Une oeuvre contemporaine pour la Basilique

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8 réponses

  1. Olivier dit :

    A l’occasion du cinquantenaire du Diocèse de Saint-Denis, une statue de saint Denis a été offerte par le Carmel de Frileuse, dans l’Essonne. C’est une sculpture en bois qui date de la fin du XVIe ou du début du XVIIe siècle.

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  2. Clément dit :

    Pourquoi opposer les choses ? Un grand projet pour notre Basilique serait l’occasion d’attirer l’attention sur elle pour obtenir les financements nécessaires pour les autres travaux à mener. D’ailleurs d’importants travaux sont en cours : après la façade, les transept sud sont en chantier. Espérons que la Rose sera bientôt au programme.

    Je ne comprends pas votre agressivité. Vous parlez en des termes très positifs du nouvel autel mais vouez au gémonies le remontage de la Flèche. Où est la logique ?!

    Soit il ne faut rien toucher, soit le monument peut évoluer en suivant une logique, bien entendu. Il me semble moins choquant de restituer une tour que d’installer un mobilier liturgique contemporain. Qu’en dites vous ?

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    • Suger dit :

      Comparons ce qui est comparable. Le financement de ce mobilier liturgique est essentiellement assuré par des dons privés et son coût est sans commune mesure avec les fonds qu’il faudrait réunir pour « reconstruire » la flèche !… De plus comme son nom l’indique c’est du mobilier et il n’affecte en rien l’édifice lui même : il ne fait que remplacer un mobilier dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’avait rien d’exceptionnel. Et puisqu’on parle de mobilier, la municipalité pourrait s’intéresser à un mobilier qui, lui, est classé par les Monuments Historiques mais se trouve dans une Eglise, propriété de la commune, qui aurait besoin d’un peu plus d’entretien ! C’est l’Eglise Saint-Denis de l’Estrée , l’Eglise Neuve comme disent les dionysiens depuis la fin du XIXème.
      Mais revenons à l’essentiel : l’état actuel de la Basilique ! Avant de lancer un projet hasardeux, il est surtout nécessaire de remettre en place les vitraux de la rosace Sud (et non pas de l’espérer… car on ne voit guère de battage médiatique pour cela : pas assez Disneyland peut-être ?) et de conforter les fondements du bâtiment lui-même. Sur tout cela, je vous incite à lire l’article d’Alexandre Gady, dont personne ne peut mettre en cause les compétences en matière de patrimoine, dans le mensuel « L’Objet d’art » de septembre 2016. Si vous me trouvez agressif, après cette lecture, vous trouverez mon billet sur la flèche bien modéré : http://www.saintdenismaville.com/saint-denis-la-fleche-se-devoile/

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    • Bill dit :

      De mon point de vue, la différence majeure est que l’un est un meuble et que son installation ne coutera pas 20 ans de travaux dans la seule zone de la ville réellement agréable et mixte en termes de fréquentation. C’est aussi la seule zone touristique. Les touristes scientifiques compenseront-ils la perte de ceux qui renonceront à voir la Basilique sous bâche ? Sachant que les touristes osant braver la réputation de la ville ne sont pas légion non plus…

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  3. Marion dit :

    @ Suger
    « Oeuvre contemporaine » : pourquoi ne pas parler de l’art d’aujourd’hui ? Le contemporain est déjà très daté et passablement entaché de turpitudes !

    Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi, en son temps, le métro a été percé si près de la basilique (passe-t’il au dessous ?), au risque de fragiliser ses fondations, ou de déstabiliser le terrain sur laquelle elle a été construite.
    En cas de « remontage » de la flèche, l’architecte des monuments historiques percevrait-il un pourcentage sur les travaux ? Comme c’est le cas pour des architectes qui exercent dans le privé ?
    Vous avez raison de signifier la hiérarchie des priorités pour la basilique. Cependant, je trouve très intéressante la perspective du remontage de cette flèche nord, à condition de poser correctement les choses et de dire la vérité.
    Je partage néanmoins vos réticences, car nos élus locaux majoritaires sans vergogne ne seraient éblouis que par l’opération de communication qu’ils pourraient en tirer à leur seul profit.

    Bien entendu, le naufrage de notre ville n’est pas soluble dans cette éventuelle opération qui ne serait pas uniquement médiatique. Je pense notamment au chantier important qui permettrait de valoriser les métiers d’art et de créer quelques emplois qualifiés dans une filière qui en manque tant.

    La dépense me direz-vous ? Il y a de la bonne dépense publique (sans compter le mécénat privé) pour des projets réfléchis, techniquement innovants tout en favorisant les savoir-faire traditionnels. Le problème est que ce serpent de mer de la flèche nord est préempté par une municipalité et le président de Plaine Commune qui vomissent notre héritage historique et culturel, et n’ont de cesse de transformer l’or en plomb.

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    • Bill dit :

      Je suis aussi assez surprise à chaque fois que je sens les vibrations du métro sous le parvis de la Basilique. Cela interroge effectivement sur les effets à moyens – longs termes sur des bâtiments anciens aux matériaux peu adaptés car peu flexibles. Heureusement, il ne passe pas directement sous la Basilique et sa crypte mais sous le parvis et sous le passage, entre les 2 bâtiments de la Mairie.

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    • Suger dit :

      Pour répondre à votre question : Alexandre Gady (dans son article de la revue « L’Objet d’art » de septembre 2016) rappelle que M. Moulin «comme architecte en chef, va percevoir près de 10 % du prix de ses travaux» et lui suggère ironiquement de donner l’exemple en versant cette somme au mécénat (qui est censé financer totalement cette reconstruction de la flèche pour un coût faramineux).

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      • Marion dit :

        Pour être tout à fait franche, j’avais déjà lu cette information quelque part, mais ne pouvais croire au pourcentage faramineux de 10 % du prix des travaux en tant qu’émoluments de l’architecte en chef des monuments historiques. Ce pourcentage, hors de toute proportion, est extravagant et inadmissible.
        Pour une copropriété par exemple, l’intervention d’un architecte privé est rémunérée au taux généralement admis de 2 % du coût total hors taxe des travaux, avec en sus, la retenue du prix de son étude préalable sur les sommes dues.

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