Les entreprises affluent à la plaine, le chômage augmente à Saint-Denis…

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21 réponses

  1. koil dit :

    80% des emplois sont dans des sociétés de services.

    Hormis le ménage et le gardiennage qui sont sous-traités, il n’ y a quasiment aucun emplois peu qualifiés.

    De plus vue la situation géographique des emplois ca drainent beaucoup de candidats d’ile de france.

    Ils seraient curieux de faire de vrais stats sur les candidatures d’embauches. Nb de candidats / nb de candidats dyonisien / nb de recrutés.

    D’après moi le problème vient de notre chère mixité de nos amis Mr P et Mr B. Quand toutes les difficultés sont regroupées à l’école il est dur d’en sortir avec un bagage suffisant.

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  2. thierryb dit :

    Une remarque qui ne vaut pas une analyse chiffrée, mais d’expérience. Quand Quay -Thévenon invoque le racisme pour expliquer le manque d’embauches de personnes du territoire, je le trouve gonflé: tous les élèves que j’ai connu intéressés et suffisamment travailleurs ont trouvé du travail, de plus, quand on se déplace en entreprise on constate que bien des petits chefs d’entreprise du bâtiment, de la métallerie, par ex. n’ont aucune raison d’être racistes envers les jeunes issus de parents immigrés, l’étant assez souvent eux-mêmes.
    Que les personnes a-scolaires, ne maitrisant ni leur comportement, ni leurs humeurs, la langue commune à l’écrit, aient des difficultés à trouver du travail, et que ces personnes appartiennent en plus aux minorités en difficulté psycho-sociale, cela ne signifie pas que les patrons soient racistes.
    Il y a simplement à Saint-Denis et plus largement dans le 93, une population qui cumule des pourcentages élevés de difficultés d’ordre économique, social, de santé physique et mentale, d’illettrisme, à tel point que nous avons, après certaines zones outre-mer, les chiffres les plus alarmants et que les taux de réussites attendus aux examens sont plus bas que la moyenne française dans un nombre important de lycées (et cela ce sont les indicateurs du Ministère de l’Education nationale qui le disent). Il est loin le temps où la culture ouvrière se transmettait en famille! Certains de mes élèves ne connaissent, à 16 ans, personne qui ait un « vrai » travail. Désastreux.

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  3. Sam dit :

    Une petite précision, c’est Dubrac qui parle de racisme.

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  4. thierryb dit :

    « c’est Dubrac qui parle de racisme. »: au temps pour moi; cela modifie un peu mon propos, dans le sens où M.Dubrac connait les entreprises de l’intérieur. Cela dit, en deux décennies de suivi de stage en entreprise de mes élèves, je n’ai connu qu’une seule fois un stage interrompu à ce motif. Cela dit, entre une période de formation en entreprise qui ne coûte rien à l’entrepreneur, mais lui rapporte un salarié qualifié gratuit, et une embauche, il y a une distance que les petits entreprises ne franchissent pas toujours.

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  5. citoyen93 dit :

    Il faut impérativement que la mairie de Saint-Denis se rapproche des IUT du bassin d’emplois de Saint-Denis.
    Je n’ai pas à ma connaissance d’info sur une politique de partenariat entre les IUT de Saint-Denis et Villetaneuse alors qu’ils forment des cohortes d’étudiants qui postulent dans le secteur tertiaire : DUT et licence GEA option finance et compta, RH (ressources humaines) et TC (techniques de commercialisation).
    Je suis intervenu il y a quelques années et le responsable d’un département de l’IUT de Saint-Denis n’avait aucun contact avec les élus.
    C’est évidemment dommageable pour la population.

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  6. LeMonde dit :

    Le marché de l’immobilier de bureaux sort peu à peu de la crise. Sur les trois premiers trimestres de l’année, 1,614 million de m² ont été loués, soit 37% de plus qu’en 2009, une des plus noires années. (…). Les cabinets de conseil immobilier s’attendent à ce que, sur l’ensemble de 2010, la consommation d’espaces de bureaux tourne autour de 2,2 millions de m², plus qu’en 2009 (1,9 million de m²), mais moins qu’en 2007 (2,7 millions de m²) ou qu’en 2008 (2,4 millions de m²).

