Les intimidations mensongères du JSD et de Madjid Messaoudene…

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26 réponses

  1. verslaportedeparis dit :

    Ha! Toujours assez malin dans le detournement des infos! Derniere bijou du JSD, article titré – Les bons comptes font les bons debats – titre qui fais croire que tout se passe bien, ou en fait il s’agit des questions de 80,000 euros attribué au MCA, de l’argent publique investie dans le JSD ainsi que le rapport de cour des comptes attendu sur l’exercice pendant 5 ans. Titre qui ne fais aucune allusion au fait que ces ‘bons debats’ risque d’etre houleuses. En tout cas personellement je suis tres deçu car avec le depart de Mr Sanchez je me suis dit que le JSD avait l’opportunité de changer, de devenir vraiment representant de notre ville. Je constate que c’est devenu encore pire, encore plus orienté et dangereusement subtil dans son detournement des faits.

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  2. Olivier dit :

    Le JSD qui reçoit presque 800 000 euros de subventions par an de la Ville (plus que bien des journaux municipaux) est assez hypocrite pour vouloir faire croire aux gogos qu’il n’est pas là pour servir la majorité municipale…
    Mais depuis peu, cela a pris un tour vraiment bizarre avec les articles, en fait de véritables « tracts », que publient deux ou trois pseudo-journalistes qui ne défendent même plus la ligne de la municipalité mais les idées d’un tout petit clan extrémiste de racialistes anti-républicains. Il n’est pas étonnant alors de voir repris ainsi les délires de Madjid Messaoudene, un soutien actif de ces extrémistes.

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    • Mourad dit :

      Dans une ville qui est depuis une vingtaine d’années au top 3 des villes les plus « délinquogènes » ( le plus souvent classée première d’ailleurs), dans une ville où le Maire et le Député dénoncent régulièrement le manque de policiers, il est inquiétant de voir plusieurs journalistes du JSD prendre systématiquement des positions anti-police avec des titres d’articles scandaleux.

      Certes, les violences policières existent, les bavures également mais la particularité de ces articles c’est qu’ils dénotent une malhonnêteté journalistique évidente. Déjà ces articles sont toujours partiels avec un seul son de cloche et sont systématiquement partiaux. De plus, les faits évoqués s’avèrent quasiment toujours inexacts ; je vais prendre un exemple, l’affaire Guillaume VADOT.

      Sébastien BANSE du JSD titre  » Violences policières – Cà arrive tous les jours ». Déjà comment le rédacteur en chef de l’époque a pu valider un tel titre ? Pourtant l’histoire de ce Vadot sentait à des kilomètres le bidonnage d’ultra gauche rouge/brun. Sa plainte a été classée sans suite par le Procureur de la République en juin 2017… on attend encore l’article correctif de Sébastien BANSE … et les excuses du JSD.

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  3. Azzedine dit :

    Bonjour.
    Ma réponse à Yann LALANDE qui a publié mon commentaire suite aux articles tendancieux du JSD.

    Bonsoir @Yann Lalande.
    Vous êtes concrètement financé par la municipalité. Vous n’allez pas détruire celui qui vous paie et qui vous permets d’exercer votre métier. Ce constat ne se limite pas à Saint Denis. Je vois mal un journaliste du monde faire une enquête sur le propriétaire X. NIEL….
    Etre journaliste, c’est aussi permettre le débat et je vois que l’interview de L. RUSSIER sans être partisane manquait de fond.
    Etre journaliste, même si c’est discutable, c’est faire comme E. LUCET qui force les portes. Poser les questions qui fâchent.

    Alors oui je vous interpelle sur les sujets qui fâchent mais votre réponse m’interpelle. Il s’agit pas de me convaincre. Mais de faire le nécessaire pour les choses avancent, que bougent les lignes, que les habitudes de la mairie tenu par les mêmes ténors de la ville soient changés.
    C’est aussi mettre en cause les RESPONSABILITES des ELUS fautifs.
    Que ce soit F. SOULAS pour le CTM, S. PEU pour l’urbanisme, D. PAILLARD pour la médiocrité de son oeuvre, et P. BRAOUEZEC pour son simple rôle de conseiller municipal mais qui finit Président de Plaine Commune. Personne ne l’explique.
    Même pas vous. C’est un réel problème démocratique… mais à Saint Denis, on s’en fout. C’est toujours les mêmes aux commandes. Ne soyez pas seulement une courroie de transmission. Un peu de courage.

