RUE 89 dresse un bilan des priorités du 93 : école primaire, logement, santé, sécurité;

Vous aimerez aussi...

3 réponses

  1. Stéphanie dit :

    Factuel en effet mais moi qui suis née dans le 93 cela me rend triste pour ce département, et surtout je ne peux m’empêcher de me poser cette question : « pourquoi ce département en est là ? » Personnellement j’ai une réponse mais elle est bien trop pessimiste ….

    0

    0
  2. BB dit :

    Moi je dirais que ce département en est la par volonté politique. Pour que les hauts de seine et Paris puissent être ce qu’ils sont.

    Ce n’est que mon avis bien sûr.

    0

    0
  3. suger dit :

    Volonté politique et mécanismes socio-économiques…
    Il y a eu dès les années 1960 un partage politique du territoire francilien : le nord (ce qui deviendra alors la Seine-Saint-Denis) et l’est (le Val-de-Marne) pour les communistes; Paris et l’ouest pour les « gaullistes » et leurs alliés. Chaque clan espérait ainsi se garantir une domination électorale durable en répartissant les populations selon leurs appartenances sociales, qui, à l’époque, se traduisaient par des votes différents. A partir des années 1980, le déclin du Parti communiste va changer la donne : l’électorat populaire quitte peu à peu les quartiers de logements sociaux, s’abstient massivement ou votent autrement, et les couches moyennes salariées votent de plus en plus en faveur des socialistes ou du centre, modifiant profondément les situations locales dans la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. A Paris, les nouvelles couches sociales privilégiées (« bobos ») vont finir par donner une majorité au PS.
    Mais le partage politique et social va s’inscrire dans le paysage immobilier et urbain, et on constate une ségrégation sociale croissante entre les différents territoires qui s’auto-alimente car les couches moyennes et privilégiées sont à la recherche de l' »entre-soi ». Cette volonté d’éviter une trop grande mixité sociale, ou du moins une mixité où ces couches ne seraient pas dominantes, s’aggrave avec la crise, avec les enjeux plus lourds de la réussite scolaire notamment. C’est encore la situation actuelle.
    Mais la logique de la ségrégation sociale se poursuit et bouscule aujourd’hui les communes du nord les plus proches de Paris, car désormais mêmes les couches moyennes aisées sont exclues de Paris, ce qui accélère les évolutions politiques au détriment des communistes et ex-communistes. Le seul espoir pour notre territoire est la stabilisation de l’emprise politique des socialistes et centristes permettant d’obtenir des pouvoirs nationaux des mesures de remise à niveau des services publics dans le département.

    0

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *