TF1 – « Comment sont attribués les logements sociaux ? Exemple à Aubervilliers »

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9 réponses

  1. citoyen93 dit :

    Il serait très intéressant d’avoir des éléments d’informations sur les pratiques à saint-Denis.
    Est ce qu’une personne suffisamment renseignée serait en mesure d’apporter des éléments attestant d’une réelle transparence dans l’attribution de logements sociaux ?

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  2. julie dit :

    Je crois savoir que tout bêtement la loi Boutin est appliquée, autrement dit, il est proposé à trois prétendants un appartement, qui tour à tour le visite, et, un seul l’obtiendra, ce qui est une déception pour les deux autres! Quant aux revenus c’est toujours la loi Boutin qui s’applique. Quant à savoir comment la commission d’attribution s’applique de cela je n’en sais rien.

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  3. Momo dit :

    et sur les 3 il y en a au moins un de la loi DALO, c’est obligatoire

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  4. momo dit :

    mais PCH, ne donne pas toujours des appartements, car la première chose qu’elle regarde, c’est le montant de l’APL. donc si un futur locataire reçoit très peu APL, elle sera lontemp en attente, car pour PCH, l’APL est un moyen d’être réglé

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  5. suger dit :

    Quelques éléments statistiques permettent de comprendre l’importance du logement social. Sur l’agglomération, le principal bailleur social est Plaine Commune Habitat qui gère un peu plus de 17000 logements. S’y ajoutent l’OPH d’Aubervilliers et divers organismes, y compris des sociétés HLM privées.
    Sur Saint-Denis, le logement social représenterait environ la moitié des logements. Or selon les dernières données de l’INSEE, il n’y aurait que 21,7% de propriétaires occupants (soit 8 826 logements sur 40 729 résidences principales). Il y a donc environ 30% de ménages qui sont locataires dans le secteur privé, dont les 2/3 seraient susceptibles de demander un logement social.
    En effet, la moyenne du revenu fiscal par ménage en 2009 à Saint-Denis est de 22 136 euros et la médiane (la moitié de la population au-dessous et l’autre moitié au-dessus) par unité de consommation (qui tient compte de la composition du ménage) est de 11 820 euros.
    C’est donc près de 70% des ménages qui sont locataires ou qui pourraient être locataires de logements sociaux soit environ 28 500 ménages. Le déficit de logements sociaux dépasserait les 8000 logements… La pression pour l’attribution de logements sociaux est donc énorme, ce qui rend la transparence de la procédure encore plus nécessaire.

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  6. citoyen93 dit :

    @Suger,
    Merci pour toutes ces précisions.

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  7. LOLO dit :

    et à Saint-Denis: http://www.20minutes.fr/paris/74121

    Ces quelques pages sur PCH sont également très interessantes « ethniquement parlant ». Je vous laisse imagine le genre de discussion en commission :
    http://books.google.fr/books?id=4Ov

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  8. ddavid dit :

    Lolo merci pour ce lien! ( http://books.google.fr/books?id=4Ov… ) Les pages accessibles sont tout simplement effroyables! Enfin une explication claire sur la décrépitude du Centre-ville! (ne pas oublier que cette politique a pour conséquence plusieurs morts brulés vifs régulièrement). Ce livre doit ètre totalement déprimant à lire, en tout cas il permet sans doute de se faire une bonne idée de la vérité derrière « La ville populaire » de Saint Patrick et son ami Grumbach, les hypocrites taupes du grand capital !

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  9. 20minutes dit :

    L’article concerne le territoire couvert par Plaine Commune et non seulement St Denis.
    Sam

    20minutes – « logement Un bailleur du 93 veut lever les doutes sur les attributions »

    Pourquoi Madame Michu attend-elle une HLM depuis cinq ans alors que la famille du palier d’en face en a obtenu un en quelques mois ? L’office public Plaine Commune habitat (PCH) veut lever les doutes sur la politique d’attribution des logements sociaux en Seine-Saint-Denis. « Finis le favoritisme, les soupçons de copinage, de clientélisme, de passe-droit. Ce temps-là est révolu », assurait hier à la presse Stéphane Peu, président de Plaine Commune habitat, un des plus important office d’HLM de Seine-Saint-Denis.

    (…)

    L’année dernière, l’office a attribué 947 logements. Une goutte d’eau par rapport aux 57 500 demandeurs en Seine-Saint-Denis. « Ce chiffre est en baisse régulière depuis 2007 », reconnaît Stéphane Peu. « La liste d’attente s’allonge à cause du manque de constructions neuves dans l’agglomération », poursuit-il (lire encadré). Une demi-journée par semaine, une commission composée de huit membres se réunit et examine une quarantaine de logements. Pour chaque HLM, trois dossiers sont en compétition. « Le premier critère est de voir si la famille ne va pas être mise en difficulté. On ne prend pas les dossiers dont le loyer représentera plus de 33 % des ressources », précise Laurent Russier qui préside la commission. Viennent ensuite les critères de suroccupation, la situation sociale de la famille, ou encore le rapprochement professionnel. « L’ancienneté de la demande qui était auparavant un critère important tend à s’effacer », explique Stéphane Peu.

    Pour obtenir un F2 dans le parc social, il faut compter actuellement environ quatre ans à partir de la date de première demande. Et pour un F4 ou F5 entre 8 et 14 ans. Cet allongement des délais contribue, selon l’office, à un « phénomène d’autocensure de certaines familles qui se découragent à rentrer dans le parc social ». D’où le risque de paupérisation de ces quartiers. En 2010, 25 % des nouveaux entrants avaient contracté une dette dans l’année de leur arrivée.

    William Molinié – 15 juin 2011

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