    Je n’ai pas eu de réponse…

    PS: Il n’y a pas que M. MESSAOUDENE qui soit un peu mytho sur les bords. S. PEU vient de modifier sa déclaration à la HATVP. Il avait omis de mettre son indemnité à la vice présidence de Plaine Commune. Une omission à 20 000€ net tout de même. Cela sans aucune sanction alors c’est bien stipulé par la loi….
    On attends avec impatience sa déclaration de patrimoine. Il faut pas qu’il se loupe. La HATVP et moi même l’attendons au tournant.

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  4. Houari dit :

    Cet individu est tellement incompétent qu’il n’est même pas capable de porter plainte.. Que dire de plus ?

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  5. Mourad dit :

    Pour en revenir à Messaoudene, je suppose que si Mme CORAZZA a constitué avocat et que ce dernier a pris langue auprès du Procureur de la République, ce n’est pas pour en rester là.

    La plainte n’ayant pas été déposée, je pense que « la dénonciation calomnieuse » s’éteint ; par contre, il reste la diffamation et là il y a matière : les 51.000 exemples du JSD, les 100.000 lecteurs de Médiapart suite à la « pétition- article » du 28 juin 2017 + Messaoudenosphère sur Facebook et Twitter !

    Si plainte il y a, il aura lieu à réfléchir à la constitution de parties civiles contre ce sinistre individu.

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  6. Gaspard dit :

    Si j’étais dionysien en janvier, j’irais le samedi 13 janvier à l’événement organisé à la Bourse du travail par l’ Observatoire de la Laïcité de Saint Denis, » #AvecCharlie, Laïcité j’écris ton nom. » Il y a plein d’intervenants intéressants et un autre discours sur la société que celui qui est encouragé et promu à St Denis par certains. C’est tellement pertinent

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    • Mourad dit :

      Qu’il y ait une préinscription je comprends ; qu’il faille verser un droit d’entrée de 10 euros pour ce type d’événement, je ne comprends pas et ça m’a glacé … si l’OLSD peut m’expliquer … il y aurait des intervenants ou exposants qui se font payer pour ce type d’événements pour justifier ce droit d’entrée ?

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  7. Françoise dit :

    @Mourad
    La journée du 13 janvier comprends de multiples intervenants. Aucun n’est rémunéré mais nous devons prendre en charge pour certains des frais de transport. Et surtout, il y a un spectacle « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes »d’après un texte de Charb. Nous devons assurer la rémunération du comédien et la technique. Voilà l’explication de ce droit d’entrée le plus réduit possible et la billetterie nous permet aussi d’organiser la sécurité…

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  8. Sellig dit :

    Bonjour Mourad,
    Je comprends votre question, et je vais vous répondre.
    Comme vous l’aurez constaté à la lecture du programme, la lecture-spectacle tirée de l’ouvrage de Charb « Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes » sera donnée par la compagnie du Théâtre K qui l’a produite et montée. Comme toute manifestation artistique donnée par des professionnelles, elle est rémunérée et l’OLSD doit donc payer la troupe.
    Ensuite, parmi nos intervenant(e)s, il y a des lanceurs d’alertes. Leurs situations en France est plus que difficile : ils et elles sont souvent en situation précaire, conséquence de leurs prises de position. Mais leurs témoignages sont essentiels. L’OLSD a donc décidé de prendre en charge leurs frais de transport de leur lieu de résidence à St Denis. Il n’y a pas d’intervenant(e)s rémunéré(e)s.

    Enfin, organiser un tel événement à St Denis, c’est engager un budget à minima, tels que des impressions, l’achat de petite restauration pour les intervenants et le public, la sécurisation de l’événement conformément au contexte que nous connaissons (je rappelle que certain(e)s intervenant(e)s sont toujours menacé(e)s et qu’ils/elles disposent d’une protection rapprochée) etc… Comme vous le savez peut-être, l’OSLD ne dispose pour toutes ressources que d’une subvention de la ville à hauteur de 300€ et des cotisations de ses adhérents. Ceci est loin de couvrir les frais d’un tel événement.
    C’est donc le caractère exceptionnel de cette manifestation qui nous oblige à demander une participation financière à l’organisation. Car, comme vous le savez, les autres manifestations de l’OLSD sont toujours gratuite, et elle continueront à l’être.
    En espérant avoir répondu à vos questions sur le droit d’entrée.

