Paris 8 au bord du chaos ?

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221 réponses

  1. Mourad dit :

    … Quand je parlais de sacerdoce à Paris VIII … vous voyez que je n’exagère pas !

    « Fortesque Sapiens‏ @MielisTepes · il y a 1 minute Twitter
    Présentement dans un ancien carmel à St Denis en train de faire cours parce que #Paris8 est toujours bloqué. Normal ! »

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  2. Suger dit :

    Paris 8 au Carmel :

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  3. Marion dit :

    « La municipalité de Saint-Denis »poursuit et défend l’ « oeuvre » de la pensée braouzecienne : « de la grande misère naîtra la Révolution ». Avouez qu’avec Paris VIII, ils ont enfin trouvé un vecteur royal qu’ils ne lâcheront pas d’ici les municipales de 2020. Le terrain est parfait pour diviser et maintenir leur règne par le chaos et la terreur ! Cette municipalité pourrit toute la ville pour la mener au désastre : université, logement public, immobilier privé en déshérence et en grande difficulté, sécurité, communautarisme, etc … Je me souviens d’un post ancien qui disait que « si on ne changeait pas d’équipe en 2014, notre ville ne s’en remettrait pas »…. Nous nous en rapprochons à grands pas depuis cette affaire nauséabonde de Paris VIII.
    Faudrait-il encore que les Dionysiens s’unissent sans parti pris pour l’alternance telle qu’elle se présentera dans peu de temps finalement !?

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  4. Ex-P8 dit :

    Il y a presque 10 ans j’ai fait ma licence de droit à P8, je retrouve avec émotion l’amphi B2 (rénové) en photo sur ce blog!
    J’ai quitté P8 et le droit mais mes camarades juristes qui ont persévéré se retrouvent aujourd’hui avec un diplôme sans grande valeur.

    Marx parlait de lumpen-proletariat, on est ici face au lumpen-militant banlieusard
    Mais bon, le militantisme est un milieu très concurrentiel. Il faut utiliser tous ses atouts quitte à traiter tout le monde de raciste ou exercer un droit de préemption sur la scolarité des autres.

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  5. Suger dit :

    Paris 8 sera-t-elle le dernier site universitaire a être « débloqué ». Cette nuit de mardi à mercredi, c’était le tour de l’université de Toulouse Le Mirail (Lettres et Sciences Humaines).
    Extrait du compte-rendu (rubrique « Faits divers »…) du journal régional « La Dépêche » :
    « L’université Jean-Jaurès de Toulouse débloquée par les forces de l’ordre dans la nuit »
    Les étudiants [une soixantaine] ont été repoussés vers la station de métro Mirail-Université vers 5 heures où un long face à face a eu lieu avec les CRS. Les policiers d’un côté de la barrière, les étudiants de l’autre. Ces derniers ont tapé contre les barrières de contrôle et ont fait beaucoup de bruit pour manifester leur mécontentement. Ils ont fini par emprunter les premières rames du métro pour quitter les lieux. (…)
    « L’opération s’est déroulée dans le calme et sans incident. Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation d’une soixantaine de personnes qui bloquaient les locaux. Aucun blessé n’a été recensé ni du côté des forces de l’ordre, ni du côté des personnes occupant l’université. A 5 heures, les locaux étaient totalement vides », écrit la préfecture dans un communiqué.

    https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/09/2794507-intervention-forces-ordre-debloquer-universite-jean-jaures-toulouse-nuit.html

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    • Mourad dit :

      Il restera Paris VIII et Nanterre … du classique !

      Drôle d’emploi du temps pour une majorité des 2000 salariés de P8 :
      – 7 heures du matin – coup d’œil sur les réseaux sociaux … on ne sait jamais si le campus a été évacué dans le nuit : Ensuite, lecture des mails et textos des collègues que l’on peut résumer en une phrase : « tu fais quoi demain « .
      – 8 heures du matin – Achat du Parisien du jour chez le buraliste … très important comme justificatif.
      – 9 heures du matin – Devant l’entrée obstrué du campus – prise de photos avec le Parisien du jour pour justifier de la date – Vérification que les photos sont bien géolocalisés par le logiciel.
      – 9 heures 10 du matin – Retour à la maison
      – 10 heures – consultation de l’Intranet – toujours pas de nouvelles de la Présidence …
      -11 heures / midi / 13 heures / 14 heures 15 /heures etc … – consultation de l’Intranet – toujours pas de nouvelles de la Présidence …
      22 heures – Dernière consultation de l’Intranet – toujours pas de nouvelles de la Présidence …

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  6. Mourad dit :

    La Présidence est revenue de Baden Baden :

    Cher.e.s Collègues,

    Le rétablissement des conditions de libre circulation des personnels a permis la reprise des activités administratives. Celles-ci s’exercent cependant dans des conditions difficiles et dans un environnement parfois très dégradé. Des bâtiments ont particulièrement souffert des occupations et demanderont des opérations de réhabilitations lourdes.

    Nous dissocions bien évidemment le mouvement social des débordements constatés que nous déplorons d’autant plus qu’ils portent atteinte aux principes défendus par une grande majorité de ses acteurs. L’expression syndicale, le débat public et l’action politique contribuent à la richesse de la vie de notre université. Et l’implication de membres de notre communauté dans les réactions suscitées par la loi ORE démontre l’attention que beaucoup de personnels, enseignants-chercheurs et BIATSS portent à la démocratisation de l’enseignement supérieur.

    Cet attachement au service public, à la promotion sociale par les études, nous le partageons. C’est ainsi que deux semaines après les premières annonces de la ministre, nous avons réagi par un texte diffusé le 27 novembre en all p8. Nous y faisions part de nos questionnements quant aux orientations qui s’en dégageaient, notamment le risque que s’en trouvent renforcées la reproduction sociale et les inégalités entre établissements de l’enseignement supérieur.

    Ces réserves nous ont conduits à mener des dialogues serrés avec les tutelles pour que notre université puisse continuer à assumer ses missions auprès de ses publics tout en gardant son modèle pédagogique inclusif et ouvert. Les moyens ainsi obtenus ne sont pas à la hauteur des besoins de long terme mais permettent d’envisager la rentrée dans des conditions soutenables, notamment dans les secteurs en tension.

    Les instances de l’université ont été associées à chaque étape de la procédure ; le projet de loi ORE a été mis à l’ordre du jour à huit occasions, que cela soit en Commission de la Formation et de la Vie Universitaire ou en Conseil des Composantes. À chacune de ces réunions nous avons été attentifs à ce que la discussion puisse avoir lieu et à donner les informations dont nous disposions avec toujours le souci de définir des dispositifs répondant à nos orientations de fond.

    Aujourd’hui, alors que se prépare la rentrée, nous devons relever tout à la fois le défi de continuer à faire entendre notre voix singulière auprès des pouvoirs publics et celui d’assurer à chacun la possibilité de découvrir notre établissement, la diversité de ses formations et les possibilités de réussite que celles-ci ouvrent à tous les profils d’étudiants, quelles que soient les origines socio-professionnelles et géographiques ou les filières de baccalauréat.

    Car la réussite de cette rentrée se construit aujourd’hui. Elle passe d’abord par une fin d’année universitaire apaisée, par la possibilité de travailler dans des conditions décentes et dans le respect des opinions et des choix de chacun. S’il ne peut y avoir de validation a priori d’un semestre, nous faisons entièrement confiance aux composantes pour trouver les modalités appropriées à l’évaluation des savoirs et capacités acquises par les étudiants.

    Conscients également du caractère éprouvant généré par la situation – les nombreux témoignages que nous avons reçus en attestent – nous considérons qu’un pont serait bienvenu pour tous, c’est ainsi que l’université sera fermée le vendredi 11 mai. Cette pause permettra d’envisager les dernières semaines avec plus de sérénité.

    Cet apaisement semble d’autant plus atteignable que le travail accompli depuis des mois par le comité de médiation auprès des exilés qui occupent le bâtiment A connaît des avancées significatives. Après une première étape nécessaire à l’établissement d’une relation de confiance, le comité a pu intervenir pour résoudre des cas particuliers avec la libération d’un exilé arrêté et placé en centre administratif de rétention, des solutions spécifiques pour la dizaine de femmes présentes parmi les migrants et la prise en charge des mineurs par les organismes compétents.

