slate.fr – « La gentrification en Seine-Saint-Denis: mythe ou réalité? »

Vous aimerez aussi...

8 réponses

  1. claire dit :

    Article très intéressant qui oublie de préciser qu’une fraction importante de ces CSP+ , souvent maginalisées, ne s’implantent pas durablement sur ces territoires et en repartent au moment de la scolarisation des enfants…Contrairement à Montreuil, les bobos de Saint-Denis sont très dilués et plutôt volatiles…

    0

    0
  2. thierryb dit :

    Ce qui montre l’extrême effort qu’ a du fournir depuis le début des années 2000 ce territoire, en matière d’accueil de populations pauvres, non diplômées et étrangères, et l’enjeu pour la société toute entière de la réussite ou de l’échec du « sas d’entrée » qu’est la Seine Saint Denis. L’enquête porte sur l’est 93 plus que sur les communes du nord 93, Saint Denis, Pierrefitte, la Courneuve, où la concentration de difficultés est devenue peut -être insurmontable en l’état des moyens et des actions en cours.
    Une pensée pour tous ceux qui travaillent à l’interface de ce sas et de la société ( professions médicales, sociales, enseignantes, etc. ) qui prennent de plein fouet l’écart entre les attentes de l’institution et les comportements déphasés de ceux qui arrivent dans notre société et qui sont rassemblés en un seul point névralgique.

    0

    0
  3. georges dit :

    Et Braouezec dans tout çà ?

    0

    0
  4. suger dit :

    @georges : la réponse à votre question est dans ce passage de l’article : « troisième phénomène : le départ massif des classes moyennes basses. En effet, les populations d’origine européenne ouvrières et employées qui habitaient anciennement ce territoire ont émigré en grandes proportions vers d’autres territoires de la région, en territoire périurbain à la recherche d’un habitat individuel, mais aussi en province ».
    La politique de Braouezec a constamment été le rejet des classes moyennes et de ce que j’appellerais les classes populaires intégrées (dites dans l’article « classes moyennes basses »…) car ils devenaient électoralement dangereux (effondrement du vote communiste dans ces catégories) et surtout totalement en décalage avec l’idéologie « révolutionnaire » dont Braouezec se voulait le chef de file. Des populations immigrantes socialement fragilisées, des « sans », correspondaient mieux à son projet de mobilisation sociale et d’invention d’une démocratie directe locale. Ce fût un échec total, et la ville paye plus en plus lourd le prix de ce refus de la mixité sociale au profit d’une paupérisation voulue de la population.

    0

    0
  5. BB dit :

    Je ne sais pas trop…
    En lisant cet article, j’ai bien sûr pensé aux mots de Braouezec et son « projet de société ». Ceci dit, ce phénomène n’est visiblement pas propre ni à Saint-Denis ni au 9-3. Alors je me suis dit : « lorsqu’on ne maîtrise pas la situation, feignons d’en être les instigateurs ».
    Je pense que le navire navigue à vue et au grès de forces qui dépasse l’entendement des politiques. Et lorsqu’il arrive quelque part, ils disent : « c’est exactement là que nous voulions aller ».

    0

    0
  6. Bill dit :

    Après 9 ans de vie à St Denis j’ai pu constater :
    – Que sur les bobos ou plus exactement les familles « avec » qui viennent s’installer à St Denis, plus ils sont proches de la gare et plus il y a de chances pour qu’ils quittent la ville au bout de 2 ans, dégoûtés, agressés…
    – Le départ des classes moyennes dyonisiennes est évident parmi ceux qui vivent depuis longtemps voir sont nés à St Denis. La dégradation trop importante de la ville, la perte de la solidarité, de la sécurité, l’inquiétude pour leurs enfants les incitent à partir et en général vers la banlieue plus lointaine mais plus verte et tranquille.
    – Que les « sans » semblent de plus en plus importants.
    Cet article sur Slate, même si nous sommes loin de l’afflux bobo de Montreuil, me semble assez proche de la réalité dyonisienne. D’autant plus que St Denis ne fait rien pour intégrer les classes moyennes venant s’installer, voir les stigmatise assez souvent comme les méchants, alors quel est l’avenir de cette ville ?

    0

    0
  7. suger dit :

    @BB : c’est vrai que le phénomène n’est pas propre à Saint-Denis, d’autant plus que cette étude porte sur l’Est du département. Les comportements politiques sont cependant assez proches : le départ des catégories populaires les plus intégrés socialement n’a pas été combattu en offrant, par exemple, des possibilités plus larges d’accession à la propriété et/ou en réservant du foncier pour de l’habitat pavillonnaire. Le reflux électoral du PC dans cet électorat ne poussait pas à innover pour tenter de le retenir. Etait-ce possible ? Je ne sais pas trop, moi aussi…
    Braouezec, lui, est allé plus loin et en a fait une doctrine politique hostile à ces catégories sociales, qui aspiraient à un mode de vie meilleur, et hostile encore plus aux couches moyennes. Il a dit et répété qu’il n’avait rien à faire de ces gens qui rentrait du travail le soir et y repartait le matin, sans s’impliquer dans la « démocratie » locale. Ils étaient un handicap dans l’expérimentation sociale et politique dont Saint-Denis devait être le laboratoire… D’où la volonté de faire que le territoire attire les catégories sociales les plus en difficulté car, selon lui, les plus susceptibles de participer à la « démocratie participative » et de construire un mouvement social anti-capitaliste, dont il se voyait bien le chef. Tragique erreur !

    0

    0
  8. Azzedine dit :

    Bonjour à tous.

    @Suger:
    Je pense que M. BRAOUEZEC devrait se présenter comme maire pour qu’il présente lui même ses « expérimentations ».

    En tant que Président de Plaine commune, il expérimente ce qu’il veut car il n’est pas élu au suffrage universel direct.
    Je ne suis pas un rat de laboratoire.

    Je vous conseil l’article sur média part:
    http://blogs.mediapart.fr/edition/e

    Ce deni de réalité est incroyable. Il parle de ville apaisée, solidaire et attractive…
    Vit-on dans la même ville??
    Il oublie de parler de traffic de drogues, de la crasse, de la pauvreté qui s’instensifie, de violences quotidienne, de transport en commun bondés, de saturation du traffic, …
    Pour résumer tous cela, je le cite: » tout n’est pas parfait ».
    La ville est tout sauf apaisée.

    Il y a une réunion de quartier à l’école Jules Vales mardi 8 octobre à 18h30.
    Je quitterais plus tôt pour aller voir notre cher maire.
    On devrait y aller en nombre pour lui demander quelle est la relation à M. BRAOUEZEC et sa « vision » pour Saint Denis.

    0

    0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *