Mort de la jeune femme qui s’est immolée par le feu hier en mairie de Saint-Denis

Vous aimerez aussi...

22 réponses

  1. stephanie dit :

    Que dire ? Il n’y a pas de mots face à cela. Nous vivons dans un monde dur, de plus en plus dur … quelle tristesse

    0

    0
  2. habitant dit :

    Une pensée pour ses enfants, ses proches et aux personnes qui ont tenté de la secourir.

    0

    0
  3. citoyen93 dit :

    Pour une fois je suis d’accord avec le maire, lorsqu’il dit aux journalistes du Parisien que la problématique sur ce territoire est le manque de logements sociaux, et le déséquilibre flagrant entre les communes qui ont jusqu’à 40% de logements sociaux, et celles qui ne jouent pas le jeu.
    Certains maires ont décidé de ne pas construire de logements sociaux pour des raisons électorales. ce sont souvent des maires de droite.
    Pendant ce temps, des personnes souffrent et en viennent à des extrémités dramatiques.
    Ce fait divers en est l’illustration.

    0

    0
  4. Bertrand dit :

    Quelle tristesse. En effet, notre monde devient de plus en plus dur !

    Une pensée pour cette femme, ses enfants et ses proches.

    Une pensée également pour le personnel de la mairie qui a été confronté à ce drame. Il faudra du temps et l’aide psychologique.

    0

    0
  5. alain dit :

    Cette jeune femme n’est pas venue à la mairie de Saint-Denis par hasard. Son dernier recours auprès de notre ville qui a beaucoup fait et fait encore beaucoup pour accueillir les familles dans le logement social est bien le signe que d’autres ne font pas grand chose et surtout ne savent plus écouter la misère qui les entoure. Les expulsions sont indignent d’une démocratie. Le refus de l’Etat d’aider à la construction est une honte dont les gens devraient se souvenir le 22 Avril 2012.
    D’autre part, Salle de la Légion d’honneur l’Office PCH, présente une exposition sur les 100 ans de la loi Bonnevay, texte fondateur du logement à caractère social dans notre pays. Allez-y, emmenez vos amis. Pourquoi 100 ans après les hommes ne seraient-ils plus capables de révolutionner un tant soit peu leur conception de la solidarité qui pour beaucoup doit être « rentable »!
    Aujourd’hui cet esprit là a tué une mère de famille de six enfants, sans espoire, au bout du rouleau, qui dans un geste ultime et terrible nous interpelle toutes et tous.
    Je suis triste pour cette famille détruite.
    Condoléances.

    0

    0
  6. lolo dit :

    La ville a beau se prévaloir d’un parc de 40% de logements sociaux, appliquer les surloyers permettrait de raccourcir les files d’attente et de loger socialement ceux qui en ont vraiment besoin…

    0

    0
  7. Sam dit :

    Comment sont gérées les priorités pour accéder à un logement social à Saint-Denis ?

    0

    0
  8. goldo dit :

    Je ne comprends pas pourquoi on se pose des questions pour savoir qui a le droit au logement social ou pas puisque les gens qui ne peuvent rentrer dedans,sont aussi exclus cae ils sont trop riches pour y accéder et trop pauvres pour le privé.
    A mon sens le logement est un droit fondamental et personne ne devrait en être exclu. Dans les années 60 -70tous ces critères d’admission au logement social n’existaient pas,tout le monde y avait le droit. L’avantage était que ça privilégiait la mixixité,ce qui n’est plus le cas maintenant. Les logements sociaux ne sont pas a confondre avec ghettos.Goldo

    0

    0
  9. Max dit :

    40 à 45% de logements sociaux à St-Denis, c’est déjà énorme et deux fois plus que le minimum légal. Beaucoup de demandeurs devraient aller manifester dans les mairies où le quota de 20% n’est pas atteint et non rajouter des problèmes à des communes qui en ont déjà plus que d’autres.

    Trop de logements sociaux ne privilégient pas la mixité. Cette mixité qui ressemble à une chimère. Il s’agit souvent de cacher les problèmes de différentes politiques urbaines, de problèmes ethniques, etc. le tout masqué sous le terme « diversité » employé à tour de bras du moment que ce « brassage » dans les « quartiers » , « cités » et autres lieux de « stockage » des agglomérations urbaines ne se fasse pas dans les quartiers bourgeois ou bobos de la gauche cachemire.