    Le comité de médiation a également pu obtenir des ressources supplémentaires pour le financement du DU « FLE » et en augmenter les capacités d’accueil au bénéfice d’un groupe de 5 à 10 migrants susceptibles de poursuivre des études au sein de notre université. D’autres démarches sont en cours pour répondre à la revendication de logements des exilés, dans un contexte cependant très tendu sur le sujet en Île-de-France.

    Les démarches en cours et les débouchés ouverts méritent que l’accompagnement entrepris puisse aller jusqu’au bout. C’est dans cet esprit que le comité de médiation, à sa demande, est appelé à se transformer en comité de suivi afin que chaque exilé puisse disposer d’un soutien plus individualisé dans son projet d’installation en France.

    Le dialogue qui a pu être ici mis en œuvre illustre notre attachement à l’écoute mutuelle, à la participation de la communauté et à la sollicitation des instances dans la construction d’une université résolument solidaire, toujours singulière et fièrement innovante.

    Cordialement,

    L’équipe présidentielle

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  7. Mourad dit :

    Et encore un mail le même jour :

    Cher-e-s collègues,

    Vous êtes nombreux à nous faire part de courriers comminatoires vous enjoignant de ne pas procéder aux évaluations selon les modalités définies par les équipes pédagogiques, votées dans les composantes et approuvées en CFVU.

    Soucieux de promotion sociale, nous refusons que les établissements de la périphérie parisienne soient des lieux de relégation universitaire : nos étudiants aussi ont droit à du contenu pédagogique et scientifique, à des procédures d’évaluation stabilisées et à des diplômes reconnus. Si le contexte particulier du second semestre peut conduire à d’éventuels aménagements, ceux-ci relèvent de la seule décision des équipes pédagogiques, sous la responsabilité des directions de composante et en conformité avec le cadre réglementaire.

    Comme nous l’avons rappelé dans un précédent ALL-P8, la validation a priori d’une année ou d’un semestre dévaloriserait nos diplômes, outre qu’elle serait non conforme aux modalités de contrôle de connaissance telles qu’arrêtées par notre établissement et dont voici deux extraits :
    « l’obtention du diplôme de Licence ou de Master implique la validation par un jury de diplôme de l’ensemble des UE correspondantes à la structure de chacun de ces diplômes. Cette validation est fondée sur un contrôle de connaissances ou des aptitudes de l’étudiant » (article 4 des modalités de contrôle des connaissances).
    « Le contrôle des connaissances implique notamment des contrôles écrits et des contrôles oraux tels que mentionnés dans le complément aux règles de scolarité établi au sein de chaque UFR ou Institut. Dans chaque UE et EC, et à chaque niveau d’études, les aptitudes et acquisitions des connaissances sont appréciées soit par un contrôle continu et régulier, soit par un examen terminal, soit par une combinaison des deux » (article 5 des modalités de contrôle des connaissances).

    Nous continuons à nous tenir à la disposition des départements, UFR et responsables de diplômes afin d’assurer une fin d’année qui soit à la hauteur des ambitions académiques et pédagogiques de chacun.

    Bien cordialement,

    L’équipe présidentielle

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  8. Mourad dit :

    « Vous êtes nombreux à nous faire part de courriers comminatoires »

    Il faut quand même une sacrée dose de mauvaise foi, de perfidie pour découvrir le 9 mai 2018 les « courriers (ou actions) comminatoires » des bloqueurs qui datent de plus d’un mois … surtout concernant les partiels … toute la presse en a parlé et a discrédité le campus !!!

    Intellectuellement, cela va être très difficile pour moi de continuer à œuvrer pour une telle Présidence.

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  9. Suger dit :

    Et si on pouvait, maintenant que le mal est fait, que les locaux et les équipements de Paris 8 sont dans un sale état et que l’on sait que cette université ne s’en relèvera pas, poser la seule question importante : quel est le taux d’insertion professionnelle des diplômés de Paris 8, 18 mois après l’obtention de leur diplôme (c’est l’indicateur de comparaison des formations, utilisé pour les universités) ?

    Certains étudiants, peu nombreux, se sont bien amusés; quelques enseignants ont pu jouer aux révolutionnaires tout en continuant à être payés par l’Etat; mais quel sera le résultat pour l’immense majorité des étudiants ? D’abord l’échec et l’abandon des études pour beaucoup (mais cela n’est pas nouveau…) et pour tous les autres des diplômes qui ne correspondent à aucune formation réelle ou, de toutes façons, qui seront totalement dévalués.

    Et nous verrons donc ces étudiants témoigner, dans les années qui viennent, de leurs difficultés à trouver un emploi, de leurs situations de précarité et de chômage, de leurs petits boulots qui n’ont rien à voir avec les études qu’ils ont suivies (au choix : sociologie, anthropologie, arts, archéologie, psychologie, etc…) et expliquer, pour les plus lucides, qu’ils ont été mal conseillés et mal orientés !…

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    • Mourad dit :

      Les « indicateurs » comme vous dites sont sensés demeurer confidentiels et même si je suis « pour dire les choses » certains « indicateurs » feraient tellement scandales par rapport aux budgets investis dans certaines UFR qu’il vaut mieux effectivement être prudents. J’ai d’ailleurs été surpris qu’une prof de Paris VIII balance à la presse certaines données internes dont les « 51,7 % » de réussite en moyenne en licence en 4 ans à P8.

      L’originalité de P8 tout le monde la connait : elle est orientée « sciences humaines » ; où cela se complique c’est quand vous posez la question bateau aux étudiants inscrits dans ces filières (socio/anthropo/psy) : vous vous destinez à quel métier ? Réponses ultra majoritaires : profs de socio/anthropo/psy ou chercheurs socio/anthropo/psy.
      Il n’y a donc pas de surprises à ce que 95 % des diplômés de ces filières se réorientent par la suite faute de disponibilités ou d’opportunités.

      Maintenant, je reconnais être complètement hermétique à ces filières ne percevant pas « la valeur ajoutée » pour la société et donc ne pas être objectif … mais je ne suis pas un cas isolé puisque même le CNRS s’interroge sur leurs utilités.
      Qui n’a pas assisté à un cours magistral d’anthropologie en amphi peut difficilement comprendre mes propos . On peut par exemple vous expliquer comment une grève de mineurs au Botswana influence indirectement le cours du porc à Perros Guirrec … J’exagère à peine …

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      • Suger dit :

        La sociologie telle qu’elle est enseignée à Paris 8 (et sur certains plateaux de télé…) n’est pas toute la sociologie ! Heureusement ! Il y a des chercheurs reconnus qui sont attachés à une démarche scientifique et refusant de de dire aux acteurs « comment doit être le monde », plutôt que « comment il est » (Nathalie Heinich).
        Cette démarche a été défendue notamment dans la revue « Le Débat » de novembre – décembre 2017 (n° 197). En voici une présentation :
        « La difficulté d’une étude « objective » des faits sociaux a été reconnue depuis longtemps. La « neutralité » du chercheur n’est pas toujours simple à observer dans un domaine où les jugements de valeur se séparent parfois malaisément de l’établissement des données. De là à en faire une « science militante », où la connaissance sociologique, à l’enseigne de la « critique », est purement et simplement au service des choix politiques, il y a un pas. Un pas qui a été franchi par certains courants de la sociologie française, de manière tantôt déniée et tantôt avouée, et dont la crédibilité de la discipline n’est pas sortie indemne. C’est la défense de celle-ci que prennent Gérald Bronner et Étienne Géhin, Olivier Galland, Nathalie Heinich, Pierre-Michel Menger et Dominique Schnapper, en plaidant chacun à leur façon pour une sociologie sachant distinguer entre les options idéologiques et la démarche scientifique. »

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  10. Lecteur du "Monde" dit :

    Cette situation pour les étudiants inscrits à Paris VIII est d’autant plus dramatique quand on voit que le marché du travail est nettement plus favorable depuis quelques mois pour les diplômés.

    Extrait d’un long article du « Monde – Campus » à ce sujet :
    L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers.
    Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
    Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme » (…)

    http://www.lemonde.fr/emploi/article/2018/04/30/l-emploi-des-jeunes-diplomes-repart-macron-reforme_5292719_1698637.html#s2peMkidczDqoh9Z.99

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  11. Suger dit :

    Trois universités connaissent encore une situation de blocage à ce jour : Nanterre, Rennes II, et Paris VIII. Il serait intéressant que les étudiants de ces trois universités soient consultés sur cette situation d’autant plus que les « AG » ne réunissent plus qu’un nombre infime de présents.