    Les loyers sont stables, à 306 euros le m² annuel pour les bureaux dits de seconde main. « Le marché est porté par des entreprises souhaitant regrouper leurs équipes, rationaliser leurs espaces et économiser en optant pour des localités moins chères », analyse Jacques Bagge, de Jones Lang LaSalle. Elles trouvent, en petite couronne, de grands espaces dans des immeubles neufs énergétiquement performants.

    La fuite des entreprises hors de Paris se poursuit. SFR a choisi Saint-Denis, où elle regroupera ses équipes venues de La Défense, Boulogne et Meudon, tout comme EDF qui s’installe dans l’immeuble Balthazar, toujours à Saint-Denis. L’agence Publicis-Saatchi va quitter l’île de la Jatte pour le Carrefour Pleyel, et Bouygues Telecom investit la tour Sequana, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). (…)

    Article publié le 11 Octobre 2010

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  7. Anne dit :

    2 liens pour tout savoir sur l’IUT de Villetaneuse et sur celui de St-Denis, dont une annexe est au cœur de La Plaine-Montjoie. L’offre de formation, comment on recrute, l’ouverture aux demandeurs d’emplois, les contrats en alternance, les débouchés…
    http://www.iutv.univ-paris13.fr/
    http://www.iutsd.univ-paris13.fr/

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  8. Anne dit :

    Autre extrait de l’article du monde cité ci-dessus « Ce n’est malheureusement pas la croissance ni le dynamisme de l’emploi tertiaire qui portent ce marché, mais simplement la volonté des entreprises de restructurer et économiser. »
    Autrement dit, les entreprises viennent à la Plaine avec leurs employés déjà sous contrat. Très peu pour les demandeurs d’emploi de St-Denis.

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  9. citoyen93 dit :

    Je suis d’accord mais la question qui se pose est la suivante :
    Est ce que la ville ainsi que la communauté d’agglomération a une politque de partenariat avec les IUT de cette zone géographique ?

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  10. koil dit :

    Le probleme de l’IUT c’est que déjà l’entrée se fait sur dossier. Dans l’IUT à mon avis s’il y a déjà 10% de dyonisiens ça doit être un exploit.

    Car entre le dossier et le choix de la filière ca fait beaucoup de « si ».

    Pour ma part, quand j’étais en IUT dans le (77) peu était de la communauté de commune (Sénart).

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  11. suger dit :

    En effet, les IUT comme les BTS et les Classes Prépas aux Grandes Ecoles, dans les Lycées, mais aussi de nombreuses Ecoles spécialisées (ex : infirmières, travaux publics) sont des formations sélectives qui accueillent des étudiants sur dossier ou par concours. Ils représentent plus de la moitié des étudiants en France, ce que l’on ignore le plus souvent. Le recrutement n’est pas local mais régional, sinon national. Les jeunes bacheliers dyonisiens ayant un bon dossier scolaire peuvent accéder aux IUT, BTS, CPGE,… de toute la région parisienne, ce dont ils ne se privent pas.
    Le problème ici n’est pas l’adéquation des IUT et BTS dyonisiens aux emplois locaux, qui est relativement satisfaisante, mais le fossé entre les niveaux de scolarisation de nombreux jeunes de Saint-Denis et ces emplois. Au niveau national, on sait qu’un jeune sur cinq quitte l’école sans aucun diplôme (120 à 140 000 environ) et un sur cinq s’arrête au niveau du bac. C’est bien pire à Saint-Denis. Il n’y a pratiquement aucun emploi pour eux dans les emplois « créés » ( en fait, le plus souvent « déplacés ») à Saint-Denis. La seule issue est de développer les formations professionnalisantes, mais elles coûtent cher… et de rappeler constamment aux adolescents que plus on est diplômé moins on risque le chômage, à condition de choisir une voie professionnelle.