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    • Mourad dit :

      @Françoise @Sellig – Merci pour vos explications.

      J’espère n’être jamais dans la vie à 10 euros près (ou 20 euros avec mon épouse) mais cela me chagrinait. J’avais effectivement oublié entre autres la sécurité de l’évènement.
      Pour me faire pardonner, je vous offre la merveilleuse chanson de Yaël Naïm  » Coward », chanson sur les petites et grandes lâchetés de notre évoque …

      https://www.youtube.com/watch?v=Evk9fxgjaX4

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  9. Louise dit :

    Et dès le samedi 6 janvier aura lieu, à Paris, une journée d’hommage aux victimes du terrorisme et de débats, aux Folies Bergère, organisée par le Printemps Républicain, la LICRA et le Comité Laïcité République, avec le soutien de « Charlie Hebdo ».
    On peut voir le programme et réserver ses places sur :
    http://www.toujourscharlie.fr/le-programme

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  10. Olympe dit :

    Ils n’aiment pas que d’autres qu’eux s’expriment au nom de la Seine-Saint-Denis. Alors ils font une tribune pour insulter les intervenants d’un débat à propos du 93 et leur faire dire des propos que ces intervenants n’ont pas tenus, puisque cela aura lieu que le 6 janvier… (lors un débat portant sur la laïcité en Seine-Saint-Denis lors de la journées « Toujours Charlie » organisée par le Printemps Républicain, la Licra et le Comité Laïcité République à Paris).
    Ils ne veulent surtout pas de débat car il n’y a qu’eux qui ont le droit de parler pour notre département n’est-ce-pas ? En fait, ils ont peur de la parole libre. Appliquer intimidations et censures à Saint-Denis ne leur suffit plus.
    La liste des signataires de cette tribune est éloquente. Pour Saint-Denis on y retrouve Madjid Messaoudene, bien sûr, et Sébastien Banse, le « journaliste » du JSD qui refuse les commentaires à ces « articles » -tracts, et aussi l’inévitable Jean Brafman… Et on se demande ce que va faire aussi dans cette galère Bally Bagayoko, l’adjoint au maire !

    http://www.meltingbook.com/toujourscharlie-seine-saint-denis-laissez-tranquilles/

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    • Mourad dit :

      Ce qu’il y a de réconfortant chez Bagoyoko c’est que son site annonce la couleur !

      Dès que vous ouvrez une page, votre antivirus vous alerte : attention Hameçonnage, virus, Cheval de troie …
      Si un jour (par malheur), il devait gérer la ville, j’ai bien peur que sa gestion ressemble à la gestion de son site …

      Sinon que Bagayoko s’inscrive dans la mouvance Messaoudene, pour moi ce n’est pas un scoop …

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    • Bill dit :

      Le texte est à pleurer… le débat n’a pas eu lieu mais déjà ils mettent les mots dans la bouche des intervenants et traitent tout le monde d’islamophobe. Au passage, ils essaient encore une fois de faire passer les participants à la marche du 11 janvier pour des islamophobes soutiens des dictateurs… Très très méchants et racistes ces millions de concitoyens.
      A St Denis, on est particulièrement vernis, 5 des 18 signataires sont des militants identitaires bien connus des Dionysiens et malheureusement pour certains, élus.

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  11. Olympe dit :

    Dans la liste des signataires de cette tribune anti-débat sur le 93 (lors de la journée « Toujours Charlie » le 6 janvier à Paris), on trouve des personnages inquiétants. Il y a le cas de Youssef Brakni, de Bagnolet. Il est connu pour venir, sur les bancs du public, vociférer pendant les réunions du conseil municipal de cette ville et perturber systématiquement les débats quant des élus qui lui déplaisent s’expriment. Il est connu aussi pour sa proximité politique avec un élu, aujourd’hui membre d’un parti islamiste, Jimmy Parat qui en plein conseil municipal a qualifié les femmes qui devait recourir à l’avortement de « meurtrières »…
    Mais il y a mieux ! Ce personnage a été condamné par la Cour d’appel de Paris le 21 septembre 2017 pour diffamation à l’encontre de Marie-Laure Brossier, conseillère municipale de Bagnolet (condamnation assortie de l’obligation de verser à Mme Brossier 2 000 euros de dommages et intérêt et 1 000 euros de frais d’avocat). On comprend alors que, dans cette tribune, ce « militant » (mais de quoi exactement ? ) s’en prenne à nouveau à Marie-Laure Brossier qui sera justement une des participantes au débat sur le 93 ce 6 janvier.
    On ne me fera pas croire que les élus de Saint-Denis, B. Bagayoko et M.Messaoudene, l’ex-élu J. Brafman ou le « journaliste » S. Banse, qui ont co-signé cette tribune avec ce personnage ne connaissent pas ces faits et donc les exploits de ce « militant ». Ou alors c’est qu’ils signent vraiment n’importe quoi avec n’importe qui du moment que c’est une attaque contre la laïcité et les principes républicains !