    Mais la question des électeurs potentiels existe à St-Denis comme dans les communes qui ne veulent pas plus de logements sociaux (sauf que les raisons sont opposées). Il y a bien une question d’électorat (à conserver) dans toutes ces communes y compris bien sûr St-Denis.

    Attendre le retour improbable des « couches moyennes »… pour une amélioration ?

    0

    0
  10. habitant dit :

    @Sam  » Comment sont gérées les priorités pour accéder à un logement social à Saint-Denis ? « 
    Le service municipal de Saint-Denis du logement traite aussi des demandes de logement social à Saint-Denis. On sait que la priorité d’attribution au logement social dépend ou devrait dépendre du plafond de ressources. Moins il y a de ressources, moins il y a de choix. Avant, c’était aussi par rapport à l’ancienneté de la demande comme priorité. Il semblerait que cela ne soit plus aussi automatique que cela. Ensuite, il y a d’autres paramètres qu’on connaît dont:
    -Rapprochement du lieu de travail, dé-cohabitation d’enfants adultes pour laisser un logement pour famille avec plusieurs enfants entre autres…
    Maintenant, il y a sûrement des paramètres moins connus.
    Ex : Un tel dit connaître quelqu’un à la commission et que son dossier est passé plus vite. (A vérifier)
    Comme l’a dit lolo, se pose aussi l’application des surloyers dans le parc du logement social quand il y a dépassement du plafond de ressources à Saint-Denis?
    Simple question par rapport à l’équité, la solidarité quand il y a plus que les moyens de vivre dans un logement social.

    0

    0
  11. alain dit :

    Je veux répondre à ces derniers commentaires.
    @lolo : Faux! Par exemple, sur le patrimoine de Saint-Denis-Habitat qui compte 17500 logements, il n’y aurait que 500 locataires assujétis au surloyer type « Boutin ». PCH a obtenu dans le cadre du CUS, la levée de son application. Pour autant le surloyer « première génération » est appliqué.
    @Sam : Priorité? Les règles d’attributions sont transparentes. Dans la commission siègent les orga de locataires, la CAF, les services sociaux, les bailleurs privés et publics, le 1%, la municipalité, et le Préfet Lambert qui se fait représenter, et dont le rôle est prépondérant, il est le contrôle de la légalité (l’Etat), garant de la bonne application des textes. Personne n’est majoritaire. Un représentant = 1 voix.
    @goldo : 1977, loi Méhaignerie sous le gouvernement Barre. Abandon de l’aide à la construction dites aide à la pierre, au profit de la création de l’APL. Il s’agit de l’attaque la plus dure contre la mixité sociale et surtout le désengagement de l’Etat sous couvert de solidarité envers les plus pauvres. Boutin n’a fait que renforcer cette orientation en excluant les moins pauvres et paradoxalement en interdisant l’accès aux très pauvres. On voit le résultat, une femme est morte de cette politique qui en fin de compte refuse de construire des logements sociaux et désigne les moins pauvres comme responsables. Attention de ne pas se tromper de cible.
    @max : Attention aux termes employés, « stockage » pour parler des hommes est plutôt tendancieux, ce ne sont pas des marchandises. Evitez la mise en opposition des uns contre les autres, c’est précisément ce que certains recherchent, cela évite d’aller à l’essentiel, à savoir, la responsabilité des décideurs politiques.

    0

    0
  12. LeParisien dit :

    (…)

    Hier, le personnel municipal était sous le choc. En moins de cinq ans, c’est la troisième fois qu’un drame du même type se produit en mairie, toujours pour un problème de logement. En octobre 2007 et en mars 2011, les désespérés avaient pu être secourus à temps. Pas cette fois. Hier soir, le conseil municipal de Saint-Denis s’est déroulé exceptionnellement à huis clos, à la demande du maire (PC), Didier Paillard, et avec l’accord de tous les groupes politiques « pour permettre aux débats de se tenir dans un climat serein », alors que le personnel municipal est en état de choc. Des CRS ont été discrètement postés autour de l’hôtel de ville.

    Ecaterina, Roumaine en situation régulière, vivait en France depuis plus de vingt-cinq ans, comme une grande partie de sa famille. En octobre 2005, alors âgée de 32 ans et enceinte, elle campait devant la mairie d’Aubervilliers avec son concubin, décédé depuis, et leurs enfants. La famille, qui avait d’énormes dettes de loyers, avait été expulsée d’un logement social puis des différents squats qu’elle avait occupés. A l’époque, Ecaterina avait entamé une grève de la faim pour obtenir un logement pérenne.