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  12. citoyen93 dit :

    Toujours d’accord avec vous mais je n’ai toujours pas la réponse à ma question :
    Est ce que la mairie ou la communauté d’agglo a une politique de partenariat avec les IUT de Saint-Denis et Villetaneuse ?

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  13. Anne dit :

    En Seine St-Denis, il y a également 4 écoles de la 2ème chance, dont une à la Plaine, mais c’est marginal, face aux besoins d’insertion de certains jeunes; c’est peut-être surtout ce genre de solution qu’il faudrait développer de façon massive au niveau local.
    http://www.e2c93.fr/
    http://www.gouvernement.fr/gouverne

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  14. hélène dit :

    Lu dans la presse aujourd’hui :

    « Un forum pour l’emploi organisé demain au Stade de France à Saint Denis, 80 Entreprises seront représentées, proposant 2500 offres d’Emploi et Formation. Le préfet Lambert a tenu à ce rendez vous, considérant que les jeunes de ce département étaient particulièrement affectés par la dégradation du marché du travail. »

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  15. thierryb dit :

    Pour compléter ce que disent Anne et Suger: une proportion non négligeable des bacheliers technologiques et professionnels (ceux qui ne choisissent pas la vie active, finalité du Bac pro mais c’est en train de changer) vont en BTS, dans les lycées d’Ile de France en fonction de leur spécialité. On ne trouve pas tout partout! Ceux qui obtiennent leur diplôme trouvent souvent des emplois (parfois ils cherchent aussi ailleurs) hors du département.
    Le vrai problème, ce sont effectivement ceux que leur handicap de départ empêche d’accéder à un diplôme, même dans des formations professionnalisantes, en alternance, et de surcroît en Bac professionnel où il y a 22 semaines de formation en entreprise sur 3 ans mais où l’enseignement général est important.
    Chaque année, nous avons par exemple des élèves (qui feront partie des fameux 150000) qui ne réussissent pas même leur CAP. Ils forment les bataillons de non-qualifiés qui peuplent le Pôle emploi …et d’autres lieus encore moins agréables.
    On connaît les raisons de ce handicap à se former: non-maîtrise de la langue, inadaptation par choix ou par perte de repères aux contraintes horaires et comportementales, problèmes de grave dyslexie pas détectés faute de contact des familles avec le système de soins, problèmes psy-comportementaux à la pré-adolescence pas suivis ou trop tardivement, implication précoce dans la délinquance (certains disparaissent des rangs scolaires en cours d’année pour cette raison), absence de discours constructif sur l’école et la société dans la famille…tout cela à des degrés divers.
    Un « partenariat » communal avec les lieux de formation existe, les établissements participent à un « concours des métiers », par exemple, et Plaine Commune reçoit les classes primées, mais c’est de l’incitatif (utile au demeurant!). Pour le reste…je ne sais pas.

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  16. Théo dit :

    Comment se fait-il que l’affluence de sièges sociaux d’entreprises ne conduise pas à un ralentissement de la hausse des impôt fonciers? Ce n’est pas le sujet de l’article mais un tel papier m’amène à m’interroger sur les retombées de notre « mini défense » sur nos quotidiens.
    Entre 2004 & 2009, Saint Denis a vu sa taxe foncière augmentée de 32,4% (Etude de l’Union nationale des propriétaires immobiliers citée dans l’édition du Parisien du 05.10.10). Cette flambée la place en 2e position pour les hausses dans l’hexagone (à l’exclusion de Paris cas particulier) derrière Marseille.
    Lexplication de l’anticipation de la suppression de la taxe professionnelle me semble très insuffisante dans le cas de St D puisque des villes comprenant un bassin d’emploi comparable voir supérieur ne figure pas en tête de ce classement.

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  17. LeParisien dit :

    (…) Hier à 11 h 30, une impressionnante file d’attente s’étirait sous le panneau lumineux annonçant que « Le préfet de la Seine-Saint-Denis organise le 2e forum pour l’emploi des jeunes.