    En tout cas, nationalement, la FAGE, la première organisation étudiante, a organisé un sondage recueillant les avis de 14 000 étudiants dans cinquante-deux villes.
    D’après l’enquête, 72,3 % des étudiants interrogés se disent opposés aux blocages, et 68,6 % sont contre le boycott des cours. Ces résultats vont dans le même sens que les votes des étudiants dans les établissements perturbés ou entièrement bloqués ces dernières semaines, qui ont pu s’exprimer à travers les votes électroniques organisés par certains présidents.

    De plus, 59% des étudiants sont d’accord avec la réforme de l’accès à l’université, 32% sont contre et 9% n’ont pas d’avis, ce que le journaliste du « Monde » ose qualifier, dans l’article qui rend compte de cette enquête, de « résultat mitigé » !…

    http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/10/universites-que-pensent-les-etudiants-de-la-mobilisation_5297185_4401467.html#91UHp1BtgVeMA2Fy.99

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    • Mourad dit :

      C’est devenu un secret de polichinelle ( … surtout pour les bloqueurs) que les partiels de certaines UFR qui se déroulent sur 5 jours (14 au 18 mai) sont délocalisés à Montreuil et à Saint-Ouen. Il en va de la crédibilité des Ministres de l’Education et de l’Intérieur que ces partiels se déroulent normalement. Coquerel sera sûrement présent …

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  12. Dame Catule dit :

    A l’université Paris IV-Sorbonne, pour les élections des représentants étudiants, sur les 46 255 inscrits, 3 854 ont voté (soit 8,33% de votants). L’UNEF n’a obtenu que 384 voix (soit 9,96%) et un siège, loin derrière deux autres groupes qui ont obtenu 2 321 voix (9 sièges) et 852 voix (3 sièges).
    Donc l’UNEF à la Sorbonne c’est 384 voix pour 46 255 étudiants !…

    Je serais curieuse de connaître les résultats de l’UNEF aux élections à Paris 8 (mais il m’a été impossible de les trouver sur internet).

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    • Mourad dit :

      … Cela doit se retrouver (élections P8) … je vais voir.
      L’UNEF est en déclin progressif depuis des années et les « Générations » (Hamonistes) qui errent comme des âmes en peine dans le Campus font pitié à observer… les temps changent !

      Demain cela va être très chaud à St-Ouen pour les partiels (Village des Artistes – présence dès 8h00) ; je ne vais pas pouvoir prendre de photos ou de vidéos … si vous êtes disponible (vous me paraissez bien connaître P8…) ou d’autres sur ce blog … Ne prendre bien entendu aucun risque face aux bloqueurs … juste observer.

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    • Olympe dit :

      Pour tenter d’enrayer sa chute d’influence, le syndicat étudiant UNEF a pactisé avec l’EMF («Etudiants musulmans de France»), l’une des filiales des « Frères musulmans » en France. Des alliances ont été passées à Paris, à Strasbourg, à Lyon…
      Mais les compromissions avec les intégristes et le clientélisme peuvent aller très loin dans leurs conséquences, comme l’avait signalé « Le Canard Enchaîné » (Sid Ahmed Ghlam est le terroriste auteur de l’assassinat d’Aurélie Châtelain à Villejuif) :

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  13. Dame Catule dit :

    A la fin d’un article sur le site du « Monde » sur le déblocage de l’université Rennes 2, à 12h30 :

    «Des étudiants mobilisés de Paris-VIII avaient eux prévu de bloquer des partiels que l’université avait délocalisé à Saint-Ouen, dans un lieu accueillant généralement formations et séminaires. Des CRS bloquaient une trentaine d’étudiants bloqueurs, selon un journaliste du Monde présent sur place. Une trentaine d’étudiants en psychologie qui devaient débuter leurs examens à 11 heures ne pouvaient pas accéder au bâtiment. »

    http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/14/l-universite-rennes-ii-evacuee-par-la-police_5298483_4401467.html#PJtubgrguiyqmfPA.99

    « Une trentaine d’étudiants bloqueurs » ??? Cela tourne au ridicule…

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    • Mourad dit :

      Oui … 380 candidats convoqués dans diverses filières avec des soucis en plus sur la ligne 13 RATP. A ma connaissance, seules les épreuves de la filière PSY ont été annulées parce que des perturbateurs dans la salle.

      30 bloqueurs vous dites ? combien d’étudiants de P8 parmi ces 30 bloqueurs ? 5 ? 10 ?

      Oui tout ceci devient ridicule …

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  14. Olivier dit :

    Ce qui se passe à Paris 8 et dans de nombreuses facs permet de comprendre le succès des filières sélectives, qui pourtant pratiquent la sélection – la vraie – à l’entrée de leurs formations, dans les voeux des 810 000 futurs bacheliers.

    Les filières sélectives sont plébiscitées : 68 % des vœux des futurs bacheliers portent sur des filières sélectives. On constate notamment la hausse du nombre de candidatures en IUT (Instituts universitaires de technologie : + 26 %) et en STS (sections de techniciens supérieurs, qui mènent au BTS : + 15,5 %).

    http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/04/21/parcoursup-810-000-candidats-ont-valide-des-v-ux-d-etudes-superieures-pour-la-rentree_5288631_4401467.html#J7vSmgp3BKSgZFRi.99

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  15. Lecteur du "JSD" dit :

    Un témoignage sur « Paris 8 en lutte » publié sur le site du JSD dans le courrier des lecteurs (que l’on peut lire en cherchant bien…) :

    JSD : @ VOUS
    science pop/ Visite culturelle de PARIS VIII en révolte le mercredi 9 mai.
    Vendredi 11 mai 2018 – 20:15 | Mis à jour le Lundi 14 mai 2018 – 10:10
    Nom ou initiales: michel domsd

    Le mercredi 9 mai, vers 12h30 en sortant du métro « st Denis Université », j’avais décidé de visiter l’université PARIS VIII en lutte par curiosité, nostalgique de ma période d’étudiant post soixante-huitard.

    Première surprise : je peux accéder à l’intérieur de la fac sans contrôle de sécurité et visiter ce que bon me semble en tant que personne extérieure à cette fac. D’ailleurs je me suis promené autour de plusieurs bâtiments et je suis entré dans 2 sans être interpelé. J’aurai pu créer d’ailleurs des actes de vandalisme sans être inquiété.

    Deuxième surprise : à l’entrée de la fac, des filles africaines et musulmanes distribuaient des tracts à des personnes ciblées uniquement non blanches. Je leur demande un tract par curiosité, elles me le refusent en disant que je n’étais pas concerné en tant que blanc.
    J’en récupère un en finalité et je constate qu’il s’agit d’une promo pour une conférence racisée qui aura lieu à 13 H à l’amphi B2 ayant pour thème « Paris, New-York, Le Cap, Kingston, Dakar, Alger 1968, année panafricaine » appuyé par une photo des black- panthères et Angela Devis datant des années 60.

    Troisième surprise : sur un mur d’un bâtiment, à 200 m de l’entrée principale, je vois visible en grand le tag suivant : « PARIS VIII, bienvenue au 1° congrès de l’internationale islamo- situationiste pour un califat autogéré » avec des barbus et des femmes avec foulards assis à proximité me regardant sévèrement quand je le lisais, à cause de ma couleur de peau je présume .

    Quatrième surprise : Taggage sur plusieurs bâtiments, intérieur et extérieur et désordre matériel généralisés.
    Un tag « nous sommes la ZAD » me confirme bien la nouvelle orientation contestataire de cette fac. J’ai relevé les tags les plus visibles en visitant certaines allées de la fac :
    – « Machistes et oppresseurs ce n’est que lorsque vous aurez le sang de nos règles dans la bouche que vous comprendrez que la riposte féministe sera violente, révolutionnaire et autonome » signé PEFRA
    – « La vie est trop courte pour s’épiler la chatte »
    – « La lutte des classes passe par la lutte des races »
    – « celleux qui parlent de révolution et de lutte de classe/race/genre sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu’il y a de subversif del’intersectionnalité et de positif dans le refus des contraintes celleux la ont dans la bouche un cadavre » – signé comité radicalisé de P8

    Je n’ai trouvé aucun tag faisant allusion à la lutte prolétarienne et bolchevique dans ma visite aux abords de l’entrée principale. J’en déduis que l’on est passé de la lutte des classes (mai 68) à la lutte des races et des genres (mai 18). Anecdote : J’ai vu 3 personnes urinant à trois endroits différents sur une pelouse au coin d’un mur ou d’un arbre, je présume que les toilettes étaient trop éloignées et qu’ils souhaitaient optimisés leur énergie physique pour la lutte finale.
    Question suprême: y a-t-il toujours un pilote dans l’avion « Paris 8 »?