    Il y a dix jours, c’est devant la mairie de Saint-Denis, où sont aujourd’hui scolarisés les plus jeunes de ses enfants, qu’Ecaterina est venue avec sa voiture. Elle disait qu’elle en avait marre de ses « huit années de galère » et des hébergements d’urgence du 115, où il faut rappeler tous les jours pour avoir une place, qu’elle était épuisée par sa maladie, qu’elle touchait suffisamment d’allocations (1600 € par mois) pour pouvoir payer un loyer, qu’elle était prête à aller « jusqu’au bout » pour avoir son logement.

    Les services sociaux de Saint-Denis, comme ceux d’Aubervilliers auparavant, connaissaient bien la situation de cette famille. Une situation particulièrement complexe à gérer tant au niveau social, que médical et psychique. « Je suis au bout du rouleau, je suis prête à mourir », répétait Ecaterina. Ses enfants, âgés de 2 ans, 5 ans, 7 ans, 16 ans, 18 ans et 20 ans, sont aujourd’hui orphelins.

    E. Bureau & N. Perrier – Article publié le 17 février 2012

    0

    0
  13. Sam dit :

    Manifestement, la situation de la malheureuse défunte ne se résume pas à la question de logement.

    0

    0
  14. suger dit :

    Il n’y aurait que 500 locataires qui relèveraient du surloyer « type Boutin », sur les 17 500 logements sociaux de Saint-Denis, nous dit Alain. C’est 500 de trop, d’autant plus que, sous prétexte de mixité sociale, Plaine Commune Habitat ne leur fait pas payer ce surloyer !
    Il est incompréhensible qu’au vu de la situation du logement sur la ville, des ménages à revenus élevés occupent ces logements. Et la mixité sociale prétextée est un mensonge car ces ménages, pour la plupart, ne restent « locataires sociaux » que parce qu’ils ont obtenu des logements dans les meilleurs immeubles sociaux de la ville et qu’ils s’y regroupent…
    Tout ceci est profondement malsain d’autant plus qu’il s’agit pour nombre d’entre eux de membres de la municipalités, de leurs proches collaborateurs ou de leurs parents et amis. C’est ce qui rend d’ailleurs insupportable leurs discours de prétendue solidarité avec toute la misère du monde.

    0

    0
  15. lolo dit :

    @Alain: On a déjà parlé des surloyers Boutin inappliqué à Saint-Denis avec pour prétexte « la mixité sociale ». Je pense, et j’espère que tout le monde en conviendra que la mixité sociale est la même si l’on attribue un logement social à un couple ayant 5000€ de revenus qu’en conservant un couple ayant 10.000€ de revenus. La différence c’est que la solidarité n’est pas la même…
    J’ai le même point de vue concernant les personnes à qui l’on a attribué des F4 et qui ne sont plus que 2 après le départ des enfants. La solidarité ça marche dans les deux sens:
    _ Quand on a des revenus suffisants pour se loger dans le privé, on libère son logement social en disant « merci pour le coup de main ». On peut alors acheter sa résidence principale ou la louer, mais je ne tolère pas que des personnes bénficiant de logements sociaux achètent une résidence secondaire. Il ne faut pas se moquer du monde.
    _ Quand on n’a plus besoin de 4 pièces et qu’on souhaite toujours bénéficier de l’aide de la communauté => On accepte un logement plus petit.

    0

    0
  16. Max dit :

    @ lolo. Je connais en effet un couple dont les 3 enfants ont quitté le foyer parental pour voler de leurs propres ailes il y a quelques années. Il continuent à habiter dans ce logement de 5 pièces en sachant qu’on peut leur demander de réintégrer un appartement plus petit. Pour le moment ils y sont toujours. La mairie (pas de St-Denis) n’a peut-être rien d’autre à leur proposer ou ne savent pas que les (grands) enfants ne sont plus au foyer… ou comme ils ont toujours réglé sans défauts… Ils se disent peut-être un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…

    0

    0
  17. goldo dit :