    (…) En fin de matinée, 3 000 jeunes avaient déposé un CV aux quelque 70 entreprises réunies à Saint-Denis. (…) Le préfet, Christian Lambert, ne cachait pas sa satisfaction en parcourant les allées avec les présidents des chambres de commerce et de métiers. « Regardez comme ça se passe bien ! On dit toujours, la Seine-Saint-Denis… Ces jeunes ont une parfaite tenue. Et ils sont venus très nombreux malgré la grève. »

    (…) 3 000 emplois étaient proposés hier. Deux fois plus que lors du 1er Forum organisé par la préfecture au Stade de France il y a un an. « C’est une initiative géniale, reconnaît Stéphanie, une demandeuse d’emploi de Drancy. D’ordinaire, on a beaucoup de mal à savoir où se trouvent les emplois. » A 14 h 30, Constant et Cédric reprenaient le bus affrété par la mission locale de Sevran, souriants. « Ça s’est super bien passé. On a pu déposer quasiment tous nos CV. »

    Au hit-parade des stands les plus demandés, BNP Paribas, Darty, Siemens, Carrefour, L’Oréal et Aéroports de Paris rivalisaient de candidats. Lidl faisait encore plus fort (…) « Nous sommes en pleine expansion à Paris et nous cherchons des profils qui n’auraient pas le temps ou l’idée de passer nous voir. Ces jeunes sont notre avenir. »

    (…) A la clôture du Forum, à 17 heures, la préfecture annonçait 5 000 visiteurs. Un millier de moins qu’il y a un an, certes, mais un beau succès pour un jour de grève.

    E. Bureau – Article publié le 13 octobre 2010

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  18. Koil dit :

    A noter que le préfet Lambert depuis sa nomination est partout.

    Je sais pas si au niveau retombé réelle, il y aura un mieux que ses prédécesseurs mais force est de constater qu’il à l’air de plus se décarcasser que nos élus locaux.

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  19. Anne dit :

    En effet, même à la démarche quartier de ce mardi, on a vu sortir de le foule et prendre la parole un jeune fougueux se présentant comme l’émissaire du préfet Lambert. Ce qui a fait dire à certains anciens qu’il y avait un Lambertiste avec nous. A lire la manche de Médiapart, il semble que la préfecture ait été aussi très active à Montreuil ce jour.

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  20. Lolo dit :

    Cette phrase pourrait figurer dans la rubrique le mur du çon. (lors du dernier conseil municipal)

    Bally Bagayoko (maj.)
    « On parle d’écart entre le niveau de formation et l’accès à l’emploi, mais sur notre territoire beaucoup de jeunes ont un très bon niveau de formation. »

    Pas de problème, circulez y’a rien à voir.

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  21. suger dit :

    Le maire-adjoint à la jeunesse, Bally Bagayoko, ne doit pas lire le JSD… On y trouvait, le 5 janvier 2010, une présentation des résultats du recensement INSEE de 2006 :
    « les sans diplômes de plus de 15 ans non scolarisés sont légions (38,7 %) »; il y a un « tassement dans la scolarisation des 15-17 ans (- 2 %). Plus inquiétant est le fort décrochage des adolescents de 17 ans à Saint-Denis puisque 13 % d’entre eux ne sont plus scolarisés contre 9 % dans le département et 6 % dans la région. »
    « Globalement, la part de la population de plus de 15 ans sans qualification continue de régresser (51, 9 % contre 53, 3 % en 1999) mais, en même temps, l’écart se creuse avec les moyennes nationales qui sont passées, elles, de 45 % en 1999 à 38 % en 2006.
    Côté diplômés, les détenteurs d’un sésame équivalent ou supérieur au baccalauréat ont progressé de 5 %. Ils sont désormais 31 % contre 37,5 % pour la France métropolitaine. »

    Il y a cependant un problème que dissimulent ces statistiques présentées par les JSD : les données INSEE montrent que les personnes sans diplôme ont aumenté, entre 1999 et 2006, de 32 % à 38,7 % ! Ce n’est pas un hasard si le JSD noie cette catégorie avec les titulaires du Certificat d’Etudes primaires et du Brevet des collèges (qui, eux, ont diminué au profit des titulaires du Bac), car cette hausse des sans diplôme va nettement à l’encontre de la tendance nationale.

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