    D’autre part, j’ai rencontré par hasard une habitante de mon quartier, cadre dans l’administration de la fac. Ci-joint la synthèse de la discussion que j’ai eue avec elle:
    – Elle me disait franchement que les étudiants radicalisés étaient la plupart des fils à papa qui n’avaient rien à perdre dans leur action contestataire du jusqu’au boutisme pour la simple raison qu’ils étaient là à vivre ente 2 eaux, l’une étant de passer une année cool sans finalité d’études sérieuses et l’autre étant le refus d’entrer dans la vie active pour ne pas être à la solde d’un patron. Leur solution sociale est de vivre dans structure type ZAD.Certains meneurs étaient extérieurs à la fac, des professionnels du désordre rémunérés.Ils faisaient le tour de toutes les facs en lutte.
    – Les grands perdants de cette contestation sont les étudiants de condition modeste performants dans leurs études.
    – Le niveau de culture générale des étudiants baisse à vue d’œil d’année en année et elle doit dorénavant composer administrativement de plus en plus avec des illettrés bacheliers, conséquence de la dévalorisation du bac et de l’ancienne orientation APB via le tirage au sort.
    – Toutefois il ne faut pas se fier aux apparences car cette université possède de très bons profs du supérieur dont certains travaillent au CNRS et des filières d’études d’excellence qui exigent toutefois des étudiants un bon bagage scolaire, une grande motivation et une capacité d’assimiler les cours correctement d’où l’importance actuelle de l’outil « PARCOURSUP » pour enfin avoir ce genre d’étudiants.
    Fin de la discussion

    Bon pour ma part, il y aura toujours nécessité d’avoir des filières cools à l’université pour des étudiants cools. Etre cool c’est bien aussi, ça nous permet de prendre du recul sur cette société humaine pleine de confusions et de complexités.

    Lutter contre la sélection en général, la réponse est : qu’actuellement des entreprises publiques ou privées ne faisant plus confiance aux diplômes imposent aux futurs embauchés des tests en anglais (TOEIC), en français (voltaire), sur le basic des mathématiques et une mise à l’essai de 6 mois pour tester la personnalité.

    Coté nostalgie mai 68, il faut savoir que les révoltes étudiantes entre mai 68 et 1978 auxquelles j’ai participé à une, ont été des révoltes d’excellence avec des étudiants d’excellence, dans des facs d’excellence situées dans des villes d’excellence et où l’on souhaitait la démocratisation de l’excellence dans les milieux modestes. On ne prônait pas la démocratisation de la médiocrité intellectuelle imposée actuellement par une extrême gauche, en quête d’un nouveau business politique basé sur un nouveau prolétariat si possible racisé.
    science pop

    http://www.lejsd.com/content/visite-culturelle-de-paris-viii-en-r%C3%A9volte-le-mercredi-9-mai

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  16. mourad dit :

    Question suprême: y a-t-il toujours un pilote dans l’avion « Paris 8 »?

    Lorsque dans une entité il n’y a plus d’autorité, il n’y a plus de règles, il n’y a plus de lignes directrices, il n’y a plus de projets, il n’y a plus d’avenir, de perspectives … cela porte un nom : l’anarchie.

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  17. Grain de Sel dit :

    En définitive à qui cela va profiter ? Qui va être le dindon de la farce ? A quelle date les funérailles de Paris VIII ?

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  18. Bea dit :

    J’ai visionné une vidéo sur leur facebook
    Deux jeunes femmes qui expliquaient leur «  lutte  féministe » j’ai cru rêver !
    Leur action il faut la mener en non mixité !!! A quoi cela sert? C’est d’une stupidité sans nom!
    Quand on a vécu les combats que les femmes de ma génération on dû mener, les souffrances que certaines ont subi pour qu aujourd’hui des fêlées du bocal puissent être égales aux hommes! Voir ce qu elles en font, moi j’ai envie de pleurer !!! Il y a encore des combats des vrais à mener pour les femmes , mais nous ne les gagneront pas sans les hommes!!!!!

    Sur les murs des tags d’une aberration sans nom « un flic une balle, justice sociale «

    Moi ce sont eux qui me font peur , pas la police!!!

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  19. Mourad dit :

    Si j’en crois le Facebook « Saint-Denis Révolutionnaire » (merci encore à Béa de m’avoir fait découvrir ce Facebook fabuleux !), il y a même des profs qui poursuivent la mise en place de leurs partiels contre l’avis de la Présidence !

    On ne peut même pas parler de putsch ou de désobéissance, la Présidence étant en exil …

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  20. Bea dit :

    Mourad 😊

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  21. Lecteur du "Monde" dit :

    « Mouvement étudiant : le blocage d’examens devient un moyen d’action »
    LE MONDE | 15.05.2018

    Alors que le nombre de facultés paralysés par les étudiants opposés à la sélection à l’entrée de l’université est en baisse ces derniers jours, les blocages d’examens font office de nouveau moyen d’action dans une dizaine d’universités. (…) Les universités doivent s’adapter. Certaines d’entre elles feront passer tous les examens en ligne. (…)

    Le blocage des partiels peut aussi être analysé comme un baroud d’honneur du mouvement d’opposition à la loi Vidal (…) La faible fréquentation des manifestations étudiantes de début mai « montre que le mouvement, en recul, n’a pas réussi à mobiliser massivement les étudiants, ni à faire la jonction avec les lycéens qui restent peu nombreux ». Face à cela, les étudiants mobilisés choisissent de bloquer les partiels soit stratégiquement afin de faire « sauter le verrou » de ce qu’ils estiment être un « chantage aux examens » qui entrave l’épanouissement de leur mouvement. Soit en guise « de chant du cygne de leur mouvement, parce qu’il n’est jamais facile de faire le deuil d’une mobilisation, ou d’acter sa défaite, même si elle est temporaire ».
    Au risque de « condamner le mouvement à une forte impopularité »…

    http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/05/15/mouvement-etudiant-le-blocage-d-examens-devient-un-moyen-d-action_5298978_4401467.html#uVKdqBjkQaziydXS.99

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  22. Mourad dit :

    Il semblerait que les BIATSS (personnel administratif) ont fait jouer leur droit de retrait ce matin (du moins les derniers qui ne l’avaient pas fait déjà jouer jusqu’à présent ) … j’essaie de savoir pourquoi …

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  23. Mourad dit :

    le premier lien ne semble pas fonctionner … voici le texte :

    Motion adoptée par le collectif des enseignants et BIATSS, à l’unanimité moins 1 abstention

    « Le département d’histoire condamne fermement toutes les formes d’intimidation à l’encontre des personnels de l’université et soutient sans réserve ceux-ci et celles-ci dans leurs démarches (droit de retrait, dépôt de plaintes) contre les attaques injurieuses dont ils ou elles ont été victimes.

    Le harcèlement des personnes n’est pas un acte politique, c’est un délit.

    Nous condamnons également toutes les dégradations matérielles dont le coût financier et symbolique sera supporté par l’ensemble de notre communauté universitaire. Loin de contribuer au combat commun contre la loi ORE, elles participent en réalité à l’accroissement des inégalités entre les universités et entre les étudiants.

    Il règne aujourd’hui un climat délétère dans notre université. La rentrée sera donc un moment crucial pour nous remettre sur pied. Il importe que nous puissions remplir nos missions au service de tous les étudiants.

    Dans la même logique, nous demandons que la présidence agisse pour permettre la tenue des jurys de fin d’année et des examens de rattrapage.

    Nous rappelons que le combat contre la loi ORE ne peut être remporté que s’il est massivement soutenu et nous estimons pour cette raison que cette occupation, qui vide l’université de ses étudiants et de ses personnels, n’est plus la solution. Elle est contre-productive et dessert tous les étudiants, en particulier les plus précaires au plan social et économique. »

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  24. Mourad dit :

    droit de retrait (suite)

    Département Sciences PO

    https://pbs.twimg.com/media/DdLBcncX0AAD40N.jpg

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  25. Dame Catule dit :

    Réveil tardif de ces « chers collègues » universitaires de Paris 8 !
    Ils s’inquiètent enfin des dégradations et des exactions qui touchent les locaux et les personnels administratifs, et de « leurs » bureaux.
    Mais où étaient-ils quand la destruction quasi systématique des bâtiments universitaires de Paris 8 par les « occupants » a commencé, quand des professeurs ont été injuriés, menacés et molestés parce qu’ils voulaient assurer leurs cours avec leurs étudiants ?…
    Grâce à eux, grâce à leur absence de courage, l’université Paris 8 est désormais morte. Ils ne leur restent plus qu’à organiser son enterrement, sous les applaudissements de l’extrême-gauche et des islamistes qu’ils courtisent depuis tant d’années…

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    • Mourad dit :

      Je vous trouve quand même très dure avec votre « absence de courage » ! J’en ai reçu des baffes pour défendre des idées ou des principes ( j’en ai données aussi …) mais pour ce qui se passe à Paris VIII, l’unité de mesure n’est pas la « baffe ».

      Même les plus anciens, les plus chevronnés, mêmes les piliers de P8 admettent qu’ils n’ont jamais vécu cela.

      Quand vous avez un prof bloqueur/meneur (Maître conférencier en maths) qui recrute sur Internet des blacks blocks ultra violents, le « courageux » devient plutôt un Kamikaze … un suicidaire.

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      • Marion dit :

        Un maître de conf qui recrute sur internet des blackblocs ? A Nanterre, les profs nous expliquaient qu’ils se recrutaient entre eux sous un prisme à gauche, voire très à gauche …. Mais de là à ce que les profs de facs soient de purs voyous/casseurs/agresseurs violents …. ??? En savez-vous plus Mourad sur le profil de cet individu, et sur quels critères autres que ses compétences et qualifications a t’il été recruté, et par qui précisément?

        Je comprends à la fois l’exaspération de Dame Catule et votre réaction, car là, visiblement nous sommes passés dans une autre dimension avec l’installation des migrants par des éléments ultra-radicalisés et celle du prétendu « califat auto-géré » comme c’est écrit sur les murs …. Merci pour ces éclairages supplémentaires.

        Je persiste à penser que tout cela ne se passe pas à Saint-Denis par hasard, et que ce n’est pas la simple suite et triste fin de l’histoire de cette université qui a débuté à Vincennes sous les auspices libertaires de l’époque 68 …. De mon point de vue, certains élu locaux poussent au crime en encourageant discrètement ou visiblement tel Bagyoko ce véritable chaos …. Car là, visiblement on n’est plus « au bord du chaos »selon le chapeau de fil, mais au bout d’un processus idéologique de destruction qui privera Saint-Denis d’une université sur le territoire de la ville ….

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        • Mourad dit :

          En réponse à votre interrogation Marion … un exemple… mais il y en a d’autres !

          MC Pablo @p4bl0 a retweeté ‏ @OLGuillemets · il y a 22 heures
          Bon, les camarades, suite à un désistement, il nous faut une militante/un militant qui a déjà été dans les blocs noirs en manif. DM pour les infos sur le tournage !
          Interview demain matin, visage masqué, ambiance conviviale, clopes.

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          • La Plaine dit :

            Bonjour,
            J’ai vu quelques-uns de ses tweets. C’est un phénomène ce gars. Il mérite de se faire afficher vu le niveau de sa bêtise.
            Par exemple, pour les tags, il se moque ironiquement des gens qui sont outrés de ces dégradations (sans évoquer le contenu de ces tags qui est juste scandaleux de violence et de racisme)
            Puis, il salue une initiative des étudiants. Et là, je rigole ! Je traduis son tweet :
            Les bloqueurs ont voté en AG la décision de demander du matos à la fac pour nettoyer les tags. La fac a refusé. Donc c’est de la faute de la fac si c’est toujours dégradé… Du coup ils repeignent en rose !
            Excusez-moi, bouchez-vous les oreilles car là je vais crier :
            CE SONT DES CERVEAUX MALADES !!!!!

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  26. Mourad dit :

    Comme l’écrit Marion, à Paris VIII nous sommes entrés dans une « autre dimension » et comme l’écrit également La Plaine, nous avons à faire à des « cerveaux malades », mais vraiment très atteints … en phase finale si vous voyez.

    Quand vous pensez qu’il a été créé des dortoirs « Noirs/Arabes » et des dortoirs « extra blancs » et que ces fêlés se prétendent de la « vraie gauche » révolutionnaire …

    Enfin, si le Campus n’a pas été mis encore sous tutelle (comme le Mirail de Toulouse par exemple) c’est que derrière cette chienlit un objectif précis est recherché par l’Administration … il n’y a pas d’autres explications possibles !

    Où Dame Catule a raison, c’est que P8 sous la configuration actuelle c’est finie. Les recrutements à minima n’ont pas été faits, les secrétariats sont en panne sèche, des profs et des BIATSS (notamment ceux qui ont porté plainte contre X ou Ad nominem) ont demandé leur mutation … et surtout je vois mal cette Administration (Education Nationale) investir plusieurs millions d’euros de réhabilitation … sans garantie que demain cela ne va pas recommencer.

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  27. Grain de Sel dit :

    Quel gâchis, quelle tristesse ! Que va t-il se passer maintenant ? La mort programmée de Paris VIII semble de plus en plus inéluctable…Qui rédigera le faire-part d’enterrement ? Les irresponsables de l’université, les bloqueurs et leurs affidés, les élus bien silencieux,les occupants illégaux ???
    Mais qui va payer le plus lourd tribut de cette pitoyable mascarade ?

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  28. Mourad dit :

    … Encore une motion de défiance (UFR – Textes et Sociétés) !

    Si même les UFR « non scientifiques » s’y mettent c’est que l’heure est à la gravitude …

    https://pbs.twimg.com/media/DdfEH0sVMAAmTIO.jpg

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  29. Suger dit :

    « Paris 8 en lutte » est vraiment au bout du rouleau en ce mois de mai !

    Ci-dessous le lien d’un court reportage – complaisant – tourné dans le 2ème semaine de mai.
    Les images de l’état de dégradation de la fac sont hallucinantes autant que les discours indigénistes stéréotypés de ces étudiants de 1ère année.

    Et comme informations, au-delà du bla-bla de propagande, on comprend qu’ ils se sont retrouvés à 10 à 20 présents seulement aux AG, d’où leur décision de blocage avec une présence de « 40 à 50 » personnes !…

    https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://m.youtube.com/watch%3Fv%3D2wV3g3g-vbw&ved=2ahUKEwjn7vSf-pHbAhVI6RQKHSZvDJc4ChC3AjAIegQIChAb&usg=AOvVaw38W8-IFxTIlaCcG6hXMHbk

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    • Mourad dit :

      Intéressante la vidéo où l’on apprend que par manque de dortoirs (pour 30 personnes maxi…), il a fallu « ouvrir » des salles. (et également par la même occasion tout piller)

      Maintenant je comprends la difficulté des bloqueurs. Il y a la non mixité basique homme / femme. Ensuite il y a la non cohabitation « racisés » / »souchiens blancs ». A l’intérieur de ces deux catégories, il faut sous classer toutes les personnes selon leur orientation sexuelle : hétéro/homos/lesbiennes/LBGT. Eventuellement, il faut aussi un dortoir spécifique pour les Queer et les Queer+ qui ne veulent pas être assimilés à de simples LBGT. Quid également des transgenres / des puritains / des libertins ? Pas si facile que çà les blocus …

      Il est loin le temps de la bonne débauche pendant les fêtes de l’Huma au parc de la Courneuve … Bravo l’UNEF ! Bravo Sud Education !

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      • Suger dit :

        Il a fallu « ouvrir » des salles…

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      • Bill dit :

        ils seront ensuite mûrs pour la gestion des stocks. En fait, sans s’en rendre compte, on est dans un master « logistique » sauf que les produits sont classés par couleur / sexe / orientation sexuelle / apparence sexuelle. A quand la grande braderie ?