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  12. Bea dit :

    Non ils ne signent pas n’importe quoi ils savent très bien ce qu’ils font !
    Bea

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  13. Olympe dit :

    Le maire-adjoint Bally Bagayoko est un véritable cas. Non content de s’opposer jusqu’au bout au projet d’installation de caméras de vidéo-surveillance jugées « sécuritaires » par lui, de se montrer dans les meetings du groupe racialiste et anti-républicain du PIR, il ne tire aucune leçon de sa défaite aux élections départementales et de la perte de son poste de conseiller général, sauf qu’il doit bénéficier d’une « compensation » à la baisse de ses revenus par une hausse spectaculaire de son indemnité d’adjoint !…

    Ses derniers exploits démontrent qu’il s’enfonce encore plus dans l’extrémisme politique avec son tweet au mois d’octobre où il assimilait l’Union Européenne à un 4ème Reich nazi, tweet qu’il a dû supprimer en urgence devant les protestations (voir les commentaires ici : http://www.saintdenismaville.com/encore-messaoudene/#comment-27242), et en décembre il est signataire de cette tribune ahurissante qui s’oppose à un débat sur le 93 entre des républicains. Et il se retrouve ainsi avec cette tribune associé – et la municipalité de Saint-Denis avec lui – avec des personnages peu recommandables.
    C’est quoi l’objectif de Bagayoko, Messaoudene et de de leurs amis ? De stigmatiser encore un peu plus Saint-Denis ?!…

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    • Gaspard dit :

      Ce sont des gens qui n’ont pas de véritable envergure politique, des politiciens fabriqués depuis les bureaux de Plaine Commune ! Auparavant, leurs fonctions étaient banales, sans rien de particulier qui les désignerait pour devenir une référence, à part leur éventuel réseau communautaire, leur audience locale ou leur malléabilité.
      Ils échappent à leur créateur désormais et s’enfoncent dans le discours indigéniste parce que, malheureusement, c’est ce qui se porte le mieux auprès de la jeunesse fourvoyée de banlieue, du moins le croient-ils, puisque les combats pour l’égalité, en apparence perdus, sont remplacés par des discours identitaires. Cela leur crée une clientèle locale, captive, mais il ne faut pas surestimer leur importance à l’échelle régionale et encore moins nationale, et de toute façon, ils sont dans les radars de tous ceux qui sont vigilants quant au respect des règles du débat républicain. Ce qui devrait nous consterner, c’est que les grands partis ont abandonné le discours politique sur Saint Denis à ce petit groupe.

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  14. Gabriella dit :

    Il ne s’agit pas seulement d’ « être toujours Charlie » alors que 3 ans sont passés il s’agit de revendiquer d’être laïque tout en étant croyant (ou pas) sans que l’on nous soupçonne d’être islamophobe. Je ne vois pas pourquoi EN MEME TEMPS (ce n’est pas un clin d’oeil à Emmanuel Macron) je ne peux pas être laïque , croyante, anti-raciste,anti-islamophobe……et dionysienne.

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  15. Suger dit :

    Dans « Marianne » un long article, paru ce 5 janvier, « Professeurs, médecins ou magistrats : comment ils font vivre la laïcité au quotidien » s’intéresse au 93 et notamment à Véronique Corazza, que le JSD et Madjid Messaoudene ont tenté de calomnier.
    Voici l’extrait qui retrace son travail en tant que Principale de collège :

    « Ce matin-là, Madame la Principale se tient à proximité de la grille d’entrée du collège Elsa-Triolet, situé à Saint-Denis, dans le 93. Véronique Corazza tient à montrer à ses élèves qu’elle aussi est présente dans l’établissement. « Il faut beaucoup être sur le terrain sinon ça ne marche pas », souligne-t-elle. Une jeune fille de troisième l’interpelle : « Madame, vous seriez d’accord pour qu’on organise une journée de l’élégance ? » Une journée où l’on « s’habillerait élégamment ».
    Mme la Principale percute : « Je suis partante. » C’est ainsi que, depuis deux ans, à chaque veille de vacances scolaires – comme ce 22 décembre – des filles s’habillent en ladies, en robe, pantalon moulant, et des garçons en gentlemen, costard cravate ou nœud pap… A Elsa-Triolet, des profs de sport aussi arrivent chic à cette occasion. La journée de l’élégance a même fait des émules. « Il y a quelques mois, un petit groupe de filles a lancé sans me le dire une journée de la jupe, sourit Véronique Corazza. C’est cela, oser. Permettre aux filles de s’habiller comme elles veulent. Aux garçons aussi. Rompre avec les regards malveillants et surmonter le sexisme. C’est ça, la liberté courageuse. La laïcité permet cette liberté. »
    Prise de conscience
    Véronique Corazza est « devenue Charlie » après les attentats de janvier 2015. « Jusque-là, j’avais l’impression que la laïcité était plutôt bien respectée en France. Puis j’ai eu un déclic avec le traumatisme, confie-t-elle. C’est vraiment depuis cette date que j’ai incité les enseignants à s’investir davantage dans la promotion de la laïcité et des valeurs de la République. Quand ils ont un chef d’établissement qui ose, ils osent à leur tour. » Dans ce collège de Seine-Saint-Denis classé en « éducation prioritaire », 60 % des 600 élèves proviennent de milieux dits « défavorisés ». Des gosses, dont certains élevés par une mère seule, vivent à l’étroit dans des logements où il n’y a pas forcément de table pour les devoirs. Et puis il y a Saint-Denis, cette ville qui « n’apaise pas toujours les choses, avec de nombreux quartiers ghettoïsés dans lesquels le repli communautaire et la dimension religieuse sont fortement enracinés. On ne le perçoit pas trop dans notre établissement parce que nous appliquons la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux, avec pédagogie, discernement et détermination, explique Véronique Corazza. Cependant, tout ce que les gamins entendent à l’extérieur franchit les grilles d’Elsa-Triolet, d’une façon ou d’une autre. Notre mission, c’est de transmettre et de faire partager les valeurs fédératrices de la République. »
    Une exigence républicaine qui irrigue tous les programmes. Tel professeur apprend aux jeunes à repérer les sites complotistes, tel autre invite une association de lutte contre l’homophobie. Tous les élèves bénéficient d’un parcours « égalité garçons-filles » et les troisièmes vont visiter le mémorial de la Shoah. La chef d’établissement est consciente qu’il n’est pas évident, dans certains cours, de faire tomber les tabous, « en raison de l’emprise de croyances religieuses, précise-t-elle. Mais les collégiens sont à un âge où on peut encore, avec souplesse et professionnalisme, revisiter certaines idées trop arrêtées ».
    A Elsa-Triolet, il est rare qu’une jeune fille circule couverte d’un foulard. Si tel est le cas, si elle persiste, elle est convoquée par la principale : « Je lui explique avec pédagogie ce qu’est la laïcité et je la préviens que, si elle continue, je suis susceptible d’en avertir ses parents. » En vérité, ce ne sont pas tant ces ados qui peuvent poser problème, « mais certains adultes, il faut être vigilant sur les personnes que l’on recrute », souligne Véronique Corazza, qui parle d’expérience.
    Il y a un peu moins d’un an, elle a embauché un assistant d’éducation chargé de surveiller les élèves, d’accompagner des sorties scolaires, d’aider aux devoirs… Au bout de trois semaines, les conseillères principales d’éducation (CPE) lui signalent un problème avec le nouveau : il refuse de serrer la main des femmes. Parce qu’il entame un jeûne. Parce que sa femme serait jalouse. Parce qu’il aurait un rhume. Sa version évolue chaque fois qu’il est rappelé à l’ordre par les CPE. Mais l’homme s’entête. La principale apprendra par la suite que, peu après son arrivée, il avait demandé s’il existait dans le collège une salle pour faire sa prière… Informée par les CPE, Véronique Corazza le convoque : « Je lui ai rappelé l’exigence de son devoir de neutralité dans les services publics, l’égalité hommes-femmes et les valeurs de la République. Je lui ai dit qu’il ne pouvait dans le cadre de son travail refuser de serrer la main aux femmes. » Le lundi suivant, l’assistant d’éducation revient avec une attelle à la main droite, prétextant une blessure au sport. La principale, qui avait alerté sa hiérarchie, rédige un rapport et décide de l’isoler des élèves, avant de le suspendre puis d’être contrainte de le licencier. Impossible de le laisser au contact des 600 élèves.
    « Je pense qu’il n’a pas eu le temps de faire du prosélytisme dans l’établissement, mais, pour préserver mes élèves, je ne pouvais pas risquer de le maintenir », souligne-t-elle. Dans la gestion de ce litige, Véronique Corazza s’est sentie isolée, délaissée par le rectorat, resté, selon elle, « un spectateur trop attentiste de la situation ». « 

