Nostalgie du vide-ordure

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10 réponses

  1. Mourad dit :

    @rh – Vous écrivez bien, et même très bien !

    Vous devriez constituer un recueil de « nouvelles » sur la ville. Je suis certain que vous trouverez un éditeur pour vous publier …
    Et si vous mettez en oeuvre le projet … n’oubliez pas que c’est Mourad qui vous a soufflé l’idée !

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  2. rh dit :

    Merci beaucoup, mais vous êtes un optimiste, trouver un éditeur n’est pas chose facile. J’en sais quelque chose.
    Rémi

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  3. Grain de sel dit :

    Le tourisme est toujours à la recherche d’idées nouvelles pour proposer des circuits qui donnent aux visiteurs la sensation de participer à une aventure « en terre inconnue ».
    Pourquoi ne pas proposer une découverte qui donnerait le frisson à ceux et celles qui voudraient bien s’aventurer dans les rues de notre bonne ville pour faire le circuit-découverte de « La grande exposition d’ordures »? On pourra y contempler ses poubelles débordantes, ses détritus qui jonchent le sol, ses corbeilles qui contiennent tout et n’importe quoi…
    Cette visite serait à recommander particulièrement après les marchés du vendredi et du dimanche. De même que des précautions nécessaires seraient à recommander aux » Indiana Jones » du bitume dionysien avec un équipement minimum requis : chaussures fermées, pince-narines pour éviter les fortes odeurs d’urine, etc….
    Ces visiteurs auront certainement la chance d’apercevoir la faune des rongeurs: beaux rats gras et nombreux mais aussi celles des singes hurleurs ,ils pourront aussi découvrir le marché aux herbes..
    Gageons que cette promenade un rien exotique renforcera la notoriété de notre ville !

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  4. Thierry dit :

    Ça me rappelle mes voisins du dessus quand j’habitais Rue des Ursulines !

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  5. Zobry dit :

    Longtemps je me suis couché à pas d’heure. Parfois à peine la lumière éteinte, dès que mes yeux se fermaient, je les rouvrais, énervé par les cris de la rue. Enfin épuisé et plein de lassitude dans un demi sommeil je ne cessais de me faire des réflexions sur les bruits qui venaient dont je ne pouvais m’abstraire. J’étais libre d’écouter ou non, mais aussitôt un cri, je recouvrais la vue et j’étais bien étonné de trouver autour de moi un vacarme en pleine obscurité pourtant douce et reposante pour mes yeux, mais des pétarades, mon esprit ne pouvait s’en abstraire, à qui elles apparaissaient comme une chose sans cause, incompréhensible, comme une chose vraiment obscure. Je me demandais quelle heure il pouvait être; j’entendais le sifflement des trains qui, plus ou moins éloigné, comme le chant d’un oiseau dans une forêt, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la zone insécure où le voyageur se hâte vers la station prochaine tout en rasant les murs; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lieux malfamés, à des actes singuliers, aux cris entendus et aux attroupements sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la nuit, à la terreur prochaine du retour.
    Lisant avec désinvolture le texte de Rémi ; car ce jour là mon oisiveté me laissait libre de butiner de-ci delà divers sites internet ; je reconnu soudain un mien ami, un frère en écologie appliquée, un compagnon en esthétique du déchet, un protecteur de la vie sauvage.
    Jadis en effet, j’ai demeuré en ces lieux insolites dans lesquels l’imprévu frôle l’insoupçonné qui en ces contrées plonge ses racines à des profondeurs surprenantes. Ma sidération était quotidienne et mon corps lentement perdait toute vitalité car mes nuits m’en portaient que le nom. Aussi quand je lu RH, à l’instant même où mes yeux découvraient ses mots, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un déplaisir malicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère la haine, en me remplissant d’une essence vilaine: ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle avait été moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante douleur? Je sentais qu’elle était liée aux images évoquées par le texte, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être le souvenir visuel, qui, lié à ce relent, tente de le suivre jusqu’à moi. Mais le souvenir est trop loin, je sais que je le sens trop confusément; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l’insaisissable tourbillon des déchets remués. L’odeur et le relent restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à patienter, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.
    Aujourd’hui je suis loin et mon corps reconstruit par des nuits étoilées et suaves se souvient. Ah RH, que ta madeleine fut plaisante !