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  30. Mourad dit :

    Une prof d’histoire a fait aussi pas mal de photos (voir sur twitter @SKLafon1 )

    Il y a maintenant un gros désaccord entre les bloqueurs sur la suite à tenir ; certains proposent d’arrêter le blocus en ne conservant que l’amphi B2 comme « Mc Pablo »… mais les plus violents semblent tenir bons.

    Tous les étudiants qui doivent choisir entre « compensation » et « rattrapage » sont complètement désemparés ne sachant pas si des rattrapages vont se tenir.

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    • Suger dit :

      Les photos que l’on peut trouver sur https://twitter.com/sklafon1?lang=fr sont significatives des dégradations subies par l’université Paris 8 du fait de l’occupation des locaux par une infime minorité, soutenue par quelques enseignants.
      En voici seulement une qui révèle cette rage de détruire le bien public : il faut préciser qu’à droite de la photo c’est bien un trou dans le mur d’une salle. Il y a une porte (ouverte) 50 cm plus loin, mais détruire un mur est tellement mieux…

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    • Suger dit :

      Et conclusion de cet acharnement : la fin de l’université Paris 8 illustré par cette photo prémonitoire

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  31. Olympe dit :

    La lecture de la page FB « Saint-Denis VIII Révolutionnaire » permet d’entrevoir le gouffre de bêtise et d’irresponsabilité dans lequel sont tombés les militants ultra-gauche qui « occupent » encore Paris 8.

    Si vous avez le courage de le faire, vous pouvez lire ce dernier post (publié ce 20 mai) à propos d’une « réunion » très désunie en fait, datant du 17 mai, où on voit éclater les oppositions entre « étudiants » occupants, enseignants prétendument solidaires et personnel (à bout de nerfs) de l’UFR « Textes et société ».
    https://www.facebook.com/saint.denis.8.en.lutte/posts/277925469414927

    On peut retenir surtout que les examens se passent dans l’anarchie la plus totale, que la notation sera bien au-delà du laxisme habituel (si c’est possible…) et que les « étudiants » occupants accusent les enseignants de jouer un « rôle d’agent de la sélection », de s’opposer à la « légitime validation automatique améliorable », bref de vouloir faire passer des examens – même bidons – et de vouloir faire semblant de défendre la valeur des diplômes. Et le jugement tombe, sinistre pour ces enseignants qui se veulent révolutionnaires, : « On ne peut être contre la sélection si on est pour la « valeur » des diplômes » ! Certains ont été envoyés en camp de rééducation pour moins que ça sous d’autres régimes…

    Quant au texte lui-même du post (rappelons que nous sommes dans une UFR Textes et société…) : quel charabia ! quelle confusion !… Et de plus c’est dans une langue tellement dégradée qu’elle en devient incompréhensible (une ou deux phrases semblent même dire le contraire de ce qu’elles voudraient signifier…). C’est affligeant.

    Il est temps que cette fac (ou au moins certaines de ses UFR) ferme définitivement !

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  32. Mourad dit :

    Un bâtiment de l’Université de Grenoble saccagé : coût prévisionnel des travaux = plus d’un million d’euros de travaux.

    https://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/05/25/universite-de-grenoble-un-batiment-saccage-plus-d-un-million-d-euros-de-travaux-estime

    Sachant qu’à P8, deux bâtiments sont saccagés (A/B2), au moins un autre (le D) très dégradé, tous les murs extérieurs du campus à minima à repeindre … les espaces verts transformés en sanisettes, combien çà va faire ?

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  33. Suger dit :

    Mieux vaut tard que pas du tout ! Le JSD s’est décidé ce mercredi 30 mai à publier un article sur la situation catastrophique actuelle de Paris 8, avec une série de photos des dégradations (qui reprennent ou complètent celles qui ont été déjà publiées ici sur le blog). Bien sûr, tout est fait pour réduire l’importance des actes de vandalisme (dans la version papier du JSD, cela tourne d’ailleurs à la caricature avec les formats timbres-poste de l’article et de la photo publiés en plus sur deux pages différentes et tout en bas de colonne !).

    Et tous les dégâts sont attribués à de mystérieux vandales qui n’auraient rien à voir avec les auteurs de l’occupation des locaux universitaires !… Nier la réalité, même quand elle relève de l’évidence, est, il est vrai, une grande spécialité du JSD.

    Un éclair de lucidité cependant de la part du rédacteur en chef du JSD qui signe cet article : le pessimisme sur l’avenir de Paris 8 est tout autant présent que dans les commentaires que l’on peut lire depuis des semaines ci-dessus.

    http://www.lejsd.com/content/nouvelles-d%C3%A9gradations-%C3%A0-paris-8

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  34. Mourad dit :

    Je ne sais si c’est utile d’ouvrir un débat sur le JSD.

    Etant un commentateur régulier du site, j’avoue être quelquefois « border line » dans mes contributions mais le JSD ne me modère quasiment jamais ! Notre ami Azzedine n’y va pas de mains mortes aussi … Accordons au JSD au moins cette liberté d’expression sur leur site …

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  35. Mourad dit :

    Même si ce n’est pas une surprise, les résultats Parcoursup sur 10 jours sont très inquiétants pour Paris VIII.

    Les étudiants qui avaient un choix simple Paris 8 ou rien, plus de la moitié ont qu’en même décliné l’offre.

    Les étudiants qui avaient un choix ouvert Paris 8 et d’autres d’établissements, moins de 5 % ont fait le choix définitif de Paris 8 ; point positif : beaucoup de places restent à prendre à Paris 8 … mais y a t il une « clientèle » ?

    La deuxième vague de stats risque d’être décisive …

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  36. Dame Catule dit :

    Et quelle sera la facture pour Paris 8 où l’occupation a été bien plus longue et les locaux occupés plus étendus ?

    BLOCAGE DES UNIVERSITÉS : LA FACTURE LAISSÉE PAR LES ÉTUDIANTS VA ÊTRE SALÉE
    « Capital » le 01/06/2018
    Extraits :
    Rennes 2, Tolbiac, Toulouse… Les mois de blocage ont laissé des traces dans les universités. Et les dégradations vont atteindre un coût astronomique pour les contribuables.
    Rien qu’à l’Université Grenoble Alpes, la direction estime que les dégradations coûteront “au-delà d’un million d’euros”. “Les murs et les sols sont à poncer et à repeindre, les fenêtres et le matériel informatique sont à changer, ainsi que la quasi-totalité du mobilier…”, a indiqué à l’AFP Patrick Levy, le président de l’établissement.
    A l’Université Rennes 2, occupée pendant quatre mois, les coût des dégradations est évalué à plus de 500.000 euros. “Ce qui a fait monter l’ardoise, c’est le saccage des ateliers techniques du bâtiment L, le 17 mai”, a affirmé Olivier David, président de la faculté, à Ouest France. De nombreuses serrures avaient dû être changées suite au vol d’un trousseau de clés. A l’Université du Mirail Jean-Jaurès de Toulouse, l’administrateur provisoire a déclaré auprès du site d’information local Touléco que les premiers devis “avoisinent les 430.000 euros”. Pour Tolbiac, la facture devrait s’élever à “plusieurs centaines de milliers d’euros”, selon le président de Paris-1 dont le site dépend.

    https://www.capital.fr/economie-politique/blocage-des-universites-la-facture-laissee-par-les-etudiants-va-etre-salee-1290812

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  37. Mourad dit :

    14% de taux moyen de remplissage des L1 ( licence 1ère année ) à Paris VIII toutes disciplines confondues au 29 mai … Moyenne des autres universités 37 % … Cela fait très peur !

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    • Dame Catule dit :

      Le plus étonnant est qu’il puisse y avoir encore des lycéens qui envisagent de s’inscrire à Paris 8.
      Peut-être a-t-on affaire à des jeunes qui vivaient au fin fond d’une grotte, loin de tout et ne consultaient jamais ni les médias ni les réseaux sociaux, mais on a du mal à y croire…
      Plus probablement, certains n’ont sans doute aucune intentions de faire de réelles études et s’inscrivent, à défaut de mieux, pour continuer à bénéficier d’une couverture sociale.
      D’autres, bien informés, veulent peut-être vivre l’aventure exaltante des discours délirants, des blocages et occupations de facs, de la dégradation sans limite des biens publics et des nuits dans des dortoirs collectifs où ne se mélangent surtout pas les couleurs et les genres !…

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      • Mourad dit :

        Je sais que mes propos vont choquer mais la situation est telle ( réhabilitation très lourde à prévoir) qu’il serait préférable de transformer Paris VIII en centre d’accueil pour migrants (çà manque !) plutôt que perdurer à entretenir un Campus qui a pour « vocation » à être saccagé régulièrement par des nazillons d’ultra gauche.