    En ce qui concerne la possibilité aux familles qui habitent un F4 et qui n’en n’ont plus besoin,des raisons empêchent les gens de partir. Ces personnes sont rentrées dans les logements,il ya très longtemps,donc leur loyer reste correct. S’ils prennent un appartement plus petit ils vont payer le même prix que pour l’ancien. D’autre part il faut savoir qu’un déménagement côute cher. En tant que représentants de la CNL,nous avons des personnes qui aimeraient un F2 au lieu d’un F5 mais le prix du loyer devient le même. Pourtant ces personnes souhaiteraient avoir moins de pièces car elles sont fatiguées du ménage.
    Maintenant j’aimerai qu’on définisse ce qu’est la classe moyenne.Financièrement on l’établit comment,est-ce sur le montant des revenus uniquement?

    0

    0
  18. kc-irtap dit :

    Les locataires de F4 dont les enfants sont partis ont en général un parcours de vie dans la ville assez long et effectivement un logement plus petit leur coûterait plus cher. De plus ils sont souvent en retraite et leurs revenus ont baissé.
    Par contre je rejoins la réflexion sur les locataires de logements sociaux, propriétaires de résidences secondaires. Mais je crois qu’il y a encore bien d’autres inégalités comme les attributions de logements de fonctions à des personnes propriétaires de logements qu’ils louent.

    0

    0
  19. Damdam dit :

    Euh je suis pas complètement d’accord avec ce qui est écrit juste au dessus, quand on a put profiter d’un F4 ou F5 pendant un certain nombre d’année et qu’on en a plus l’utilité il me parait normal de le rendre et de le remettre à la disposition de la communauté (quand on vois les loyers vraiment pas cher pour ce type de bien en habitat social fait pas non plus faire dans l’angélisme et dire que les gens ont pas eu le temps de se préparer à cette éventualité là) en ce qui me concerne quand on as plus d’enfant à charge on devrait être obligé de rendre ce logement, chacun son tours d’en profiter.

    Quand à la questions des logements sociaux a Saint Denis, on est déjà largement au dessus du cotas imposé par l’état donc on a pas vraiment besoin d’en construire, vaudrait mieux alourdir les sanctions vers les communes qui sont en dessous de ce cotas (certaines villes du 92 si vous voyez desquelles je parle) ce qu’il faut c’est construire des programmes immobiliers de qualité pour pouvoir ramener cette fameuse « classe moyenne » qui fait cruellement défaut à Saint Denis et ainsi commencer une vrai mixité sociale.

    0

    0
  20. lila AMELAL dit :

    Ce jour, mardi 21 février, veillée sur le parvis de la mairie de Saint-Denis en hommage à cette femme âgée de 38 ans, mère de 7 enfants, décédée de ses blessures à hauteur de 80 % à l’hôpital de Lille après s’être immolée dans le hall de l’hôtel de Ville de Saint-Denis.
    Une grande banderole tenue par ses enfants sur laquelle est inscrit : « un toit c’est un droit ». Des bougies, des gerbes de fleurs provenant de la famille et amis. Dans l’une était écrit « en souvenir à notre chère maman ».

    Peu de monde, des enfants à la fois très calme en hommage à leur mère qui aujourd’hui la pleurent comme dit par l’un d’eux mais aussi très remontés avec tout de même une maitrise de leur colère.

    Des mots qui revenaient souvent. Leur souhait, d’une part récupérer la vidéo pour comprendre comment leur mère en est arrivée à ce geste mais surtout s’assurer qu’aucun enfant mineur sera placé sous peine de représailles.

    Une veillée calme, sereine, des discussions portant sur un geste qui pour eux auraient pu être évité, ceci autour d’un verre qu’ils proposaient à chaque passant rendant hommage à leur mère.

    Beaucoup d’émotion et de tristesse. Comment peut-on en arriver à ce geste qui amène à la mort et la destruction d’une famille.

    Cette femme sera enterrée demain mercredi 22 février à 14h00 au cimetière de la maire de Villetaneuse.
    Un dernière hommage à leur mère leur fera le plus grand bien comme dit par l’aîné des enfants.

    Paix à son âme, une grande pensée pour ses enfants et ses proches.

    Cordialement. Lila AMELAL

    0

    0
  21. goldo dit :

    effectivement quelle tristesse. A quand un monde meilleur sans misère? Je crois que je rêve,ou alors je suis une grande utopiste qui me permet de garder espoir.Goldo

    0

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *