Médiapart – « Un médecin de Saint-Denis : « Le monde actuel, c’est le tiers-monde » »

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5 réponses

  1. thierryb dit :

    Remarquable et terriblement révélateur du degré de misère auquel on est parvenu. il existe les mêmes problèmes, à une densité moindre, dans les campagnes.

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  2. thierryb dit :

    (2) On pourrait même ajouter, comme en ce qui concerne l’ école, aussi mal en point et « machine à trier » que la médecine dans les zones de pauvreté. — Voir : http://www.inegalites.fr/spip.php?a… —
    qu’ une médecine de qualité pour le plus grand nombre possible est un outil indispensable de cohésion sociale. Il semble tout de même que ce souci, proprement républicain, de cohésion des citoyens, soit progressivement remplacé par l’acceptation de la juxtaposition des groupes sociaux, y compris dans le même espace géographique, ou misère et gentrification se côtoient — sauf à l’école…et chez le médecin !

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  3. docteurdu16 dit :

    Etant moi-même MG en zone sensible, le Val Fourré à Mantes-La-Jolie, je trouve que cet article n’est pas tout à fait faux mais n’est pas tout à fait vrai. Connaissant, un peu, le tiers-monde, je ne reconnais pas le tiers-monde dans le quartier où je travaille depuis 33 ans. Il n’est pas faux de dire que les conditions sanitaires, je n’ai pas dit médicales, étaient moins bonnes que dans le reste du pays (des chiffres le montrent, notamment en infectiologie) mais il n’est pas vrai d’écrire que les statistiques de santé publique sont celles du tiers-monde, c’est un mensonge flagrant. Peut-on par ailleurs penser que des populations vivant hier dans des conditions pré pasteuriennes sur le plan de l’hygiène puissent du jour au lendemain acquérir des réflexes post pasteuriens ? La médicalisation de la vie et de la société nous ont habitués à un consumérisme effréné de la part des « riches » qui ne doit pas nous conduire à les imiter mais au Val Fourré il n’y a pas vraiment un contingent important de classe moyenne si l’on se réfère à la définition de Goux et Maurin (La République des idées) et dire qu’ils ne peuvent avancer 6,90 est quand même bien hors de propos, sauf s’il s’agit de personnes au dessus du seuil du CMU, mais ce n’est pas la classe moyenne. Des problèmes majeurs d’accès aux soins se posent surtout en raison des dépassements d’honoraires tant pour les actes intellectuels que pour les actes techniques mais comparer la Seine Saint Denis au Kenya d’où je reviens me paraît très hasardeux… Mais je suis prêt à en discuter avec ce confrère.

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  4. Sam dit :

    Il faut souligner le travail admirable du docteur D. Ménard. Notre ancien médecin généraliste, qui exerçait au centre ville où il y a également beaucoup de misère, prêtait de l’argent à certains de ses patients.

    Je suis originaire d’un pays du tiers monde. Le manque de moyens et d’aides sont sans aucune mesure avec ce qui se passe dans certains quartiers en France. Il faut rester mesuré et comparer ce qui est comparable.

    Enfin, le message sous jacent « votez Hollande » est un peu agaçant. Les faits sont suffisants pour que chacun se fasse son opinion.

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  5. habitant dit :

    @Docteur 16,
    Oui, c’est peut-être y aller fort de faire un parallèle avec le « Tiers-Monde ».
    Mais quand on connaît le Docteur Ménard, son franc-parler pour alerter les pouvoirs publics, son action associative (Santé et Bien-Etre) quand on connaît le quartier où il exerce, la vie de gens, on sait très bien de quoi il veut parler.
    Ce que je retiens, c’est qu’en raison de la pression de plus en plus forte, beaucoup ne souhaitent pas s’arrêter par rapport à l’employeur car peur de perdre le boulot, alors qu’ils devraient prendre un arrêt. Et ça met encore plus en jeu leur santé, leur vie parce que les enfants, le loyer, les impayés…
    Dans le fond de beaucoup de ce qu’il dit, ce n’est pas contestable par rapport aux gens qu’il soigne depuis des années, là où il exerce (qui n’est pas le Kenya, Docteur 16, on est d’accord).
    Dans son cabinet, il ne parle jamais pour qui il vote. Il parle de tout, de la société. Il rentre dans le vif du pourquoi on vient le voir avec la « déconnade » qu’on lui connaît. Il met tout de suite à l’aise et les gens se confient.
    Mais là, ce qu’il dit c’est que beaucoup de gens ont honte de se confier sur ce qu’ils se privent, sur l’essentiel. Ils ne tiennent plus comme avant et parfois sont à bout. Le quartier a connu des drames douloureux. Si on néglige ça, on néglige tout.

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