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  38. Suger dit :

    Le « JSD » tire le bilan totalement négatif de l’occupation du bâtiment A de l’université Paris 8 par l’ultra-gauche qui y avait installé des migrants illégaux depuis février. Mais le JSD ne nous dit pas si le maire-adjoint Bally Bagayoko était présent pour faire un selfie, comme le jour où il avait participé à l’occupation du bâtiment…
    Rien n’est dit bizarrement dans cet article sur le bilan des dégradations, qui vont représenter une facture de plusieurs centaines de milliers d’euros pour l’université Paris 8 !

    Extraits :
    Quatre mois d’occupation mais aucune réponse concrète pour les 150 exilés du bâtiment A. Jeudi 31 mai, le rassemblement en soutien aux sans-papiers, a réuni une centaine de personnes devant le parvis de la faculté. (…)
    le comité de solidarité de Paris 8 tente de s’organiser avant les vacances d’été. Mais l’engouement des premières mobilisations contre le projet de loi semble loin. (…)
    Les combats politiques menés par le comité de solidarité de Paris 8 peinent aussi à avancer. Où en est la revendication ? Pour Martin, impliqué dans le comité et engagé depuis le début dans la lutte, il est clair que « l’occupation tourne à sa fin. (…)

    http://www.lejsd.com/content/fin-de-l%E2%80%99occupation-le-15-juin

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    • CARNOT dit :

      « Le bilan des dégradations  » ? Quelles  » dégradations » ? Il est bien connu que l’occupation de Paris VIII s’ est faite dans le plus grand respect des locaux et du matériel. Il est tout aussi évident que les étudiants de Paris VIII se consacrent exclusivement à leurs études, soucieux qu’ils sont de leur avenir. Et comme chacun le sait aucune intrusion venant de l’extérieur de Paris VIII n’ est jamais encouragée ou facilitée par qui que ce soit. Dans ces conditions ces  » dégradations » ne peuvent résulter que de mirages.
      Ceci dit , et toute plaisanterie mise à part , je partage tout à fait les observations de Suger.
      Et j’ ajoute : à qui faut- il envoyer la facture de ces ( bien réelles ) dégradations ?

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  39. Mourad dit :

    Je savais que la « cause migrants » était un prétexte politique exploitée politiquement par des nazillons d’ultra gauche pour occuper le bâtiment A de Paris VIII … mais à en croire Le Figaro, la Présidente du Campus ne serait pas très claire non plus !

    Je cite : « Selon eux (les migrants), ils leur avaient été promis, via la présidente de l’université Annick Allaigre, que les sans-papiers seraient régularisés à l’issue de « négociations secrètes » pour ne pas créer de « précédent » en France. »

    Si c’est vrai c’est gravissime. Bien entendu, la Présidente refuse de s’exprimer …

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/06/12/97001-20180612FILWWW00391-sans-papiers-a-paris-8-pas-de-regularisation.php

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  40. Suger dit :

    Dans l’hebdomadaire d’extrême-gauche « Politis », un article présente le constat amer de la fin de l’occupation du bâtiment A, qui se conclue par un échec total de ce mouvement :

    « Menacés d’expulsion, les exilés de Paris-VIII appellent à la mobilisation »
    Depuis fin janvier, près de 150 réfugiés, appuyés par des étudiants, occupent une partie de l’université. Mais aujourd’hui, après l’échec des négociations, leur expulsion est imminente.

    Mardi 12 juin, 18h30, dans le bâtiment A de la faculté de Saint-Denis. Le ton est grave et l’inquiétude est grande. Une cinquantaine de personnes, journalistes et quelques élus locaux, ont répondu à l’invitation à une conférence de presse. Il s’agit de faire le point sur l’occupation de l’université par des étudiants en soutien aux 150 exilés qui y sont hébergés depuis le 30 janvier. Les négociations en cours avec la présidence de l’université et le ministère, et qui étaient tenues secrètes jusqu’alors, viennent de s’achever. (…)

    « Aujourd’hui nous faisons le double constat amer de l’impuissance de la mobilisation et de l’échec des négociations. » (…)« Après trois semaines de silence, le verdict est tombé : la présidente Annick Allaigre nous a fait savoir que si nous ne quittions pas les lieux avant le dimanche 17 juin, nous serions expulsés de force. »
    Le constat est douloureux : « Nous avons échoués (…). La dernière arme qui nous reste est la médiatisation et nous lançons un appel à la mobilisation. » (…)

    Quelques migrants ont déjà quitté la fac ces dernières semaines par peur de l’expulsion prochaine. Et la mobilisation faiblit côté étudiant. La fin de l’année universitaire et les examens ont réduit les effectifs. Mais les solidaires sont eux-mêmes divisés. Lorsque « la politique raciste de l’État » a été dénoncée à la tribune, un des étudiants est parti en claquant la porte.
    D’où l’appel à « imaginer, malgré les divergences et méfiances, comment faire front ensemble », lancé en début de conférence de presse. Les étudiants ont bien conscience que les divergences pénalisent le mouvement. Alors que la date de l’expulsion approche, l’inquiétude grandit devant la perspective d’une intervention policière.

    https://www.politis.fr/articles/2018/06/menaces-dexpulsion-les-exiles-de-paris-viii-appellent-a-la-mobilisation-38987/

    C’est ce que confirme le JSD dans une simple brève :

    « Paris 8 / Fin de l’occupation du bâtiment A le 17 juin ? »
    Mercredi 13 juin 2018 – 14:47
    (…) La présidente de Paris 8 a informé les occupants de son souhait de les voir quitter le campus le dimanche 17 juin au plus tard. Hormis une inscription à l’université pour une trentaine d’entre eux à la rentrée, aucune autre solution n’a été trouvée qu’un retour à la rue.

    http://www.lejsd.com/node/17038

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  41. Dame Catule dit :

    A quand le bilan pour le saccage de deux bâtiments et des amphis de Paris 8 ?

    A l’échelle nationale, les occupations de quelques universités (toujours les mêmes d’ailleurs : Paris 8, site de Tolbiac Paris 1, Rennes 2, Toulouse le Mirail, Montpellier 2,…) vont coûter aux finances publiques au moins 5 millions d’euros. Pour Paris 8, à combien se montera la facture : 500 000 euros ? 800 000 euros ? 1 million d’euros ?

    Voila ce que rapporte l’AFP, ce matin :
     » « On est à un peu plus de 5 millions d’euros » de dégâts provoqués par les blocages des universités un peu partout en France », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sur RTL lundi matin. Frédérique Vidal déplore « quelque chose qui est vraiment incroyable », face à des blocages qui ont duré dans certaines universités jusqu’à un mois.
    Elle a également souligné le fait que jamais une telle violence n’avait existé lors de manifestations et de mobilisations universitaires. Une réalité qui selon elle, confirme le fait qu’il s’agissait principalement de « mouvements extrêmement radicaux », non pas d’étudiants opposés à la loi ORE.
    Qui couvrira les dégâts ?
    La question du remboursement des dégâts sera donc cruciale, et la ministre y a répondu très clairement sur RTL : « c’est nous qui allons tout payer ». Elle ne souhaite pas laisser la facture aux établissements, qui ne sont coupables de rien, mais souhaite en revanche que les casseurs soient identifiés et jugés afin que des sanctions soient prises. »

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  42. Lecteur du "Parisien" dit :

    « A la fac de Saint-Denis, un bâtiment dévasté, une rentrée retardée ? »
    « Le Parisien » le 18 juin 2018, 19h48

    Extraits :
    Des salles ouvertes aux quatre vents, les murs constellés de graffitis ; des extincteurs, portes et vidéoprojecteurs arrachés ; un large trou dans un mur, des détritus jonchant les sols ; des fils électriques pendant du plafond, des ascenseurs hors service… Tel est le triste spectacle qu’offre le bâtiment B2 de l’université Paris 8, à Saint-Denis. (…)