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  16. Bea dit :

    C’est réconfortant de voir qu ´il existe de belles personnes qui avec grand courage (par les temps qui courent ) défendent la laïcité enseignent la République et protègent nos enfants face à ce danger qu’est l’obscurantisme! Merci Madame!

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  17. Gaspard dit :

    J’ai enseigné 27 ans à St Denis, et j’ai participé à la mise en place de l’éducation civique (juridique et sociale) dans les LP de l’académie de Créteil dans les années 2000. Il faut avoir conscience que les problèmes de non respect de la laïcité par refus de la loi de 2004 sont vraiment très rares au niveau national, et qu’en grande partie a toujours été traitée par la conciliation, qu’une infime partie de ces cas a abouti à une sortie des écoles de la République, y compris de l’enseignement à distance.
    Ceux qui tentent de remettre en cause cette loi au nom du respect pour la religion musulmane de la soi-disant « liberté de se vêtir » nous trompent et trompent l’immense majorité de nos concitoyens musulmans : personne, ou presque, ne demande à pouvoir venir voilée (car cela concerne les filles, il faut s’en rappeler…) à l’école, et bien souvent le dialogue permet de trouver un terrain d’entente et de compréhension de la loi, qui n’est pas discriminatoire, évidemment, mais émancipatrice (on n(‘invite pas les manifestations de religion à l’école, mais l’école permet la discussion scientifique ou morale ou philosophique dans les cours, et même historique : en lycée professionnel, il y eu un temps une histoire du fait religieux.
    C’est l’affaire des professeurs, qui ici ont l’habitude de discuter avec les élèves, et ont leur confiance.
    Par parenthèse, je suis parfois surpris de nos syndicats d’enseignants qui semblent dire que les professeurs seraient dépassés : je n’ai jamais vu cela, ou bien, c’est que la formation des nouveaux professeurs n’est pas à la hauteur. Tout professeur de science saura expliquer la théorie de l’évolution,
    etc.
    Il faut donc faire confiance à l’école, et y voir une chance pour nos enfants, plutôt qu’un lieu d’oppression, comme tentent scandaleusement d’en faire passer l’idée certains de ceux que nous connaissons bien…

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  18. Gabriella dit :

    Merci à Mme Corazza qui a besoin de soutien et qui sera au programme demain du débat organisé par le Printemps Républicain

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  19. Lecteur du "Monde" dit :

    « Toujours Charlie » : une journée de débats pour défendre la laïcité
    Trois ans après l’attentat du 7 janvier, les participants à cette journée, organisée notamment par le Printemps républicain, ont tous mis en avant la défense du modèle laïc français.
    Extrait :
    « Une séquence de témoignages « Être toujours Charlie en Seine-Saint-Denis », très critiquée avant la tenue de la journée, a elle aussi mis en avant la nécessité de faire respecter le principe de laïcité, en particulier dans les banlieues. Véronique Corazza, principale de collège à Saint-Denis, a ainsi insisté sur la « lutte contre l’intrusion d’idéologie » en milieu scolaire. Elle a dénoncé des « associations d’aide aux devoirs qui cachent des écoles intégristes clandestines » ou donné l’exemple d’un assistant d’éducation qu’elle a dû licencier car il refusait de serrer la main des femmes. »

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/06/toujours-charlie-trois-ans-apres-les-attentats-une-journee-surtout-pour-defendre-la-laicite_5238361_3224.html#ikYmdGf1cRqT5YIL.99

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