Mike – « Je vis rue Gaston Monmousseau dans un HLM ou le mot d’ordre d’une majorité de la population et de salir, détruire et violenter. »

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6 réponses

  1. Charlotte 93 dit :

    « Plaine Commune Habitat » préfère fermer les Yeux.
    Cela n’est pas entierement exact. Une rhehabilitation est en cours. Des Immeubles neufs ont ete construits pour loger les personnes qui habitaient les batiments detruits. Il y a d’ailleus un excellent reportage photo « 3 autommnes / 2 etes » realise par le cafe Floreal qui retrace toute cette histoire.
    Et la rhehabilitation continue. En effet, aujourd’hui, 5 Octobre a 18h30, il y avait une reunion entre PCH , les habitants du 9, 11, 13 rue Monmousseau et les habitants du 15, 17 rue Timbaud pour expliquer le detail de la rehabilitation qui va commencer pour ces 2 batiments ;

    Il s’agit entre autre du changement des fenetres, des alleges, des ascenceurs (avec arrets a tous les etages ce qui n’est pas le cas actuellement), refection completes des salles de bains et des WC.

    Au total cela represente 33000 Euros par appartement.
    Il y a quand meme des choses qui évoluent.

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  2. citoyen93 dit :

    @Charlotte 93
    Je suis d’accord sur le fait que des efforts significatifs sont mis en place pour réhabiliter certains corps de bâtiment.
    Toutefois pour répondre au coup de gueule de Mike je dirai que la question qui se pose en filigrane est la question de la mixité sociale qui est totalement inexistante dans ces quartiers et dont les élus ne veulent surtout pas entendre parler.
    Réhabiliter des immeubles c’est bien mais la réhabilitation doit s’inscrire dans une réelle politique de mixité sociale au niveau des quartiers. Je n’ai pas l’impression que la mairie ait l’intention de changer de façon significative la cartographie sociale de ces territoires pour des raisons électorales évidentes.
    C’est plus payant électoralement de garder des populations qui ne votent pas plutôt que de faire venir des personnes socialement et professionnellement intégrées qui s’impliquent dans la vie politique de la ville.
    Au risque d’être pessimiste, je dirai que la réhabilitation qui est de toute façon incontournable quand on voit l’état des bâtiments n’empêchera pas les dégradations et la violence.
    A mon avis dans 10 ou 15 ans on aura plus qu’à recommencer.

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  3. cece dit :

    Je ne pense pas que certaines valeurs de gentillesse et respect aient disparues de St Denis. Elles sont tout simplement cachées par un laisser faire de plus en plus répandu.
    Je suis Italienne, arrivée en France il y a13 ans et je ne fais pas partie de la vague migratoire d’Italiens. Je m’intéresse à ce phénomène à mon modeste niveau.
    Je pense que les valeurs de respect, intégration etc sont possibles dans n’importe quelle communauté, j’en connais plusieurs exemples sur St Denis et ailleurs.
    Cependant, il y a des difficultés plus importantes quand le socle culturel et religieux (pour les athées également, bien sûr) n’est pas le même.
    Les Italiens non plus, ils n’ont pas toujours été les bienvenus et ils véhiculaient une image de fourberie, malhonnêteté, superstition dans les différents pays où ils se sont rendus. Dans certains endroits de la Suisse, c’est encore le cas.
    Malheureusement, cela n’a pas aidé l’Italie à devenir un pays particulièrement tolérant ou accueillant envers les nouveaux arrivés, au contraire, on dirait que la mémoire est très courte.
    Si Mike a la chance de maîtriser la langue de ses parents, il pourra lire « L’orda. Quando gli albanesi eravamo noi ». Ce livre fait tomber certains poncifs sur l’émigration italienne, dans les pays où ils se rendaient, ils étaient perçus comme des profiteurs; le pays qu’ils quittaient ignorait leurs difficultés.
    J’ose également dire que peut-être la meilleure intégration de ces populations de l’Europe du Sud était due à une situation de l’emploi très différente.
    Pour changer de sujet, j’adore les photos de St Denis d’antan.

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  4. citoyen93 dit :

    Pour alimenter la discussion, il y a l’incontournable livre de Cavanna « Les ritals » qui est un témoignage de la situation des migrants italiens avant guerre.
    Sinon l’article de Mike dépasse le sujet concernant le regard qu’une population pose sur une autre mais plutôt une question de mixité sociale et plus généralement de regroupement de personnes pas ou peu insérées socialement dans un même endroit.
    Je pense que le contexte n’est absolument pas le même et que la situation que l’on vit est unique et n’a aucun précédent dans le passé.

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  5. Mike dit :

    Merci pour vos commentaires.

    J’ai toujours vécu a l’adresse actuelle et mon adolescence fut heureuse car j’ai cotoyé des gens instruits qui m’ont permis de m’intégrer aisément.
    A l’age de 15 ans j’ai commencé les arts martiaux (je suis dorénavant 4ème dan), a travers le karaté j’ai trouvé l’équilibre.
    Ce que je reproche actuellement c’est la mauvaise éducation grimpante du dyonisien.
    J’ai l’impression que le mot d’ordre est dorénavant « mal se comporter en communauté ».

    Ma maman travaillait au Gagne Petit rue de la république et mon papa chez Aster.
    J’aimais me rendre au travail de ma maman ou j’aidais a faire les papiers cadeaux.
    Saint Denis était gai, les gens sociables et éduqués mais c’était une autre population.

    Amicalement

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  6. montjoie dit :

    bonjour

    je suis un peu au courant de ce qui se passe rue G.Monmousseau,car j’ai une collègue qui y vit et y travaille.Les réunions alcoolisées des pochtrons du quartier,qui se prolongent la nuit, les beuglements qui s’ensuivent,le vandalisme pour finir, les trottoirs envahis par les mécaniciens en herbe juste devant l’école, heureusement que nous avons une Police Municipale et un Maire courageux.

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