    Dès la mi-avril, une partie du personnel administratif du B2 exerçait son droit de retrait, tandis que la Commission Recherche de l’université votait une motion condamnant « les multiples dégradations, les insultes, les menaces explicites, les actes de violence ».
    Et puis, « la mobilisation des étudiants s’est effritée » à l’image du mouvement au plan national, raconte l’une d’entre eux. Mais l’occupation semble s’être poursuivie. Une vidéo postée sur Internet le 16 mai filme les salles transformées en dortoirs, en cuisine, et donne la parole à quelques occupants, « mobilisés contre les lois ORE et Asile et immigration ». « Ce n’est plus une occupation, c’est devenu un squat, ouvert 24 heures sur 24, affirme un enseignant. (…)

    De nouveaux actes de vandalisme ont eu lieu le dernier week-end de mai. « Ça nous bouleverse, glisse encore l’enseignante. On fait nous-mêmes les collectes de taxe d’apprentissage pour équiper nos salles de matériel vidéo. Tout a disparu… » (…)
    Plusieurs profs s’inquiètent de la rentrée, « déjà compromise ». Le montant des travaux de remise en état pourrait atteindre, voire dépasser le million d’euros. (…)

    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/a-la-fac-de-saint-denis-un-batiment-devaste-une-rentree-retardee-18-06-2018-7779978.php

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    • Mourad dit :

      Je ne suis pas un expert en BTP mais pour avoir vu passer des devis de réhabilitation, de mises au normes, etc, par le passé à 300, 400, 500 euros du m2, je me dis que la douloureuse va dépasser largement le million d’euros.

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  43. Suger dit :

    Les élus qui ont soutenu cette occupation, appelé à y participer ou qui y ont participé eux-mêmes peuvent-ils nous expliquer pourquoi ils n’ont pas réagi et condamné publiquement ces destructions, dès qu’elles ont commencé ?
    Pourquoi ils n’ont pas soutenu publiquement le personnel de Paris 8 qui alertait sur les violences et les dégradations ?
    Ils jouent aux apprentis-sorciers et ils ne seraient responsables de rien ?… C’est trop facile !

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    • Mourad dit :

      Laurent Russier a condamné ce qu’il nomme « dégradations » et que je qualifie de « saccages organisés ».

      Par ailleurs, il semblerait que par 2 ou 3 fois les agents communaux ont dégagé l’entrée du Campus sans effet puisque systématiquement rebarricadée.

      Où je suis 100 % d’accord c’est que face aux violences (quelquefois physiques), face aux menaces, le personnel s’est retrouvé seul … si on occulte les 2 ou 3 messages de soutien de la Présidence.

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    • Olivier dit :

      Voila ce que j’écrivais ici le 11 février et déjà la responsabilité de certains élus dans la catastrophe était annoncée :

      Olivier 11 février 2018 à 16 h 40 min
      Les gens qui manipulent les migrants dans cette opération sont des irresponsables ! Mais que dire des élus qui ne cherchent pas l’apaisement ni à aider la direction de l’université pour sortir de cette situation, mais qui au contraire poussent à ces actions irresponsables.
      C’est le cas d’un élu comme Bally Bagayoko, un maire-adjoint quand même, qui vient soutenir l’occupation des locaux et appelle à sa prolongation ! Il en profite pour faire un selfie et publier ceci sur sa page FB : « Avec mes amis-es élus-es (Madjid Messaoudene Madj), de luttes, du groupe Reve Stdenis , de la France Insoumise nous avons été signifier notre soutien à ce combat juste et humanitaire. Je tiens à saluer l’attitude de l’université Paris 8, qui ne s’est pas opposée à se rassemblement et a permis qu’il se tient dans de bonnes conditions sans violence et dans le respect de la parole libre des exilés-es et leur soutien. Une fin de mobilisation au service de la pensée aux morts en traversant la mer, aux suicidés, aux morts à causes des frontières, dans le désert. La mobilisation se poursuit..Bally Bagayoko »
      Comprenne qui pourra !… Saint-Denis et Paris 8 n’ont vraiment pas de chances avec des élus pareils !

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  44. Mourad dit :

    Concernant la future rentrée, tout est résumé dans un tweet de ce jour d’une prof. d’histoire de P8 qui est à l’origine de l’article du Parisien) :

    Dr SKLafon‏ @SKLafon1 · il y a 38 minutes

    En réponse à @mixlamalice @nlidgi @frestagn

    On va parler dans le vague d’une très hypothétique rentrée le 17 septembre dans des locaux à définir pour accueillir des étudiants que pour l’instant nous n’avons pas. P8 c’est un peu le couteau sans lame auquel il manque le manche.

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    • Bill dit :

      la chute de Paris 8, désolant…

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      • Mourad dit :

        J’ai souvent écrit sur ce site qu’il était aisé à Paris VIII d’y exercer ou d’être étudiant en occultant le « folklore » local.

        Là c’est différent : je me vois très mal poursuivre ma mission si la Présidence actuelle reste en place et, me connaissant chaud bouillant, cela va être très compliqué pour moi également de cohabiter avec une partie de la « communauté » …

        Je parle de moi mais c’est un sentiment très largement majoritaire … j’aurais pu écrire « nous ».

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  45. Lecteur du "Monde" dit :

    L’université Paris 8 n’a toujours pas été évacuée par les forces de l’ordre. Cet article du 2 mai du « Monde » permet, avec le recul, de comprendre que la préfecture ne souhaite pas rentrer dans le jeu pervers des provocations des « zadistes » de Paris 8.

    « Les ZAD universitaires font peser un risque existentiel sur l’université »

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/02/les-zad-universitaires-font-peser-un-risque-existentiel-sur-l-universite_5293208_3232.html#sQf0Y0G55H1Jw1Ex.99

    « Avec le recul, le schéma de blocage de la douzaine d’universités perturbées pendant plusieurs semaines à Montpellier, Toulouse, Nantes, Rennes ou Paris devient très lisible. Au maximum un millier d’étudiants, encadrés par un noyau d’activistes chevronnés, fait voter en assemblée générale (AG) un blocage. Puis, sur cette base soi-disant démocratique, comme au temps des Soviets, transforme les facultés en ZAD [zone à défendre] avec le folklore altermondialiste et libertaire qui va avec : autogestion, paella partie, commune libre, groupes d’autodéfense, atelier non mixte, conférence anticapitaliste, slogans tagués, etc.
    Sur la durée, il apparaît clairement que la raison d’être des bloqueurs n’est plus la critique de la réforme universitaire du gouvernement et son volet Parcoursup, mais l’occupation des lieux qui devient la fin en soi. (…) Enfin, la conclusion du processus de blocage se caractérise par le phantasme des bloqueurs et leurs soutiens, d’une intervention des forces de l’ordre, de préférence rude, qui permettrait de dénoncer « l’oppression brutale » de l’Etat et, qui sait, d’attiser le feu de nouvelles protestations. »(…)

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  46. Dame Catule dit :

    Je ne peux que partager le constat de Mourad, ci-dessus. Je crains qu’il ne soit plus matériellement et humainement possible, malgré l’attachement que l’on peut avoir pour les étudiants et leur réussite, de continuer à s’investir à Paris 8.

    Une infime minorité de collègues et d’individus inscrits à Paris 8 (je crois qu’il est impossible de parler d’étudiants !) ont la volonté de transformer l’université Paris 8 en une sorte de ZAD permanente. Face à eux, la Présidence est dépourvue des moyens nécessaires pour s’opposer à leur projet. Le ministère, quant à lui, semble avoir fait le choix d’abandonner l’université Paris 8 à ses démons…

    L’occupation a pour conséquence des dégâts matériels énormes (on pense aujourd’hui qu’il faudra au moins 1 million d’euros de travaux de réfection), mais les dégâts humains sont encore plus lourds, tant pour le personnel administratif, écoeuré par l’occupation et la situation actuelle , que pour le personnel enseignant dont l’immense majorité est tétanisée par la violence d’une minorité et désespérée de ne voir aucune sortie vers le haut de cette crise.

    Ce qui est certain, c’est que la rentrée universitaire de septembre est gravement compromise, si elle a lieu…

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    • Dame Catule dit :

      En complément, j’ai appris que le personnel du département de psycho vient lui aussi d’user, à juste titre, de son droit de retrait….

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