour les prochaines années, mais bel et bien le risque de dérapage des taux d’emprunt liés à l’acquisition d’une dette antérieure en produits structurés tout au long de la dernière décennie.

    Quelques phrases mystérieuses concernant un emprunt mystérieux dans les finances de Plaine Commune sont à ce sujet particulièrement inquiétantes. Sans que ce produit ne soit jamais nommé ni chiffré, on lit :

    –  » N’est-il pas possible de renégocier le produit structuré en question (page 100) et de le faire entrer dans la charte sans en augmenter le coût ? »

    – Mélanie LAMANT, directrice des Finances de la Communauté d’Agglomération, explique :  » le coût de renégociation de l’emprunt mentionné est exorbitant si l’on part sur un taux fixe ou même sur un taux variable classique. Ce que leur proposent en revanche les banques est, tout en restant dans le cadre de produits structurés, de diminuer le coefficient multiplicateur pour pouvoir entrer dans la charte, sachant que le risque évoqué n’apparaît qu’à long terme et qu’il portera donc, forcément, sur un reliquat dû plutôt faible ».

    Il y a donc bel et bien un emprunt dont on ne connaît pas le montant mais dont le coût de négociation serait exhorbitant …

    Autre thème à surveiller, le débat interroge également sur la nécessité de faire passer la capacité de désendettement de 12 ans à 15 ans si cela apparaît non seulement « utile » mais « nécessaire ».

    – CONCLUSION :

    Cette fameuse « page 100 » provient de quel document ? Ce document est-il public ?

    Que fait Plaine Commune pour informer les citoyens à ce titre ?

    LEs citoyens peuvent résoudre le mystère de la page 100 …

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  3. suger dit :

    Le « mystère de la page 100 » est en effet inquiétant, sur le plan financier et plus encore par rapport à la démocratie. Le compte-rendu du Conseil communautaire cherche visiblement à faire de la rétention d’informations, y compris dans les déclarations des conseillers communautaires rendues totalement opaques.
    Supposons que ce prêt « trop coûteux à renégocier » comme il est dit soit indexé sur le Franc suisse, voila cequ’on peut lire dans la revue « Alternatives Economiques » de ce mois d’octobre : « l’évolution de la devise suisse est scrutée de près par certaines collectivités locales françaises : l’invraisemblable assortiment d’emprunts toxiques qu’elles ont souscrits avant la crise comprend en effet des prêts au taux indexé sur la parité euro-franc suisse. S’ils représentent une part infime de la dette locale totale, leur charge d’intérêt qui a explosé ces derniers mois asphyxie certaines collectivités. » Plaine-Commune fait-elle partie de ces collectivités ?

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