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  6. Mourad dit :

    Cela va être difficile de ne pas complexer après les contributions de Rémi et de Zobry!

    Dorénavant. je ferai valider ma prose par mon épouse avant insertion.

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  7. Nonyme dit :

    Tri naturel :

    Les rats, les moineaux et le chat.

    Sous les ponts de Paris
    Coule la Seine à ce qu’on dit.
    Sous les ponts de Saint Denis
    Les égouts coulent aussi.

    Beaucoup de ces tuyaux
    Des petits ou des gros
    Sont les vastes demeures
    De tribus de rongeurs.
    Chaque famille possède son territoire
    Ses chambres, ses jardins, ses couloirs
    Et bien qu’étant cousins
    La guerre y est constante à propos du terrain.

    Une tribu logeait près d’un vaste talus
    Profitant et de l’eau et de ses détritus.

    Manger il y avait
    Boire ! autant que de vouloir !
    Un paradis pour rats !!!

    Les rats dorment le jour et travaillent la nuit
    Appréciant de ce fait qu’il n’y a pas de bruit.

    Sur ce même talus, tout au bord du chenal, poussaient quelques feuillus
    Une famille de moineaux trouva le coin fort beau
    Il y avait des branches, il y avait de l’eau
    Des pucerons, des larves, chenilles et vermisseaux
    Et, surprise ! des déchets en surplus.

    Moineaux dorment la nuit et piaillent durant le jour
    Appréciant de ce fait qu’il n’y a rien autour.

    La famille de moineaux profitait de ce coin
    S’empiffrait, piaillait, picorait, bref n’arrêtait point
    Mais gardait malgré tout un œil sur le coin
    Car qui possède beaucoup
    Fait de nombreux jaloux.

    Toutes ces activités étaient fort bruyantes
    Et la situation des rats devint plus que stressante.
    Mais les rats, au contraire firent semblant
    D’accepter les nouveaux occupants.
    Moineaux continuèrent à piailler, à gueuler
    Et les rats commencèrent …….leurs œufs aller voler.

    L’ambiance se dégradait :
    Chez les rats le sommeil manquait
    Chez les moineaux l’inquiétude montait.

    Pourtant ni l’irrespect ni l’incivilité
    Côté rats comme côté moineaux
    Ne suffisait à les faire décamper.
    Aucun ne voulait renoncer à tant de facilités,
    Ni les uns ni les autres !
    Chacun d’eux préférait une vie étriquée
    Plutôt que travailler et respecter les autres.

    Moineaux et rats se battent de plus en plus
    S’invectivent et s’insultent, ne se supportent plus

    Tant et si bien que tout ce bruit
    Fait de jour comme de nuit
    Fini par attirer un chat dans le bosquet.
    Oh là là ! se dit le gros minet
    J’ai vraiment de la veine
    Des moineaux ! Des rats ! à attraper sans peine :
    Le jour : fricassée de moineaux
    La nuit : rôtis de surmulots……….

    Quelques semaines plus tard
    Les rats étaient partis
    Et les oiseaux aussi.
    D’un côté comme de l’autre, aucune décision
    D’un côté comme de l’autre, aucune réflexion
    La panique seule provoqua le départ

    Et le matou savait, qu’en attendant un peu
    Que rats comme moineaux reviendraient d’ici peu !

    Beaucoup s’affranchissent des civilités
    Ils n’ont que faire des autres en termes de respect
    Seul facilité et profit guident leurs activités
    Et quelque soit leur classe, quelque soi le niveau !

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  8. VALMY dit :

    Un grand bravo aux mères de famille qui ont pris l’ initiative , depuis plus d’ un mois , de former une chaîne humaine devant le groupe scolaire Hugo-Balzac-L’Hermitage pour bien montrer aux dealers qui occupent le quartier et qui ont investi ce groupe scolaire qu’ ils doivent cesser d’ y faire leur  » business » .
    Ce serait bien que les pères de famille se joignent à elles ainsi que le maximum d’ habitants du quartier.
    Le temps est venu de réagir et de repousser ce flot envahissant et hurleur de petits trafiquants ainsi que leurs clients.
    Pour ma part , je me joindrai à cette initiative qui devrait en susciter bien d’autres de même nature , sereines et pacifiques, mais déterminées .

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